• Hiver 44-45 : Ernest Hemingway et Martha Gellhorn parcourent les collines enneigées et ensanglantées des Ardennes. Walter Cronkite qui, dans les années 1960, sera surnommé « l'homme le plus digne de confiance de l'Amérique », informe pour United Press à partir de Luxembourg et d'Assenois. Le mythique Robert Capa fixe son objectif au plus près de l'action.
    Tous ces baroudeurs de l'info « étaient à Bastogne », ou tout près, et contribuèrent à écrire le premier brouillon de l'histoire de ces moments dramatiques.
    Ce livre raconte le parcours de ces correspondants américains qui couvrirent la bataille des Ardennes, décrit leurs exploits, leurs audaces. Il rappelle aussi leurs doutes et leurs craintes car cette guerre souleva des questions essentielles sur les sinistres réalités de la nature humaine. L'auteur revient par ailleurs sur des vérités qui dérangent : la persistance du racisme et de l'antisémitisme au sein des troupes US, les barrières qui se dressèrent devant les femmes journalistes, les excès de la censure.
    Cet essai a pour ambition de s'interroger plus largement sur les leçons que ces grandes figures du reportage léguèrent à l'histoire du journalisme.
    Du Saillant ardennais au Vietnam puis à l'Irak, les questions que se posent les journalistes sont restées les mêmes : comment échapper à la propagande, comment rapporter la souffrance et la mort, comment traiter les exactions commises par son propre camp ?
    Des dilemmes permanents de la correspondance de guerre...

  • "« La politique extérieure », écrivait Alexis de Tocqueville, « n'exige l'usage de presque aucune des qualités qui sont propres à la démocratie et commande au contraire le développement de presque toutes celles qui lui manquent ».
    « Une politique est condamnée à l'échec », lui rétorquait un siècle plus tard l'influent journaliste Walter Lippmann, « si elle viole délibérément nos promesses et nos principes, nos traités et nos lois ».
    Ce débat entre l'intérêt et l'idéal accompagne l'histoire de la politique extérieure des États-Unis. Il met face à face les tenants de la Realpolitik et ceux qui estiment que l'Amérique doit fonder ses relations internationales sur l'affirmation de valeurs morales. Il illustre l'importance des voix dissidentes, cornes de brume et garde-fous de l'éthique, de la démocratie et de la raison.
    Un débat américain ? Un débat universel, qui pose la question essentielle de la cohérence des démocraties face au monde tel qu'il est mais aussi face aux principes dont elles se réclament."

  • Ce livre vise à donner aux étudiants en journalisme et aux journalistes professionnels à la fois une présentation générale de l'évolution du journalisme international et des outils concrets, assortis de renseignements pratiques.

    L'auteur se penche sur le "service étranger", le "journalisme global", l'impact des nouvelles technologies et les nouveaux risques et enjeux du journalisme international aujourd'hui. Il embrasse tous les sujets ("étranger", société, économie, sports, culture) dans une approche transversale de la gestion rédactionnelle et approfondit les techniques et pratiques plus spécialisées, comme celles d'envoyé spécial, de commentateur, de correspondant diplomatique, de correspondant de guerre,etc.

    Très concret, il se fonde sur l'expérience de dizaines de journalistes, la lecture de dizaines de livres académiques, de témoignages, d'études et de rapports d'instituts spécialisés.

  • Enjeux et risques du journalisme international : un ouvrage documenté mettant en avant des outils concrets, des renseignements pratiques et des centaines de sources d'information.
    Ce livre vise à donner aux étudiants en journalisme et aux journalistes professionnels à la fois une présentation générale de l'évolution du journalisme international et des outils concrets, assortis de renseignements pratiques et de centaines de sources d'informations.

    L'auteur décrit les enjeux et les risques du journalisme international aujourd'hui. Il aborde en particulier les questions posées par la globalisation, la violence contre la presse, la désinformation, les nouvelles technologies et les réseaux sociaux.

    L'ouvrage couvre les sujets internationaux (diplomatie, guerre, société, économie, culture) dans une approche transversale de la gestion rédactionnelle et approfondit les techniques et pratiques plus spécialisées comme celles d'envoyé spécial, de correspondant de guerre, de journaliste humanitaire, de commentateur diplomatique, etc.

    Très concret, il se fonde sur l'expérience de dizaines de journalistes, la lecture de nombreux livres académiques, de témoignages, d'études et de rapports d'instituts spécialisés.

    Cette nouvelle édition actualisée tire les leçons des dernières évolutions qui influencent la pratique du journalisme international comme les « citoyens-rapporteurs », le rôle croissant d'Internet et du journalisme en ligne, l'impact de Facebook ou de Wikileaks..

