Littérature générale

  • Mes vies secrètes

    Dominique Bona

    Dans un récit intime en forme de confession, Dominique Bona retrace sa vie d'écrivain, à la fois romancière et biographe. Elle dévoile ses émotions, ses sentiments et les rencontres qui ont construit sa propre identité. Car si ses romans ont remporté successivement les prix Interallié et Renaudot, elle s'est depuis intéressée aux vies des autres, qui ne sont pas toujours les plus connus - ainsi les soeurs Heredia, Berthe Morisot, Gala Dalí, Clara Malraux, la famille Rouart, mais aussi Romain Gary, Stefan Zweig, Camille Claudel et Colette. Dominique Bona défie aussi l'interdit en dévoilant les amours secrètes d'André Maurois et de Paul Valéry.
    Dans ce récit enlevé, plein d'humour sans être dénué de nostalgie, elle raconte la part cachée de ses livres, les enquêtes pleines de risques et d'embûches, les coups de foudre, les hasards et les désillusions qui ont fait de chacun d'eux une histoire personnelle. Elle convoque avec tendresse et humour les personnages de sa famille imaginaire mais, sous le masque que le biographe s'impose toujours pour raconter d'autres vies que la sienne, c'est elle que l'on découvre, dans cette autobiographie d'une vibrante sincérité.

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  • Août 1914. Dans un joli chalet du 16e arrondissement, Colette, la romancière, la journaliste célèbre, fait venir ses amies les plus proches. Il y a Marguerite Moreno, la comédienne  ; Annie de Pène, la chroniqueuse et « presque soeur »  ; Musidora dite Musi, bientôt la première vamp du cinéma. Ces quatre femmes libres qui portent les cheveux courts et délaissent le corset, n'oublient pas le ciel de Paris où passent les dirigeables, ni leur travail, ni les hommes. Elles vont vers l'être aimé, quel qu'il soit. Au coeur de l'histoire, sanglante et sauvage, elles affirment leur personnalité, leur amitié et leur insoumission.
      Un récit sensible, nuancé. Des mondes enfouis surgissent. C'est fascinant. Marie-Françoise Leclère, Le Point.

    Portraits vivants, sens des destinées, refus de l'exhaustivité. Une biographie non conventionnelle, à l'image de ses héroïnes. Marie-Laure Delorme, Le JDD.

    La biographe semble être une envoyée spéciale revenue d'un reportage.  Bernard Morlino, Le Magazine littéraire. 

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  • Romain gary

    Dominique Bona

    Cette première grande biographie de romain gary éclaire les mille facettes de celui qui fut l'auteur d'une des plus belles mystifications littéraires de tous les temps : emile ajar.
    Il y eut l'enfant juif, pauvre, né à moscou en 1914, l'adolescent ambitieux qui se fit connaître de kessel et de malraux, le soldat de de gaulle, aviateur dans les forces françaises libres, le diplomate qui sillonna l'europe avant de conquérir l'amérique, le consul général de france à los angeles, le mari de jean seberg.
    Gary, deux fois prix goncourt, resta toujours obsédé par la recherche lancinante du dépassement de soi-même.
    Il fut un homme de vastes ambitions et de grandes passions, un artiste dans son siècle et un magicien du rêve.

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  • Fièvre, passion, génie. c'est sous les signes de feu de la création et de la destruction qu'ont vécu les claudel: camille le sculpteur, paul le poète.
    Cette biographie évoque, pour la première fois, leurs rapportsfusionnels. camille, intransigeante, affronte les incertitudes de l'art et de la vie de bohème ; paul trompe son mal de vivre dans les voyages et l'exotisme, en chine, au brésil, au japon. ces destins, séparésen apparence, se sont nourris l'unde l'autre. la soeur et le frère vont connaître les mêmes amours funestes. paul s'éprend de rosalie vetch, une femme mariée qui l'abandonnera ; camille subit l'envoûtement de rodin jusqu'à la folie.
    Dominique bona retrace les épisodes de leurs vies tourmentées. elle révèle les liens profonds entre ces deux artistes lumineux et déchirés : unis, au-delà de l'adversité, par une fraternité indestructible.

    Grand prix littéraire des lectrices de elle 2007.

