• Rhinocéros

    Eugène Ionesco

    Rhinocéros est la pièce la plus riche de Ionesco. Elle ne perd rien de l'esprit d'innovation, de provocation, des premières pièces. Comme elles, celle-ci mélange les genres et les tons, le comique et le tragique. Mais l'innovation principale qui s'introduit ici est la réflexion sur l'Histoire, à travers le mythe. La pièce est une condamnation de toute dictature (en 1958, on pense au stalinisme). Ionesco condamne autant le fascisme que le communisme. C'est donc une pièce engagée : « Je ne capitule pas », s'écrie le héros.
    Le rhinocéros incarne le fanatisme qui « défigure les gens, les déshumanise ». On sent l'influence de La Métamorphose de Kafka. Dans une petite ville, un rhinocéros fait irruption. Par rapport à lui, les personnages prennent diverses attitudes. Certains se transforment en rhinocéros ; un troupeau défile. Seul Bérenger résiste à la marée des bêtes féroces, symboles du totalitarisme.

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  • « Mme Smith : Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, du poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l'eau anglaise. Nous avons bien mangé ce soir. C'est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith... »

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  • Le roi se meurt

    Eugène Ionesco

    Pour expliquer le succès du Roi se meurt, on a dit que c'est un classique. Il montre l'homme ramené à sa condition fondamentale. Donc à l'angoisse devant la mort. Cet homme qui parle avec les accents du roi Lear est néanmoins notre contemporain. Il est tellement notre contemporain que son histoire - une existence qui a oublié ses limites - reflète exactement la célèbre « crise de la mort » qui secoue l'Europe de l'après-guerre. Le Roi se meurt n'est pourtant pas une pièce triste. D'abord, parce que l'humour n'y est pas absent. Ensuite, et surtout, parce que Ionesco propose les remèdes pour sortir de la crise. C'est également cela, une grande oeuvre classique : une leçon de dignité devant le destin.

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  • Tout le monde la connaît. Peu peuvent l'expliquer. C'est ce que fait à merveille Emmanuel Jacquart, éditeur du Théâtre de Ionesco dans la Bibliothèque de la Pléiade. Il commence par retracer l'historique, la genèse de la pièce, à partir de L'anglais sans peine de la méthode Assimil. Les répliques se sont naturellement assemblées, et l'ensemble a produit ce que l'auteur appelle une «anti-pièce», une vraie parodie de pièce, sans ambition idéologique particulière.
    Dans cet illustre chef-d'oeuvre, l'esprit de dérision prend le contre-pied de la tradition. Une série de sketches désopilants jusqu'au dénouement tonitruant et digne des surréalistes, telle est la pièce dont nous étudions les secrets en la replaçant dans la tradition de l'antitradition, de la modernité en évolution.

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  • La leçon

    Eugène Ionesco

    La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie lorsque le professeur tue son élève. Mais cette tragédie est, elle aussi, parodique : chacun lui donne le sens qu'il veut.

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  • Jeux de massacre, pièce créée en 1970 au Théâtre Montparnasse, a pour thème une épidémie, une peste qui ravage la Ville.
    Des sketches rapides montrent les réactions des paysans, des riches bourgeois, des intellectuels, des médecins, des pauvres... La politique s'en mêle, car les gens des partis veulent exploiter la peste à leur profit. Finalement, le feu dévore la ville entière et rétablit l'ordre.

    Édition de Marie-Claude Hubert.

  • Dans un royaume à l'agonie, un roi apprend qu'il va mourir. Refusant de croire à l'inéluctable, il devra pourtant se confronter à l'angoisse de la maladie et de la mort. Dans cette pièce tragique et comique à la fois, créée en 1962 et qui est aujourd'hui un classique, Ionesco nous fait réfléchir à l'absurde condition de l'homme et à son impuissance.

    Groupements de textes :
    1. La mort du héros.
    2. Le théâtre comme représentation du monde.

