• «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.».
    Jean Anouilh.

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  • Promené de famille en famille à la suite d'une amnésie provoquée par la grande guerre, Gaston, devenu riche malgré lui grâce à ses arriérés de pension, retrouve par étapes dix-huit ans plus tard chez les Renaud des moments de sa vie antérieure. Seulement, plus les révélations s'accumulent jusqu'à la découverte ultime, plus le divorce s'accuse entre l'être qu'il fut et l'être dont il avait rêvé.
    Sur ce canevas qui n'est pas sans dettes vis-à-vis de Pirandello et de Giraudoux, Jean Anouilh compose une pièce forte autour des thèmes de la mémoire, du passé, de la société bourgeoise, de la nostalgie de la pureté et de l'enfance, thèmes qui s'installent pour jamais à l'horizon de l'oeuvre. 1937 se révèle ainsi dans sa carrière une date capitale. Le rôle de Gaston fut d'ailleurs tenu par les plus grands : Georges Pitoëff, Pierre Fresnay, Michel Vitold, Daniel Ivernel.

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  • Médée, terrible médée ! femme révoltée qu trahit son père, tua son frère pour l'amour de jason et la conquête de la toison d'or.
    Dix ans après, jason se déprend de médée et s'apprête à épouser la fille de créon, roi de corinthe.
    Refusant la fuite et le " bonheur, le pauvre bonheur ", médée va continuer à semer le feu...
    " je t'ai aimée, médée. j'ai aimé notre vie forcenée. j'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. j'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire.
    J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis. " (jean anouilh).

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  • promené de famille en famille à la suite d'une amnésie provoquée par la grande guerre, gaston, devenu riche malgré lui grâce à ses arriérés de pension, retrouve par étapes dix-huit ans plus tard chez les renaud des moments de sa vie antérieure.
    seulement, plus les révélations s'accumulent jusqu'à la découverte ultime, plus le divorce s'accuse entre l'être qu'il fut et l'être dont il avait rêvé. sur ce canevas qui n'est pas sans dettes vis-à-vis de pirandello et de giraudoux, jean anouilh compose une pièce forte autour des thèmes de la mémoire, du passé, de la société bourgeoise, de la nostalgie de la pureté et de l'enfance, thèmes qui s'installent pour jamais à l'horizon de l'oeuvre.
    1937 se révèle ainsi dans sa carrière une date capitale. le rôle de gaston fut d'ailleurs tenu par les plus grands : georges pitoëff, pierre fresnay, michel vitold, daniel ivernel.

  • Ce volume contient :
    L'Alouette.
    Becket ou L'honneur de Dieu.
    La foire d'empoigne.

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  • Ce volume contient:
    Tu étais si gentil quand tu étais petit.
    L'Arrestation.
    Le Scénario.

    Tu étais si gentil quand tu étais petit, L'Arrestation, Le Scénario : les intrigues, les lieux, les époques diffèrent. Chacune de ces pièces reflète l'auteur comme un miroir renvoie, selon les heures et les saisons, les images changeantes d'un même visage. C'est pourquoi elles sont secrètes. Jean Anouilh se révèle ici presque dépouillé des masques comiques ou tragiques derrière lesquels il tente de protéger sa vérité. Ces Pièces secrètes doivent être déchiffrées dans le silence et la solitude. C'est peut-être pourquoi Jean Anouilh, parlant d'elles, a dit, dans un rire gentil : Mes fours...

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  • Fables

    Jean Anouilh

    «Pourquoi n'écris-tu plus de pièces ?» M'a demandé Nicolas tout de go, Moi qui me crois Victor Hugo, oeuvrant, face à la mer dans ma petite pièce, Sur son rocher de Guernesey (La conjoncture politique Rappelant, par ailleurs, le règne de la trique), Je réponds, supérieur : «Non, vois-tu, cet été, J'ai décidé (J'ai l'air badin et amusé - Ça me va bien) que j'écrirais plutôt des fables.» «Tu m'en montres une ?» - «Elles ne sont pas pour enfants.»

  • Nouvelle édition en 2018

  • Ce volume contient : L'Hurluberlu ou le Réactionnaire amoureux (1956), La Grotte (1960), L'Orchestre (1957), Le Boulanger, la Boulangère et le Petit Mitron (1966) et Les Poissons rouges ou Mon père, ce héros (1968).

  • L'alouette

    Jean Anouilh

    «Jeanne.
    - Messire saint Michel ! sainte Marguerite ! sainte Catherine ! vous avez beau être muets maintenant, je ne suis née que du jour où vous m'avez parlé. Je n'ai vécu que du jour où j'ai fait ce que vous m'avez dit de faire, à cheval, une épée à la main ! C'est celle-là, ce n'est que celle-là, Jeanne ! Pas l'autre, qui va bouffir, blêmir et radoter dans son couvent - ou bien trouver son petit confort - délivrée... Pas l'autre qui va s'habituer à vivre...»