  • Arrivée de migrants africains aux Canaries, renvois de candidats réfugiés en Afghanistan, débats sur la régularisation des sans-papiers, controverses sur l'intégration et « l'identité nationale » : la migration, dans toutes ses dimensions, est devenue l'un des sujets phares de l'actualité.
    Cette question constitue un enjeu majeur sur les plans économique, politique, démographique et culturel. Elle s'imbrique dans des phénomènes au coeur des grandes interrogations du monde (mal-développement, retour du religieux, racisme, violations des droits humains, crise de l'environnement, globalisation, terrorisme). Dans ce contexte, les pratiques et la déontologie du journalisme sont souvent mises en cause.
    On reproche à un certain journalisme de stéréotyper, caricaturer, simplifier, mettre en scène, dramatiser. Face à ce sujet gorgé de controverses, face aussi à ces accusations, le défi du journalisme est de rendre compte avec rigueur et pertinence de l'univers extrêmement complexe des migrations. Ce manuel, rédigé avec la participation de dizaines de journalistes, de représentants d´organisations internationales et d´autorités publiques, n´est pas un traité sur les migrations internationales, mais bien un guide sur les meilleures manières d´en traiter.
    Réaffirmant les principes fondamentaux du métier, la recherche de la vérité, l'indépendance, le sentiment d´humanité et la responsabilité à l'égard des autres, il cherche à fournir les outils nécessaires à une couverture journalistique qui soit à la hauteur de ce phénomène et de ses enjeux. Il se veut concret, en phase avec les exigences et les contraintes du métier.

  • Guerilleros, milicos, bandidos, narcos : l'image de l'Amérique latine s'identifie souvent à la violence, au carrefour de la politique et du crime.
    Au fil des décennies, la perception de cette violence a changé de nature et de visage : révolutionnaire dans les années 1960 avec Castro, militaire dans les années 1970 avec Pinochet, paramilitaire et mafieuse dans les années 1980 avec Roberto d'Aubuisson ou Carlos Castaño, elle s'est transformée, lors de la dernière décennie du XXe siècle et au début du XXIe, en règne de la grande délinquance avec Pablo Escobar ou les Zetas.
    En quelques années, les pays latino-américains sont passés de la « délinquance des dictatures » à la « dictature de la délinquance » et l'appel à la mano dura et à l'homme fort semble fermer la boucle infernale dans laquelle le continent est happé.
    La violence occupe le quotidien et menace de remettre en cause le processus de démocratisation latino-américain.
    Ce règne de la délinquance a été préparé par les fractures sociales, politiques ou ethniques traditionnelles, qui ont été exacerbées par les régimes militaires, les guerres civiles et les politiques économiques inspirées du Consensus de Washington (libéralisation, privatisation, libre-échange).
    La criminalité se mélange aussi aux luttes pour le pouvoir politique que se livrent les guérilleros, les milices d'extrême droite ou les armées privées des narcos, elles-mêmes imbriquées au sein des forces de sécurité largement inefficaces, brutales et corrompues.
    La criminalité latino-américaine gagne aussi le reste du monde. Elle s'exporte, se globalise, au travers des gangs de maras qui font la navette entre l'Amérique centrale et les États-Unis ou des cartels de la drogue mexicains qui commercent avec la 'Ndrangheta calabraise ou la mafia russe.
    Ce livre est une plongée dans un continent qui n'a pas apprivoisé la violence, mais qui a créé des géographies urbaines, des comportements sociaux et des modes de fonctionnement économique et politiques adaptés au règne de la délinquance.
    Paradoxalement, en effet, la délinquance sape l'économie, mais elle en est aussi l'un des leviers. Malgré tout, des usines s'installent le long de la frontière mexicaine et le Brésil se présente comme une puissance globale, prochain hôte du Mundial de football et des Jeux olympiques.

  • « Où les droits de l'homme commencent-ils ? », s'interrogeait, en 1948, Eleanor Roosevelt, l'une des grandes instigatrices de la Déclaration universelle. « Dans des lieux proches de nous, si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte », répondait-elle. La commune en est sans doute l'exemple même. Devant la croissance des inégalités, de l'intolérance et de l'exclusion, les villes et communes sont devenues un enjeu crucial pour le mouvement des droits humains. C'est là qu'il peut agir directement, en tablant sur la proximité et sur le caractère concret des combats à mener.
    Ce livre s'inspire à la fois d'expériences locales et internationales car son propos est de donner des idées, de sugg érer des initiatives, à l'image des Territoires de mémoire, des Cités refuges, des Villes lumières. Un peu partout, les « petits actes de résistance » se multiplient : refus de villes américaines de traquer les migrants, comme le voudrait Donald Trump ; adoption à Montréal d'une charte visant à protéger les citoyens contre l'intrusion numérique ; projets d'urbanisme « anti-macho » à Rouen ou Namur et rénovation de l'espace urbain au profit des habitants ; intégration de critères éthiques dans les marchés publics. Sans oublier les démarches en faveur d'un développement durable. Car que vaudrait le droit à la vie et à la liberté sur une Terre devenue inhabitable ?
    Les défis sont immenses, chaque geste compte. Tous ces contre-feux, souligne Philippe Hensmans dans sa préface, c'est à nous de les mettre en oeuvre, chaque fois que cela s'avère nécessaire, chaque fois que notre monde l'exige.

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