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  • Les chaises

    Eugène Ionesco

    Dans cette pièce, Pierrot-Delpech voyait, en 1961, «la plus accomplie des tragédies modernes». La troisième pièce d'Ionesco, créée en 1952, reprise en 1956, connaît maintenant un succès qui ne se dément pas. Le sujet des Chaises est, nous dit l'auteur, «le vide ontologique» ; mais c'est aussi un drame personnel, le miroir d'une conscience. On y retrouve la nostalgie de l'enfance, le sentiment de culpabilité, l'horreur de la vieillesse et de la mort. C'est encore une comédie qui, bien souvent, excite le rire par ses clowneries, ses calembours, ses parodies, ses pirouettes. C'est un ballet : celui des chaises amoncelées dans le mouvement accéléré d'un tourbillon fantastique, et qui demeurent vides. Les vieux font semblant de recevoir une foule d'invités, jusqu'à ce qu'un seul personnage apparaisse enfin sur la scène : hallucination ? vérité du théâtre ? L'Orateur tant attendu est sourd et muet, et la scène demeure vide, encombrée de chaises.

  • « Le vieux : Il y avait un sentier qui conduisait à une petite place ; au milieu, une église de village... Où était ce village ? Tu te rappelles ?
    La vieille : Non, mon chou, je ne sais plus.
    Le vieux : Comment y arrivait-on ? Où est la route ? Ce lieu s'appelait, je crois, Paris...
    La vieille : Ça n'a jamais existé, Paris, mon petit.
    Le vieux : Cette ville a existé puisqu'elle s'est effondrée... C'était la ville de lumière puisqu'elle s'est éteinte, éteinte, depuis quatre cent mille ans... Il n'en reste plus rien aujourd'hui, sauf une chanson... »

  • Rhinocéros (nouvelle) d'Eugène Ionesco . Pauvre petit garçon ! de Dino Buzzati . Les mots de peuvent de Vladimir Pozner Pourquoi tous les habitants d'une petite ville tranquille sont-ils tout à coup gagnés par la fièvre de la « rhinocérite » ? Qui est ce petit enfant allemand martyrisé par ses camarades ? Quelle douloureuse vérité un soldat de la Seconde Guerre mondiale doit-il annoncée au fils adoptif d'un de ses camarades ?

    Découvrez la nouvelle d'Eugène Ionesco qui a inspiré l'une des pièces les plus célèbres du théâtre de l'absurde, mais aussi les textes, tantôt drôles, tantôt poignants, de Dino Buzzati et de Vladimir Pozner. Des oeuvres engagées et indispensables.

  • Macbett

    Eugène Ionesco

    Macbett : tu ne m'impressionnes pas, jeune sot que tu es, crétin qui se veut vengeur ! débile psychosomatique ! idiot ridicule ! nigaud héroïque ! infatué imbécile ! andouille incongrue ! huître, mazette !
    Macol : je vais te tuer, souillure ! après je jetterai mon épée impure !
    Macbett : pauvre jeune con ! passe ton chemin.
    J'ai tué ton crétin de père, je voudrais t'éviter la mort. tu ne peux rien contre moi. il est dit qu'aucun homme né d'une femme ne peut m'abattre.

    La plus noire et la plus drôle des pièces de ionesco (la nouvelle revue française).

  • Le théâtre de Ionesco est en définitive une mise en scène des figures de la rhétorique. Ses personnages vont de catachrèse en chiasme comme d'autres vont - dans un théâtre plus classique - de la passion extrême à la jalousie meurtrière. Il s'y racontait une histoire. Chez Ionesco, il n'y a pas de récit, il n'y a pas de conte qui se raconte, mais des figures sorties d'un Füssli. Aucun de ses personnages en effet qui ne parataxe ou qui, pris aux charmes de la redoutable Métaphore, ne se retrouve enchaîné dans une définitive métamorphose dont il ne reviendra pas. Et les objets eux-mêmes disent à se démultiplier sans aucune considération pour l'ordre normé du monde que tout, en définitive, se décline mais finit par déraper. Ionesco va chercher dans ses cauchemars ces monstres qui tentent de penser l'inconcevable - que les concepts seront toujours impuissants à exprimer -, monstres faits de morceaux de bêtes et de morceaux d'hommes qui, assemblés, mettent au jour une bien inquiétante étrangeté, comme les Grecs jadis qui, pour tenter de dire la démesure du désir, avaient inventé des mythes où l'on voyait - par exemple - une femme éperdue d'amour pour un taureau. C'est la plupart du temps en se fondant sur la répétition qui, à se reprendre, démontre que le même est une tentative désespérée que le comique de Ionesco devient un pur tragique. Le procédé est souvent subtil, qui consiste, par glissements successifs mais imperceptibles, à passer du «comme» de la métaphore à l'être dont celle-ci n'évoquait qu'une figure possible. Et, stupéfié, le corps devient le texte de son histoire arrêtée. Certes Kafka est passé par là, et les bouleversements de l'histoire personnelle de Ionesco ont laissé des traces dans son imaginaire. Mais on n'a pas osé dire que ce théâtre procurait aussi une nouvelle ontologie, celle d'un homme dérisoire, pris dans les boues de la mort. Englué, comme le héros de Sartre, mais le pire est que le personnage de Ionesco est, lui, de bonne foi.
    Ce volume rassemble tout le théâtre de Ionesco ; il révèle de plus deux pièces inédites : La Nièce-épouse et Le Vicomte. On a voulu aussi procurer - dans un appendice - les notes des principales mises en scène qui retracent l'histoire de ces pièces. Enfin, pour parachever l'édition, on a donné - avec une étude de Massin - quelques extraits de la mise en pages graphique de ce dernier pour La Cantatrice chauve et Délire à deux.

