• Édition enrichie de Nathalie Freidel comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    De même que deux vers de Racine suffisent à reconnaître la main du maître, deux lignes de Sévigné signalent immédiatement le style, le savoir-faire, la langue inimitables de l'épistolière. Encline au libertinage intellectuel, réfractaire à l'endoctrinement, Mme de Sévigné (1626-1696) est le pur produit de la société du loisir lettré. Ses lettres témoignent de ce besoin de tourner toute chose en dérision : ses contemporains, dont elle excelle à fournir des portraits satiriques, comme elle-même. Par le détour du pastiche, de l'ironie et de l'humour, elle dresse un portrait de soi parmi les plus vivants, les plus audacieux et les plus émouvants de son siècle. Mais les lettres consacrées aux opérations militaires, à la révolte de la Bretagne, à l'exil des rois d'Angleterre ainsi que l'intérêt porté à la politique familiale des Grignan en Provence dévoilent aussi un engagement sur un terrain où les femmes étaient loin d'être les bienvenues. Par son rayonnement - de la vie mondaine à la sphère politique en passant par l'intime - et son ton unique, Mme de Sévigné fait souffler un vent de liberté dans le classicisme français.

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • Coline est envoyée à Versailles par ses parents à la cour de Louis XIV. Elle y retrouve sa marraine et quatre autres filleules de celle-ci : Aglaé la coquette, Pascaline la savante, Acanthe l'artiste et Clémence la timide.Un jour qu'elle est dans la forêt, Coline trouve un diamant qu'un cavalier aux talons rouges vient de laisser tomber...

  • Jeanne, François et leur cousin Louis sont en vacances chez leurs grands-parents. Mais, alors qu'ils sont partis à la recherche du chat de la maison, ils sont projetés dans le temps ! Les voilà plongés en 1619, à la rencontre de saint Vincent de Paul et d'un mystérieux trafic d'enfants...Une formidable aventure dans le Paris de Louis XIII !

  • Charles Perrault décide d'adapter son conte Cendrillon en pièce de théâtre. Il demande aux demoiselles de Versailles de monter sur scène pour l'interpréter. La pièce sera jouée devant la cour et le roi en personne ! Coline, Clémence, Pascaline, Acanthe et Aglaé vont devoir montrer tous leurs talents...

  • Moi, c'est Octave. Avec ma soeur, Plume, nous nous sommes inscrits au cours "Enquêtes et filatures". Nous y avons rencontré Mathis et Eliott. Entre Mathis, qui est toujours dans la lune, et Eliott qui se prend pour un véritable policier, je sens que nous allons bien rire dans nos enquêtes ! Yvain, notre professeur, est un ancien agent secret, et un peu détective aussi. Il nous impressionne tous avec ses nombreuses cicatrices et son oeil de verre !Aujourd'hui, nous avons retrouvé les morceaux d'une lettre déchirée ! En mettant à l'oeuvre nos talents d'enquêteurs, nous avons réussi à lire le message. Mais qui en est donc l'auteur ? Ouvrons l'oeil !

  • Dans ma super école il y a des supers élèves : Calypso Briva, alias "Calculator" , Andy Ferguson, alias "Bricoman", Marin Beau, alias "Poètor", Clodoald Delamire-Crampon, alias "Cloclo la glu", Aïssa Alaoui, alias "Illustrator". Et tout ce beau monde se retrouve le jour de la rentrée...

  • As-tu l'étoffe d'un véritable espion du roi ? Enfile ton costume et prends ton épée, car une fabuleuse mission t'attend à Versailles !Sauras-tu utiliser au mieux l'incroyable dédale de passages secrets qui se cachent derrière les murs du château ? Tes connaissances en histoire seront-elles suffisantes pour te permettre d'évoluer incognito à la cour ? Feras-tu les bons choix pour sauver la vie de Louis XIV ? À chaque chapitre, c'est TOI qui prends les décisions !

