Littérature traduite

  • Les intranquilles

    Azza Filali

    Mars 2011. Dans les mois qui suivent le départ du dictateur Ben Ali, les Tunisiens entrent dans une période de turbulences. La vie quotidienne reprend ses droits, mais dans la ville, avant les élections d'octobre qui porteront au pouvoir les islamistes, les êtres sont habités par une paix vide. Étrangement, c'est leur peau qui manifeste leur désarroi. Ainsi Jaafar s'inquiète de voir la tache de prière sur son front grandir démesurément ; quant à son épouse, Zeineb, elle ne sent plus les parfums sur son corps. Sonia, leur fille, rêve de se procurer un visa pour quitter le pays, mais voilà qu'elle s'éprend d'un inconnu, dont les doigts marquent sa peau d'une trace indélébile. Hechmi, islamiste militant, qui porte sur lui les stigmates de la torture des sbires de Ben Ali, se met même à douter de sa foi et de « la cause ».
    Quel destin pour ces personnages en attente ?

  • Adel a 18 ans. Les études l'ennuient, il quitte la maison, part sur les routes. Au hasard d'une nuit d'orage sur un bateau, la pluie le lave et le défait. De retour chez lui, il se met à manger du cru. Autour de cette anecdote gravitent trois personnages : le narrateur, écrivain en quête d'inspiration qui décide d'écrire les aventures d'Adel, le père du jeune garçon, qui sombre dans l'alcool et puis le professeur d'Histoire, quinquagénaire érudit et fantasque, tourmentée par une homosexualité interdite. Adel cherchait une pureté que rien dans sa vie ne lui donnait à voir. A leur tour, les trois hommes sont rattrapés par la même quête et se trouvent tenus d'y répondre, chacun à sa manière.
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