• La séduction, les rencontres, des petites annonces (Libé,.) à nos jours via les sites de rencontres : « U ne vie à séduire » propose une quarantaine de récits sensuels, tendres ou cruels sur la séduction, telle qu'elle se pratiquait il y a une trentaine d'années (première partie du livre) ou durant ces dix dernières années (deuxième partie du livre).
    L'auteur s'explique : « (.) Ce n'est ni un roman, ni des fantasmes. C'est un travail d'archiviste et de journaliste. J'y décris ce qui s'est réellement passé, méticuleusement. Avec les mots tels qu'ils ont été prononcés ou écrits. J'y compare ce qui se vivait il y a quelques années, quand il n'y avait ni internet, ni téléphone portable, et qu'on publiait dans la presse écrite des petites annonces pour se trouver un mec.
    Le facteur déposait dans votre boîte aux lettres les premières réponses, deux ou trois semaines plus tard. Cela prenait parfois trois mois d'échange avant de fixer un rendez-vous avec le prétendant.
    On se téléphonait à la maison. On s'envoyait par la poste des cassettes où on enregistrait une programmation musicale pour tenter de séduire son partenaire. On s'écrivait à la main, avec nombre d'approximations et ratures, des lettres de plusieurs pages, seul attablé dans un café, en rêvant et en impatience ».
    La seconde partie du livre propose des récits actuels qui détaillent les rencontres vécues par l'auteur grâce à des échanges de mots sur les réseaux sociaux et sur les sites de rencontres, par l'envoi de sms, etc.

  • La télévision, vous la regardez, mais cela vous regarde. Face à la surenchère croissante des intérêts commerciaux dans l'évolution des chaînes, le contrepoids le plus fiable reste la pression des usagers du petit écran. Sans cette pression, il n'y aurait ni journal des enfants à la RTBF (les Niouzz), ni tarification des 0900 sur RTL TVi, ni diffusion d'un avis de prévention avant les films X sur Canal+, ni mention dans Ça va se savoir, sur AB3, que les "témoins" sont en réalité des comédiens. Cas d'école et tactiques à l'appui, Bernard Hennebert indique concrètement comment et avec quelle marge de manoeuvre le téléspectateur peut interpeller les chaînes, les télédistributeurs, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel ou encore les autorités politiques compétentes.

  • Ce qui différencie la RTBF d'une chaîne privée, c'est le fait que ses auditeurs et téléspectateurs peuvent en influencer l'évolution, et pas uniquement en gonflant son audimat ! Tous les cinq ans, lorsque son contrat de gestion est renégocié, les citoyens peuvent convaincre les responsables politiques d'y inclure telle ou telle proposition.
    Au cours des négociations précédentes, l'auteur du livre a ainsi conquis plusieurs avancées démocratiques : la RTBF répond aux plaintes de ses usagers " de manière circonstanciée ", la mise à l'antenne de trois émissions (Les Niouzz, Qu'en Dites-vous oe, Ça bouge), etc.
    Pour les obligations de 2007-2012, les usagers et le secteur associatif doivent s'exprimer dès maintenant afin que la RTBF redevienne un vrai service public. En effet, puisque sa dotation lui est assurée une fois pour toute, sa direction oriente l'essentiel de ses efforts vers la conquête de nouveaux apports publicitaires en favorisant des programmes destinés à des " cibles " prisées par les annonceurs.
    " La RTBF est aussi la nôtre " propose un diagnostic et inventorie les mesures à prendre pour rendre le média public plus citoyen.

empty