• Oser en finir avec la fiction écrasante du Dieu-Père et la relation verticale avec lui pour découvrir la force de la relation horizontale dans le compagnonnage.

    Avant d'être « père », le Dieu de la Bible est autogène. Au prix d'un anthropomorphisme qui aliène l'amplitude de la spiritualité, Jésus a permis de passer du Dieu autogène au Dieu-Père, plus proche de l'humain. L'auteur propose de reconsidérer nos prétendues certitudes, d'écarter le Dieu-Père vertical et d'explorer dans l'horizontalité du compagnonnage notre spiritualité longtemps contrainte.

    Les psychanalystes savent depuis l'enseignement de Freud que les carences, les blessures narcissiques peuvent s'harmoniser au sein d'une société. Ce « rééquilibrage narcissique » a permis à Jésus, privé de père, d'en trouver un qu'il propose en partage à tous. Parce qu'elles servaient les politiques en place, les bases de la religion chrétienne sont ainsi posées et, siècle après siècle, ont conforté une structure familiale qui, pour tout croyant, est une référence, sorte de modèle qui guide (et aussi astreint). La religion, par ses constructions artificielles, telle la notion de Dieu-Père, détourne à son avantage les questions que chacun, chacune tente d'aborder. Pour l'auteur, il ne s'agit pas de vêtir l'Humain de concepts, mais de l'aider à se dévêtir de ses fictions afin de lui permettre de retrouver le « goût du manque » d'où part un désir infini qui ne rencontre jamais un Dieu qui le comble. Il propose dans cet essai une voie disruptive qui délaisse la spiritualité verticale avec le Dieu- Père-Créateur pour une spiritualité horizontale à vivre dans le compagnonnage.

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    Les psychanalystes savent depuis l'enseignement de Freud que les carences, les blessures narcissiques peuvent s'harmoniser au sein d'une société. Ce « rééquilibrage narcissique » a permis à Jésus, privé de père, d'en trouver un qu'il propose en partage à tous. Parce qu'elles servaient les politiques en place, les bases de la religion chrétienne sont ainsi posées. Siècle après siècle, elles ont conforté une structure familiale qui, pour tout croyant, est une référence, un guide, mais aussi une astreinte.

    La religion, par ses constructions artificielles, telle la notion de Dieu-Père, détourne à son avantage les questions que chacun, chacune tente d'aborder. Pour l'auteur, il ne s'agit pas de vêtir l'Humain de concepts, mais de l'aider à se dévêtir de ses fictions afin de lui permettre de retrouver le « goût du manque » d'où part un désir infini qui ne rencontre jamais un Dieu qui le comble. Il propose dans cet essai une voie disruptive qui délaisse la spiritualité verticale avec le Dieu-Père-Créateur pour une spiritualité horizontale à vivre dans le compagnonnage.

  • Quand le silence et la méditation nous ouvrent à l'espace de la déité.
    La deshabitation des certitudes marque le monde contemporain. L'espérance tournée vers l'ailleurs ne soutient plus un désir fané car c'est dans l'ici-maintenant qu'il s'exprime désormais. L'auteur, attentif à la théologie apophatique qui ne propose aucune certitude, mais interroge par la négative l'espace divin, souligne dans cet essai l'importance du Moi idéal, de l'Idéal du Moi et des questions sur l'origine et la finitude qui jalonnent la nouvelle démarche des chercheurs de déité.
    Psychanalyste, Hubert Auque a été membre de l'École freudienne de Paris, enseignant-chercheur en psycho-anthropologie des religions, président de l'Association internationale d'études médico-psychologiques et religieuses. Il a publié trois essais (chez Labor et Fides), sept romans, deux recueils de nouvelles et une pièce de théâtre.

  • Adrià

    Hubert Auque

    Roman polyphonique, Adrià croise les paroles et les regards de personnages endeuillés par la mort d'un être auquel chacun d'entre eux, pour des raisons propres, vouait une admiration entière. Des regards croisés qui tissent le portrait d'un être d'exception, dont la disparition laisse orphelins ceux que sa grâce avait touchés. Plusieurs années après la mort prématurée d'Adrià, celles et ceux qu'il laisse en quelque sorte orphelins nous disent ce qu'il fut pour eux et leur surprise apprenant, le jour de son enterrement, son mariage « in articulo mortis ». Après avoir quitté la vie monastique, la vie séculaire d'Adrià nous est racontée par ceux qu'il retrouvait quotidiennement sur la terrasse d'un immeuble de Barcelona à l'heure du café : un ancien moine, Bernat, un ex-novice, Mateu, et un jeune Français, Daniel. D'autres personnages, Mercè, Christa, Ferran, Rosario, viennent mêler leur voix à cette oeuvre musicale où se succèdent refrain, da capo, leitmotiv. Le point de départ de chacun de ces récits est une phrase prononcée lors de l'enterrement d'Adrià, phrase qui a saisi l'assistance et au regard de laquelle chacun tente de reconfigurer son appréhension du disparu : « Nous prions pour sa veuve ». Cette phrase constitue comme une ligne de fuite, puisqu'en dévoilant aux présents leur méconnaissance au fond de l'être disparu, elle oblige chacun à redessiner pour lui-même un nouveau visage à cet homme qui n'en finit pas de leur chapper. Adrià, ou la mort en partage.

  • Elle a traversé les siècles, les millénaires. On lui a fait dire, faire, beaucoup de choses et parmi elles ce que l'humanité prétend être le plus horrible des crimes, l'infanticide, jusqu'à la figer en paradigme de la mère homicide. Certains auteurs se sont introduits dans le mythe avec le projet d'obtenir un non-lieu, mais il ne s'agit pas de condamner ou d'acquitter Médée, plutôt de comprendre, d'après sa culture, le sens de son geste meurtrier.