  • Le 17 août 1661, au château de Vaux-Le-Vicompte, le surintendant Fouquet offre une fête éblouissante. Louis XIV est furieux. Il décide la perte de l'insolent mais cette soirée lui donne l'idée de bâtir Versailles.
    Clémence, la "fontainière du Roy" est la

  • 1661, royaume de France. Delphine de Renvers est la plus heureuse des petites filles. Son père, le comte Hervé, va épouser Jeanne de la Trame. Et en plus d'une belle-mère, Delphine aura désormais une soeur de son âge : Gabrielle. Seule Fauvette, fille de servante et meilleure amie de Delphine, ne voit pas les nouvelles arrivantes d'un bon oeil. La croyant jalouse, Delphine refuse d'écouter ses arguments. Hélas, le pressentiment de Fauvette se révèle prémonitoire, car Jeanne de la Trame est en réalité une veuve noire qui a déjà tué trois maris et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Sous des dehors charmants, elle et Gabrielle vont tout faire pour dépouiller le comte de Renvers et Delphine de leurs biens. Et gare à qui se mettra en travers de leur route !

  • Renvoyée. Lorsque, en ce jour d'hiver 1813, la Surintendante de la Légion d'honneur découvre que Léonie s'est échappée de l'école sans autorisation, sa sentence est sans appel : la jeune fille doit quitter les lieux. Pourtant, cette décision est loin d'abattre Léonie qui rêve d'aventures et de liberté. De la Malmaison au palais de Schönbrunn, sa route va croiser celle de la Confrérie du Poignard qui a juré de mettre l'Aiglon sur le trône de France. Séduite par son chef, Léonie participe au complot bonapartiste.
    Mais peut-elle faire confiance à cet ancien soldat prêt à tout sacrifier pour sa cause ? Et sera-t-elle prête à payer le prix de son engagement pour la restauration de l'Empire ?

  • Cinq ans après les événements de Delphine et le piège infernal, Gabrielle et sa mère, la ténébreuse Comtesse de Renvers, sont devenues les « fournisseurs en chocolat » de Louis XIII et de sa cour. Riches et confortablement installées au Louvre, elles profitent de leur héritage.De son côté, Delphine, qui a vécu aux Amériques avec la Tour-Guingois, revient en France. À 16 ans, elle est désormais méconnaissable et bien décidée à se venger. Elle parvient à s'installer au Louvre grâce au baron de Malingreux. Mais Delphine osera-t-elle aller jusqu'au bout de son geste pour se débarrasser de celles qui lui ont tout pris ?

  • Le Médecin malgré lui
    Le Bourgeois gentilhomme
    Le Malade imaginaire
    Trois pièces de théâtre de Molière qui mettent en scène des personnages caricaturaux et, à travers eux, les défauts de la société de l'époque. Médecins, bourgeois, ducs et paysans y sont critiqués avec humour et malice.

  • Je vous surveille. Je vous épie. Je connais tous vos secrets, vos mensonges et vos trahisons. Comment cela est-il possible ? Mais parce que je suis l'une des vôtres. Je suis vous. Alors prenez garde.
    Signé Mlle V.Nous sommes en 1700. Lorsque Jeanne, jeune provinciale de 16 ans arrive à Versailles pour vivre chez sa cousine, elle voit son rêve de petite fille sur le point de se réaliser : celui d'entrer à la Cour, d'assister à ses fêtes fastueuses, de rencontrer de jeunes nobles beaux et fortunés, de devenir leur amie, et peut-être, même de tomber amoureuse...Naïve, Jeanne découvre très vite l'envers du décor : la cour est un univers d'intrigues et de mesquineries, un monde de superficialité. Rejetée et humiliée par ces jeunes nobles dont elle espérait tant, la jeune fille décide de se venger, et se lance dans la rédaction de billets anonymes, prête à tout pour faire tomber ceux qu'elle considère désormais comme ses ennemis. Mais comment entreprendre une telle chose sans se perdre soi-même ?

