Éditions Anacharsis

  • Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï. Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann. Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

    Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï.
    Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann.
    Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

  • Chants populaires conservés par les proscrits et les aventuriers des confins septentrionaux de l'Empire russe, ces bylines ont été recueillies puis retranscrites par les folkloristes du XIXe siècle. Il s'échappe un puissant souffle narratif de ces chants

  • Encore aujourd'hui, on ne sait exactement où situer le royaume de Pasey (ou Pasai, selon la graphie moderne), sinon à le localiser dans la partie nord-est de l'île de Sumatra, dans l'actuel pays battak. On sait également qu'il donna le nom de l'une de ses capitales (Semoudra) à toute l'île, et qu'il fut le premier royaume indonésien a adopter l'islam. Le célèbre géographe arabe Ibn Battûta raconte du reste dans ses Voyages comment il y parvint vers 1346, et y resta quelques mois. C'est au XIXe siècle, dans le milieu des sociétés savantes et des orientalistes que l'on trouva le manuscrit, écrit en jawi (le malais mis en caractères arabes), de cette Histoire des Rois de Pasey. Il s'agit d'une chronique qui aurait été écrite à la fin du XIVe siècle, et qui raconte la naissance, l'apogée et la disparition du premier sultanat musulman d'Indonésie. L'extraordinaire de cette oeuvre unique réside dans l'élaboration de la généalogie des rois de Pasey à partir d'un assemblage de récits légendaires, mythiques ou fabuleux issus de tout l'Archipel, associés à la relation romancée des événements marquants de l'histoire du royaume. L'Histoire des rois de Pasey paraît au premier abord une chanson de geste au pays du bambou et des éléphants. On y assiste à des histoires de guerres fratricides aussi bien qu'à des histoires d'amours impossibles, à des conspirations dans les palais de bois, à des assassinats de ministres trop fidèles, à la folie de princes aux désirs incestueux, à la geste de héros qui ne sont pas sans rappeler les tragédies sanglantes de la lignée maudite des Atrides. Mais c'est encore toute une culture qui perce à travers ces récits, la culture de ces civilisations millénaires de l'Insulinde, marquées par une faune et une flore omniprésentes (les enfants des rois peuvent y naître au creux des bambous), et situées à la confluence des mondes indien et chinois. La traduction très élégante d'Aristide Marre datée de 1874 invite ainsi à une lecture « qui, dit-il, procure un véritable plaisir aux amis des récits légendaires et du merveilleux ». Mais c'est aussi un moyen, pour le lecteur français, de rentrer en contact avec ce monde indonésien, totalement, ou peu s'en faut, inconnu dans notre pays : au point que, n'était la publication de la traduction de Marre de l'Histoire des Rois de Pasey, cette littérature toute entière resterait cloisonnée en version originale dans les milieux spécialisés (fort dépeuplés, en outre), et que nous en serions demeurés encore orphelins.

  • Après avoir fondé sa propre légende dans le Bjarmaland, pays peuplé de sauvages magiciens aux mystérieux rites chamaniques, Oddr bat la campagne de l'Angleterre à l'Irlande, de l'Aquitaine au Groenland, affrontant maintes tempêtes et batailles.

  • Colportée de l'Égypte à l'Indonésie, l'extraordinaire épopée d'Alexandre de Macédoine, qui conquit au Ive siècle le gigantesque empire perse achéménide, a fait d'Alexandre une figure mythique protéiforme, acclimatée selon les lieux et les époques aux fantaisies des raconteurs d'histoires.

  • Magistral roman de la littérature catalane, Curial & Guelfe, d'un auteur anonyme du XVe siècle, nous entraîne dans un tourbillon de joutes, tournois et aventures qui auraient sans nul doute enthousiasmé Alexandre Dumas lui-même.

  • Le mardi de Pâques 31 mars 1282, la Sicile tout entière se révolte contre les troupes de Charles d'Anjou, le frère de Saint Louis, qui occupent le royaume depuis près de vingt ans. Au signal donné à l'heure des vêpres, la population se précipite dans une chasse aux Français qui va faire près de 8000 victimes puis refouler Charles d'Anjou hors de l'île et y installer pour finir la Couronne d'Aragon. À la fois chant populaire et chronique historique, le bref récit de la fin du XIIIe siècle ici présenté met en scène Jean de Procida, l'âme de la rébellion. Héros bafoué mais rusé comme Ulysse, il tisse tambour battant un immense complot à travers toute la Méditerranée, de Byzance à Barcelone en passant par Rome et Palerme. Ce Complot de Jean de Procida, évocation épique de la Sicile insoumise, est aussi à sa façon l'un des tout premiers romans d'espionnage.

  • C'est le long des immenses fleuves entre la Baltique, la mer Noire et la Caspienne, que s'établirent ceux que l'on nomme les Varègues, ces Vikings de l'Est partis en quête des honneurs et des richesses que promettait la terre d'Orient. Les deux sagas présentées dans cet ouvrage, fondées sur un phénomène historique bien attesté, sont l'évocation littéraire, fantasmée, de ce monde des confins.

  • Rome, milieu du XIVe siècle. Le pape est à Avignon, la Ville éternelle en proie à la tyrannie des barons. Mais en 1347 Cola di Rienzo, fils d'une lavandière, l'esprit enflammé par l'idée de la grandeur de Rome et de l'Italie, se met à la tête du peuple en armes et s'empare du pouvoir. Enivré par sa puissance, il finira massacré par la foule. À quelque temps de là, un écrivain inconnu prend la plume pour composer en langue romaine une chronique rapportant les faits et gestes de Cola di Rienzo - mais pas seulement. Et ce sera un chef-d'oeuvre de la littérature italienne, tourbillon au parler truculent nous transportant sur les champs de bataille de Crécy, en Espagne ou en Turquie et dans le monde chatoyant de cette Italie du gonfalon à l'humanisme frémissant, théâtre des fureurs des hommes, de leurs prouesses et de leurs misères.

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