Littérature générale

  • Candide ou l'optimisme

    Voltaire

    Chassé du château de son enfance, son « paradis terrestre », Candide est entraîné bien malgré lui dans une succession d'aventures calamiteuses. Il s'étonne, s'offusque, se lamente... L'humanité serait-elle foncièrement mauvaise ? Le jeune garçon assiste, impuissant, à la mort de son rêve : celui d'un monde parfait. Perdant sa naïveté et son « optimisme », peu à peu il se résigne.
    La verve et l'ironie mordante de Voltaire se conjuguent à merveille dans Candide pour évoquer, sous des airs de légèreté, des sujets essentiels.

    1 autre édition :

  • Edition enrichie (Introduction, notes, documents, chronologie et bibliographie)suivi de L'Histoire des voyages de Scarmentado et de Poème sur le désastre de Lisbonne Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.

    Edition de Sylviane Léoni. 

    3 Autres éditions :

  • En 1747, l'Orient est à la mode ; le romanesque sentimental aussi. La raison, selon la pensée de Descartes, est à l'ordre du jour et la question du sens à donner à notre existence se trouve au coeur des préoccupations de chacun.  La même année, Voltaire publie Zadig. Le personnage éponyme, un philosophe amoureux qui raisonne et s'intéresse aux autres, erre à la recherche du bonheur. Mais le monde est injuste et les multiples qualités de Zadig ne lui attirent que des ennuis. À moins que ces ennuis ne fassent finalement son bonheur...
    Tissant les fils de la raison, de la critique, de la parodie et du romanesque oriental, Voltaire nous entraîne, à la suite de son héros, dans des aventures qui sont autant de questions ou d'« énigmes », pour reprendre le titre de la conclusion.Bibliolycée propose :
    O le texte intégral annoté, o un questionnaire bilan de première lecture, o des questionnaires d'analyse de l'oeuvre, o cinq corpus accompagnés de questions d'observation, de travaux d'écriture et de lectures d'images, o une présentation de Voltaire et de son époque, o un aperçu du genre de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire littéraire.

  • Edition enrichie (Présentation, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Après une étape sur Saturne où il se fait un compagnon de voyage, philosophe comme lui, Micromégas, habitant de Sirius, vient visiter la terre des hommes, « notre petite fourmilière » : occasion de péripéties nombreuses et de dialogues variés. Puis, à la fin du livre, les deux personnages reprennent leur voyage, on ne sait vers quelle destination. Le lecteur ne les accompagne plus.
    Il demeure aux côtés des Terriens, ses semblables.
    Si l'étrangeté dont joue Voltaire dans ce conte qu'il publie en 1752 est d'abord celle des deux voyageurs, des autres mondes habités et du voyage interstellaire, c'est bien ensuite celle des Terriens qu'il met en scène : étrangeté physique, puis intellectuelle et philosophique. Le livre ainsi nous invite à changer de rôle, à philosopher nous aussi, non sur des créatures imaginaires, mais au contraire sur l'Homme. A l'évidence, Voltaire s'amuse. Son rire pourtant n'est pas gratuit : Micromégas est une histoire philosophique, une magniÞque leçon de « gai savoir ».

    Edition présentée et annotée par Jean Goulemot.

    1 autre édition :

  • L'ingénu

    Voltaire

    L'édition de référence de L'Ingénu pour réussir l'ORAL du bac de français 2021 : explication des textes essentiels au fil de l'oeuvre, les points de grammaire entièrement traités, les mots importants du texte et les exercices d'appropriation pour préparer l'entretien avec l'examinateur.

    Ce personnage a la figure d'un étranger et la naïveté de l'étonné. Venu du Canada, un pays différent de la France, qu'il découvre, mais où on parle la même langue, le Huron se présente ainsi : «je dis toujours naïvement ce que je pense, comme je fais tout ce que je veux». Il lui faudra perdre ses habitudes pour s'acclimater aux moeurs hexagonales : grâce à Gordon, ce «vieillard frais et serein» qui l'éduque, et à Melle Saint-Yves qui l'aime, notre héros deviendra un autre homme.

    Au fil du recueil :
    o 2 analyses de textes

    Le dossier est composé de 8 chapitres :
    1 - Histoire littéraire : Les Lumières
    2 - Voltaire et son temps
    3 - Présentation de L'Ingénu
    4 - Les mots importants de L'Ingénu (naïveté / naïf ; vertu) 5 - Préparation à la contraction de texte et à l'essai
    6 - La grammaire
    7 - Groupement de textes : Voltaire, esprit des Lumières
    Un homme de science féministe : Épître à Madame la marquise du Châtelet sur la philosophie de Newton
    Un défenseur du progrès de la civilisation : Le Mondain(extrait)
    Un homme d'action : l'avocat de Jean Calas et de la tolérance religieuse : Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas (extrait)
    8 - Exercices d'appropriation.

