• Des grives aux loups t.1

    Claude Michelet

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    • 30 Janvier 2007

    saint-libéral est un petit bourg de corrèze, tout proche de la dordogne, pays d'élevage et de polyculture.
    avec dix hectares et dix vaches, on y est un homme respecté comme jean-edouard vialhe, qui règne en maître sur son domaine et sa famille : sa femme et leurs trois enfants, pierre-edouard, louise et berthe. dans cette france qui n'avait guère bougé au xixe siècle, voici que, avec le siècle nouveau, des idées et des techniques " révolutionnaires " lentement apparaissent et s'imposent. et le vieux monde craque...

  • Claude Michelet raconte son enfance à Brive, entre sa mère, son père et ses trois soeurs et trois frères. « Une famille provinciale, bourgeoise et bien-pensante » : rien de plus banal avant 1940. Mais voici la défaite et pour Edmond Michelet la Résistance, l'arrestation, la déportation. Grands événements auxquels l'enfant ne comprend pas grand-chose. Son père revient et est nommé ministre des Armées. Toute la famille quitte Brive pour se retrouver à Paris, une nouvelle vie commence. Mais les écoles parisiennes ne lui font pas oublier les bois de la Corrèze ; en vérité il étouffe à Paris : à quatorze ans il décide qu'il sera agriculteur.
    On connaît la suite et comment le petit dernier de la famille est devenu écrivain et célèbre.

  • 1974... Saint-Libéral ne compte plus que trois cent quatre habitants. Pierre-Édouard - le doyen - se désole. La population vieillit, le village se meurt. Jacques Vialhe s'échine sur l'exploitation familiale. Dominique, son fils, ingénieur agronome en Afrique, ne parle pas de prendre la relève. La petite Jo est partie faire le tour du monde au bras d'un photographe... Seul Jean, le fils de Guy, rêve de devenir éleveur et de travailler la terre de ses ancêtres...

    Qu'adviendra-t-il de Saint-Libéral lorsque Pierre-Édouard et Mathilde auront fermé les yeux, et que Jacques, épuisé, aura rendu les armes ? Les jeunes Vialhe imiteront-ils les engoulevents - oiseaux migrateurs - et reviendront-ils vivre sur les terres où ils sont nés ?

    Suite et fin d'une fresque somptueuse qui a bouleversé la France entière.

  • Un village fantôme...
    Voilà ce qu'est devenu saint-libéral. la fermeture de l'auberge, dernier souffle de vie du petit bourg corrézien, vient de lui porter le coup de grâce.
    Pourtant, les vialhe sont toujours là. mathilde, l'aïeule de 87 ans, qui veille sur les êtres qui lui sont chers, ou encore son fils jacques, qui continue à entretenir les terres de la famille malgré un coeur défaillant.
    La mort dans l'âme, il sait qu'il faudra bientôt penser à la retraite.
    Mais qui va assurer la relève ? les jeunes générations de la famille connaissent trop bien l'ingratitude et la dureté du métier d'agriculteur pour imaginer une seconde y consacrer leur vie.
    La terre des vialhe est-elle aussi condamnée à disparaître à jamais ?
    Avec ce quatrième volet, claude michelet met un point final, plein de colère et d'émotions mais aussi de tendresse et d'espoir, à l'aventure des vialhe.

  • En attendant minuit

    Claude Michelet

    Tel un tocsin, vingt-deux heures sonnent au clocher de Costes-Blanc, village perdu de Corrèze, en ce mercredi de décembre 1916. À la ferme des Combettes, Marthe sait qu'il est inutile d'aller se coucher, que le sommeil ne la gagnera pas avant longtemps. Il se fera attendre, comme chaque soir depuis plus de deux ans, depuis que Jean Laval, son mari, est parti sur le front avec son régiment de Brive. Au même instant, grelottant de froid et de peur, au bout d'une tranchée boueuse, Jean surveille les lignes ennemies, à moins de trente mètres. La moindre inattention, la moindre somnolence seraient fatales.
    Tenir, jusqu'au prochain sifflement d'obus, dans la nuit striée de fusées éclairantes. Minute par minute, séparés par un abîme, cet homme et cette femme vivent une attente insupportable, victime d'une situation qui les dépasse, dans l'espoir que la tragédie les épargne.

  • La grande muraille

    Claude Michelet

    C'est un champ de pierres, légué à Firmin par son oncle, pour lui « apprendre à vivre ». Jamais personne n'a pu cultiver ce coin de causse du Quercy, où quelques chênes rabougris et des genévriers végètent entre les cailloux. Cependant le jeune homme décide de relever le défi : sous les pierres, il y a forcément de la terre, et Firmin commence à dépierrer... Ce travail insensé - dans le village, on le tient pour fou - occupera toute sa vie. Car, après avoir fait resurgir la terre, planté de la vigne et un verger, Firmin, revenu de la Grande Guerre, entreprendra d'utiliser les pierres de son champ à la construction d'une grande muraille qui ceindra son domaine.
    Un homme et des pierres. C'est la plus simple histoire du monde. C'est aussi l'une des plus belles.

