Bibebook

  • « Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus. » Émile Zola

  • Germinal

    Émile Zola

    Written to draw attention to the misery prevailing among the poor in France during the Second Empire, this novel depicts the grim struggle between capital and labour in a coalfield in northern France. Yet, through the blackness of this picture, humanity is constantly apparent.

  • L´argent

    Émile Zola

    A la richesse d'hier : « la stagnation de l'argent » , Zola oppose la forme moderne de l'argent, « la spéculation » destructrice , mais aussi sang vivifiant, « ferment de toute végétation sociale » . Zola évoque ici une « cité de justice et de bonheur » , sans salaire ni gain, où l'argent n'aurait plus raison d'être.

  • L´Assommoir

    Émile Zola

    Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Le naturalisme ; Genre et registre : Le roman ouvrier ; L'écrivain à sa table de travail : Du réel au mythe ; Groupement de textes : Figures d'ouvriers ; Chronologie : Émile Zola et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • L'OEuvre

    Émile Zola

    « C'est un roman où mes souvenirs et mon coeur ont débordé », précise Zola à Céard. Il situe l'action dans le milieu des ateliers, qu'il a fréquenté depuis 1860. Le peintre Claude Lantier, figure centrale de l'Oeuvre, est l'ami d'enfance du romancier Sandoz, auquel Zola a donné ses propres traits physiques; sa jeunesse, ses débuts à Paris, ses goûts, ses lectures, ses idées, son amour de Paris...

  • La bête humaine

    Émile Zola

    Le Havre, 1869. Jacques Lantier est rongé par une lourde hérédité... Les femmes réveillent en lui des pulsions meurtrières. Il leur préfère sa Lison, la locomotive qu´il conduit fièrement, jour après jour. Un regard changera tout, celui de Séverine, croisé lors de l´enquête sur le meurtre du président de la Compagnie ferroviaire. Jacques s´éprend de la jeune femme. Elle semble être la seule à pouvoir le guérir de sa folie.

  • Elle sanglotait.
    L'abbé faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme.
    - ah ! misérable chaire ! dit-il. je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures. oui, c'est l'éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.

    - je vous aime, ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.

  • La curée

    Émile Zola

    Sous le Second Empire, Aristide Saccard, affairiste obsédé par le plaisir et l'argent, s'installe à Paris dans une vie de débauche et de spéculation effrénée...  Dans ce second volet des Rougon-Macquart , Zola, romancier naturaliste, se livre à une virulente critique de la bourgeoisie. Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • La débâcle

    Émile Zola

    La Débâcle : Sedan, l'effondrement de la France impériale, frivole et corrompue, devant « l'esprit scientifique » de l'Allemagne et l'implacable mécanique de ses armées. La défaite, le siège de Paris, le brasier de la Commune, « l'exécrable semaine » de la répression versaillaise. Reportage militaire d'une scrupuleuse exactitude, fresque de deuil, de souffrance et de sang, le roman est aussi l'analyse de la déchirure qui est au coeur de la conscience collective des Français et que juin 40 fera revivre : « La Débâcle, écrit Raoul Girardet, est un de ces documents privilégiés en dehors desquels l'histoire morale de la France contemporaine ne saurait et ne pourrait être écrite. »

  • La Faute de l'abbé Mouret est un roman paru en 1875, le cinquième volume de la série les Rougon-Macquart. Faisant suite à la Conquête de Plassans, c'est le second ouvrage de la série qui traîte du catholicisme ; le thème en est la vie d'un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l'amour d'une femme.

  • La fortune des Rougon

    Émile Zola

    A ce moment, le gendarme Rengade écarta brusquement la foule des curieux. Dès qu'il avait appris que la troupe revenait avec plusieurs centaines d'insurgés, il s'était levé. Dehors, sa blessure se rouvrit, le bandeau qui cachait son orbite vide se tacha de sang. Sa tête pâle enveloppée d'un linge ensanglanté, il courut regarder chaque prisonnier au visage, longuement. Et, tout d'un coup : " Ah ! le bandit, je le tiens ! " cria-t-il.
    Il venait de mettre la main sur l'épaule de Silvère. Rengade se tourna vers l'officier, qui n'avait pu trouver parmi les soldats les hommes nécessaires à une exécution. " Ce gredin m'a crevé l'oeil, lui dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi... Ce sera autant de fait pour vous. "

  • La joie de vivre

    Émile Zola

    « Dans l'ironie amère de La Joie de vivre, Émile Zola a fait entrer une prodigieuse somme d'humanité. Parmi ses plus remarquables romans, il en a peu écrit qui aient autant de grandeur que l'histoire de cette simple famille bourgeoise dont les drames ont pour décor superbe la mer, la mer féroce comme la vie, comme elle impitoyable, comme elle infatigable, et qui ronge lentement un pauvre village de pêcheurs bâti dans un repli de falaise. Et sur le livre entier plane, oiseau noir aux ailes étendues : la mort. » Guy de Maupassant.

  • La terre

    Émile Zola

    Deux grands mythes sont à l'oeuvre dans ce roman de la terre : celui du Retour éternel et celui de la Catastrophe. Aux petitesses et à l'impuissance de l'homme éphémère, Zola oppose l'immensité et la fertilité impassible de la terre - véritable héroïne du livre.