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  • Le mystère Zweig, personnalité multiple, percée à jour par une femme intuitive, écrivain et biographe comme lui. Un livre saisissant.
    Comment un écrivain aussi discret que Stefan Zweig (1881-1942) est-il parvenu à allumer un feu chez ses créatures romanesques, principalement féminines,et à le faire partager à ses lecteurs ? Sensibilité à vif sous son élégance Mitteleuropa de juif autrichien, cet artiste attire la foudre. Choyé par les élites, ilaurait pu demeurer l'archétype d'une civilisation disparue, broyée par les guerres et les totalitarismes. Or, bien plus que certains de ses contemporains naguère illustres, il n'a pas cessé de séduire. Ses biographies de Fouché et de Marie-Antoinette conservent un charme et une profondeur inégalés. La Confusion des sentiments continue de troubler. Peut-être les lueurs sombres, les fumées délétères de son oeuvre correspondent-elles à nos tourments contemporains.
    « Tenter de rendre vivant cet homme de passion à travers une biographie passionnée », telle était l'ambition de Dominique Bona : défi relevé, et avec quel talent !

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  • 1938. À soixante-six ans, écrivain et poète légendaire, professeur au Collège de France, père de famille et mari aimant, Paul Valéry est le grand personnage de la Troisième République. Pourtant, c'est un homme sans défense qui s'engage dans une bataille qu'il s'était juré de ne plus livrer : celle du coeur. Il est amoureux, et Jeanne Voilier, trente-cinq ans, est la plus terrible des guerrières.
    Avocate, éditrice, divorcée et libre de moeurs, courtisée par les plus grands, elle a pris sa revanche sur ses origines lorsqu'elle rencontre Paul Valéry. Lui aussi a connu d'autres femmes, mais jamais il n'a laissé l'amour briser la forteresse de son esprit ou nuire à sa famille et à son écriture. Le corps sculptural de Jeanne, son sourire, son charme mystérieux auront raison de lui. C'est l'histoire d'un couple hors du commun, talentueux, tendre, cruel, traversé par la littérature et par la grande histoire.
      Un récit magistral.  Bruno Corty, Le Figaro littéraire.

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  • Malraux, ce n'est pas seulement André. C'est aussi Clara : sans elle, sa vie, sa légende auraient sans doute été différentes. Entre eux a existé un lien fait de complicité et de passion. Ils se sont aimés, déchirés, trompés. Ils ont tout connu ensemble, sauf l'ennui. Vivant éperdument et en communion les fêtes des années vingt, à la confluence des débats intellectuels, politiques et artistiques, ils ont trouvé dans les voyages l'exotisme, la révolution chinoise, la drogue qui convenait à leurs tempéraments survoltés. [.] Destin magnifique et cruel. Ce livre montre comment une femme moderne, libre, tente d'exister à l'ombre d'un grand homme. Non pas par lui mais avec lui. Et même, sans lui. D. B. La biographie de Dominique Bona se lit comme un roman. Roman de guerre, roman politique, roman d'amour. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche. Passionnant et bouleversant de la première à la dernière page. Version Femina.

  • Argentina

    Dominique Bona

    Argentina, terre de rêve et d'espérance, planète imaginaire pour tous les Européens qui, au début du siècle, vont chercher fortune en Amérique du Sud.
    Jean Flamant a vingt ans. Pauvre mais ambitieux, il quitte le Nord de la France, brisé par la guerre. En mai 1920, il s'embarque à bord d'un somptueux paquebot avec la foule des émigrants de troisième classe en direction de La Plata. Argentina raconte la saga d'un homme façonné à travers de multiples rencontres et de multiples lieux. De Buenos Aires à la Terre de Feu, s'écrit une aventure aussi passionnée que la terre qui l'a inspirée.

  • «  Berthe Morisot est au coeur sinon le coeur de la grande aventure impressionniste. Ni grâce ni muse, mais peintre à part entière dans un univers d'hommes qui admirent son pinceau, sa palette autant que ses yeux noirs , elle figure parmi les artistes les plus audacieux de son époque.
      Degas, Monet, Renoir furent ses amis et la tenaient en haute estime. Manet l'a peinte inlassablement, elle porte son nom pour l'état-civil. Provocation...  ? C'est un monde sans sexe et sans violence que j'ai choisi de peindre à travers ce portrait d'une femme résolument pudique, secrète, étrangère à toute forme d'exhibitionnisme, et pourtant passionnée, ardente, dont toute la vie est habitée par les démons du désir et du rêve.  »D. B.