    5 Autres éditions :

  • Jeannot et Colin sont deux amis auvergnats. Les parents du premier font fortune et voici Jeannot promu « marquis de la Jeannotière ». Fort de ce titre, il méprise Colin et gagne la capitale pour y briller dans la bonne société. Là, bien des déboires l'attendent... Le Scythe Babouc, quant à lui, est chargé par le génie Ituriel d'une mission d'observation dans Persépolis, ville qui ressemble à s'y méprendre à... Paris ! Les habitants sont accusés de tous les maux. Comment Babouc jugera-t-il leur vanité, leur médisance et leur fourberie ? Dans ces deux contes philosophiques, Voltaire déploie toute son ironie pour dénoncer les travers de son époque.
    L'ÉDITION : découvrir, comprendre, explorer o découvrir Voltaire o microlectures o groupement de textes portraits de vaniteuses et de vaniteux o culture artistique - cahier photos : histoire des arts - Un livre, un film : Une époque formidable... de Gérard Jugnot o parcours internet / epi

  • Élevé par les Indiens du Canada et récemment arrivé en France, l'Ingénu s'efforce de comprendre une société qui ne cesse de l'étonner. 'Car, n'ayant rien appris dans son enfance, il n'avait point appris de préjugés. Son entendement, n'ayant point été courbé par l'erreur, était
    demeuré dans toute sa rectitude. Il voyait les choses comme elles sont, au lieu que les idées qu'on nous donne dans l'enfance nous les font voir toute notre vie comme elles ne sont point.' Adoptant le regard du héros, le lecteur est amené à remettre en question l'ordre social établi.
    Micromégas, quant à lui, voyage de planète en planète au cours d'un itinéraire à la fois scientifique et cocasse, où il perçoit toute la relativité des connaissances humaines.

    Deux contes où l'ironie voltairienne rejoint l'étonnement philosophique.

  • Jeune et riche, beau et intelligent, courtisé et considéré, savant et brave, Zadig incarnait à Babylone la plénitude du bonheur humain lorsque les caprices de la fortune mirent à l´épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la féroce jalousie du roi Moabdar, le voici bientôt réduit à l´état misérable de vagabond. Mais le malheur est-il vraiment sans remède pour qui possède au plus haut point, comme Zadig, «le talent de démêler la vérité que tous les hommes cherchent à obscurcir» ?
    On peut discerner dans Zadig la méditation d´un sage sur les jeux imprévisibles de la liberté et de la nécessité. On peut relire entre ses lignes Newton, Leibniz et Spinoza. On peut y découvrir également d´impertinentes allusions à la vie de Cour, une plaisante transposition romancée des mésaventures versaillaises de Voltaire et de ses déboires sentimentaux dans les années 1745-1747. On doit surtout se laisser ravir par le charme de cette pure fantaisie narrative où l´esprit de l´Arioste voisine avec celui des Mille et Une Nuits.
    La présente édition comporte également le texte de Memnon, dont l´histoire est étroitement liée à celle de Zadig, et Le monde comme il va.

    Edition d´Edouard Guitton. 

  • À la fin de sa vie, Voltaire rendu illustre depuis longtemps par ses grandes oeuvres théâtrales, poétiques, historiques, philosophiques, entretient un dialogue avec ses lecteurs de toute l'Europe. Il publie une multitude d'articles, qui circulent et sont ensuite réunis dans des volumes de Mélanges. Il y donne de façon incisive et souvent humoristique son opinion sur toutes sortes de sujets ; le lecteur pressé y retrouve l'essentiel de sa pensée et son inimitable tour d'esprit. Cette ironie n'empêche pas le vieux philosophe des Lumières de proposer par petites touches brillantes une sagesse tolérante faite de la recherche, malgré la folie et les horreurs du monde, d'un bonheur raisonnable.

  • Zadig est un modèle de vertu et d'intégrité, gonflé d'enthousiasme, avide de découvrir le monde. Mais la fortune, tour à tour favorable ou cruelle, s'amuse à perturber le voyage initiatique du jeune homme. De Babylone en Égypte, l'errance de Zadig le confronte à l'injustice et à la méchanceté des hommes. Dans ce conte philosophique, satire féroce des moeurs et des institutions françaises du siècle des Lumières, Voltaire déroule la destinée chaotique d'un apprenti philosophe à la recherche du bonheur.

