Parascolaire

  • Depuis dix ans, Ulysse, roi d'Ithaque, erre sur les mers. Il a affronté le Cyclope, résisté au chant des Sirènes, déjoué les pièges de Circé et de Calypso... Mais Ulysse 'aux mille ruses' ne s'avoue jamais vaincu. Et c'est déguisé en mendiant qu'il revient en son royaume pour se débarrasser des prétendants qui cherchent à lui ravir son trône.

  • Edition enrichie de Claude David comportant une préface et un dossier sur le roman.

    "Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. [...] "Que m'est-il arrivé?" pensa-t-il. Ce n'était pas un rêve. [...] "Et si je continuais un peu à dormir et oubliais toutes ces bêtises", pensa-t-il, mais cela était tout à fait irréalisable, car il avait coutume de dormir sur le côté droit et il lui était impossible, dans son état actuel, de se mettre dans cette position. Il avait beau se jeter de toutes ses forces sur le côté droit, il rebondissait sans cesse sur le dos."

  • Ces deux chapitres, parmi les plus célèbres des Essais, sont une véritable leçon de tolérance. Montaigne nous apprend que les sauvages ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Les chrétiens s'entretuant durant les guerres de Religion sont tout aussi sauvages que les Sauvages. 'Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage' : nous sommes tous le Cannibale de quelqu'un.
    C'est aussi le récit d'une curiosité et d'une fascination : Montaigne nous parle de la découverte du Nouveau Monde, des récits des voyageurs qu'il a lus, et de sa propre expérience de l'altérité.
    Montaigne invente ici ce que l'on nomme le relativisme culturel : une société n'est pas meilleure qu'une autre ; pour comprendre des usages qui ne sont pas les nôtres, il faut simplement se mettre à la place de l'autre. Ce décentrement, ce regard éloigné, cette défense radicale de la différence sont aujourd'hui plus que jamais nécessaires.

  • Oedipe roi

    Sophocle

    Edition enrichie de Jean-Louis Backès comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. La ville de Thèbes est ravagée par la peste. Son souverain, OEdipe, mène l'enquête. Il découvre que l'homme qu'il a tué jadis, Laïos, était son père, et qu'il a épousé sa propre mère, Jocaste, dont il a eu quatre enfants. Elle se suicide, il se crève les yeux et s'exile. Une des plus belles tragédies de l'Histoire, modèle de l'enquête policière et de son suspens, de la peinture de la destruction de soi, et des relations troubles qui tissent les liens familiaux, grande interrogation jetée au destin, cette pièce est à l'origine de nombreuses imitations (jusqu'à Gide et Cocteau) et de nombreux commentaires (jusqu'à Freud ou Jean-Pierre Vernant). "Ô lumière c'est la dernière fois que je te vois, / je suis né de qui je ne devais pas, je suis uni / à qui je ne dois pas, j'ai tué qui je n'aurais pas dû." OEdipe roi, IIIe épisode.

  • Imaginez un moulin abandonné, au coeur de la Provence, la porte ouverte sur un joli bois de pins tout étincelant de lumière... Écoutez chanter les cigales, sonner les grelots des mules et regardez bien, vous verrez apparaître maître Cornille, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne, et même la petite chèvre de M. Seguin... Avec les Lettres de mon moulin, c'est la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions qu'Alphonse Daudet a fait entrer à tout jamais dans la littérature française.

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue." Montesquieu.

  • Pour venger son cousin, Yvain, le vaillant chevalier, affronte le redoutable gardien d'une fontaine ensorcelée. Victorieux, il tombe amoureux de sa veuve, la belle Laudine, et l'épouse. Mais Yvain a soif d'exploits : il repart en quête d'aventures, accompagné d'un lion à qui il a sauvé la vie. Le chevalier a fait le serment d'être de retour dans un an et un jour. Tiendra-t-il sa promesse ?
    Recommandé par l'Éducation nationale

  • Le jeune Perceval est élevé par sa mère à l'abri du monde. Le jour où il rencontre dans la forêt des chevaliers aux armures étincelantes, sa décision est prise : il sera lui aussi chevalier ! Il se rend aussitôt au château du roi Arthur. Mais pour atteindre son idéal, Perceval va devoir affronter mille dangers et percer le mystère du Graal, ce vase sacré aux pouvoirs miraculeux.
    Recommandé par l'Éducation nationale