  • Ce livre reproduit un album tiré à deux cents exemplaires qui avait paru en Suisse, en 1981. Il se composait de quinze lithographies, gravées sur la pierre de la propre main de Ionesco, accompagnées de commentaires et d'un long texte d'introduction.
    Ionesco y raconte et y explique ses rapports avec la peinture et le dessin, la signification qu'il donne au noir et blanc. «Je me dis une fois de plus, encore, après l'avoir dit tant de fois, on ne peut rien écrire, on ne peut non plus rien dessiner sans une sincérité totale, naïve, mais il est bien difficile d'arriver à cette sincérité. En dessinant, j 'essaie ou je tâche de dégager mon esprit de tout ce qui l'encombre, de tous les soucis, de toutes les vanités, que ce soit bon ou mauvais, ce que je fais cela n'a pas d'importance.» Chemin faisant, de même que la pierre du graveur se creuse, la méditation de l'écrivain l'emporte à réfléchir sur le sacré, sur le scandale de la mort. Il pense aussi à des amis disparus et soudain surgit une image de femme, abandonnée, éperdue, un roman tragique, en quelques lignes : «A-t-elle pu surmonter sa douleur? A-t-elle pu trouver une raison de vivre? Où est-elle?»

  • Le solitaire

    Eugène Ionesco

    Le seul roman écrit par ionesco.
    A trente-cinq ans, un homme fait un héritage et se retire de la vie. il ne cesse de s'étonner de ses congénères qui continuent à s'agiter, à se battre même, à aimer, à croire. la recherche de l'oubli, la nostalgie du savoir que nous n'aurons jamais, le sentiment de notre infirmité et du miracle de toute chose, font de cet individu banal un être qui a la grâce, un mystique pas tellement loin de Pascal.

  • Cette édition, considérablement augmentée, comprend les textes les plus importants de ionesco sur ses conceptions dramatiques, sa critique des critiques, ses opinions sur le théâtre contemporain, ainsi que ses vues sur l'artiste et l'art en général.

  • En écrivant Voyages chez les morts, Ionesco revoit son passé, comme au· travers d'un songe, expérience rare dans l'histoire de la scène. Lors de cette descente aux enfers moderne, où nul n'est là pour guider les âmes, l'écrivain convoque un à un ses morts. Le personnage principal se meut dans un univers aux frontières poreuses, semblable à celui des rêves, où les souvenirs se confondent, malgré leur précision, tandis que les lieux et les êtres ne cessent de se transformer.
    Ce cheminement mythique de Jean, au cours duquel il croise toutes les figures de son passé, dont celles du Père et de la Mère, symboles, chez Ionesco, de tant d'angoisses ou de remords, est aussi une interrogation spirituelle et douloureuse sur l'existence de l'au-delà.

  • Dans ces deux farces, qui suscitent en permanence un rire profondément dérangeant, Ionesco narre l'histoire d'un jeune homme qui ne veut pas jouer le jeu de la vie. En rupture de ban avec sa famille, il n'accepte pas de manger les pommes de terre au lard et de se marier. L'insignifiance de l'enjeu laisse entendre, sous un mode burlesque, que sa révolte n'est pas simplement oedipienne mais qu'elle est métaphysique. Bouleversé par le sentiment de sa finitude, et par la découverte du mal au sein de la création, Jacques refuse de perpétuer la vie, mais la pression de tous les membres de la famille, ligués contre lui, finira par triompher de ses résistances.

