• Combat d'un éléphant happé par un anaconda alors qu'il se baignait dans le fleuve. Vers la dixième heure de cette lutte de titans, l'éléphant qui avait laissé à chaque immersion sa trompe dressée hors de l'eau, traîna enfin le serpent de 15 mètres sur la berge pour le piétiner de fureur... Telle est l'Afrique que raconte Jean Michonet, fils d'un normand et d'une métisse née du peuple Myéné ; une Afrique fabuleuse des forêts et des rivières, des clairs-obscurs et des lianes déchirées par des galops d'apocalypse...

    Ajouter au panier
    En stock
  • Christian Dedet a traversé la Guyane en pirogue sur 1 500 kilomètres. Descendre le Maroni, l'un des grands cours d'eau de l'Amérique du Sud, c'est l'occasion pour l'auteur de La Mémoire du fleuve de dresser un portrait vivant de la Guyane, entre nostalgies passéistes et agitations actuelles. De ressusciter aussi les grandes figures qui ont marqué l'histoire de ce département français. Ses carnets racontent les réveils sous le carbet indien, les séjours en villages wayanas et chez les peuples bosch et boni, les marches dans « l'enfer vert », le franchissement des rapides et les heures de navigation durant lesquelles l'auteur s'interroge sur l'avenir des Amérindiens... Survivance ou assimilation ?
    Comment sauver de l'inexorable cette part si vulnérable de la beauté du monde ?

  • Dans le sillage de la mémoire du fleuve, l'autre grand " roman vrai " de christian dedet : l'aventure de pierre bougrat, condamné (sans preuves) pour un meurtre commis à marseille en 1927, bagnard à cayenne, évadé à l'issue d'une " cavale " qui fit grand bruit (il fut en la matière le seul rival que se reconnaissait le célèbre papillon).
    Un classique de l'aventure vécue.

  • Royaume d'abomey (au)

    Christian Dedet

    Après la fin de la dictature kérékou, au début des années quatre-vingt-dix, christian dedet s'est rendu à plusieurs reprises au bénin.
    Il y a assisté à la reviviscence de l'animisme africain et à la résurrection des grandes fêtes vaudou.
    Journal intime, récit de voyage, document ethnographique, son livre est la relation de ces séjours, telle l'errance éblouie d'un écrivain convaincu que les africains sont "la dernière poésie du monde". christian dedet est un homme de terrain, un médecin sensible à la misère dont il est témoin, un observateur perspicace des gens et des mentalités.
    Au royaume d'abomey nous initie à une compréhension profonde du continent africain, à partir de l'exemple du bénin, l'ancien dahomey, ce petit pays si fascinant. dans la lignée des voyages et des ouvrages de michel leyris et marcel griaule, au royaume d'abomey est un texte captivant, nourri de réflexion et d'expérience.

  • Au terme de sa carrière, l'auteur fait le bilan de ses trente-trois années d'exercice en tant que médecin thermal. Mais au-delà de ses souvenirs et expériences personnels, il nous fait revivre l'histoire des villes thermales. De la fréquentation mondaine du XIXème siècle qui a contribué à leur essor à la démocratisation et transformations du XXème : une plongée romancée au coeur des cures et des curistes.

  • Nous etions trop heureux - journal (1967-1970) Nouv.

    Ce troisième volume du Journal intime et littéraire de Christian Dedet fait suite à un premier tome, Sacrée Jeunesse (1958-1962), puis au tome 2, L'Abondance et le rêve (1962-1966). Nous étions trop heureux (1967-1970) commence par la recherche du grand amour avec Paule dans une sublime Sicile d'hiver. De mai 68 au départ du général De Gaulle, on suit les événements, les idées, les instantanés d'un jeune médecin et d'un auteur en devenir. Ce journal intime, tenu, au départ, selon les principes stendhaliens de sincérité et de naturel, de chasse au bonheur, s'est enrichi de la variété des strates sociales traversées par Christian Dedet, de sa vocation de médecin thermaliste (à Châtel-Guyon six mois de l'année), de ses amitiés littéraires (Delteil, Montherlant, Jouhandeau, Vialatte), de ses activités journalistiques (Combat, Arts, Le Figaro littéraire, Le Quotidien de Paris, Esprit), de ses passions de lecteur, mais aussi du spectacle du monde. En cela, ces pages montrent comment on se construit peu à peu. Comment, après des débuts prometteurs, un jeune écrivain doit mûrir en dominant ses incertitudes, hésitations, enthousiasme ou accablement. La mémoire d'un voyageur du temps où peut-être des lecteurs futurs retrouveront leurs émerveillements et leurs doutes.