  • La cour d'Arthur est en émoi : la reine Guenièvre a été enlevée !
    Qui saura la retrouver ? Le roi et ses hommes la cherchent en vain lorsqu'ils croisent un chevalier inconnu, l'intrépide Lancelot du Lac. Pour délivrer celle qu'il aime en secret, il est prêt à affronter les pires épreuves. Mais, par loyauté envers le roi, Lancelot devra-t-il renoncer à son amour pour Guenièvre ?
    Recommandé par l'Éducation nationale

  • Leur père refuse de les marier avec celui qu'elles aiment? Lucile et Lucinde font toutes deux semblant d'être atteintes par un mal inconnu. D'éminents médecins se succèdent à leur chevet, sans résultat... Mais, quand il s'agit d'amour, rien de tel qu'un faux docteur pour guérir de fausses malades! Deux courtes comédies dans lesquelles Molière se moque de la vanité des médecins et de la sottise des pères.

  • Edition enrichie de Catherine Bernard comprenant une préface et un dossier sur le roman.

    Outre la grande romancière qu'on connaît, Virginia Woolf fut aussi une formidable essayiste. Comptes rendus, essais esthétiques, pièces plus expérimentales ou plus personnelles : ces textes nous dévoilent le dialogue ininterrompu de Woolf avec la littérature - celle de ses contemporains comme celle des classiques. On découvrira aussi une femme engagée - pour la cause des femmes, pour le monde ouvrier, contre la guerre.

    L'essai est pour Woolf un lieu de confrontation avec la tradition littéraire, la culture mais aussi la société. Elle y affute ses arguments, peaufine son style, travaille sa voix. Inlassablement, Woolf réinvente les possibles de l'écriture.

  • Non loin du Nil, dans la vallée de Biban-el-Molouk, un jeune artistocrate anglais, lord Evandale, et un savant allemand, le docteur Rumphius, découvrent une tombe inviolée. Depuis plus de trois mille ans, nul n'a foulé le sol de ces chambres funéraires où repose le sarcophage d'un pharaon. Mais quand s'ouvre le lourd couvercle de basalte noir, les deux hommes trouvent, à leur grande stupéfaction, la momie parfaitement conservée d'une jeune fille... Un roman captivant qui mêle histoire et amour, un voyage au coeur de la civilisation fabuleuse des pharaons. Un classique passionnant.

  • Mes pensées

    Montesquieu

    Dans ce recueil, Montesquieu compile des idées qu'il garde en réserve, qu'il met à l'épreuve, ou des jugements aussi brillants que méchants. Ce livre est comme la bibliothèque mentale de l'auteur, mais aussi le véritable foyer de sa pensée, réunissant toutes les potentialités que son oeuvre ne peut développer. Montesquieu s'inscrit ici au coeur de la démarche des Lumières naissantes, dont il exprime les préoccupations, les interrogations, les contradictions latentes.
    Montesquieu a conscience que toute idée ne mérite pas d'être publiée et que les jugements sont fragiles. Pour lui, l'écriture est le plus sérieux des jeux. Dans Mes pensées, il s'y est adonné en changeant les règles à chaque article. À nous de jouer...

  • Cette édition enrichie comporte des cartes de l'Afrique du Nord avec renvois vers le texte. Edition enrichie de Marie-Claire Bancquart comportant un appareil critique (préface, notes, chronologie et bibliographie). 1881 : Maupassant découvre l'Algérie en insurrection ; il y retourne, ainsi qu'en Tunisie, en 1888. Il voyage également en Italie, en Sicile, en Bretagne. Les articles qu'il donne aux journaux - et reprend pour certains en recueils - nous permettent de suivre le parcours d'un écrivain qui fut journaliste durant toute sa vie littéraire. Des paysages nouveaux, aux couleurs crues ; des hommes aux habitudes différentes des nôtres : Maupassant ne pouvait qu'être captivé par ces révélations. Ses positions politiques, son obsession pour le soleil, son goût des autres font l'intérêt de ces récits, qui ont le talent et la force des contes. Parfois l'auteur s'inspire des guides, s'ennuie, rêve... Mais le vrai est aussi beau que l'imaginaire. Ces textes témoignent de l'originalité des impressions de Maupassant et d'une sensibilité naissante qui éclatera dans ses romans et ses nouvelles.

