Collection XIX

  • NÉARQUE.Quoi ! vous vous arrêtez aux songes d'une femme !
    De si faibles sujets troublent cette grande âme !
    Et ce coeur, tant de fois dans la guerre éprouvé,
    S'alarme d'un péril qu'une femme a rêvé !POLYEUCTE.Je sais ce qu'est un songe, et le peu de croyanceQu'un homme doit donner à son extravagance,
    Qui, d'un amas confus des vapeurs de la nuit,
    Forme de vains objets que le réveil détruit.
    Mais vous ne savez pas ce que c'est qu'une femme,
    Vous ignorez quels droits elle a sur toute l'âme,
    Quand, après un long temps qu'elle a su nous charmer,
    Les flambeaux de l'hymen viennent de s'allumer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • CHIMÈNE.Elvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère ?
    Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père ?ELVIRE.Tous mes sens à moi-même en sont encor charmés :
    Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez ;
    Et, si je ne m'abuse à lire dans son âme,
    Il vous commandera de répondre à sa flamme.CHIMÈNE.Dis-moi donc, je te prie, une seconde fois,
    Ce qui te fait juger qu'il approuve mon choix ;
    Apprends-moi de nouveau quel espoir j'en dois prendre :
    Un si charmant discours ne se peut trop entendre ;
    Tu ne peux trop promettre aux feux de notre amour
    La douce liberté de se montrer au jour.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • CHIMÈNEElvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère ?
    Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père ?ELVIRETous mes sens en moi-même en sont encor charmés ;
    Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez ;
    Et, si je ne m'abuse à lire dans son âme,
    Il vous commandera de répondre à sa flamme.CHIMÈNEDis-moi donc, je te prie, une seconde fois,
    Ce qui te fait juger qu'il approuve mon choix :
    Apprends-moi de nouveau quel espoir j'en dois prendre ;
    Un si charmant discours ne se peut trop entendre ;
    Tu ne peux trop promettre aux feux de notre amour
    La douce liberté de se montrer au jour.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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