  • «Que dire de Sylvia ? Elle n'est pas romanesque, elle est tendre, elle n'est pas naïve, elle est bonne, elle n'est pas dure, elle est nette. Les belles dames de la cour ni le prince ne l'éblouissent. Elle sait tout, depuis toujours, sans avoir jamais rien appris. Elle a la plus juste mesure du coeur. Dans ce petit univers frelaté et ricanant sous ses soies, ses cailloux précieux, ses aigrettes - elle est seule, claire et nue sous sa petite robe de toile, et elle les regarde toute droite et silencieuse s'agiter et comploter autour d'elle. Et tout ce qui faisait la force et le plaisir du prince est entre ses mains, soudain - inutile. Sylvia est une petite âme inaccessible qui le regarde à mille lieues de lui et le trouble.»

  • «Gustave, ta mère t'a confié à moi. Je t'ai admis dans notre association comme aide-rabatteur. Tu as vingt ans. Tu es ambitieux, c'est bien. Moi aussi, j'étais ambitieux à ton âge. Mais attention ! Dans notre carrière, comme dans toutes les carrières, il y a une hiérarchie à suivre. Hector est un des meilleurs séducteurs professionnels que je connaisse sur la place de Paris. C'est un homme qui ne rate pas une femme sur trois... et permets-moi de te dire que c'est joli, comme moyenne. Tu n'as tout de même pas l'intention, toi, un apprenti, de faire du meilleur ouvrage, non oe»

  • Eurydice

    Jean Anouilh

    «Dans son registre, Jean Anouilh a montré un talent exceptionnel, une maîtrise remarquable du dialogue, des situations et des personnages, une virtuosité et une acuité qui font de lui l'un des plus éminents auteurs du siècle.» Philippe Tesson.

  • "Si je deviens archevêque, je ne pourrai plus être votre ami." Le roi Henri II Plantagenêt n'a pas voulu entendre l'avertissement de Thomas Becket, son plus fidèle complice et son conseiller, et l'a nommé archevêque de Cantorbéry.
    Dans l'Angleterre du XIIe siècle, le pouvoir royal et le pouvoir ecclésiastique, incarnés par ces deux personnalités, vont alors se heurter. La trame historique sur laquelle se fonde ce drame confère aux grands thèmes anouilhiens de l'amitié trahie et de la solitude de l'être une résonance neuve. Becket ou l'Honneur de Dieu, pièce classique selon le principe de la tragédie qui situait dans les cours antiques les crises d'âme et de valeurs, est aussi, par son cadre et ses enjeux, la plus shakespearienne de son auteur.

  • Peu d'oeuvres ont été aussi mal jugées que celle d'Anouilh. Plusieurs raisons à cela : cinquante ans de succès public, ce qui ne se pardonne pas ; un anti-conformisme social, politique et culturel dont on a fait un délit d'opinion ; la célébrité d'Antigone, qui est l'arbre qui dispense d'aller faire un tour en forêt ; le recours, enfin, à des formes (farce, drame, tragédie, toutes les sortes de comédie), à des procédés (agilité technique, structures ingénieuses, répliques brillantes) et souvent à une tradition (duchesses et généraux, sofas et bergères, Toto et Marie-Christine) qui, associés, forment la façade et dissimulent la vraie nature de ce théâtre essentiellement poétique. Les rituels sociaux y cachent des vertiges, les rires soudains y sont la politesse de désespoirs durables. « Sous [s]on petit chapeau d'Arlequin », Anouilh cache une « grande oreille de janséniste ». Quels que soient le cadre (mythologique, historique, contemporain) et la tonalité (rose, noire, grinçante.) de ses pièces, les mêmes questions sont présentes : l'identité, l'impossible relation à autrui, la douleur née des compromissions, la nostalgie de la pureté, l'irrémissibilité du temps. Il est aussi difficile d'être en bons termes avec soi - « Je suis rentré en moi-même plusieurs fois. Seulement, voilà, il n'y avait personne » - que de connaître autrui : « Quel monde incompréhensible, les autres... » Bref, si « les autres » ne sont pas exactement « l'enfer », les pièces d'Anouilh ont souvent la tension d'un huis clos, et l'auteur de Becket est bel et bien, à sa manière, un dramaturge de l'existence. Humulus le muet - L'Hermine - Y' avait un prisonnier - Le Voyageur sans bagage - La Sauvage - Le bal des voleurs - Léocadia - Le rendez-vous de Senlis - Eurydice - Antigone - L'invitation au château - Épisode de la vie d'un auteur - Ardèle ou La marguerite - La Répétition ou L'amour puni - Colombe - La Valse des toréadors - Cécile ou L'école des pères. Appendices : Mystère de la Nativité - Autour du théâtre - Sur le théâtre (1926-1952)

  • Deux pièces sur le thème de la jalousie.
    Orphée, violoniste, et Eurydice, comédienne en tournée, quittent tout pour accomplir leur amour. Mais la jalousie s'empare d'Orphée...
    Dans le second drame, Frédéric s'éprend de Jeannette, la soeur de sa fiancée. Mais sa passion de l'absolu viendra contrarier son amour.
    Comment le dénouement de ces deux pièces pourrait-il être autrement que noir ? Elles disent l'exigence de la grandeur, de la beauté, de l'éternité, dans un monde éphémère, mesquin, voué aux compromis.