  • Malika

    Dominique Bona

    Près de Saint-Tropez, dans une luxueuse maison qui domine la mer, David et Marie-Hélène Paul-Martin passent leur été, comme chaque année. Il y a leurs enfants, leurs amis avec qui ils forment une société artistique et mondaine ; il y le ciel bleu, le soleil, tout pour être heureux. Il y a enfin et surtout Malika. Jeune, très belle, venue du Maroc, elle a été engagée pour s'occuper des enfants et de quelques travaux domestiques.
    Personne ne pouvait se douter, cet été-là, que la seule présence de Malika allait bouleverser l'ordre des vacances, du bien-être, mais aussi l'ordre souterrain des passions, des pulsions du corps et des sentiments. Malika est-elle une créature ensorcelante, diabolique ? Est-elle l'héroïne d'une ambition secrète, d'une revanche redoutable ? Ou bien, tout simplement, une jeune fille innocente, inoffensive, sur qui chacun projetterait ses fantasmes, ses mensonges ou ses perversités ? Construit à la manière d'une enquête, ce roman cherche à comprendre, cerner et percer une vie, dont l'étonnante complexité finit bientôt par nous envoûter.
    Malika, à la fois insaisissable et si présente, offre au lecteur un personnage de femme qu'il n'oubliera jamais.

  • Trois femmes superbes et capricieuses face à un écrivain célèbre. Trois destins dont il reste une correspondance totalement inédite, ici dévoilée, qui court sur un demi-siècle, un paquet de lettres et de notes où elles ont jeté en vrac leurs espoirs et leurs promesses, leurs mensonges et leurs attraits. L'homme, c'est Emile Herzog, plus connu sous le nom d'André Maurois (1885-1967), qui fut une gloire en France et à l'étranger, et dont on découvre sous l'habit d'académicien le visage caché du séducteur, de l'amant qui souffre, qui fait souffrir, qui s'enflamme, et puise non sans perversité la matière de ses livres dans cette acrobatie amoureuse. Et les femmes ? Les voici :
    C'est à Genève, en 1909, que l'héritier d'une usine de textiles, élevé avec rigueur, rencontre Janine de Szymkiewicz, tout son contraire. Elle a 17 ans, c'est la fille aux cheveux blonds d'un comte polonais mort de phtisie, et d'une mère bohème et volage, catholique et coûteuse. Il faut beaucoup de patience à Emile, bourgeois et juif laïc, pour convaincre les deux familles de consentir au mariage. Ce visage d'ange, ce corps qui réclame les soins et les fourrures les plus chères, cette épouse slave, il l'aimera follement. La preuve ? Ces lettres tendres, mutines, protectrices. Il les envoie de partout, des usines d'Elbeuf à la ligne de front de la première guerre, parmi les blessés, lui dissimulant une boucherie qu'elle peine à imaginer, et brimant gentiment ses demandes d'argent, de fleurs, de chapeaux. « Quand serai-je sage ? » dit-elle, dansant à Deauville, et peut-être davantage, dans les bras de dandys américains. Ils auront trois enfants, dont deux garçons qui ne sont peut-être pas de lui... Neurasthénique, elle meurt à l'âge de 31 ans, des suites d'un avortement. Emile est devenu André Maurois après avoir publié Les Silences du colonel Bramble. Inconsolable ? Pour combien de temps ?
    Paris, 1924. Issue d'un milieu proustien, petite-fille de la muse d'Anatole France et fille du dramaturge Gaston de Caillavet, snob et anorexique, brune élancée, Simone de Caillavet sera « l'infirmière du coeur » d'André Maurois. C'est bientôt un couple à la mode, de toutes les fêtes. Elle est la dactylographe dans l'ombre, la confidente, la conseillère, parfois la victime. Ses liens avec l'Académie faciliteront l'élection de l'ambitieux Maurois en 1936, grâce à l'appui d'un certain Maréchal Pétain ! Ce que les gaullistes n'oublieront pas. Simone écrit beaucoup, lettres et poèmes. Elle se sait moins aimée, adulée, que ne le fut Janine. Jusqu'à leur exil aux Etats-Unis, pendant qu'en France on craint pour la survie de la famille Maurois, elle ne cesse de se battre contre les « sirènes ».
    Lima, 1947. C'est à « la voix même de l'Amour », au corps sensuel et troublant d'une admiratrice, qu'André Maurois va s'abandonner, s'affichant avec elle lors d'une tournée de conférences en Amérique du Sud. 20 jours et 54 lettres : cela suffit à l'entêtante présence de Maria de Las Dolorès Garcia, la péruvienne, pour captiver un homme qu'affole sa beauté, et qu'il chante dans des lettres et poèmes presque naïfs. Simone veille, souffre, et dompte ce Don Juanisme. Elle retournera cet embrasement final à son profit - alors qu'André Maurois en fera encore un autre livre. Maurois a-t-il été fidèle à une seule femme ? Ou à une image idéale ? N'y aurait-il qu'un seul amour ?

