Les éditions Pulsio

  • Arrivée à Paris avec ses frères, pour travailler dans le petit magasin de son oncle, Denise Baudu prend rapidement conscience que l'emploi n'existe que dans les grands magasins. Elle se fait embaucher au Bonheur des Dames, découvre le monde cruel des petites vendeuses, la précarité de l'emploi et assiste au développement exponentiel de ce magasin et à la mort des anciens petits commerces. Elle suscite l'intérêt du directeur du magasin, Octave Mouret qui lui confie de plus en plus de responsabilités. Elle refuse de devenir sa maitresse mais finit par accepter sa demande en mariage. (source : Wikipedia)

  • Fils de Gervaise Macquart et de son amant Lantier, le jeune Étienne Lantier s'est fait renvoyer de son travail pour avoir donné une gifle à son employeur. Chômeur, il part, dans le nord de la France, à la recherche d´un nouvel emploi. Il se fait embaucher aux mines de Montsou et connaît des conditions de travail effroyables (pour écrire ce roman, Émile Zola s'est beaucoup documenté sur le travail dans les mines). Il trouve à se loger dans une famille de mineurs, les Maheu, et tombe amoureux de la jeune Catherine. Mais celle-ci est la maîtresse d'un ouvrier brutal, Chaval, et bien qu'elle ne soit pas insensible à Étienne, elle se refuse à passer d'amant en amant. Lorsque la Compagnie des Mines, arguant de la crise économique, décrète une baisse de salaire, il pousse les mineurs à la grève. Il parvient à vaincre leur résignation et à leur faire partager son rêve d'une société plus juste et plus égalitaire. Lorsque la grève éclate, la Compagnie des Mines adopte une position très dure et refuse toute négociation.

  • L'Assommoir est un roman d'Émile Zola publié en feuilleton dès 1876 dans Le Bien public, puis dans La République des Lettres avant sa sortie en livre en 1877 chez Georges Charpentier. C'est le septième volume de la série Les Rougon-Macquart. C'est un ouvrage totalement consacré au monde ouvrier et, selon Zola, « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple ». L'écrivain y restitue la langue et les moeurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l'alcoolisme. À sa parution, l'ouvrage suscite de vives polémiques car il est jugé trop cru.

  • Claude Lantier est le fils de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier. Il est ici l'ami d'enfance du romancier Sandoz, personnage dans lequel Zola a mis beaucoup de lui-même. Avec Sandoz et d'autres peintres ou sculpteurs, Claude combat pour imposer une nouvelle forme de peinture, ...

  • Le héros, Serge Mouret, est le fils de François Mouret et de Marthe Rougon, personnages principaux du précédent roman. Ordonné prêtre à l'âge de vingt-cinq ans, il choisit d'exercer son ministère dans le petit village des Artaud, à quelques kilomètres de Plassans, sa ville natale (qui correspond dans les romans de Zola à Aix-en-Provence). Là, ...

  • L'histoire se situe à Plassans, une ville fictive de Provence, pendant les jours ayant suivi le coup d'état de Napoléon III. Des bandes insurrectionnelles de républicains, hostiles au coup d'état, s'étaient formées dans la région et terrorisait les honnêtes bourgeois de Plassans. Pierre Rougon va réussir à profiter du coup d'état et de la répression qui s'en est suivi pour se faire une réputation dans la ville. Ce roman est le premier de la série les Rougon-Macquart.

  • L'histoire se déroule dans le Val-d'Oise, dans une ville appelée Beaumont-sur-Oise (Zola s'est largement inspiré de Cambrai pour décrire cette ville). L'héroïne est Angélique Rougon, fille de Sidonie Rougon et d'un père inconnu (elle est née quinze mois après le décès du mari de sa mère). Dès sa naissance, ...

  • Florent, un jeune républicain idéaliste arrêté lors du coup d'État de 1851, s'est évadé du bagne après sept ans de détention. Arrivé à Paris, il reconnaît à peine le quartier médiéval des Halles, bouleversé par l'haussmannisation. Son frère, Quenu, héritier du charcutier Gradelle, ...

  • Née dans la misère du monde ouvrier, Nana est la fille de Gervaise et de Coupeau. Le début du livre la présente dans sa misère, manquant de sous pour nourrir son enfant Louiset qu'elle a eu à seize ans. Malgré cela, elle habite dans un riche appartement où un de ses amants l'a installée.

