• Poète amoureux de l'âme parisienne, éternel flâneur qui sait trouver des trésors au coin de la rue la plus anonyme, Fargue raconte sa ville dans ce livre célèbre, qui aujourd'hui nous restitue le parfum du Paris de l'entre-deux-guerres.
    Le quartier de prédilection de Fargue, peu exploré par d'autres écrivains, c'est le boulevard Magenta, Belleville, le boulevard de la Chapelle, la gare de l'Est et la gare du Nord, "vastes music-halls où l'on est à la fois acteur et spectateur".
    Le titre de ce livre est devenu le nom que l'on donne à Fargue. C'est lui qui est à jamais "le piéton de Paris".

  • "Il y a des années que je rêve d'écrire un "Plan de Paris" pour personnes de tout repos, c'est-à-dire pour des promeneurs qui ont du temps à perdre et qui aiment Paris. Et il y a des années que je me promets de commencer ce voyage par un examen de mon quartier à moi, de la gare du Nord et de la gare de l'Est à la Chapelle, et non pas seulement parce que nous ne nous quittons plus depuis quelque trente-cinq ans, mais parce qu'il a une physionomie particulière, et qu'il gagne à être connu."

    De la Chapelle à Montmartre, du Marais à Saint-Germain-des-Prés... Une promenade littéraire nostalgique, en six arrêts, dans les pas flâneurs du "Piéton de Paris".

  • Publié en 1948, Les Grandes Heures du Louvre est l'histoire du palais du Louvre à travers les siècles  : du château-fort construit par Philippe-Auguste au musée d'aujourd'hui, en passant par la construction des Tuileries sous Catherine de Médicis, du pavillon de l'horloge sous Louis XIII, sans parler des projets de modernisation imaginés par Louis XIV et les destructions de la Commune de Paris, sa dernière transformation sous le règne de Napoléon III, et tant d'autres aventures plus secrètes et charmeuses.
    Plus qu'une simple histoire, ce livre est aussi une oeuvre littéraire à par entière. Liant l'histoire à la littérature et les rois aux poètes, l'auteur évoque sa propre vie. Et voici le souvenir d'une promenade avec Laurent Tailhade, d'une dispute avec Alfred Jarry, d'un après-midi passé, dans le jardin des Tuileries, avec Paul Valéry  : «  Assis sur un banc, dans la tiédeur d'un Paris plein d'ombrelles et de toilettes claires, plein d'idées faciles, il nous plaisait d'interroger le vieux bâtiment.  » Le livre éblouissant et méconnu du plus grand écrivain de Paris au xxe siècle avec Guillaume Apollinaire. 

  • Dans ce "diorama d'états d'âme", Fargue imagine la nuit des temps préhistoriques et celle de la fin du monde. Entre les deux, il revoit Paris, cet univers lui aussi fantastique, qu'il a tant aimé et dont il fut l'inoubliable Piéton.

  • Le ton des textes de Fargue est à la fois intemporel et délicieusement désuet. Comment ne pas sourire devant ses réflexions sur les automobiles qui crachotent, sur la naissance du métro à laquelle il assista, sur les cadeaux de Noël des enfants où il n'est question que de trains électriques et de jeux de patience ? En ces années de guerre (ces textes ont paru en 1942), il s'attache au difficile quotidien des Parisiens, aux bouleversements que connaît la capitale. Mais l'écrivain évoque aussi des thèmes intemporels comme le bavardage, le printemps, la neige... Et dans ces pages le chroniqueur rejoint souvent le poète.

  • " Donc, je me promène, et, naturellement, je rêve en me promenant. Si Paris, le soir, s'enroule de deuil, il rayonne le jour comme si l'enfantement de l'Histoire ne lui travaillait pas, à lui aussi, les tripes. Il y a dans les pas, le guet des yeux, l'ondulation des hanches, la grâce des cous, le choix des cravates et des écharpes, une allégresse quand même et le voeu de revivre. " L.-P. F.
    Max Jacob le saluait comme " un grand ingénieur du rêve ", Claudel qualifiait son style de " jet de cocasserie splendide ", Proust affirmait son " admirable talent " et Rilke le considérait comme l'une des plus belles plumes de son temps. Léon-Paul Fargue était à la fois aristocrate et artisan, individualiste et humaniste, vagabond ami du confort et farouchement anti-bourgeois.
    De 1941 à 1943, au plus sombre des années noires, ce maître de la chronique poursuit son travail de mémorialiste amorcé depuis le mythique Piéton de Paris. Avec sa lanterne magique, il projette ses souvenirs et raconte les fiacres des boulevards, les causeries chez Mallarmé, la mode féminine, les impressionnistes ou la tendresse des soirs de printemps. Grâce à la fulgurance de ses images et à l'acrobatie de ses inventions, Fargue nous entraîne dans une fête où la rêverie intime se confond avec la vie réelle.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Léon-Paul Fargue et d'un article de Joseph Kessel. Noctambule invétéré et marcheur infatigable, Léon-Paul Fargue, sans doute le plus célèbre des "Piéton de Paris", ne cesse d'arpenter Paris au gré des amitiés et des cafés, flânant dans son arrondissement préféré, le Xe, entre la gare du Nord et le boulevard de la Chapelle, allant de la rive gauche à Montmartre et de Clichy à Vincennes, faisant l'aller-retour entre la librairie d'Adrienne Monnier, rue de l'Odéon, et la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain, dont les carreaux de céramique proviennent de la fabrique paternelle dont il est le patron. Compagnon d'écrivains et d'artistes comme, entre autres, Pierre Bonnard, Pablo Picasso, Claude Debussy, Erik Satie, Igor Stravinski, Diaghilev, Paul Claudel, Paul Valéry, André Gide, Valéry Larbaud, André Breton ou encore Louis Aragon, il occupe dans la société littéraire de la première moitié du XXe siècle une position exceptionnelle, et son oeuvre est une véritable mémoire de la littérature française. Mais son importance ne se limite pas aux seules qualités documentaires de ses amitiés et de ses déambulations parisiennes. Son admirable "Piéton de Paris" est avant tout l'occasion de découvrir un grand écrivain et un poète riche d'humanité, de profondeur et de résonances.