  • Peu d'oeuvres ont été aussi mal jugées que celle d'Anouilh. Plusieurs raisons à cela : cinquante ans de succès public, ce qui ne se pardonne pas ; un anti-conformisme social, politique et culturel dont on a fait un délit d'opinion ; la célébrité d'Antigone, qui est l'arbre qui dispense d'aller faire un tour en forêt ; le recours, enfin, à des formes (farce, drame, tragédie, toutes les sortes de comédie), à des procédés (agilité technique, structures ingénieuses, répliques brillantes) et souvent à une tradition (duchesses et généraux, sofas et bergères, Toto et Marie-Christine) qui, associés, forment la façade et dissimulent la vraie nature de ce théâtre essentiellement poétique. Les rituels sociaux y cachent des vertiges, les rires soudains y sont la politesse de désespoirs durables. « Sous [s]on petit chapeau d'Arlequin », Anouilh cache une « grande oreille de janséniste ». Quels que soient le cadre (mythologique, historique, contemporain) et la tonalité (rose, noire, grinçante.) de ses pièces, les mêmes questions sont présentes : l'identité, l'impossible relation à autrui, la douleur née des compromissions, la nostalgie de la pureté, l'irrémissibilité du temps. Il est aussi difficile d'être en bons termes avec soi - « Je suis rentré en moi-même plusieurs fois. Seulement, voilà, il n'y avait personne » - que de connaître autrui : « Quel monde incompréhensible, les autres... » Bref, si « les autres » ne sont pas exactement « l'enfer », les pièces d'Anouilh ont souvent la tension d'un huis clos, et l'auteur de Becket est bel et bien, à sa manière, un dramaturge de l'existence.

  • Dans une demeure bourgeoise, un meurtre a été commis : la cuisinière a été poignardée. Aidé du commissaire, l'auteur interroge chaque occupant de la maison et assiste à l'écriture de sa propre pièce. Avec un appareil critique.

  • Colombe

    Jean Anouilh

    Julien : Colombe, mon chéri, je n'ai que toi au monde. Tu sais que je vais crever de te quitter, mais tu sais aussi que tu ne pourrais plus m'aimer si je faisais quelque chose de laid pour te garder.
    Colombe : Quelle idée, mon chéri ! Je pourrais très bien t'aimer quand même, moi...

  • «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.
    Oedipe roi, relu il y a quelques temps par hasard comme tous les classiques, quand je passe devant mes rayons de livres et que j'en cueille un, m'a ébloui une fois de plus - moi qui n'ai jamais pu lire un roman policier jusqu'au bout. Ce qui était beau du temps des Grecs et qui est beau encore, c'est de connaître d'avance le dénouement. C'est ça, le vrai "suspense"...
    Et je me suis glissé dans la tragédie de Sophocle comme un voleur - mais un voleur scrupuleux et amoureux de son butin».
    Jean Anouilh.

  • «Pourquoi es-tu entré ? Je ne veux pas te voir. Je suis heureuse ici, tu entends. Je suis heureuse et je l'aime. Je ne veux plus avoir affaire avec ta peine et ta misère. Je l'aime, tu entends, Gosta ; je l'aime... Qu'est-ce que tu es venu faire ici, avec ton malheur à bout de bras ? Et d'abord, pourquoi te permets-tu de sourire quand je te dis que je l'aime et que je suis heureuse ? Tu es laid, Gosta, tu es vieux, tu es paresseux. Tu disais toujours que tu aurais pu faire mieux que les autres, mais tu n'as jamais rien fait...»

  • Humulus le Muet et le Bal des voleurs : deux pièces courtes et drôles qui permettent de découvrir l'oeuvre du grand dramaturge Jean Anouilh. Les élèves dénoueront, avec ces deux pièces, toutes les ficelles du texte dramatique comique !

    Les pièces roses d'Anouilh sont recommandées dans les nouveaux programmes de français pour la classe de 4e, "Théâtre : faire rire, émouvoir, faire pleurer".

  • Écrite en 1934, mais montée seulement en 1938 après le succès du Voyageur sans bagage et publiée la même année dans Les oeuvres libres avant de figurer dans le recueil des Pièces noires, La Sauvage, aux yeux de la critique, confirmait le talent du jeune Anouilh. Souillée dès son plus jeune âge, Thérèse, la jeune violoniste d'un minable orchestre de province, ne parvient pas à accepter l'amour, l'argent et la famille du brillant pianiste Florent. Solitude, honte, poids du passé, solidarité de la misère et de la déchéance, impossible pureté, mythe du bonheur, achèvent de mettre en place les éléments récurrents d'un univers dramatique original. En soeurs cadettes de Thérèse, Antigone et Jeanne (L'Alouette) obéiront à la même exigence en refusant toute compromission.

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