  • Thérèse a été élevée par sa tante dans le but d'épouser son fils, un homme au tempérament maladif. Bientôt, elle ne supporte plus cette vie cloîtrée, ni ce sinistre passage du Pont-Neuf où Mme Raquin installe sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée s'éveille lorsqu'elle rencontre Laurent, un peintre raté dont elle devient la maîtresse. Les amants décident de noyer le mari...

  • « J'accuse... ! » est le titre d'un article rédigé par Émile Zola au cours de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898 sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure.

  • L'histoire évoque le monde du chemin de fer et se déroule tout au long de la ligne Paris-Saint-Lazare - Le Havre. Entre les deux gares, décrites avec une grande précision, les héros ne cessent d'osciller, dans un trajet pendulaire, jouets des passions qui les dominent. De grands drames arriveront à mi-chemin du parcours, au croisement des destins, dans un tunnel, et au carrefour (lieu-dit imaginaire à consonance négative) de la Croix de Maufras. On a coutume de dire que cette histoire comporte deux héros : d'une part le mécanicien Jacques Lantier et de l'autre sa locomotive, la Lison, que Lantier aime plus qu'une femme. Outre son aspect documentaire, La Bête humaine est un roman noir, sorte de thriller du xixe siècle qui a choqué les contemporains de Zola. On ne décompte pas moins de deux viols, plusieurs meurtres, au moins deux suicides, et deux catastrophes, dont beaucoup sont inspirés de faits divers réels. On a même soutenu que cette sombre et terrible avalanche, digne du grand Guignol, a nui à Zola dans son éventuelle élection à l'Académie française.

  • Le Docteur Pascal est un roman d'Émile Zola publié en 1893, le vingtième et dernier volume de la série des Rougon-Macquart. L'intrigue se déroule entre 1872 et 1874, autrement dit après la chute du Second Empire, période qui constituait le cadre historique de l'ensemble de l'oeuvre. En fait, il s'agit ici de donner une conclusion à l'histoire de la famille, et de développer les théories sur l'hérédité que Zola a empruntées aux docteurs Prosper Lucas et Bénédict Augustin Morel. Le docteur Pascal est, de l'aveu même de son auteur, « un des romans auxquels [il] tient le plus. », car c'est à la fois, comme il le dit dans sa dédicace, « le résumé et la conclusion de toute son oeuvre ». Pascal est l'un des personnages les plus importants de tous les romans de Zola. En effet, c'est le seul qui soit à la fois désintéressé et sans tare. À travers ce roman, l'auteur nous fait connaître ses propres raisons de vivre.

  • Jean Macquart, déjà personnage principal de La Terre, a repris du service dans l'armée après ses désillusions dans le monde paysan. Incorporé dans le 106e de ligne, il est caporal, et ses hommes le respectent pour son bon sens, son dévouement et sa saine conception de l'autorité. Il assiste impuissant à l'effondrement de l'Empire et à la déroute de ses armées, que Zola attribue à l'incompétence de l'état-major, au manque de préparation des troupes et au rôle néfaste joué par l'impératrice Eugénie auprès de Napoléon III. C'est aussi l'histoire d'une amitié qui finira en drame entre Jean Macquart et l'un de ses soldats, l'intellectuel Maurice Levasseur. Le premier veut une France où règnent l'ordre et la sagesse ; le second souhaite mettre fin aux injustices et rêve de révolution. Ces divergences idéologiques ne les empêchent pas de s'aimer et de se respecter, chacun sauvant la vie de l'autre. Une fois la guerre finie, tous deux participent à la Commune, mais dans des camps différents.

  • Le héros est Aristide Saccard, frère du ministre Eugène Rougon, qu'on avait déjà vu amasser une fortune colossale dans la Curée. Après une succession de mauvaises affaires, il doit repartir de zéro, mais son ambition est demeurée intacte. Il vend sa luxueuse propriété du parc Monceau afin de régler ses créanciers, puis loue deux étages d'un hôtel où il installe la Banque Universelle, destinée à financer des projets de mise en valeur du Moyen-Orient. Tout est fait pour attirer petits et moyens épargnants, auxquels on promet des gains faciles et rapides. Les communiqués et articles de presse, les rumeurs savamment dosées font s'envoler les titres de la société. Saccard se retrouve à nouveau au sommet de la gloire et de la puissance... construites sur du sable, car il ne cesse d'acheter ses propres actions.

