• Texte : 38 nouvelles.
    Thèmes : l'amour, la mort, la femme.
    Auteur : Ivan Bounine, né à Voronej en 1870, mort à Paris en 1953. Premier écrivain russe à recevoir le prix Nobel de littérature (décembre 1933).
    Autres oeuvres : Le Village, Le Sacrement de l'amour, Le Monsieur de San Francisco, L'Amour de Mitia...
    Jugement sur Les Allées sombres : « N'allez pas croire que Bounine soit un rêveur impénitent, un romantique ! Ses héros sont des hommes qui aiment les femmes charnellement, violemment, animalement, parfois jusqu'au viol. [...] Cet érotisme, si rare dans la grande littérature russe, est délibéré. » Jacques Catteau.

    Ce livre est le meilleur que j'aie jamais écrit.
    Ivan Bounine.

  • Vivre pleinement

    Ivan Bounine

    Le présent recueil comprend des récits et nouvelles écrites à différentes périodes créatives de Ivan Bounine et couvre ses principaux thèmes (la poésie de l´enfance, l´art, l´amour ,la mort .) et transmet diverses caractéristiques de son style (penchant pour l´impressionnisme, concision de la pensée, lyrisme de la narration .). À l´exception de Rusak et Les pingouins, toutes les textes proposés ici sont traduits pour la première fois en français. Le livre comprend une section poétique, montrant au lecteur français Bounine poète, menant un dialogue avec les poètes de l´école parnassienne, dédiant ses lignes à Eschyle, et proposant des descriptions lyriques des paysages de Bretagne et de Provence.

  • « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Jours maudits

    Ivan Bounine

    Jours maudits est le journal que Bounine tint pendant la révolution russe de janvier 1918 à juin 1919.
    Il s'agit d'un des rares témoignages sur le vif de cette époque chaotique où se décidait le sort de la Russie. À travers les notes quotidiennes qui le constituent apparaît l'image d'un pays déchiré et désemparé qui, en rejetant son passé, donne naissance à un autre monde.
    Ces notes sont d'une diversité remarquable : Bounine rapporte des conversations saisies dans la rue, cite des extraits de journaux ou de discours de hautes personnalités politiques, évoque les grandes figures littéraires et polotiques de cette époque (Maïakovski, Trotski, Lounatcharski...) À ce titre, Jours maudits constitue un document historique précieux.
    Comme dans le reste de son oeuvre Bounine reste, au coeur même du cauchemar de l'Histoire, sensible à la présence de la nature. On retrouve les accents qui ont fait de la Vie d'Arséniev un chef-d'oeuvre.

  • Traduit du russe avec l'autorisation de l'auteur par maurice sans doute y a-t-il peu de points communs entre sania diespérova, qui, après trente années de désillusions, décide de boire la goutte de miel qui reste dans le calice de la vie, et la belle véra qui rompt paisiblement avec son compagnon de quinze ans.
    Et peu de relations entre ces femmes et le berger ignace, assassin amoureux, ou paracha, trouvée folle sur le bord de la route. du moins ont-ils tous dû, un jour, confronter les rêves qu'ils avaient fomentés avec la sèche réalité des choses. hommes et femmes d'une russie ancienne, prérévolutionnaire, ils sont tous, pour nous, comme les gens du domaine aujourd'hui désert de soukhodol : ils sont morts, ceux qui figurent en cette relation, et leur passé, de plus en plus, prend figure de légende, et a cette tonalité, douce-amère, d'un murmure grave et mélodieux.

  • Le Village

    Ivan Bounine

    Le village fit scandale à Moscou lors de sa parution en 1909, parce qu'il montrait un autre visage de la paysannerie russe, bien différent de celui qu'on représentait habituellement.
    A travers le destin de deux frères, Tikhon et Kouzma, Le Village fait entrevoir une terrible réalité. Il s'agit d'une fresque aux couleurs sombres, où se manifestent la cupidité, la hargne, la plus féroce des jalousies et l'égoïsme le plus bestial. Thikon s'est enrichi par toutes sortes d'affaires louches et il commet vols, viols et meurtres. Kouzma, ivrogne invétéré, fainéant et bavard, ne vaut guère mieux que son aîné.
    L'écriture sobre, dense, précise, d'Ivan Bounine, l'accent de vérité qui lui est propre, font véritablement de ce texte un poème noir et désespéré. Au départ Bounine avait qualifié son livre de poème, mais c'est véritablement un roman. André Gide, grand admirateur de Bounine, tenait Le Village pour son chef d'oeuvre, « l'ouvrage le plus puissant de la littérature russe du XXe siècle », répétait-il souvent.