  • L'agriculture, pour Claude Michelet, c'est un choix. Tout jeune, il s'est attaché à ce petit domaine proche de Brive où sa famille passe les vacances : la terre de Marcillac. À douze ans, il décide qu'il sera paysan. Son père, Edmond Michelet, parlementaire établi à Paris, ne s'oppose pas ce qui semble être une vocation. Après des études spécialisées en agriculture, le jeune Claude s'installe enfin : dix-neuf hectares cinquante de terres en friche, cinq vaches et une génisse, c'est toute sa richesse. C'est sous l'oeil d'abord amusé, puis admiratif des « vrais » paysans qu'il modernise année après année la ferme qu'il exploite encore aujourd'hui.
    Il raconte ici ses années de labeur, ses échecs et ses réussites, et analyse avec lucidité le monde rural en proie aux plus grandes difficultés. Écrit il y a quarante ans, cet ouvrage résonne toujours douloureusement d'une effrayante actualité.

  • Le soleil se couche sur la paysannerie d'autrefois... C'est l'heure de la veillée. Au coin du feu, le dernier des Vialhe entrouvre sa mémoire - la vraie, celle de la terre -, celle que l'on transmet de père en fils, depuis le premier chasseur-cueilleur de la première tribu. Une chaîne millénaire de nuits de gel, de jours sans pain, qui dit la guerre, la paix, la faim, la main qui sème, l'outil qui sarcle... Le progrès et l'exode, le labeur de chaque matin et le miracle, sans cesse renouvelé, de la nature domestiquée...

  • Des Grives aux loups est le premier volet de la grande suite romanesque de Claude Michelet, qui s'étend sur cinq générations de la famille Vialhe et met également en scène les notables du village.
    Dans leur ferme du village de Saint-Libéral en Corrèze, les Vialhe vivent et travaillent dans le respect de la tradition. Mais dès le début du XXe siècle, des idées nouvelles viennent fissurer le vieux monde.
    La Grande Guerre achève sa désintégration. Et déjà, les enfants du patriarche secouent le joug familial et s'envolent...

  • Onze nouvelles ayant pour thème l'enfance, le temps qui passe, la nature, la Corrèze, la compassion, l'attente, la mort...

    On retrouve dans ce receuil des petits garçons qui, comme l'auteur enfant, se prennent d'une amitié profonde pour des animaux ou des paysages, des couples amoureux du passé, des objets témoins de ce passé que Michelet aime tant lui aussi. Entre colère et tendresse, l'auteur crée de petites histoires où l'on retrouve ce qui est toujours au coeur de l'écriture de Claude Michelet : l'amour de la famille, de la terre, des origines et des hommes courageux et faibles à la fois.

  • " des grives aux loups ", le premier tome du grand roman de claude michelet, qui se poursuit dans le volume que voici, a connu un retentissement profond et durable dans le public français.
    Il est la juste récompense d'une oeuvre qui parle au coeur, où tout - personnages et situations - est vrai et où la france entière, celle des villes comme celle des champs, se reconnaît et retrouve ses sources vives... nous avons laissé la famille vialhe et le village de saint-libéral au lendemain de la grande guerre ; dans le bourg qui se réveille, la nouvelle génération affronte un monde nouveau...

  • Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l'amour presque charnel pour les quelques hectares qu'elle cultive...
    Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l'uranium, d'autres, investir bientôt dans de futures habitations... En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
    Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d'or.
    Il est seul contre tous pour que sa terre demeure...

  • Les Palombes ne passeront plus est le second volet de la grande suite romanesque de Claude Michelet, Des Grives aux loups, qui s'étend sur cinq générations de la famille Vialhe et met également en scène les notables du village.
    Pour la nouvelle génération, les temps sont durs : la guerre, la crise de 1930, l'exode rural ont réduit de moitié la population du village. La Seconde Guerre mondiale l'affaiblit encore.
    Mais ceux qui demeurent se battent pour sa survie. Et tant qu'il y aura des Vialhe à Saint-Libéral, la petite communauté venue du fond des âges ne périra pas.

  • Dès qu'ils ont eu vent de l'ouverture du plus grand chantier de la fin du siècle, le " creusement " du canal de panama, les " français du chili " se sont lancés dans l'aventure.
    Martial et romain en tête.
    Ils voulaient être là, avec les centaines d'ingénieurs et les milliers d'ouvriers, pour mater la jungle, domestiquer un fleuve réputé indomptable, faire reculer les marécages, aplanir la montagne, réunir les océans ! etre là, malgré le climat malsain, les fièvres, les colonies de mygales et de serpents...
    1887... ils sont là depuis six ans. mais resteront-ils encore longtemps alors que le projet s'enlise et que tout semble leur dire une nouvelle fois que la vie est ailleurs...
    Suite et fin d'une fresque épique que l'on n'oubliera pas.

  • Après le succès de Quelque part dans le monde (Prix du roman populaire 2007),
    Claude Michelet nous offre la suite des aventures de Sylvestre Neyrat et Terry Finnegan.