  • Les yeux noirs, ce sont ceux de trois soeurs, Hélène, Marie et Louise, les filles du poète José-Maria de Heredia.
    D'origine cubaine, légères, impertinentes et volupteuses, elles promènent leur charme sur la fin du XIXe et la moitié du XXè siècle, au milieu d'une société étonnament brillante d'écrivains et de poètes, de Marcel Proust à Pierre Louÿs, d'Henry de Régnier à Paul Valérie.


    La grande affaire de leur vie, c'est l'amour. Leur beauté rend fous les hommes célèbres qui les entourent. Elles n'aiment pas beaucoup le monde réel et sa banalité mais possèdent des dons très grands pour le rêve et les voyages en chambre. De fantaisies érotiques en scandales mondains, elles agissent derrière le paravent des usages avec une liberté surprenante pour leur époque. Avec entêtement, chacune à sa manière cherche son épanouissement entre les exigences d'une société austère et guindée et un goût frénétique pour le bonheur.


    Cette biographie de trois soeurs est un tableau de moeurs artistiques et littéraires. C'est aussi un authentique roman d'amour.


    Dominique Bona, agrégée de lettres, écrivain et critique littéraire, a publié notamment : Romain Gary (Grand Prix de la biographie de l'Académie française, 1987) et Le Manuscrit de Port-Ebène (Prix Renaudot, 1998).

  • Saint-Domingue, au dix-huitième siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayée par l'île opulente, se laisse peu à peu envoûter : les chevauchées à cru sur la plage, les peaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. Une nuit tropicale et dangereuse, une nuit vaudoue. La dame de Saint-Domingue va risquer sa vie et l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port-Ebène.De nos jours, au mas de Maguelonne, l'éditeur Jean Camus lit dans la hâte le récit de la dame d'autrefois. De sa voix si claire, cette femme possédée révèle ses amours interdites. Le sang qui baigna l'île, alors, fut-il seulement celui de la Révolution française ? Le manuscrit retrouvé est-il exorcisme ou confession ?Dominique Bona a écrit un roman voluptueux et magique où passe comme en rêve toute histoire de Saint-Domingue, Haïti aujourd'hui : planteurs despotes, esclaves en fureur, docteurs-feuille jeteurs de sort, métis préparant le renversement de la colonie, traîtresses et innocents. Une fresque noir ébène et rouge sang d'où se détache le visage d'une femme libre d'aimer. Dominique Bona a publié plusieurs romans et biographies parmi lesquels les Yeux noirs (1989), Malika (Prix Interallié 1992) et, dernièrement, Stefan Zweig, l'ami blessé (1996).

  • « Du balcon, elle regardait le palmier et au loin, l'ombre violette des dunes. Tout autour, invisible dans la nuit, s'étendait la ville morte. Pas un bruit ne montait vers elle, pas un frisson de vent. »
    Sarah, une femme désormais sans attaches sentimentales, parvenue à un tournant de sa vie, se calfeutre dans une villa de la Belle Epoque, sur les hauteurs d'Arcachon. Décor mauresque, moiteur de serre, jardin tropical. Sarah aimerait connaître les passions et les fièvres que le présent ne lui a pas toujours offertes. Elle flotte dans ce paysage délavé de gris sans savoir à quoi s'employer. La maison, musée et boudoir, la fascine peu à peu. Quel mystère hante encore la villa Teresa ? D'où sortent les fantômes d'une présence féminine toujours palpable ? Qui était le baron Ifla Horus à qui appartenait la villa ? Dans « cet univers à la fois arrogant, désuet et secret » d'une ville balnéaire où les malades de la tuberculose venaient jadis chercher une guérison impossible, la belle oisive va basculer dans le passé. En effet, c'est à la faveur d'une rencontre avec un étrange notable, pharmacien mais bibliophile à ses heures, qu'elle croise la biographie de Gabriele d'Annunzio, jouisseur tout autant que poète, mais aussi une femme russe, dont chacun autour d'elle semble porter le deuil. Du présent où l'attend peut-être un dernier amour et du passé où les maîtresses de d'Annunzio réclament leur plaisir, qui va triompher ?
    Dominique Bona a écrit ici un voyage vers le jadis, s'inspirant des touffeurs et des charmes d'une Ville d'Hiver, encerclée par la maladie comme par les fantômes, plus vivants que les promeneurs d'aujourd'hui.

  • Ce volume reprend le discours de réception à l'Académie française de Dominique Bona, prononcé le 23 octobre 2014, suivi de la réponse de Monsieur Jean-Christophe Rufin.
    Comme le veut la tradition, ces deux textes sont suivis du discours de remise de l'épée, prononcé par Valéry Giscard d'Estaing.
     

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