  • L'incendie

    Ivan Bounine

    Bounine, en 1930, a quitté la Russie depuis 10 ans. " Ces Petits récits, il convient donc aussi de les lire comme la tentative, à la fois humble et désespérée, confiante et sûre d'un "miraculé" de l'Histoire, de faire entendre, sans idéalisme ni complaisance, le génie d'une terre et d'un peuple que la tragédie moderne ne saurait complètement éradiquer. Sur le chevalet du souvenir, le motif revient en arrière-plan, " L'Elysée d'un passé " éternel que le peintre, d'un geste vivace et précis, cherche à fixer sous différentes lumières, par différentes scènes allégoriques, comiques, naïves, lesquelles réunies exposeraient la pérennité secrète d'une Russie intime et universelle. "

  • A travers le personnage d'arséniev, ivan bounine décrit sa jeunesse russe passée à la campagne dans la région des steppes.
    Roman du destin, de l'émotion et de la quête du bonheur, la vie d'arséniev nous plonge d'emblée dans l'univers intime d'un enfant solitaire élevé dans une nature nue et sans bornes. l'immensité du domaine familial, la terre, les animaux, les premières expériences de la mort façonneront une intelligence intuitive, comme habitée par une prescience des êtres et du monde. intense travail de mémoire, canevas précis d'une enfance passée au temps d'une extrême déchéance de la noblesse russe, un père oisif, une mère douce, deux frères, deux soeurs, les périples au coeur d'une russie poétique, chaude, interlope, la rencontre avec des figures insolites à jamais enfuies, la vie sentimentale violente d'un homme aussi despote que séduisant, forment la trame de ce magnifique et puissant exercice de réminiscence et d'écriture.
    Sur la toile de fond d'un monde destiné à disparaître, alternent le charme et la jouissance, puis dans l'abandon la solitude et le déclin.

  • Les Pommes Antonov, seize nouvelles écrites entre 1900 et 1949, composent aussi un univers commun où la nature imprime aux hommes ses paradoxes et ses débordements. Pris dans la tourmente de la guerre, dans celle des passions amoureuses ou des souvenirs cruels, les personnages affrontent les épreuves par le biais d'une imagination incandescente. Leur solitude est un exil intérieur, miroir de la condition de l'auteur.

  • Soukhodol

    Ivan Bounine

    Chronique nostalgique de l'âme russe, ténébreuse et lumineuse à la fois, Soukhodol est la saga des Khrouchtchev, petite noblesse de province derrière laquelle se dissimule la famille de l'auteur. Le regard de Bounine se pose avec un calme impitoyable sur un monde en déclin. Dans une langue précise et mélodieuse, hommes et nature composent un poème qui dégage une sobre magie empreinte de spiritualité, où se croisent Natalia, servante et « mémoire » de cette famille, Piotr Petrovich, son amour secret, ou Tante Tonia, qu'un amour déçu a enfermé dans la folie. Car « à Soukhodol, l'amour était singulier, la haine aussi ». Et leur temps nous semble, à nous comme à Bounine, « soit infiniment lointain, soit tout proche ». La Cerisaie de Tchekhov, dont Ivan Bounine fut disciple et admirateur, résonne dans ce récit avec des accents et des prolongements tragiques.

  • La nuit

    Ivan Bounine

    Dans La Nuit, recueil paru en 1925, la destinée humaine ressemble aux intempéries violentes qui s'abattent sur les landes russes. La nuit, dans sa dimension à la fois physique et sacrée, est le fil conducteur qui donne à ces nouvelles une troublante unité.

  • L'ami inconnu

    Ivan Bounine

    Un femme seule écrit des lettres à un écrivain dont le dernier roman a déclenché en elle un besoin d'aimer furieusement.
    Une lycéenne d'une beauté troublante charme tous les garçons qui l'approchent mais choisit, pour l'initier à l'amour, un homme plus âgé et bien médiocre. Un ancien marin tient des propos virulents sur le meurtre et l'absence de repentir chez les assassins, tout en ayant lui-même un comportement criminel. Une femme mariée, mère de deux filles, voit sa vie bouleversée, le jour où elle rencontre un jeune homme immature en qui elle reconnaît le fils qu'elle n'a jamais eu.
    Un poète, plongé dans la méditation, est persuadé de contenir en lui une parcelle de Dieu. Voilà quelques-uns des personnages que l'on peut croiser tout au long des huit nouvelles, teintées d'étrange et de fantastique, qui composent ce recueil.

  • Y a-t-il jamais eu écrivain plus tourmente que Léon Tolstoï ? Légende vivante, génie universellement acclamé, il fut aussi apôtre du progrès social et chantre de la non-violence. Son imposant oeuvre littéraire porte la marque d'une recherche effrénée de la vérité que Tolstoï poursuivra jusqu'à la fin. Homme de contradiction, obsédé parla mort, il s'abîme dans une quête mystique tonitruante qui aboutira à son excommunication par l'Eglise russe. Ivan Bounine, qui fut son disciple, décrit ici le long calvaire existentiel de l'auteur de " Guerre et Paix ". Avec le talent qu'on lui connaît, il retrace l'itinéraire spirituel du grand écrivain, qui trouvera sa " délivrance ", dans la petite gare d'Astapovo, un matin brumeux de 1910...

  • Printemps éternel

    Ivan Bounine

    • Rocher
    • 23 Janvier 2002

    " Je suis évidemment un miraculé : un condamné jeté comme des milliers d'autres dans la fosse puante de l'Histoire, un condamné agonisant qui a finalement survécu.
    A sa grande surprise, il revient d'entre les morts, il reprend peu à peu ses esprits, on l'autorise même à relever la tête, à sortir au grand jour. De retour parmi les vivants, il s'est remis à exister comme tout le monde - presque comme tout le monde -, il revoit la ville, le ciel, le soleil, il recommence à se soucier de la nourriture, des vêtements, du gîte, il songe à ce qu'il va faire aujourd'hui, à ce qu'il va devenir.
    Mais, mon ami, la mort - fût-elle temporaire - passe-t-elle sans laisser de trace ? "

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