  • "Victime à quatre-vingts ans d'un accident de ski, Sebastià réside dans une annexe de l'hôpital transfrontalier de Puigcerdà. Durant son séjour, il se lie d'amitié avec son jeune médecin, Ramon, auprès duquel il évoque l'admiration qu'il porte à Albert Schweitzer, médecin, prix Nobel de la Paix en 1952. Sebastià, Ramon et Albert, ces trois médecins ont en commun d'appliquer concrètement dans leur vie active leurs choix éthiques et... de placer Johann Sebastian Bach au firmament des musiciens !"

  • Ce roman, où se lit l'admiration que l'auteur porte à Pablo Casals, le grand violoncelliste mais surtout l'homme de paix, met en relation Manuel confronté à ses incompétences musicales, Ana, sa fille, pétulante adolescente porteuse d'une pugnacité féconde qui la pousse vers la réussite là où son père a échoué, et Pablo Casals diffuseur d'espérance, de joie de vivre malgré les souffrances de la guerre civile espagnole, de l'exil.
    Manuel, parfois noueux, Ana, toujours tonique, Pablo, pétri par le respect de la vie, ont en commun d'avoir joué sur le même violoncelle, aimé la même terre catalane.
    Ce texte, construit comme une pièce musicale, propose des mots à la place des notes. On retrouve parmi les thèmes chers à l'auteur l'importance de la migration, la passion, la musique.
    L'auteur, Hubert AUQUE, comme Manuel a connu, enfant, à Prades et à Toulouse, le Catalan Pau Casals.

  • La chambre de Paul

    Hubert Auque

    Paul, adolescent, est hospitalisé en chambre stérile. Sa professeure de français, amie d'une collègue enseignant de l'autre côté du Rhin, souhaite que des collégiens correspondent par courriel avec son élève afin d'amoindrir son isolement.
    Thibault, Marisol, Sébastien et Hanitra vont accepter cet échange épistolier, en permettant à Paul d'exprimer avec eux ce qu'il ne peut dire en l'absence de ses camarades. Ces jeunes vont grandir au contact de ce malade en évoquant leurs propres manques, leurs compréhensions du monde adulte, leurs espérances.
    Ce roman, où les adolescent-e-s sont les protagonistes, est aussi écrit pour les adultes qui sont invités à revisiter cet âge qu'ils ont quitté, en se laissant interpeler par les méandres affectifs qu'affrontent les jeunes dans une société contemporaine où les repères ne cessent de se modifier. Une réflexion sur la vie, la maladie, la mort.

  • Revoir Tübingen

    Hubert Auque

    "L auteur qui a vécu à Tübingen, y fait séjourner, dans ce court roman, deux hommes très différents. L un François, est fidèle à sa compagne restée à Genève, l autre, Frédéric, multiplie les rapports avec les femmes, fuyant celles de son enfance, ELLE et elle. Dans un style qui taduit la discrétion et la retenue de François, mais aussi les ressentiments de Frédéric, l auteur les accompagne l un et l autre sur les rives actuelles du Neckar qui gardent le souvenir du philosophe Hegel et du poète Hölderlin."

  • Dix ans après ses premières lettres, José Joselito passe une année près de Salamanca sa ville d'origine ; après son baccalauréat, il s'interroge sur son avenir : va-t-il étudier en Suisse ou en Espagne

  • José (joselito)

    Hubert Auque

    A neuf ans José doit quitter sa grand-mère pour aller vivre en Suisse avec ses parents. Mais sa nouvelle vie ne lui plaît pas et les relations qu'il entretient avec eux restent froides. Finalement à neuf ans José est un déraciné qui extériorise son angoisse avec violence. C'est grâce à l'intervention d'une thérapeute qui lui demandera d'écrire plutôt que de dire son malaise qu'il arrivera à exorciser ses craintes.

  • A l'écoute de Dieu, à l'écoute de l'inconscient : c'est à ce " défi " qu'invite Hubert Auque, lui-même longtemps psychanalyste et aussi théologien. Aider à différencier les mots que produit l'inconscient de la parole qui cherche à dire Dieu est possible par celui/celle qui accepte n se formant d'occuper la place d'écoutant. C'est à partir d'options théologiques et psychologiques claires que l'écoutant(e) pourra se tenir à juste distance de celui/celle qu'il (elle) accompagnera à travers les interrogations sur sa vie dans un chemin spirituel.

  • François à la veille de ses trente ans revisite son enfance et les années de ses débuts d'enseignant dans le Valais, en Suisse. Au cours d'une semaine de Jachère, il retrouve Didier, un de ses anciens élèves qui fête ses vingt ans. A l'enracinement de Didier au lieu de ses origines, François, fils de diplomate oppose l'errance de pays en pays.Dieu, ce tiers auquel il leur arrive de penser, les dégage alors d'eux-mêmes. Pourront-ils pleinement respirer la vie ?

  • Apparaît dans plusieurs des six nouvelles ici présentées, le genre épistolier qu'Hubert Auque affectionne et qui marque déjà ses deux premiers romans. L'Espagne, l'Allemagne et la Suisse où l'auteur a vécu, sont les lieux d'actions ou l'espérance par-delà les affres de l'existence entraîne chacun, chacune, dans le tourbillon de la vie.

  • L'auteur, dans ces nouvelles, propose un regard compatissant sur l'homme contemporain qui ne peut plus compter avec les modèles du passé. Mais loin de le regretter, Hubert Auque souligne la dynamique dans le changement de paradigme et nous invite à reconsidérer la condition masculine à travers des hommes discrets qui peuvent exprimer leurs émotions, dire leurs peines, mais aussi devenir consolateurs dans une société elle-même fragile et versatile.

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