  • Édition enrichie de Frédéric Deloffre comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. Formosante, princesse de Babylone, doit épouser le berger Amazan, bel inconnu originaire du pays des Gangarides, contrée utopique où règnent justice, paix et égalité. Elle part à sa recherche. Commence alors un tour du monde qui mènera les héros d'Inde en Égypte, en passant par la Chine, la Russie et toute l'Europe, pour s'achever à Babylone. En chemin, ils auront découvert les bienfaits et les méfaits des différents régimes politiques, constaté les ravages de l'Inquisition, mais aussi mis à l'épreuve leur fidélité. À travers eux, Voltaire juge, avec l'ironie et la verve satirique qui sont les siennes, les moeurs politiques de son temps. Ce conte oriental plein de fantaisie est aussi un conte philosophique dans lequel Voltaire poursuit son combat contre l'obscurantisme. Paru en 1768, La Princesse de Babylone est un plaidoyer en faveur des Lumières et un portrait de l'humanité considérée dans ses différences.

    1 autre édition :

  • OEdipe

    Voltaire

    Le mythe d'OEdipe est le plus célèbre que l'Antiquité nous ait légué. On ne compte plus les écrivains qui se sont emparés de la tragédie des Atrides pour en livrer leur version. Voici celle de Voltaire.
    S'il s'inspire des données du mythe, il s'en éloigne radicalement, par souci de vraisemblance dramatique. Chez lui, OEdipe est innocent. « Inceste et parricide, et pourtant vertueux » : tel est le cri final de celui qui n'aura cessé de lutter contre son destin, refusant de se plier au décret inique des dieux. En cela, le dramaturge, en plus de remettre en cause l'univers même de la tragédie, fourbit ses armes contre la superstition, l'intolérance religieuse et le fanatisme.
    Première pièce du jeune Voltaire qui signe pour la première fois de ce pseudonyme, OEdipe (1719) rencontre un succès triomphal. En pleine querelle des Anciens et des Modernes, son auteur, en qui l'on voit aussi bien le digne successeur du théâtre classique que son réformateur, est consacré du jour au lendemain comme le grand dramaturge de son temps.

    Cette édition reproduit les lettres rédigées par Voltaire après les premières représentations - où il justifie son traitement du sujet en regard des OEdipe de Sophocle et de Corneille -, ainsi que la préface qu'il ajoute à la deuxième édition de 1730.

  • Romans et contes

    Voltaire

    Zadig ou la Destinée - Le Monde comme il va - Memnon ou la Sagesse humaine - Lettre d'un Turc sur les fakirs et sur son ami Bababec - Micromégas - Songe de Platon - Les Deux Consolés - Histoire des voyages de Scarmentado - Candide ou l'Optimisme - Histoire d'un bon bramin - Le Blanc et le Noir - Jeannot et Colin - Pot-pourri - Petite Digression - Aventure indienne - L'Ingénu - L'Homme aux quarante écus - La Princesse de Babylone - Les Lettres d'Amabed - Le Taureau blanc - Le Crocheteur borgne - Éloge historique de la raison - Histoire de Jenni ou l'Athée et le Sage - Les oreilles du comte de Chesterfied et le chapelain Goudman - Aventure de la mémoire - Cosi-Sancta.

  • Débarqué sur les côtes bretonnes, le Huron intrigue. Cet Indien venu du Canada, ignorant des usages, dit ce qu'il pense, fait ce qu'il veut et déchaîne les passions sur son passage. Religieuses ou politiques, les bonnes moeurs et les croyances de la société française ne résisteront pas à l'examen de son regard innocent.
    Entre conte philosophique, apologue et roman d'apprentissage, Voltaire propose une audacieuse critique du pouvoir absolu, des hiérarchies sociales ou encore de la doctrine janséniste. Servi par une plume acérée, L'Ingénu est un chef-d'oeuvre des Lumières.
    L'Ingénu est suivi de L'Homme aux quarante écus.

    o Objet d'étude : Dénoncer les travers de la société
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
    o Prolongement : Du roman d'apprentissage à la comédie d'émancipation (corpus de textes et analyse de film).

    Classe de troisième.

  • Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... "
    Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication.
    Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et d'" Honneur ", du " Mariage ", de l'" Amour " et de l'" Onanisme ", du " Beau ", de l'" Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.

