Fayard

  • L'Edda poétique

    Anonyme

    • Fayard
    • 15 Janvier 1992

    Nés d'une lointaine tradition orale, les textes de l'Edda poétique, traduits ici dans leur intégralité, constituent, avec les autres textes scandinaves réunis dans cet ouvrage, un pan capital de notre patrimoine indo-européen. A plus d'un millénaire de distance, ils nous permettent de découvrir la richesse de l'âme germanique ancienne.

    Loin d'être des Barbares, ceux qui passèrent à la postérité sous le nom de Vikings formaient une communauté d'hommes qui idéalisèrent leur condition sous forme de mythes et de légendes poétiques. Les dieux et les grands héros du Nord ont ainsi inspiré des " dits ", des lais et des élégies, dont la qualité littéraire rappelle celle des grandes sagas. En des images inoubliables, ces textes nous dévoilent une vision fondamentale de l'homme, de la vie et du monde, un monde imprégné par la toute-puissance du Destin auquel nul n'échappe, qu'il soit dieu, alfe ou homme.

    Régis Boyer est professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne.

  • S´il était encore besoin de prouver que nos sociétés puisent nombre de leurs fondements culturels et politiques dans la Grèce antique, ce recueil, intitulé Philogelos (« l´ami du rire », ou « le joyeux drille »), viendrait démontrer que pour les blagues aussi, les Grecs étaient les premiers.
    Ce recueil, qui en rassemble 265, date d´environ 450 après J.C. Inconvenantes, absurdes, excessives ou attendrissantes, ces blagues montrent une facette inattendue et distrayante de la Grèce ancienne.

  • L'école de la Terrasse Céleste (Tiantai en chinois, Tendai en japonais, Ch'on-t'ay en coréen) est l'une des principales représentantes du courant de la scolastique bouddhique de l'Extrême-Orient. Fondée sur le Sûtra du Lotus tel qu'il fut traduit en langue chinoise par Kumârajîva en 406, elle doit à l'oeuvre de son troisième patriarche, le chinois Zhiyi (Tchi-I ; 538-597), de reposer sur une structure doctrinale très élaborée où une place importante est aussi accordée à la méditation. Le présent recueil regroupe quatre courts traités qui reflètent à la fois la diversité et la continuité de la Terrasse Céleste: ils concernent les deux grandes parties en lesquelles se divisent l'enseignement de l'Ecole - la doctrinale et la contemplative - et proviennent des trois grands pays où l'Ecole a prospéré : la Chine, le Japon et la Corée. Rédigés entre le VIe et le Xe siècle, ils se veulent l'élaboration réfléchie du message du Sûtra du Lotus. Ce sont : 1. - La "Contemplation puérile" ; oeuvre de Zhiyi, c'est à la fois le traité le plus ancien et le plus facile à lire des quatre ; il est resté répandu au Japon comme une sorte de manuel de méditation à des fins thérapeutiques et utilisé dans les "médecines parallèles". 2. - Le "Sens général des huit doctrines de la Terrasse Céleste" est attribué généralement au religieux chinois Mingkuang (VIIIe siècle), disciple du grand Sixième Patriarche Zhanran. Il s'agit d'un ouvrage chinois dont l'influence au Japon fut considérable. 3. - Le "Compendium des doctrines de l'école du Lotus" est l'oeuvre d'un religieux japonais actif dans le premier tiers du IXe siècle, Gishin. Opuscule rédigé sur ordre de l'empereur, c'est le texte le plus long du recueil. 4. - L'"Ordonnancement des quatre doctrines de la Terrasse Céleste" du moine coréen Ch'èguan (Xe siècle); sa présentation très claire des doctrines en a fait un ouvrage très lu dans l'école de la Terrasse Céleste au Japon, où il est toujours constamment étudié et commenté. Par delà les milieux monastiques, les doctrines de la Terrasse Céleste ont imprégné la culture japonaise médiévale : le Dit du Genji en est pénétré, et les milieux intellectuels y ont trouvé une vision de l'histoire du bouddhisme qui subsista jusqu'au XIXe siècle. La lecture de ces quatre traités permettra d'avoir une idée plus exacte de cet univers de pensée. Le livre se compose d'une brève introduction, des traités traduits accompagnés de brèves notes indispensables à la compréhension et d'un glossaire-index qui permet de retrouver les mêmes notions à travers les quatre textes.

  • Le Soûtra du dévoilement du sens profond ou Sandhinirmocanasûtra compte parmi les plus importants des soûtras du Grand Véhicule. On le considère en effet comme le texte fondateur de l'un des deux principaux courants philosophiques du Mahâyâna indien, le courant idéaliste du " Rien qu'esprit " qui se développera à partir du IVe siècle sous l'influence des écrits d'Asanga et de Vasubandhu. À la différence des Prajñâpâramitâsûtras radicalement vacuistes comme le Soûtra du Diamant déjà publié dans cette collection, le Soûtra du dévoilement du sens profond met l'accent sur le rôle de la conscience dans la génèse de l'illusion et sur une interprétation plus modérée de la vacuité. Mais il se présente surtout comme un manuel de méditation qui inspirera nombre de pratiquants indiens, chinois et tibétains. Les méditations de la quiétude (shamatha) et de la vision éminente (vipashyanâ) sont ici décrites avec précision, dans leur relation avec le franchissement des Dix Terres que doit parcourir le bodhisattva pour atteindre l'Éveil final d'un bouddha. Quel est donc ce sens profond que le Soûtra prétend dévoiler ? L'intention véritable du Bouddha, c'est-à-dire un enseignement dont le sens définitif permet d'éliminer toute tentation ou tentative d'interprétation nihiliste du bouddhisme.

    Faisant écho au Soûtra des Dix Terres, le Soûtra du Dévoilement du Sens profond s'inscrit dans la logique d'une collection qui a vocation de faire découvrir aux amateurs de sagesse les fleurons de la pensée et de la mystique bouddhiste.

    La traduction présentée dans ce volume a été réalisée à partir de la version tibétaine du VIIIe siècle.

  • Dans le sillage de la Révolution, l'ordre et la morale restaurés au XIXe siècle pourchassent les oeuvres trop libres du siècle précédent, mais entretiennent du même coup la nostalgie d'un Ancien Régime libertin. C'est ainsi qu'une brochure au langage fleuri voit le jour en 1833 : l'Art de foutre en quarante manières ou La Science pratique des filles du monde, prétendument imprimée à Amsterdam en 1789. Chaque position amoureuse est décrite et figurée comme dans un article et une planche de L'Encyclopédie, et peut être chantée sur un air bien connu de l'époque.Ce petit manuel farfelu qui met en scène les nouveaux acteurs populaires comme la couturière ou le pharmacien, mais aussi les bande-à-l'aise et les puceaux, vise sans doute plus l'amusement qu'un quelconque apprentissage.

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