• À l'heure où la «crise migratoire», parfois qualifiée de «crise de l'asile», n'en finit pas de diviser les États et les sociétés en Europe, cet ouvrage entend redonner une profondeur historique à une question d'actualité. Il interroge les multiples dénominations et représentations relatives aux «migrants» partis sous la contrainte, en allant de l'«exilé», du «proscrit», au «demandeur d'asile» et au «réfugié». On y entend résonner les discours prononcés par des proscrits qui ont marqué leur temps, les échos des oeuvres littéraires que les exilés nous ont laissées en héritage, depuis Les Châtiments de Victor Hugo jusqu'à Persépolis de Marjane Satrapi, mais on distingue aussi le murmure anonyme des «sans-État», souvent dénigrés et rejetés. Le livre donne enfin la part belle aux oubliés de la migration - femmes, enfants et vieillards -, pourtant largement impliqués dans cette histoire en mouvement.Grâce à un parcours chronologique qui commence avec les insurrections et révolutions de la fin du XVIII? siècle et s'achève avec le temps présent de la migration contrainte, ce récit transnational de l'histoire des réfugiés donne vie et corps aux exilés d'hier et d'aujourd'hui:il restitue leur expérience collective mais aussi la singularité de leurs parcours européens.

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  • Comment la France assume-t-elle sa vocation de Terre d'asile héritée de la Révolution française? Pour comprendre les débats actuels sur le sujet, il faut en effet remonter de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il convient d'aborder cette période fondatrice à travers deux problématiques principales : l'étude des dispositifs d'accueil du point de vue juridique et législatif ; l'étude des formes d'engagement pratiquées dans le pays d'asile.

  • En revisitant l'histoire d'Européens contraints au mouvement, ce livre enquête sur le phénomène de l'exil dans un continent marqué dès le XIXe siècle par d'intenses circulations de proscrits. Sans vouloir comparer terme à terme le passé et le présent, cet ouvrage éclaire d'autres crises de l'asile liées aux exilés et réfugiés que l'Europe a connues après la fin des guerres napoléoniennes et jusqu'à la fin du XIXe siècle.
    Qui furent ces hommes, mais aussi, dans leur sillage, ces femmes et ces enfants contraints de quitter leur patrie ? Comment l'exil, de phénomène élitiste qu'il était, est devenu une expérience socialement moins sélective au fil du siècle ? Quelles ont été les réactions alors apportées par les Etats et la société civile à l'accueil des réfugiés ? Telles sont les questions auxquelles ce livre veut répondre, en éclairant la façon dont les exilés du siècle des révolutions ont inventé et pratiqué des formes d'engagement alternatif qui permettent aussi d'éclairer notre présent.

  • Citoyenneté, république, démocratie : autant de termes consa- crés comme des repères fondateurs de l'histoire politique contemporaine française. Malgré leur usage courant, leur signification n'en demeure pas moins complexe et évolutive, ce qui appelle à se défier des fausses évidences.

    Entre 1789 et 1914, un même vocable peut recouvrir des conceptions et des projets bien différents. La citoyenneté, la république et la démocratie ne sont pas des concepts désincarnés, ni des réalités politiques qui auraient fini inexorablement par s'imposer, mais des constructions socioculturelles, en perpétuel débat, qui ont été investies des craintes et des espérances propres à chaque époque.

    Historiciser ces trois termes revient alors à souligner les incertitudes voire les oppositions qui ont traversé une société française en pleine mutation entre le début de la Révolution et celui de la Première Guerre mondiale.

    Cet ouvrage offre matière à réflexion à tout lecteur intéressé par les racines du régime républicain actuel : l'éclairage historique souligne la diversité des possibles et le poids des engagements citoyens au cours d'une période où la participation du plus grand nombre aux affaires publiques est devenue un enjeu majeur.

  • Avant l'ère des médias de masse, le XIXe siècle a connu une première révolution médiatique à l'échelle mondiale. Ce numéro explore les modalités de cette révolution qui a simultanément mondialisé l'information et affirmé certaines cultures nationales. En croisant les regards sur l'Europe, l'Afrique du Nord, les Amériques et l'Océanie, les articles mettent en évidence les phénomènes de circulations qui ont caractérisé la mondialisation de l'information, tout en métamorphosant la notion d'opinion publique et sa réalité transnationale.

  • Ce dossier invite à penser ensemble les différentes mesures d'éloignement et d'expulsion prises à l'encontre des étrangers au xix e siècle sur le continent européen, dans certains espaces coloniaux, mais également en Amérique latine. Les neuf contributions de ce numéro abordent ainsi les politiques et les pratiques de l'éloignement des étrangers dans toute leur pluralité et leur complexité, montrant combien l'histoire de l'accueil et de l'intégration des étrangers est aussi une histoire de rejets profondément enracinés dans les processus de construction des États-nations et des territoires coloniaux au xix e siècle. Une attention particulière est également portée aux étrangers visés par les procédures d'éloignement à travers les formes de mobilisations individuelles et collectives pour dénoncer et contester ces décisions prises à leur encontre.

  • La notion d'engagement permet-elle de dépasser l'opposition traditionnelle entre objectivité et subjectivité ? Par des exemples tirés du monde des arts et des médias, cet ouvrage expose une variété de discours exprimant le réel historique, politique et social de manière personnelle. L'auteur devient ainsi la clef d'un monde dont la lecture n'oscille plus entre le vrai et le faux, le crédible et le douteux.

  • Doit-on représenter l'oubli ou oublier de représenter ? Cet ouvrage montre pourquoi la guerre d'Indochine est encore occultée dans les fictions cinématographiques françaises. Se fondant sur des analyses filmiques (Claude Bernard-Aubert, Pierre Schoendoerffer, Régis Wargnier, etc.) et l'étude du contexte historique, l'auteur explique que cet évènement n'apparait que masqué par les mythes hérités du cinéma colonial, puis par ceux liés aux représentations post-coloniales.

    Avec le soutien du centre de recherche Rirra21 de l'université Paul-Valéry Montpellier III.

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