  • Dans le décor délabré d'une chambre où semble se replier Jacques, la famille assaille le jeune homme pour le faire entrer dans le rang.
    La soeur Jacqueline, les parents Jacques Père et Jacques Mère et les grands-parents Jacques Grand-père et Jacques Grand-mère parviendront-ils à le faire plier : acceptera-t-il de déclarer qu'il aime, comme tout le monde, les pommes de terre au lard ?
    Ionesco représente là un monde où la révolte individuelle est vaine, et sur lequel ne cesse de planer l'angoisse terrible de la mort. Dans cet univers, le langage devient fou, tandis que les situations et les dialogues absurdes font naître un comique dissonant.

  • Récits de rêves, opinions, souvenirs, réflexions morales, notes sur la littérature : ce Journal en miettes n'est pas un journal habituel, où seraient consignés, au jour le jour, les événements d'une vie. C'est, en quelque sorte, à une entreprise contraire que se livre ici Eugène Ionesco : raconter, non pas chaque jour ce qui arrive, mais chaque jour ce qui n'arrive pas.
    Un homme cherche à surmonter la crise permanente qu'est la pensée de la vie et de la mort, à résoudre les interrogations, à triompher de l'angoisse, à y voir clair, et note ses obsessions, ses doutes, ses refus. L'enfance resurgit dans le présent, les images oniriques recouvrent soudain le réel, le passé se confond avec l'avenir : peu à peu, miette par miette, se reconstitue une chronologie intérieure au-delà de la chronologie, au-delà du portrait les silences, les mystères, comme le négatif d'un homme et d'une oeuvre.

  • Tueur sans gages, pièce au titre cruel, commence comme un conte de fées, se poursuit comme un, drame policier et se termine sur une tragédie.
    Le conte de fées, c'est la découverte par bérenger de la " cité radieuse ", merveilleux quartier de sa ville construit pour le confort de ses résidents, oú il retrouve un instant le soleil de son enfance ; le drame policier, c'est la présence dans cette cité d'un assassin qui tue chaque jour plusieurs habitants et que bérenger, qui compte sur l'aide de la police, veut faire arrêter ; la tragédie, c'est la poursuite de plus en plus solitaire de bérenger, que tous abandonnent, et qui finit par se trouver devant le monstrueux tueur borgne qui lève sur lui son couteau.

  • « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Dans cette pièce, ionesco a mis ses deux vies, celle qu'il a eue, marquée par l'enfance solitaire, par la famille désunie à cause du père, par la conscience de la lourdeur du monde mais aussi par l'illumination des années 1926-1927 ; et celle qu'il eût voulu avoir, dans la réconciliation avec le père, la fin de toutes les pesanteurs et le retour de la lumière.
    Il y a mis en outre la défense de son théâtre et le refus des conformismes. le tout avec du comique. c'est beaucoup. l'intrigue n'est guère résumable : l'itinéraire qui mène choubert, homme doux et timide, du mariage à une mort cruelle en passant par une descente aux enfers, et des moments d'illumination magique, est à la fois loufoque et symbolique, drôle et tragique. on y rencontre un policier, un psychanalyste, un bourreau, nicolas d'eu.
    On y rencontre surtout l'auteur: " j'arrachai mes entrailles ", a-t-il dit de l'écriture de sa pièce.

  • " Rêver c'est penser et c'est penser d'une façon beaucoup plus profonde, plus vraie, plus authentique parce que l'on est comme replié sur soi-même.
    Le rêve est une sorte de méditation, de recueillement. Il est une pensée en images. Quelquefois il est extrêmement révélateur, cruel. Il est d'une évidence lumineuse. Pour quelqu'un qui fait du théâtre, le rêve peut être considéré comme un événement essentiellement dramatique. Le rêve c'est le drame même. En rêve, on est toujours en situation. Bref, je crois que le rêve est à la fois une pensée lucide, plus lucide qu'à l'état de veille, une pensée en images et qu'il est déjà du théâtre, qu'il est toujours un drame puisqu'on y est toujours en situation ".
    /> " Vingt ans après " ou presque. C'est en 1977, en effet, qu'Eugène Ionesco accorda ces Entretiens à Claude Bonnefoy. Malgré l'écart temporel, se dessine un Ionesco très proche, vivant, contradictoire, s'expliquant et s'interrogeant sur l'écriture théâtrale et romanesque, sur les liens entre le rêve, la création et la vie. A la fois sceptique et plein d'espoir, un homme en questions sur le rôle de la littérature et du théâtre dans la vie d'un écrivain, dans la vie d'un homme.

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