• Le repli national-populiste, qui se nourrit du ressentiment des « perdants de la mondialisation », bouleverse les systèmes politiques des démocraties occidentales. Alors que la crise de la « première mondialisation » (1870-1914) avait engendré la montée des totalitarismes et la « grande transformation » des années 1930, la crise de la mondialisation actuelle débouche sur une réaction identitaire qui met en péril le multilatéralisme, la démocratie libérale et le vivre-ensemble.

  • Le système instable, inégalitaire et insoutenable engendré par la mondialisation néolibérale a exacerbé l'insécurité économique et culturelle des classes moyennes et populaires. Le ressentiment des « perdants de la mondialisation » a débouché sur une « récession démocratique », illustrée par le déclin des partis traditionnels et la montée du national-populisme. La course à la compétitivité et aux profits sans limite accentue la concentration des richesses, les inégalités, les crises financières et les récessions mondiales. La combustion croissante d'énergies fossiles et la surexploitation des ressources naturelles ont provoqué des dégâts environnementaux irréversibles débouchant sur le changement climatique et la destruction de la biodiversité. Le choix ne se limite pas à préserver la société ouverte néolibérale ou à instaurer la société fermée prônée par le national-populisme, qui serait dans les deux cas inégalitaire et insoutenable. Des alternatives existent pour garantir une prospérité soutenable et partagée dans une société ouverte. Le défi consiste à opérer une transition écologique et sociale en vue d'instaurer un modèle de développement zéro carbone, respectueux des écosystèmes et équitablement réparti.

  • La montée en puissance des pays émergents contribue au décentrage du monde depuis l'entame du 21ème siècle. L'avènement d'un monde de plus en plus multipolaire marque la fin de plusieurs siècles d'hégémonie occidentale. La Chine, plus particulièrement, occupe un rôle central parmi les pays émergents, dont les politiques extérieures visent davantage à légitimer leur statut de puissances régionales qu'à promouvoir un multilatéralisme véritablement démocratique.
    Dans ce contexte d'évolution des rapports de force internationaux, l'impact sur la gouvernance économique mondiale est de plus en plus perceptible. L'architecture économique internationale semble de moins en moins adaptée aux enjeux mondiaux du 21ème siècle. Cet ouvrage analyse l'impact de la montée en puissance des pays émergents sur le système de gouvernance économique mondiale, en vue de définir comment adapter le système international au monde en décentrage.

  • A l'aube des années 1990, la fin de la guerre froide bouleversait les fondements des relations internationales.
    D'aucuns annonçaient la " fin de l'histoire " et le président Buste père consacrait l'émergence d'un " nouvel ordre mondial ", plus juste et plus humain. Quinze ans plus tard, il est devenu tristement banal de constater que ce monde est sans commune mesure avec le " nouveau désordre international " contemporain. le nouveau désordre international et les raisons d'en sortir se veut une approche critique et didactique de l'évolution des relations internationales d'après-guerre froide.
    Après avoir confronté les utopies de l'époque aux désordres actuels -financiers et commerciaux, terroristes et antiterroristes, sociaux et environnementaux-, il en identifie les symptômes ; analyse leurs contradictions et apporte des pistes de solutions pour en sortir.

  • Le lecteur trouvera dans ce texte une analyse critique et pédagogique du concept de développement. Après une mise en perspective historique, l'auteur analyse le contenu des nouveaux concepts du développement, leurs vices et leurs vertus, et tente de dégager les pistes pour que le droit au développement ne soit pas seulement reconnu, mais également appliqué.