  • Comment exercer son métier de reine ? Comment résister à la routine des divertissements utiles et des obligations de son sexe ? Comment surtout s'inventer un rôle politique lorsqu'on est née Marie-Caroline de Habsbourg-Lorraine et qu'on se trouve « exilée » à la cour de Naples, au coeur des tumultes de l'Italie des Lumières ? De 1781 à 1785, la reine de Naples s'est attachée à l'exercice quotidien de ses « écritures », sans doute pour discipliner ses propres affects.
    C'est à la lecture de ce diaire qu'est convié le lecteur. Écrit dans le français parfois audacieux qui était la langue des élites européennes, ce journal d'une reine est un document historique d'une exceptionnelle richesse. Au-delà de la chronique de la vie de cour, on y assiste au surgissement d'un moi souverain qu'agite, en ces années pré-révolutionnaires, le souffle de l'histoire.
    Rassemblant des pièces dispersées, Mélanie Traversier reconstitue le journal de Marie-Caroline de Naples, présenté ici pour la première fois dans son intégralité. L'édition annotée comporte en effet la retranscription d'un manuscrit que l'on croyait perdu : le récit du voyage de la reine en Italie du Nord de mai à septembre 1785, sorte de tournée d'inspection des expériences politiques du réformisme des Lumières. Elle est précédée d'un ample essai qui, à travers l'analyse de sa pratique épistolaire et de son écriture intime, éclaire la biographie d'une soeur méconnue de Marie-Antoinette.

    Mélanie Traversier est maîtresse de conférences en histoire moderne à l'Université de Lille 3 et membre de l'Institut universitaire de France. Elle est notamment l'auteure de Gouverner l'opéra. Une histoire politique de l'opéra à Naples (1767-1815), (École française de Rome, 2009) et a préfacé les Mémoires de Vittorio Alfieri (Ma Vie, Mercure de France, 2012)

  • Les cours constitutionnelles se sont affirmées comme les garantes des valeurs fondamentales de nos démocraties modernes, même en France où, malgré une tradition peu favorable à la justice constitutionnelle, le Conseil constitutionnel est parvenu à s'imposer comme un acteur politique central. L'un des protagonistes de cette montée en puissance, le constitutionnaliste lui-même, passe en général inaperçu. Cet ouvrage retrace l'invention du constitutionnaliste, ce professeur de droit spécialiste des constitutions politiques qui apparaît en France à la fin du XIXe siècle en même temps que la République naissante. Il démontre combien ces professeurs ont joué un rôle crucial dans l'avènement du nouveau régime, dans sa consolidation et ses remises en cause, et analyse les tensions permanentes entre droit et politique émaillant la création du corpus constitutionnel au fondement juridique de notre système politique actuel. Ce faisant, Guillaume Sacriste révèle un pan essentiel, et pourtant oublié, de l'histoire juridique et constitutionnelle de la France.

  • 1853. Par le caprice du destin et le coup de foudre de l'empereur François-Joseph, le souverain le plus puissant de son temps, Élisabeth, princesse de Bavière, devient, à l'âge de seize ans, impératrice d'Autriche.
    Accablée d'une exceptionnelle beauté et

  • Louis Nicolas, baron de Breteuil (1648-1728) fut un homme comblé. Esprit libre et pénétrant, séduisantet séducteur, ce cadet d'une illustre lignée obtient en 1699 la charge d'introducteur des ambassadeurs et des princes étrangers qu'il conservera jusqu'en 1715. Pénétrer à Versailles avec lui c'est entrer dans le royaume des symboles. Au travers de ses descriptions, il démonte les mécanismes du système de cour, de cette vie de perpétuelle représentation, tout en mettant en scène le roi, les princes, les princesses et les courtisans. Pas un geste, pas une attitude, pas un mot qui ne soient dictés par l'étiquette dont le roi est le grand maître et Breteuil, le grand prêtre. Cependant ces fonctions auliques n'empêchent pas le baron de Breteuil de mener une existence passionnée : il est le héros de deux histoires d'amour immortalisées par un roman qui compte parmi les chefs d'oeuvre de la littérature du XVIIe siècle et reste un témoignage essentiel sur l'expression des sentiments amoureux à cette époque. Des textes aussi différents que ceux que nous réunissons ici (un roman et des mémoires) expriment la complexité d'un homme du grand siècle qui ne se laisse pas enfermer dans le carcan des idées de son temps.