  • Sans doute l'un des plus violents, Zola y dresse en effet un portrait féroce du monde paysan de la fin du xixe siècle, âpre au gain, dévoré d'une passion pour la terre qui peut aller jusqu'au crime. Tout l'ouvrage est empreint d'une bestialité propre à choquer les lecteurs de l'époque, les accouplements d'animaux alternant avec ceux des humains, eux-mêmes marqués par une grande précocité et par une brutalité allant fréquemment jusqu'au viol. Dès sa parution, la Terre a soulevé de violentes controverses, illustrées notamment par le Manifeste des cinq, article publié dans le Figaro par cinq jeunes romanciers qui conseillaient à Zola de consulter Charcot pour soigner ses obsessions morbides.

  • Ce roman oppose le personnage de Pauline qui aime la vie même si celle-ci ne lui apporte guère de satisfactions, à celui de Lazare, être velléitaire et indécis, rongé par la peur de la mort.

  • Pot-Bouille est un roman d'Émile Zola publié en 1882, le dixième de la série les Rougon-Macquart. Le mot « pot-bouille » désignait au xixe siècle en langage familier la cuisine ordinaire des ménages, en gros synonyme de popote. Mais il n'est pas question de cuisine, sinon au sens figuré : Zola veut en effet montrer l'envers du décor d'un grand immeuble parisien où, derrière un luxe de façade, vivent des familles bourgeoises dont le comportement quotidien est aussi peu ragoûtant qu'un médiocre brouet, un pot-bouille.

  • L'héroïne est Hélène Grandjean, fille d'Ursule Macquart et du chapelier Mouret. À l'âge de dix-sept ans, elle épouse un nommé Grandjean qui lui a donne une fille, Jeanne, maladive et en proie à des « crises » régulières. La famille monte à Paris, où Grandjean meurt peu après son arrivée. Veuve d'un homme qu'elle n'a jamais vraiment aimé, Hélène est prise d'une passion violente pour le docteur Deberle, son voisin qui l'a secourue lors d'une des crises de sa fille. Mais cette dernière éprouve pour sa mère une passion non moins violente : elle ne supporte pas de la voir sourire à d'autres enfants ou à d'autres hommes. Le jour où Hélène se donne à Deberle, Jeanne, qui avait tout pressenti, se met à sa fenêtre sous la pluie et contracte ce qu'on appelait alors une phtisie galopante (tuberculose), dont elle meurt trois semaines plus tard. Par la suite, Hélène épousera un nommé Rambaud, avec qui elle ira vivre à Marseille. Elle retournera tout de même, à la fin du roman, à Paris, où elle ne restera que quelques heures.

  • Eugène Rougon est le fils aîné de Pierre et Félicité Rougon. Dans les romans La Fortune des Rougon, La Curée et La Conquête de Plassans, son ascension politique a été décrite indirectement : depuis Paris, la capitale, il a permis à ses parents de s'emparer du devant de la scène politique à Plassans, sa ville natale (La Fortune des Rougon) et à son frère, Aristide Saccard, de s'enrichir par la spéculation immobilière à Paris (La Curée) ; par l'intermédiaire de l'abbé Faujas, il a fait en sorte que Plassans repasse politiquement du côté du pouvoir en place (La Conquête de Plassans). Député des Deux-Sèvres sous la Deuxième République, il contribue au coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte, puis entre au Sénat. Au début de Son Excellence Eugène Rougon, il est président du Conseil d'État. L'action s'ouvre sur une séance à la chambre des députés. Chacun est venu comme au spectacle, les propos relèvent du commérage plutôt que du débat, la chambre est totalement soumise à l'Empereur. Lorsque Eugène Rougon, tombé en défaveur, démissionne de la présidence du Conseil d'État, on assiste à tout le travail d'influence auquel se livre son entourage, sa bande, pour le ramener au pouvoir.

  • L'action se situe à Plassans, le berceau des Rougon-Macquart, petite ville que Zola a imaginée en s'inspirant d'Aix-en-Provence et de Flassans-sur-Issole. La ville, acquise à Napoléon III grâce aux intrigues de la famille Rougon (La Fortune des Rougon), est passée aux légitimistes. Un prêtre bonapartiste, l'abbé Faujas, y est envoyé par le pouvoir pour la reconquérir.

  • Le personnage principal est Aristide Rougon, dit Saccard, qui va faire une rapide fortune en spéculant sur les futurs terrains à bâtir à l'époque des grands travaux menés à Paris par le baron Haussmann.

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