  • Refuges

    Léon-Paul Fargue

    Léon-Paul Fargue naît à Paris en 1876, traverse les systèmes et les chapelles. Il n'a que faire de dieux et de maîtres. Il ne sera jamais l'homme d'un club : aux clubs, il préfère les cafés. De très vieux cafés au fond de vieilles rues. Des rues qui grimpent ou descendent à travers Montmartre ou Montparnasse. Dans ce volume, il évoque sa jeunesse, ses amis, un Paris pouilleux ignoré des voyageurs, les chambres d'étudiants, les guinguettes, toute une géographie lentement modelée et que soudain chambardent les urbanistes. Naguère, lui-même s'appelait le piéton de Paris, mais que faire dans cette ville où le dernier refuge croulera tantôt sous la dernière marée ?

  • Dîners de lune est en quelque sorte le tome II de Déjeuners de soleil. On y retrouve le merveilleux et grand poète qui jetait sur les choses les plus humbles ou les plus insolites un regard qui les transfigurait. Avec l'agilité d'un ludion, la grâce d'un ange et la cocasserie d'un clown génial, il évolue au Musée Grévin, au Bal des Petits Lits Blancs ou dans les Maisons Tellier ; il nous entretient de magie, explique comment le stylographe est une parure, découvre un humour, un nouveau mal du siècle, dévoile ce que lisent les femmes, codifie les rapports entre les sexes...

  • Pour la peinture

    Léon-Paul Fargue

    Qui pouvait mieux parler de la peinture qu'un poète comme Léon-Paul Fargue ? Pour la peinture est un recueil de chroniques dont on ne sait s'il faut davantage admirer la justesse du coup d'oeil, la saveur de l'expression ou la profondeur de la sensibilité. Il y a tout dans ce livre : des souvenirs, des idées, voire de la critique d'art. On y apprendra que la Côte d'Azur a fini par ressembler aux tableaux de Dunoyer de Segonzac, tant il est vrai que la nature, comme dit Oscar Wilde, imite l'art. On y lira des remarques passionnantes sur Vélasquez, de séduisants développements sur Vuillard, Bonnard, Monet, Waroquier, Dufy, Luc Albert-Moreau . Montmartre et Daragnès sont les prétextes d'une évocation comme seul Fargue savait en faire, où la réalité et la poésie pour ainsi dire s'augmentent l'une de l'autre. Enfin le poète fait défiler de charmants personnages Little Tich, Mistinguett, Grook, Maurice Chevalier, qu'il a connus, qu'il a aimés, et dont il parle - incomparablement.

  • "Pourrait-elle s'ouvrir encore l'aube, bleue comme des ailes de Morphe, où bâillait l'étrange passage, au tournant d'un mur, avec son escalier sonore, et nous parlait bas de sa bouche d'ombre ?.. Un oiseau s'y campe. Il dit : Myrtis - avec douceur."

  • Voici un étrange objet signé Léon-Paul Fargue et André Beucler, sans que l'on sache si les textes qui le compsoent sont de l'un ou de l'autre, ou encore écrits à quatre mains. Mais le lecteur s'amusera autant que les auteurs en dégustant cette prose acrobatique, truffée de calembours, d'a-peu-près, de contrepèteries, de mots inventés, de métaphores saugrenues. On est tantôt dans le Paris de 1920, tantôt dans celui de 1945. Plus rarement dans un lointain passé, comme ce parcours de l'autobus Villette-Austerlitz, où le bassin de la Villette et la place des Fêtes deviennent des lieux fortement exotiques. Extraordinaire tableau aussi de la première visite d'André Beucler chez Gallimard, rue de Grenelle. Gaston le reçoit. Valentine Tessier est près de lui. Fargue dort ou fait semblant de dormir dans un fauteuil! Il y a tantôt des souvenirs, tantôt de la poésie, tantôt des aphorismes, des pensées insolites, des contes, des nouvelles, des saynètes. On est proche du surréalisme. Puis on est cueilli par une réflexion sur l'esprit français, ou une méditation sur les morts...

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