  • Libéré du service militaire, jeune médecin, déjà fou de littérature, Christian Dedet nous plonge au tournant de ces « Trente glorieuses » qui allaient compenser la perte d'un Empire par le plein-emploi, de nouvelles espérances et beaucoup de folies.
    Déchiré entre deux vocations, le voici à ses premiers succès aux éditions du Seuil, collaborant à l'hebdomadaire Arts, reçu par de grands anciens: Louis Ferdinand Céline, Henry de Montherlant, Marcel Jouhandeau, en complicité avec plusieurs aînés « hussards» : Michel Déon, Antoine Blondin et, pour les amitiés de son âge: Jean-René Huguenin,Jean-Edern Hallier, Dominique de Roux.
    Oyant à cette médecine, qui ne tarde pas à lui apparaître comme la perche de l'équilibriste, ce sera l'exercice thermal, tous les étés, dans la station de Châtel-Guyon. Une plongée dans la France profonde. Une.. . dramaturgie et des décors dignes de Fellini. A quoi vont s'ajouter la recherche vagabonde du grand amour et une extraordinaire galerie de jeunes femmes saisies entre érotisme et tendresses qui ne se découragent pas.Jusqu'à se découvrir enfin plus proie que chasseur?

  • Absorbé - précaution supplémentaire - une ampoule de cyanure. Libre de toute éternité, le stoïcien romain venait de choisir la " sortie raisonnable ". Le courage et la dignité de cette fin - qui n'allait pas sans similitude avec le " seppuku " du Japonais Mishima - furent unanimement salués.
    Pourtant, l'oeuvre immense de l'écrivain allait connaître une désaffection grandissante. Moins le purgatoire inévitable qui suit la disparition d'un géant des lettres que la défiance de nouveaux publics plus portés à la suspicion qu'à admettre les libertés et l'authenticité d'une vie. Il est vrai que Montherlant, de son vivant, ne se priva guère de cultiver l'équivoque et la provocation. Rappelons-nous ces formules frappées comme des médailles : " Je vous reproche de ne pas respirer à la hauteur où je respire ", dit le vieux roi Ferrante à son fils, dans La Reine morte.
    Formules peu solubles, on en conviendra, dans le cocktail de compassionnel et de pensée unique qui caractérise notre époque. Au point de faire oublier - syncrétisme et alternance - chez ce pessimiste altier, son " extase de la vie ", sa proximité si délicate des humbles, sa solidarité maintes fois exprimée avec les peuples humiliés. Le visionnaire du Treizième César était-il coupable d'avoir annoncé la venue de temps infâmes et l'ère du Veau d'Or ?

  • Qui se souvient aujourd'hui de Louis Emile Bertin, ingénieur du Génie maritime ? C'est pourtant lui qui est à l'origine de la puissance moderne du Japon.
    En 1885, à l'âge de quarante-cinq ans, ce grand novateur des techniques et des conceptions du navire se voit chargé de créer de toutes pièces la marine du Mikado. En compagnie de sa femme et de ses trois enfants - Anna, Charles et Henri - il séjournera cinq années à Tokyo. Fabuleuse réussite que celle de cette famille française précipitée par toutes les affinités du coeur et de l'esprit dans l'intimité de la famille impériale, des princes du sang et de l'empereur d'essence divine Mutsu Hito.
    La jeune Anna, dans son journal, se fera le chroniqueur de ce dépaysement total. Intrigues diplomatiques, frivolités des dames de la cour saisies par la folie de la mode, effort acharné de l'ingénieur Bertin pour faire triompher son oeuvre : rien ne manque au tableau d'un Japon saisi entre l'armure moyenâgeuse et le port du haut-de-forme. Emile Bertin quitte l'archipel avec sa famille en 1890. Cinq ans plus tard, ses croiseurs-cuirassés font merveille dans la guerre contre la Chine.
    En 1905, devant l'île de Tsushima, la flotte de l'amiral Togo remporte sur l'armada du Tsar la plus grande victoire navale de tous les temps.

  • Voilà plus de quarante ans que Christian Dedet tient un journal littéraire certes, mais aussi journal philosophique et politique, livre de raison, carnet intime. Ce premier tome évoque les débuts littéraires à Montpellier autour de la revue La Licorne - avec Jean Joubert, Frédéric Jacques Temple, Henk Breuker - et, bien entendu de Joseph Delteil, curiosité juvénile que Christian Dedet conjugue avec ses études de médecine, sa passion pour la tauromachie et ses amours vagabondes. C'est aussi les premiers romans publiés au Seuil les erran-ces dans l'Espagne des ferias, son expérience de médecin, ses allées et retours incessants entre Paris et la province. C'est enfin un portrait amusé et pittoresque du Paris littéraire des années soixante, les rencontres avec des écrivains et éditeurs : Luc Etang, Guy Le Clec'h, Montherlant, Paul Flamant, Michel Déon, Jean-René Huguenin, Jean Cayrol, Dominique de Roux, Céline... En ces années sur lesquelles la guerre d'Algérie jette son ombre naissent les écoles littéraires et des revues, comme Tel Quel avec Jean-Edern Hallier et Philippe Sollers.
    Entre consultations médicales et cocktails mondains, comités de lecture et salles de rédaction (il collabore à Arts, Carrefour), soirées théâtrales et virées dans les caveaux de jazz, Christian Dedet évoque, avec humour et dans une langue à la fois tendre, acérée et savoureuse, un monde loin-tain et proche, où la folie d'écrire le disputait à la rage de vivre.

empty