  • En sortie de conflit armé, faut-il poursuivre ceux qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, voire un génocide, ou les intégrer au processus de transition au nom de la paix ? Les poursuivre risque de déstabiliser la société ; mais ne pas le faire peut mener au même résultat, une paix achetée par l'impunité risquant d'être provisoire.
    L'auteur examine ce dilemme à la lumière de l''histoire du droit pénal international, de Nuremberg à nos jours, et à l''aide de nombreux exemples, des Balkans à la Libye en passant par le Rwanda et le Darfour. Il s''interroge sur le rôle des tribunaux internationaux : sont-ils une condition de la paix (pas de paix sans justice) ou au contraire un obstacle (pas de justice sans paix) ? Ont-ils un effet dissuasif ? Peut-on dépasser le dilemme ? Se pose aussi la question des relations qu'entretiennent deux acteurs majeurs de la scène internationale : le Conseil de sécurité, organe politique chargé du maintien de la paix et de la sécurité, et la Cour pénale internationale, organe judiciaire chargé de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves. La Cour pénale internationale est-elle vraiment indépendante du Conseil de sécurité et, surtout, doit-elle l''être ?
    Une réflexion essentielle, en ce début de siècle, face au retour des guerres.

  • - Ma soeur, vous me semblez préoccupée.
    Madame Elisabeth hoche la tête. (...)
    - Ils ont fermé les portes de Paris.
    La reine la regarde avec intensité. Elle ne dit rien.
    Elle pressent une catastrophe.
    - Toulan est venu me trouver. Nous ne pouvons pas partir.
    Ils fouillent toutes les voitures.
    La reine sent ses jambes se dérober sous elle.
    Elle s'appuie sur le montant de la cheminée pour rester forte.Un récit qui retrace la vie de Marie-Antoinette, dernière reine de France ; une biographie à lire comme un roman pour découvrir cette héroïne au destin tragique et bouleversant.

  • Tome 2 Tome 3 (octobre 2013) Depuis plus de cinq ans, lIrlandais vit sur ses terres et tente, avec son fils Martin, de reconstituer une cellule familiale pour le moins boiteuse. Un jour, un grand voilier venu dIrlande, transportant dans ses flancs Joe Lonergan le frère aîné de Mary, arrive au port de Montréal. Une simple visite de courtoisie chez lIrlandais se transformera en une véritable pomme de discorde au cours de laquelle le sort du petit Lewis sera fixé. Ramené en Irlande aux côtés de ses parents adoptifs, lenfant découvrira une autre famille.



    Durant ce temps, afin de retrouver son équilibre et redonner à Martin une certaine stabilité, Elwin OReilly reprend femme. Mais la religion perturbera profondément Martin, lui volant les plus belles années de sa jeunesse. Une révolte sourde gronde dans son cur. Dans le but dabreuver sa soif de justice, le fils de lIrlandais deviendra un avocat renommé et un redoutable plaideur.



    Le hasard réunira les trois demi-frères et leur permettra de jeter les bases dune nouvelle famille.

  • La vie politique ressemble à s'y méprendre à une cour de récré !

    La suite d'une collection à succès : Le Petit Nicolas, Ségolène et les copains, Le petit Nicolas à l'Elysée.

    Un pastiche très réussi du Petit Nicolas avec une écriture à la Goscinny et un dessin à la Sempé.

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