12-21

  • Le Cid

    Pierre Corneille

    Don Gomès, père de Chimène, approuve le mariage de sa fille et de Rodrigue. Mais lorsqu'il apprend que le père de Rodrigue, don Diègue, a été désigné gouverneur du prince de Castille à sa place, il soufflette son rival. Don Diègue met alors la main à l'épée, mais il est trop vieux pour se battre et don Gomès le désarme : c'est alors à son fils que don Diègue demande de le venger. Rodrigue doit-il le faire comme le lui impose son honneur, ou conserver l'amour qui le lie à Chimène ?
    Jouée en 1637 au Théâtre du Marais, la pièce, qui était alors - genre à la mode - une tragi-comédie dont Corneille avait puisé le sujet dans une oeuvre espagnole, rencontre immédiatement un grand succès, mais déchaîne une querelle littéraire - la première du siècle - qui durera jusqu'en 1660. Entre-temps, le dramaturge aura remanié sa pièce en l'élevant à la tragédie, et si Le Cid marque dans l'histoire du théâtre une étape essentielle, c'est qu'avec lui se fonde un certain classicisme en même temps qu'apparaissent le « héros cornélien » et la dimension politique, pour Corneille, de toute vraie tragédie.

  • À la demande du vieux Pridamant, désespéré de ne pas retrouver son fils Clindor, le magicien Alcandre déroule le spectacle des aventures de ce dernier. D'un lieu à l'autre, et à travers le temps, des « spectres animés » figurent sa vie de picaro. Au service du fanfaron Matamore, Clindor courtise la même jeune femme que son maître, tout en déclarant sa flamme à une autre. Sauvé de justesse de la prison et d'une mort certaine, il réapparaît ailleurs, éblouissant, pour succomber bientôt à une fin tragique. À moins que tout ne soit qu'illusion...
    «Étrange monstre », selon les propres termes de Corneille, L'Illusion comique s'inscrit pleinement dans le courant baroque des années 1630. Son extravagance, sa bizarrerie ont surpris et séduit tous les publics. Brillant et vivant éloge de l'art dramatique, L'Illusion comique déstabilise autant qu'elle enthousiasme. La clé de l'originalité est toute entière dans la structure dite du « théâtre dans le théâtre ». De là, la variété des lieux dans un lieu unique, l'étalement du temps dans une durée très courte, la multiplicité des actions à l'intérieur de la même histoire. De là, cette pièce que son auteur présente comme le comble de l'originalité, alors qu'elle est, si l'on prend isolément situations, personnages et thèmes, l'une des moins originales de tout son théâtre. En somme, L'Illusion comique est la plus belle démonstration du brio de Corneille.

  • Horace

    Pierre Corneille

    Édition présentée et commentée par Catherine Eugène, professeur de lettres supérieures au lycée de la Légion d'honneur.
    Horace est une formidable machine de guerre et un drame haletant tout en rebondissements et en coups de théâtre. On y respire, dans la Rome des origines, le fanatisme, la sauvagerie et le sang. Albe et Rome, cités rivales unies par de nombreuses alliances familiales, choisissent trois champions de leur camp pour décider du salut de leur patrie. Horace, jeune loup romain, doit égorger trois hommes qu'il connaît et qu'il aime. S'il y parvient, ce sera sans haine et sans colère, et il s'y prépare " avec allégresse ".
    Horace est-il une brute, éduquée pour le crime au nom de sa patrie, ou plutôt un héros de vingt ans sublime de jeunesse et de générosité ?
    Lire avec le texte intégral et la préface
    Comprendre avec Les clés de l'oeuvre

    24 pages pour aller à l'essentiel

    56 pages pour approfondir

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