Verticales

  • La vie commune

    Lydie Salvayre

    Suzanne aime sa vie de bureau réglée sous le regard sévère de son patron.
    Elle n'aime du reste que ça. Les autres l'importunent, dérangent son parcours quotidien. Une nouvelle secrétaire dans son paysage uniformément plat est un événement, une sorte d'exaspérante montagne ou de volcan catastrophe (...) Lydie Salvayre qui prête ses mots à Suzanne, joue le jeu de la sobriété, de l'absence d'amour, de l'étroitesse désespérante. Elle joue si bien qu'on y croit, qu'on la voit, cette Suzanne sournoisement étroite et, dans le fond, si pathétique..
    Michèle Gazier, Télérama. Peu à peu l'obsession fait place à l'hystérie, la haine, la folle et Lydie Salvayre se délecte à nous raconter par le menu la déchéance d'une apparence impitoyale et révélateur. Christine Ferniot, Madame Figaro. Dans ce récit fulminant, la réussite tient d'abord à la qualité du regard, qui est rapide et mordant : à la concurrence que s'y font l'ironie, voire la cruauté et la compassion, à la faculté d'égratigner sans avoir l'air d'y toucher, bref de suggérer l'essentiel sans le désigner comme tel.
    Pierre Veilletet, Le Nouvel Observateur.

  • La declaration

    Lydie Salvayre

    Un homme se déclare.
    Sa femme l'a quitté. et sa violence est égale au chagrin qu'il éprouve. déclaration d'amour donc, autant que de guerre, l'une et l'autre mêlées, indissociables. déclaration qu'il va bientôt destiner au monde, un monde regardé sans nulle complaisance, comme si la douleur conférait un surcroît de lucidité.
    Des souvenirs vont assaillir sa mémoire, et les visions de l'amour perdu vont se mêler aux épisodes d'une enfance sombre.
    Devant ce passé et ce présent qui l'aliènent, il va chercher désespérément des issues. mais le mal est si profond, ses causes sont si anciennes, que rien ne pourra le délivrer de la folie qu'il porte en germe.
    Il faudra donc qu'il traverse cette dernière épreuve, qu'il aille, en quelque sorte, jusqu'à l'extrême de lui-même, avant de se réconcilier avec la vie.

  • Contre

    Lydie Salvayre

    Un jour, j'haranguai les plus mornes, le ton déclamatoire ne me faisait pas peur, j'avais d'ailleurs quelques dispositions.
    Sortez de vos comas, leur dis-je, et revenez à vous, vous n'êtes pas des veaux. C'est à moi-même en vérité que je parlais. Contre est né d'une commande de France Culture pour les rencontres de La Charteuse du festival d'Avignon. Lydie Salvayre a conçu ce texte en vue d'une lecture publique et en collaboration avec deux musiciens - les guitaristes Serge Teyssot Gay et Marc Sens - qui ont composé à cette occasion une musique originale.
    Ce livre comprend, en fin de volume, un cd dont la version live permet de restituer la dimension scénique et vocale de cette aventure collective.

  • Dis pas ca

    Lydie Salvayre

    Après Contre, aventure littéraire et musicale qui les avait réunis en 2002 dans cette même collection, Lydie Salvayre et les guitaristes Serge Teyssot-Gay et Marc Sens, rejoints par Jean-Paul Roy, ont souhaité « poursuivre l'histoire autrement, la pousser plus loin » avec Dis pas ça.
    Dis pas ça. Dix chapitres courts, dix poèmes. Un texte. Dix morceaux, dix paysages sonores. Un disque. Cette expérience où l'écrit dialogue avec la musique, et vice versa, ce travail de création collective, conçu au départ pour la scène, retrouve toute sa force polémique dans le silence de la lecture.

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