  • Voltaire est, dans tous les sens du terme, un homme de lettres. De cet immense corpus épistolaire - 15 000 lettres adressées à 1 800 correspondants -, 260 ont été retenues, dont plusieurs découvertes récemment. Cette correspondance, où l'auteur s'exerce en permanence à une écriture poétique, déborde d'imagination, de créativité, d'humour, de fantaisie, et constitue un véritable chef-d'oeuvre littéraire. Elle révèle un remarquable esprit de liberté : traitant sur tous les tons les sujets les plus divers et les plus inattendus, Voltaire se montre tour à tour polémiste, courtisan, homme d'affaires, mais aussi attentionné et émouvant - les menus détails du quotidien côtoyant les événements de la grande Histoire. Au centre d'un vaste réseau d'intellectuels européens, il apparaît comme l'un des meilleurs représentants de la République des Lettres qui définit le siècle des Lumières. Cette anthologie en témoigne : nulle part ailleurs que dans ses lettres, Voltaire n'a été si audacieux ni si créateur.

  • Rien n'approche, dans l'histoire du théâtre, le naufrage du répertoire voltairien après un siècle de gloire, qui l'égala à Corneille et Racine, et le fit jouer dans tout le monde occidental, d'Amérique en Russie. Dans notre mémoire, l'ironie a terrassé le pathétique, la prose le vers, sans pour autant sauver les comédies, où le rire se mêle d'ailleurs aux larmes. À elle seule, la curiosité devant des métamorphoses aussi inouïes devrait suffire à justifier ce choix de quatre pièces : deux tragédies, une comédie sentimentale en décasyllabes et un drame bourgeois en prose.
    Mais notre désir va plus loin : nous espérons contribuer à un retour de Voltaire dramaturge dans les lycées et les universités, et pourquoi pas sur les planches. Car en ne voulant retenir du siècle des Lumières que Marivaux et Beaumarchais, c'est un pan tout entier de notre culture et de notre patrimoine théâtral qui se trouve délaissé.

  • Jeannot et Colin

    Voltaire

    Jeannot et Colin sont inséparables. Pourtant, lorsque Jeannot apprend que son père a fait fortune et quil le somme de monter à Paris, il quitte son ami sans le moindre regret. La tristesse accable le bon Colin, resté au pays. Lamitié saura-t-elle vaincre les préjugés sociaux ?

    Voici onze contes mordants dans lesquels on croise des fakirs, une princesse amoureuse dun porteur borgne, un fils de prince aux prises avec sa conscience Entre Orient et Occident, Voltaire raconte avec malice les absurdités et les bonheurs du monde.

  • écrits satiriques

    Voltaire

    De tous les philosophes des Lumières, Voltaire fut celui qui eut les griffes les plus acérées, la dent la plus dure, le style le plus cinglant. Et pourtant, ses écrits satiriques n'avaient jamais été proposés dans un même volume. Pour ce faire, rien de mieux que de mêler les genres, de privilégier la diversité des formes et des morceaux choisis, de mettre en évidence ses rages tenaces.
    Dans l'oeuvre labyrinthique de cet éminent représentant de l'esprit français, chez qui les révulsions furieusement gaies le disputent à la verve argumentative, cette anthologie tire un fil d'Ariane et offre un raccourci. Par où l'on verra que l'ironie est une force quand elle sert à dénoncer les injustices et les impostures.

    Dossier :
    1. La satire dans l'Antiquité
    2. Travers immémoriaux vus par le Moyen Âge
    3. Renaissance de la satire
    4. Le rire d'Ancien Régime
    5. D'Eugène Sue à André Malraux.

  • L'Ingénu, Indien d'Amérique débarqué à Saint-Malo en 1689, découvre à ses dépens les usages du monde sous le règne de Louis XIV (L'Ingénu). Dans le palais du roi de Babylone où les prétendants défilent, la princesse s'éprend du berger Amazan, porté par des licornes et escorté d'un phénix : les deux amants s'engagent bientôt dans un périple à travers l'Orient fabuleux et l'Occident où sévit l'Inquisition (La Princesse de Babylone).
    Entre ces deux contes philosophiques rédigés à la même période, l'écart paraît considérable : si le premier se donne pour une « histoire véritable », dans le second, rien n'est crédible. Dans l'un comme dans l'autre pourtant, Voltaire, en conteur espiègle, poursuit son combat contre l'Infâme et les abus des puissants. Réunies dans un même volume, ces oeuvres si disparates témoignent de l'inventivité inépuisable du patriarche de Ferney

