A Vue D'oeil

  • Pas pleurer

    Lydie Salvayre

    Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l'Église contre « les mauvais pauvres ». Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, des jours qui comptèrent parmi les plus intenses de sa vie. Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l'art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

    Pas pleurer a été récompensé par le prix Goncourt 2014.

  • D'un côté, un solitaire, un lettré, un pas-tout-à-fait-pareil, un pas-tout-à-fait-conforme, un homme malade qui a choisi de se retirer dans un lieu de beauté.
    D'un autre côté, les habitants d'un paisible village que l'arrivée de ce nouveau, de cet intrus, bouscule et déconcerte.
    Très vite surgiront, entre les uns et les autres, l'incompréhension et la méfiance, puis les malentendus et les soupçons mauvais, puis les peurs infondées et les violences que sourdement elles sécrètent. Puisque tout homme est une nuit.
    Un roman d'une causticité jubilatoire.

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