    La lettre en provenance de Paris, dont Terry Finnegan vient de prendre connaissance dans son bureau de Boston, est porteuse de mauvaises nouvelles. Le Nieuport de son amant, pilote dans l'escadrille des Cigognes, a été abattu au cours d'un combat aérien. Il serait toutefois toujours vivant. La jeune femme s'embarque immédiatement pour la France malgré le danger. Quand elle parvient enfin à localiser Sylvestre, il est en Allemagne et très gravement blessé. Grâce à un accord de coopération entre les deux pays et un peu d'ingéniosité, il se fait rapatrier en France. Les deux amants connaissent d'intenses mais brèves retrouvailles. Sylvestre reprend rapidement du service, mais loin du front. Terry, quant à elle, effectue des reportages de guerre afin de témoigner auprès de ses compatriotes. Mais elle doit rentrer au plus vite à Boston pour reprendre en main son groupe de presse. Ils se rejoignent pour quelque temps aux États-Unis afin de préparer l'entrée en guerre du pays, et c'est ensemble qu'ils rentrent en France où Terry couvre le conflit pour la presse américaine. De Boston à Paris, de New York à Berlin en passant par Lisbonne, les deux amants se retrouvent égarés dans une course éperdue, emportés dans un tumultueux tourbillon, ballottés au gré du grand vent de l'Histoire.

    Quand ce jour viendra, étourdissant chassé-croisé entre deux êtres d'exception, s'impose à la fois comme un roman d'aventures au souffle épique et comme un grand roman d'amour. Construit sur les quêtes parallèles des deux héros, qui ne cessent de se croiser et de s'éloigner l'un de l'autre pour mieux se retrouver, le récit est mené tambour battant. Claude Michelet entraîne son lecteur à suivre Sylvestre et Terry dans leur périple à travers une Europe en flammes jusqu au coeur du brasier.

  • Depuis Des grives aux loupsà L'appel des engoulevents, les Vialhe, paysans corréziens, sont entrés dans le paysage sentimental de la France rurale. Pendant des siècles, du néolithique à l'agronomie triomphante des années 50, ces hommes et ces femmes, par leur labeur, leur intelligence et leur fidélité au sol natal, ont construit et maintenu un espace à leur mesure. Ils ont fait de leur territoire, et au-delà de leur pays, le plus beau jardin nourricier du monde.
    En cette fin de XXe siècle qui voit la mort programmée de la paysannerie, cette saga millénaire est celle d'un peuple et d'une civilisation.

  • La guigne, la poisse, la déveine, la scoumoune... la malchance quoi ! Elle colle à la peau d'Aristide Klobe, en plus d'un patronyme à coucher dehors, comme une sangsue tenace, entêtée à ruiner sa vie. Chahuté, maltraité, exploité, manipulé, Aristide prépare sa vengeance... et en subit les conséquences. Principe de l'arroseur arrosé... Et si, pour une fois, il veut avoir une chance de s'en sortir, il lui faut un avocat, enfin une avocate : charmante, dévouée et... bègue ! Bon courage Aristide Clope... Kleub... heu... Klobe. Désolé.

  • Ils sont treize : l'abbé Théodéric et douze de ses frères bénédictins de l'abbaye de Solignac, en Limousin.
    Ils ont pour mission de faire revivre un monastère englouti par les terres hostiles - toutes de marécages, de forêts et de landes - de cette région que l'on appelle aujourd'hui la Brenne, proche de la Sologne. En ce temps-là, le milieu du XIe siècle, quand les héritiers de Charlemagne se disputaient l'Empire disloqué, c'était un pays où survivre était un exploit.
    Ils arrivent avec, pour seules armes, une faucille et leur foi.
    Ils découvrent une population mine par les fièvres et les écrouelles, ravagée par les famines et encore toute proche du paganisme. Tout est à faire, sur le plan matériel comme sur le plan spirituel.
    Ils se jettent dans l'aventure, véritable reconquête. Avec les manants, ils défrichent, assèchent les marais, créent des étangs. Ils combattent le sorcier. Ils élèvent une abbatiale. Ils font de Saint-Romain un lieu de pèlerinage.
    Ainsi, et chaque calamité ranimant leur courage, ils rendent vie à ce territoire et à ce peuple déshérités.
    Cela leur demandera trente ans. Ils pensent avoir accompli leur mission quand une bande de Vikings fond sur Saint-Romain : massacres, incendies, désolation. Mais peut-on abandonner les hommes et l'oeuvre de Dieu ?

  • Il fut un temps où la vie suivait le rythme des saisons.
    Les semailles et les récoltes marquaient le cycle des travaux des champs; les fêtes de village réparties à dates bien définies, les naissances, les mariages et les décès scandaient la vie des hommes et des femmes. Chaque jour avait son lot de tâches, depuis la traite matinale des vaches jusqu'au repas du soir, et les heures de loisir se comptaient sur les doigts d'une main.
    Mais ce temps des campagnes ménageait pourtant de joyeux moments passés autour d'une table de fin de vendanges ou de moissons, sur un marché ou clans un café, en belle convivialité.

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