  • La mondialisation favorise-t-elle ou, au contraire, est-elle défavorable au développement ?
    Selon la théorie néolibérale, la réponse est clairement positive. Selon la théorie de la dépendance, dominante dans les milieux tiers-mondistes, la réponse est franchement négative.
    La thèse de cet ouvrage renvoie ces deux théories dos à dos : contrairement à la théorie de la dépendance, la hiérarchie de l'économie mondiale n'est pas figée et les pays du Sud ne sont pas condamnés au sous-développement ; contrairement à la théorie néolibérale, les gagnants de la mondialisation sont les pays qui n'en ont appliqué que partiellement les règles et ont disposé d'une marge d'action suffisante pour opérer une intégration stratégique à l'économie mondiale.
    En cherchant à identifier qui, dans le monde en développement, sont les gagnants et les perdants de la mondialisation, cet ouvrage analyse les causes et les origines historiques des inégalités Nord-Sud, l'émergence du tiers-monde et des théories du développement, l'impact de la mondialisation sur les marges de manoeuvre politiques des pays en développement et les implications du décentrage progressif du « système-monde » vers un ordre mondial de plus en plus multipolaire, au fur et à mesure que le centre de gravité de l'économie politique mondiale bascule des pays occidentaux vers l'Asie orientale. Il aborde ainsi le développement en tant que question majeure d'Economie politique internationale.

  • Les débats autour de la mondialisation sont des plus enflammés.
    Certains défendent une globalisation néolibérale excluant les trois quarts de l'Humanité. D'autres prônent le repli sur soi. Le Bateau ivre de la mondialisation propose une alternative à ces deux optiques : celle d'une mondialisation multipolaire incluant l'ensemble des citoyens et des citoyennes du monde dans leur diversité. Elle se construit autour de l'analyse d'une mondialisation prise dans son sens le plus large, c'est-à-dire sous ses aspects historique, géopolitique, culturel, économique et financier.
    Elle tisse des liens entre des problématiques aussi diverses que les colonisations, la dette du Tiers Monde, la spéculation financière, les OGM ou encore les politiques du FMI, de la Banque mondiale et de l'OMC. Elle met en réseau de nombreuses mobilisations citoyennes. Enfin, elle rassemble des solutions globales et d'autres adaptées aux richesses naturelles et culturelles de chaque région du monde.

  • Le 6 avril 1994 débutait au Rwanda le génocide qui, en douze semaines et quasi à huis clos, entraîna la mort de près d'un million de personnes. La tragédie allait ensuite déborder sur le Zaïre voisin, jusqu'à provoquer deux guerres :
    La première, qui aboutit en mai 1997 à le chute du dictateur Mobutu, et la seconde, qui a ébranlé toute l'Afrique centrale pendant plus de quatre ans et a provoqué la mort d'au moins trois millions de personnes. Depuis lors, l'est du Congo a continué d'être régulièrement déstabilisé par des conflits engendrés par des groupes rebelles soutenus par les pays voisins. Aujourd'hui, vingt ans après le génocide, l'espoir, certes mêlé au scepticisme, semble enfin palpable dans la région.
    Malgré les conflits récurrents à l'est du Congo et un processus électoral contesté, la paix a été rétablie dans la majeure partie du pays et le redressement économique semble entamé. Le Rwanda se redresse et tente de faire oublier les pires heures du passé, tandis que le Burundi retrouve la voie de la paix. Mais le processus reste fragile car la misère, les rivalités régionales et la méfiance perdurent. Cet ouvrage propose une mise en perspective critique de la douloureuse histoire de l'Afrique centrale et une anatomie de la région vingt ans après le génocide. Il présente aussi la face la plus sombre de la globalisation, celle d'un continent oublié, champ de rivalités complexes qui se nourrissent de l'exploitation des richesses naturelles. Il se veut un outil pédagogique à destination des citoyens désireux de comprendre les enjeux complexes de l'Afrique centrale. Comprenant de nombreuses pistes alternatives ouvrant de nouvelles perspectives, il se veut une contribution résolument tournée vers l'avenir.

  • Créé il y a plus d'un demi-siècle pour réguler le système financier international, le FMI, fort du "levier géopolitique" de la dette extérieure, s'est appliqué à intégrer les économies en développement à un marché mondial en voie de libéralisation totale. Lorsque le régulateur public s'emploie à déréguler, la "main visible" de l'économie mondiale confie à la seule "main invisible" du marché le soin de garantir la prospérité. Pourtant, l'incapacité avérée du marché à s'autoréguler et à répartir les richesses sape tout espoir de stabilité économique et de développement à moyen ou à long terme. [...] Bien qu'urgente, la mise en place d'une nouvelle architecture institutionnelle et financière internationale s'oppose à de puissants blocages politiques, à commencer par le droit de veto des Etats-Unis, dont le dollar est au centre du "non-système" actuel.

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