  • Le docteur Pascal

    Émile Zola

    Le fils de Félicité Rougon a recueilli chez lui Clotilde, la fille de son frère Aristide Saccard, alors qu'elle avait sept ans. Il l'a élevée à Plassans. Biologiste, il poursuit, tout en soignant quelques malades pour gagner sa vie, des recherches sur l'hérédité. Sa famille est son sujet d'étude privilégié. Elle lui offre, en raccourci, l'histoire de l'humanité entière. Différent des siens - au point qu'on l'appelle par son prénom - , il peut porter sur eux un regard objectif. Il est le témoin, le regard du romancier Zola. Et comme lui, il dresse l'arbre généalogique des Rougon-Macquart, dont chaque feuille est un des volumes de cette immense fresque.

  • Le rêve

    Émile Zola

    "Je voudrais faire un livre qu'on n'attende pas de moi. Il faudrait pour première condition qu'il pût être mis entre toutes les mains, même les mains des jeunes filles. Donc, pas de passion violente, rien qu'une idylle. Refaisons donc Paul et Virginie...".
    Emile Zola.

  • Le ventre de Paris

    Émile Zola

    Le Ventre de Paris, ce sont ses Halles, leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles et de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses... « L'idée générale, écrit Zola, c´est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre, est revenu à Paris. Dés lors, il fomente un complot contre le régime, mais il sera dénoncé par sa belle soeur : Lisa. Florent retourne alors au bagne...

  • J'accuse !

    Émile Zola

    En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • Nana

    Émile Zola

    "Impression en « gros caractères » et version numérique téléchargeable gratuitement à partir du livre.
    Extrait de Nana : « Muffat la contemplait. Elle lui faisait peur. Le journal était tombé de ses mains. Dans cette minute de vision nette, il se méprisait. C'était cela : en trois mois, elle avait corrompu sa vie, il se sentait déjà gâté jusqu'aux moelles par des ordures qu'il n'aurait pas soupçonnées. Tout allait pourrir en lui, à cette heure. Il eut un instant conscience des accidents du mal, il vit la désorganisation apportée par ce ferment, lui empoisonné, sa famille détruite, un coin de société qui craquait et s'effondrait. »"

  • Pot-bouille

    Émile Zola

    "Pot-Bouille m'a donc paru, en somme, une sorte de fresque à la Michel-Ange.
    Il faut la comprendre et l'accepter telle qu'elle est. Par une fougue du pinceau rappelant celle du "Jugement dernier", certaines de ses innombrables figures ont reçu une déformation, et sont, je ne dirais pas au-dessus, mais au-dehors de la réalité. La réalité, çà et là, a reçu un coup de pouce".
    Paul Alexis.
    "Ma prédilection, après Germinal, va vers Pot-Bouille".
    André Gide.

  • Sous le second Empire : empereur et Cour impériale, ministres, députés, coteries diverses... donne à voir le pouvoir dans ses actes officiels et ses arcanes (trafic des élections, intrigues, luttes d'influence). Zola pénètre ici le monde de la presse dont il montre les liens avec le politique...

  • Une page d´amour

    Émile Zola

    Hélène Grandjean, belle veuve honnête, vit seule à Passy avec sa fille Jeanne. Celle-ci est une nuit frappée de convulsions. Le docteur Deberle la soigne. Mais il est séduit par Hélène, qui, bouleversée, se laisse aller, non sans luttes, à l'amour. Et alors qu'elle est allée rejoindre son amant, Jeanne, restée seule, a pris froid. Elle meurt d'une phtisie, tout comme sa grand-mère Ursule Mouret et comme sa tante Marthe Mouret...

  • «C'est un samedi, à six heures du matin que je suis mort après trois jours de maladie. Ma pauvre femme fouillait depuis un instant dans la malle, où elle cherchait du linge. Lorsqu'elle s'est relevée et qu'elle m'a vu rigide, les yeux ouverts, sans un souffle, elle est accourue, croyant à un évanouissement, me touchant les mains, se penchant sur mon visage. Puis la terreur l'a prise; et, affolée elle a bégayé, en éclatant en larmes :

    - Mon Dieu ! mon Dieu ! il est mort !»

  • Les Soirées de Médan est un recueil collectif de six nouvelles, publié le 15 avril 1880 chez Georges Charpentier éditeur à Paris, réunissant Émile Zola, Guy de Maupassant, J.-K. Huysmans, Henry Céard, Léon Hennique et Paul Alexis. Selon Hennique (dans la préface de l'édition du cinquantenaire - publié chez Fasquelle en 1930 - des Soirées de Médan), l'idée et le nom même du recueil auraient germé au cours d'un repas hivernal dans l'appartement parisien de Zola, ce jour-là entouré de Hennique, Guy de Maupassant, Huysmans, Céard et Alexis, lorsqu'Émile Zola, après l'évocation de divers souvenirs respectifs des six amis relatifs à la guerre de 1870, émit l'idée d'écrire un volume de nouvelles à six mains. Extrait : Naturellement, tout le pays la courtisait, plus encore pour ses écus que pour sa gentillesse. Et elle avait fini par faire un choix, qui venait de scandaliser la contrée. De l'autre côté de la Morelle, vivait un grand garçon, que l'on nommait Dominique Penquer. Il n'était pas de Rocreuse. Dix ans auparavant, il était arrivé de Belgique, pour hériter d'un oncle, qui possédait un petit bien, sur la lisière même de la forêt de Gagny, juste en face du moulin, à quelques portées de fusil. Il venait pour vendre ce bien, disait-il, et retourner chez lui. Mais le pays le charma, paraît-il, car il n'en bougea plus. On le vit cultiver son bout de champ, récolter quelques légumes dont il vivait. Il pêchait, il chassait ; plusieurs fois, les gardes faillirent le prendre et lui dresser des procès-verbaux. Cette existence libre, dont les paysans ne s'expliquaient pas bien les ressources, avait fini par lui donner un mauvais renom. On le traitait vaguement de braconnier.

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