Le Livre de Poche

  • Edition enrichie (Introduction, notes, documents, chronologie et bibliographie)suivi de L'Histoire des voyages de Scarmentado et de Poème sur le désastre de Lisbonne Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.

    Edition de Sylviane Léoni. 

  • Edition enrichie (Présentation, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Après une étape sur Saturne où il se fait un compagnon de voyage, philosophe comme lui, Micromégas, habitant de Sirius, vient visiter la terre des hommes, « notre petite fourmilière » : occasion de péripéties nombreuses et de dialogues variés. Puis, à la fin du livre, les deux personnages reprennent leur voyage, on ne sait vers quelle destination. Le lecteur ne les accompagne plus.
    Il demeure aux côtés des Terriens, ses semblables.
    Si l'étrangeté dont joue Voltaire dans ce conte qu'il publie en 1752 est d'abord celle des deux voyageurs, des autres mondes habités et du voyage interstellaire, c'est bien ensuite celle des Terriens qu'il met en scène : étrangeté physique, puis intellectuelle et philosophique. Le livre ainsi nous invite à changer de rôle, à philosopher nous aussi, non sur des créatures imaginaires, mais au contraire sur l'Homme. A l'évidence, Voltaire s'amuse. Son rire pourtant n'est pas gratuit : Micromégas est une histoire philosophique, une magniÞque leçon de « gai savoir ».

    Edition présentée et annotée par Jean Goulemot.

  • Edition enrichie (Préface, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Un jeune Huron d´ascendance bretonne débarque à Saint-Malo en 1689. Il découvre un coin de province française, retrouve une famille, reçoit le baptême, s´illustre par un fait d´armes contre les Anglais et, pour finir, tombe amoureux de la belle et dévote Mlle de Saint-Yves. Pour obtenir sa main, il doit revenir de la Cour avec un brevet d´officier. Il gagne donc Versailles. Mais ses éclats naïfs le conduisent à la Bastille. Car les mésaventures de l´Ingénu - étymologiquement « l´homme libre » - n´illustrent pas seulement les déboires de la loi naturelle au royaume des superstitions, elles font de ce nouveau Candide le symbole des innocents persécutés. Le conte satirique, où Voltaire pourfend avec allégresse ses ennemis de prédilection - l´Infâme et la canaille, la tartuferie et l´arbitraire -, ménage à ses lecteurs un retournement inattendu et, malicieusement, s´achève sur un mode presque parodique, en roman sentimental. « C´est un phénomène unique, s´exclama Grimm, qu´un septuagénaire écrivant avec cette grâce, ce feu, ce charme et cette prodigieuse facilité ! » On trouvera dans ce volume des textes de circonstance qui éclairent la genèse et le sens de l´oeuvre : La Bastille, poème (1717), l´Epître à Uranie (1722), les Entretiens d´un sauvage et d´un bachelier (1761), la Relation de la mort du chevalier de La Barre (1766) et des extraits de la Correspondance (1762-1767).
    Edition d´Edouard Guitton.

  • Jeune et riche, beau et intelligent, courtisé et considéré, savant et brave, Zadig incarnait à Babylone la plénitude du bonheur humain lorsque les caprices de la fortune mirent à l´épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la féroce jalousie du roi Moabdar, le voici bientôt réduit à l´état misérable de vagabond. Mais le malheur est-il vraiment sans remède pour qui possède au plus haut point, comme Zadig, «le talent de démêler la vérité que tous les hommes cherchent à obscurcir» ?
    On peut discerner dans Zadig la méditation d´un sage sur les jeux imprévisibles de la liberté et de la nécessité. On peut relire entre ses lignes Newton, Leibniz et Spinoza. On peut y découvrir également d´impertinentes allusions à la vie de Cour, une plaisante transposition romancée des mésaventures versaillaises de Voltaire et de ses déboires sentimentaux dans les années 1745-1747. On doit surtout se laisser ravir par le charme de cette pure fantaisie narrative où l´esprit de l´Arioste voisine avec celui des Mille et Une Nuits.
    La présente édition comporte également le texte de Memnon, dont l´histoire est étroitement liée à celle de Zadig, et Le monde comme il va.

