12-21

  • Candide

    VOLTAIRE

    Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l'innocence d'une jeunesse protégée par l'enseignement de son précepteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l'amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé malgré lui sur le chemin de la vie qui ne sera pas aussi idyllique que celle annoncée par Pangloss. L'optimisme débordant du jeune Candide, va, au fil des aventures et des déconvenues, se transformer en une vision plus noire : notre héros découvrant, en mûrissant, à quel point le monde peut être mauvais.

    Candide, conte philosophique, fait évoluer les personnages à la fois dans un monde réel et fictif. Grâce à ce double niveau de lecture (récit d'aventure et dimension plus métaphysique) Voltaire, philosophe des Lumières, en profite pour critiquer et dénoncer différents aspects de la société. Il est notamment pour l´abolition de l´esclavage, de l´autodafé et veut rétablir une certaine égalité entre les hommes. Grâce à l'épisode de l'Eldorado, il dresse également une satire de l'utopie. Dans le dernier chapitre, Candide jettera un regard plus lucide et aura le mot de la fin : « Il faut cultiver notre jardin ».

  • L'Ingénu

    VOLTAIRE

    Le conte philosophique L´ingénu(1767) met en scène un Huron, né de parents français au Canada, et devenu orphelin. Débarquant un beau jour à Saint-Malo, il retrouve sa famille. Ce jeune sauvage est surnommé« l´ingénu » car « il dit toujours naïvement ce qu´il pense et... fait ce qu´il veut ». Il jette un regard rempli d'étonnement autour de lui et fait preuve d'une telle franchise que les préjugés de la société bretonne en sont ébranlés. Mais le Huron n'en est pas moins un homme et il s'éprend de Mlle de Saint-Yves. Elle deviendra son épouse lorsque, ayant été présentéà la cour, un état lui est accordé. Mais, à Paris et à Versailles, il est victime de son « ingénuité» car il dénonce les vices de la cour de Louis XIV, et est mis en prison. Au cours de sa captivité, il fait connaissance avec un janséniste nommé Gordon qui ne manque pas de philosophie, mais que la franchise et la raison naturelle du Huron embarrassent grandement, car il révèle l´inanité des querelles religieuses. Le jeune sauvage s'instruit avec une rapiditéétonnante. Mlle de Saint-Yves, ayant appris que son fiancéétait en prison, accourt à Paris, se sacrifie pour obtenir sa libération, avant de mourir.

  • Zadig - Micromégas

    VOLTAIRE

    DansZadig (1748), le héros éponyme, jeune Babylonien aussi honnête que sagace, affronte tous les coups d´une Providence qui semble récompenser le mal. Successivement déçu auprès des femmes (Sémire qui épouse l´homme qui avait essayé de l´enlever, Azora qui se révèle infidèle ou encore la Reine) et auprès des princes, il est sans cesse contredit dans son désir de sages réformes par l´envie et l´injustice. Après moult péripéties (il est fait prisonnier, il remporte un tournoi, résout diverses énigmes...), l´ange Jesrad lui révèle que le mal est nécessaire à l´ordre du monde, et Zadig, devenu sage, connaît enfin le bonheur.

    Micromégas (1752) : les habitants de Sirius ont deux caractéristiques principales : ils sont démesurément grands et doués d'une longévité infinie. L'un d'eux, Micromégas (les deux préfixes accolés signifient « petit-grand »), va d´astre en astre et se rend notamment sur Saturne dont les habitants ont une taille et une longévité bien moindres. D'où une conversation avec le secrétaire de l´Académie de Saturne sur la relativité des idées. Ils voyagent alors ensemble et, arrivés sur la Terre, ils découvrent des êtres très petits mais infiniment orgueilleux, capables d'évaluations scientifiques exactes sur lesquelles ils sont d'accord mais qui se perdent dans de vaines spéculations métaphysiques divergentes...
    Au-delà de l'intrigue de ces deux contes philosophiques, Voltaire se livre avec délectation à l'art de la satire.

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