  • L'OEUVRE INTEGRALE ANNOTEE : Un Amérindien du Canada débarque à Saint-Malo en 1689. Regardé comme un « bon sauvage », les Bas-Bretons cherchent à le civiliser et le convertissent au catholicisme, tandis que le jeune Huron n'a qu'une pensée : épouser mademoiselle de Saint-Yves. Mais la religion interdit cette alliance avec celle qui est désormais sa marraine. De mésaventures en éclats naïfs, l'Ingénu - étymologiquement « l'homme libre » - est emprisonné à la Bastille.
    DOSSIER THEMATIQUE : L'ENGAGEMENT par Sylvie Servoise
    o Histoire de l'oeuvre, biographie de l'auteur o L'Ingénu, un « conte philosophique » o La religion en question o Nature et culture : le Huron est-il un
    « bon sauvage » ? o Engagement et récit(s) d'apprentissage(s) o L'oeuvre engagée, une oeuvre de circonstance ?
    PROLONGEMENTS INTERDISCIPLINAIRES : 
    o Histoire o Philosophie o Histoire des arts
    Vocabulaire, exercices, groupements de textes et lecture d'images autour de l'oeuvre

  • Édition de Jacques Van den Heuvel. Janvier 1762 : le corps d'Élisabeth Sirven est retrouvé dans un puits. Après une enquête à charge, les parents, protestants établis près de Castres, accusés de l'avoir tuée parce qu'elle s'était convertie au catholicisme, sont condamnés à être pendus. Convaincu de leur innocence et révolté contre une sentence 'si absurde', Voltaire s'empare de l'affaire. Puisque il n'y a qu''une famille entière réduite à la misère, cela ne vaut pas la peine qu'on en parle', ironise-t-il. Il en parlera pourtant avec obstination : pendant sept ans il refera le chemin qui l'a mené à la réhabilitation des Calas - autres protestants condamnés pour infanticide -, avec les mêmes étapes, et le même succès. Les Sirven sont acquittés en 1771. À l'occasion de l'affaire Sirven, Voltaire rédige un nouveau Traité sur la Tolérance : l'Avis au public sur les parricides (1766), qu'on retrouve ici accompagné de ses lettres aux avocats et parlementaires en charge du dossier. Il grave ainsi, pour toujours, ce fait divers dans sa lutte contre le fanatisme, la superstition et l'intolérance.

  • Il existe plusieurs recueils des pensées de Voltaire : ils sont tous posthumes et effectués par des éditeurs plus ou moins scrupuleux à partir de ses carnets. Ce qu'on ne sait pas, c'est que, de son vivant, Voltaire a lui-même compilé un manuscrit de Pensées, remarques et observations. Il a offert ce «  Voltaire par Voltaire » à son ami le marquis de Villevieille. Ce cadeau intime a connu une unique édition à très faible tirage au début du XIXe siècle. Oublié depuis, il se voit, pour la première fois depuis 1802, réédité dans les Cahiers rouges.
     
    Voici donc un petit bréviaire de la pensée de Voltaire, voire de la pensée des Lumières; en même temps, un recueil de bons mots et d'anecdotes du meilleur cru voltairien :
     
    Dieu n'est pas pour les plus gros bataillons, mais pour ceux qui tirent le mieux.
     
    Même lorsqu'il cite les bons mots des autres, c'est sa propre voix qui se fait entendre:
     
    Le cardinal Lecamus disait à la duchesse de Lesdiguières, qui vendait son lit: «  Quand les ouvriers vendent leurs outils, c'est qu'ils veulent quitter le métier.  »
     
    Un petit Voltaire en condensé, les boulets de canon de l'irrespect et de la liberté.
    Edition et préface de Nicholas Cronk, directeur de la Voltaire Foundation à Oxford. 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, variantes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Ces étonnants Mémoires révélés par une indiscrétion de Beaumarchais devinrent très vite une manière de « bestseller» clandestin. En écoutant leur éblouissant narrateur qui impose son rythme, dramatise, plaisante, virevolte, sourit de ses propres malices et de ses naïvetés passées, cingle ses victimes avec une exquise perfidie, les contemporains retrouvaient le père de Candide. Ils découvraient aussi un document personnel et historique.

      On ne trouve pas dans ces Mémoires toute la vie de Voltaire, mais les quelques décennies les plus « singulières » (1733-1760), marquées par ses relations orageuses et complexes avec le roi de Prusse Frédéric II. On n'a jamais évoqué avec plus de passion, de nuances et de justesse le Roi Philosophe et ses contradictions, la grandeur du héros et les défauts de l'homme, mais aussi sa séduction.

      Anecdotes vécues par l'auteur ou transmises par d'irrécusables témoins, épisodes de la diplomatie secrète, scènes ou répliques recueillies dans l'intimité des Grands composent un étonnant tableau d'histoire qui, par la grâce d'un mémorialiste d'exception, prend la saveur d'un conte.

      Présentation et notes de Jacqueline Hellegouarch.

    1 autre édition :

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