  • "Pourquoi Stendhal est-il allé ici, plutôt que là ? Où est-il descendu ? Où a-t-il été le plus heureux ? Son livre n'est pas un guide mais une suite de points de vue personnels, qui reflètent son humeur et son goût du moment. Pas de visite exhaustive et impartiale de la France ; aucune idée d'inventaire ou de vade-mecum. Il n'est question que de se peindre soi-même, de faire son autoportrait en touriste.

    Deux règles pour Stendhal : écrire vite, sous le coup de l'impression, et rester soi-même, refuser les opinions prescrites par la mode. Car pour lui le tourisme n'est pas une présentation objective des centres d'intérêt d'un lieu mais le déroulement subjectif de ce qui se passe dans son âme. C'est un tourisme intérieur : exploration de ses souvenirs, de ses sensations, de ses humeurs, de ses fantasmes. D'où la vivacité et la fraîcheur; inaltérées, de son ouvrage, presque deux siècles après sa parution." Dominique Fernandez

  • Edition enrichie de Daniel Grojnowski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. Maupassant - comme Toulouse-Lautrec en peinture - a fait de la sexualité à la fois sa vie et son oeuvre. Dans ces onze nouvelles, choisies parmi bien d'autres, mettant en scène des "filles publiques" - leurs peines, leurs joies, leurs obligations -, il décrit une société du libre échange dont le moteur est l'argent et où circulent les corps, les pulsions, les désirs. Son ironie féroce épingle toute la société de la fin du XIXe siècle, et d'abord l'hypocrisie, le cynisme et la lâcheté de la bourgeoisie. Au-delà du réalisme cru, ces nouvelles ont un charme particulier, car Maupassant nous conte des histoires sombres, tendres et édifiantes. Ce volume contient : Mademoiselle Fifi L'Odyssée d'une fille Le Lit 29 L'Armoire Le Port Boule de suif La Maison Tellier L'Ami Patience Ça ira Nuit de Noël Les Vingt-Cinq Francs de la supérieure

  • Edition enrichie comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. À la mort de Louis XIV, en 1715, Voltaire a vingt et un ans ; la réputation du roi est au plus bas. La publication en 1751 du Siècle de Louis XIV marque un tournant décisif et durable dans la gloire du Roi Soleil. Grand succès de librairie dès sa parution, Le Siècle de Louis XIV est un document irremplaçable pour comprendre, de l'intérieur, la culture du classicisme français. C'est aussi un livre novateur : une étude structurale du règne du Roi Soleil qui donne la plus large part à la culture, aux lettres et aux arts, annonçant les méthodes historiques du XXe siècle. La beauté de son écriture - style vif et rapide, recours au portrait et au tableau - est précisément celle du langage classique. Voltaire est l'incarnation de la culture qu'il décrit, de ce Grand Siècle où il aurait aimé vivre. En se faisant l'historiographe du roi, il devient ce qu'il a toujours rêvé d'être : le dernier écrivain du règne de Louis XlV.

  • Edition enrichie comportant une préface de Patrice Gueniffey et un dossier sur l'oeuvre.

    Waterloo est plus qu'une bataille : c'est l'événement qui sonne la fin de Napoléon et du conflit militaire qui ensanglantait l'Europe depuis 1791. C'est aussi, grâce aux écrivains, une tragédie classique et une pièce romantique qui exacerbe la beauté des ruines, le culte du moi héroïque et la fuite dans les songes.

    Cette anthologie témoigne de l'exceptionnelle production littéraire sur la bataille de Waterloo. Elle fait dialoguer acteurs du conflit, historiens et écrivains sur les circonstances de la défaite de Napoléon, la constitution d'une légende, les horreurs de la guerre.

    Le soir du 18 juin 1815 a tout du crépuscule : s'il marque l'effondrement de l'ère impériale, il symbolise aussi la naissance de l'épopée napoléonienne qui doit son rayonnement autant au génie propre de Napoléon qu'à la puissance des oeuvres des plus belles plumes du XIXe siècle.

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