    Edition d´Edouard Guitton. 

  • Edition enrichie (présentation, notes et chronologie)« Ce qu´il y avait de plus admirable à Babylone, ce qui éclipsait tout le reste, était la fille unique du roi, nommée Formosante. Ce fut d´après ses portraits et ses statues que, dans la suite des siècles, Praxitèle sculpta son Aphrodite et celle qu´on nomma la Vénus aux belles fesses. Que de différence, ô ciel ! de l´original aux copies. Aussi Bélus était plus fier de sa fille que de son royaume. Elle avait dix-huit ans : il lui fallait un époux digne d´elle, mais où le trouver ? » Présentation et notes de Marie-France Azéma.

  • Edition enrichie (Dossier, repères biographiques, chronologie et bibliographie) Un jour de 1761, vers dix heures du soir, le protestant Marc-Antoine Calas est retrouvé mort à Toulouse, dans sa boutique de drapier. On accuse sa famille qui venait de dîner avec lui d´avoir voulu le tuer, et en particulier son père qui aurait désapprouvé sa décision de se convertir au catholicisme.
    Quelques mois plus tard, après une enquête bâclée, Jean Calas est condamné à mort et roué sur la place publique.
    Rapidement convaincu de l´innocence de Calas, Voltaire, indigné, décide d´alerter l´opinion et de convaincre la cour, les juges, et jusqu´au roi lui-même - et, pour dénoncer l´inanité de ces luttes religieuses, il écrit le Traité sur la tolérance.
    Ce sont des extraits de ce volume imprimé à la fin de 1763 qui se trouvent ici rassemblés, accompagnés de quelques autres textes qui évoquent le combat de l´écrivain pour « écraser l´infâme ».

  • L'OEUVRE INTEGRALE ANNOTEE : Un Amérindien du Canada débarque à Saint-Malo en 1689. Regardé comme un « bon sauvage », les Bas-Bretons cherchent à le civiliser et le convertissent au catholicisme, tandis que le jeune Huron n'a qu'une pensée : épouser mademoiselle de Saint-Yves. Mais la religion interdit cette alliance avec celle qui est désormais sa marraine. De mésaventures en éclats naïfs, l'Ingénu - étymologiquement « l'homme libre » - est emprisonné à la Bastille.
    DOSSIER THEMATIQUE : L'ENGAGEMENT par Sylvie Servoise
    o Histoire de l'oeuvre, biographie de l'auteur o L'Ingénu, un « conte philosophique » o La religion en question o Nature et culture : le Huron est-il un
    « bon sauvage » ? o Engagement et récit(s) d'apprentissage(s) o L'oeuvre engagée, une oeuvre de circonstance ?
    PROLONGEMENTS INTERDISCIPLINAIRES : 
    o Histoire o Philosophie o Histoire des arts
    Vocabulaire, exercices, groupements de textes et lecture d'images autour de l'oeuvre

  • Edition enrichie (Introduction, notes, variantes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Ces étonnants Mémoires révélés par une indiscrétion de Beaumarchais devinrent très vite une manière de « bestseller» clandestin. En écoutant leur éblouissant narrateur qui impose son rythme, dramatise, plaisante, virevolte, sourit de ses propres malices et de ses naïvetés passées, cingle ses victimes avec une exquise perfidie, les contemporains retrouvaient le père de Candide. Ils découvraient aussi un document personnel et historique.

      On ne trouve pas dans ces Mémoires toute la vie de Voltaire, mais les quelques décennies les plus « singulières » (1733-1760), marquées par ses relations orageuses et complexes avec le roi de Prusse Frédéric II. On n'a jamais évoqué avec plus de passion, de nuances et de justesse le Roi Philosophe et ses contradictions, la grandeur du héros et les défauts de l'homme, mais aussi sa séduction.

      Anecdotes vécues par l'auteur ou transmises par d'irrécusables témoins, épisodes de la diplomatie secrète, scènes ou répliques recueillies dans l'intimité des Grands composent un étonnant tableau d'histoire qui, par la grâce d'un mémorialiste d'exception, prend la saveur d'un conte.

      Présentation et notes de Jacqueline Hellegouarch.

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