• Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire.
    En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu «refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors». Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son oeuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.«... Je me sentais responsable de la beauté du monde», dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la «discipline auguste», entre l'intelligence et la volonté.

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  • En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIe siècle, Marguerite Yourcenar, l'auteur de Mémoires d'Hadrien, ne raconte pas seulement le destin tragique d'un homme extraordinaire. C'est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son âcre et brutale réalité ; un monde contrasté où s'affrontent le Moyen Âge et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison même finira par le broyer.

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  • « Légendes saisies en vol, fables ou apologues, ces Nouvelles Orientales forment un édifice à part dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, précieux comme une chapelle dans un vaste palais. Le réel s'y fait changeant, le rêve et le mythe y parlent un langage à chaque fois nouveau, et si le désir, la passion y brûlent souvent d'une ardeur brutale, presque inattendue, c'est peut-être qu'ils trouvent dans l'admirable économie de ces brefs récits le contraste idéal et nécessaire à leur soudain flamboiement ».
    Matthieu Galey

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  • « Mon but est de présenter un certain nombre de textes dont je puis garantir l'exactitude, et non de proposer un nouveau système du rêve, ce que je ne suis nullement qualifiée pour faire. Mais, dans l'intérêt même des pages qui vont suivre, il est nécessaire peut-être d'indiquer dans quel état d'esprit j'aborde le récit de cette suite de songes. À mes yeux (et il va de soi que ce point de vue est étroitement personnel) l'expérience du rêveur n'est pas sans analogie avec celle du poète, et l'on peut comparer les éléments oniriques à l'état brut, avec leurs résonances symboliques multipliables à l'infini, aux rimes vulgaires ou sublimes alignées sur les colonnes d'un dictionnaire. Le dormeur assemble des images comme le poète assemble des mots... » Dans cet ouvrage méconnu, paru en 1938, puis resté inachevé dans la forme augmentée souhaitée par son auteure, Marguerite Yourcenar déploie - en 22 récits oniriques - la carte d'une poétique du songe.

  • Comme tous les héros de Marguerite Yourcenar, Alexis s'interroge pour mieux comprendre le monde et mieux se comprendre lui-même. Il cherche à sortir d'une situation fausse qui est l'échec de son mariage. Une longue lettre forme tout le récit où il prend sa femme à témoin du vain combat qu'il a mené contre son penchant naturel et sa vocation véritable.
    Alexis est le premier roman de Marguerite Yourcenar et a révélé son grand talent d'écrivain.
    Le Coup de Grâce se situe dans les Pays baltes en 1919-1920. Par-delà l'anecdote de la fille qui s'offre et du garçon qui se refuse, le sujet central du roman est avant tout une communauté d'espèce, une solidarité du destin chez deux hommes et une femme soumis aux mêmes dangers.

  • Ce volume contient l'ensemble de l'oeuvre romanesque de Marguerite Yourcenar, plus une chronologie. Dans un avant- propos, l'auteur explique la composition de l'ouvrage :
    «On trouvera dans ce volume ceux de mes ouvrages qui rentrent plus ou moins dans la catégorie du roman, de la nouvelle ou du conte, catégorie devenue si vaste de nos jours qu'elle échappe de plus en plus aux définitions. C'est ce qui a permis de placer ici Feux, considéré comme une série de récits entremêlés de "pensées", encore que l'appellation de poèmes en prose eût également convenu.
    L'ordre dans lequel les textes sont ici présentés n'est qu'à demi chronologique.
    Dans le présent volume, on a choisi de placer en tête trois ouvrages d'avant 1939, représentatifs, avec des nuances variées, des deux premières manières de l'écrivain, d'une part Alexis et Le Coup de grâce, très proche de la sobriété du récit classique, et de l'autre Denier du rêve, marqué par un intense expressionnisme, que le remaniement subi par ce dernier roman vers 1957 n'a pas diminué. Viennent ensuite les oeuvres dont la composition m'aura occupée, de façon d'ailleurs intermittente, durant une bonne partie de ma vie, Mémoires d'Hadrien, L'oeuvre au noir et les trois nouvelles de Comme l'eau qui coule. Les deux recueils, Feux - bien que ses récits, tous des années 1935-1937, soient d'une inspiration très proche de celle de Denier de rêve - et Nouvelles orientales, fait d'une série de contes de dates très diverses, ont été placés à la fin du livre.»

  • «On disait que Wang-Fô avait le pouvoir de donner la vie à ses peintures par une dernière touche de couleur qu'il ajoutait à leurs yeux.» Partout en Chine, on murmure que les peintures de Wang-Fô ont un pouvoir magique, que leur beauté est telle que le monde réel semble bien fade en comparaison. Depuis des années, le vieil homme sillonne les routes du pays en quête de nouveaux sujets à peindre, accompagné de son fidèle disciple Ling. Mais l'Empereur, qui vit dans l'opulence et la solitude, en veut terriblement à Wang-Fô. Il pense que le maître l'a dupé, que ses toiles somptueuses l'ont dégoûté à jamais de la réalité. Pour se venger, il le condamne à un châtiment bien cruel... Mais c'est compter sans le talent miraculeux du peintre.

    Création poétique.
    Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

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  • Archives du nord

    Marguerite Yourcenar

    Comme dans souvenirs pieux, marguerite yourcenar part ici à la recherche de ses origines.
    Commençant par l'évocation de ces terres, de ces dunes, de ces forêts, qui deviendront un jour la flandre française, elle descend le cours du temps. l'histoire devient comparable à une immense circulation sanguine dont l'écrivain serait le coeur toujours battant. s'abandonner à ce système romanesque créé par le temps, c'est découvrir comment une femme d'aujourd'hui a su pénétrer le secret des siècles refermés sur eux-mêmes, pour en réveiller les destins singuliers, avec leurs passions, leurs amours, leur noblesse.

  • Souvenirs pieux

    Marguerite Yourcenar

    Le livre de Marguerite Yourcenar commence par le récit d'une naissance : la sienne. De ce point de départ elle s'interroge. D'où vient-elle ? Qui fut sa mère, morte presque aussitôt ? Qui fut son père ? Ces deux familles dont elle est issue, que peut-elle en savoir, à travers les épaisseurs du temps ? Personne ne rend sensible comme elle l'existence d'âge en âge des êtres en un lieu donné, et le fait que les générations sur le même coin de terre s'entassent comme des strates géologiques, côte à côte avec les bêtes et les plantes. Le récit s'accompagne à chaque pas de commentaires qui sont des coups de projecteurs dans le brouillard de toute vie. Si bien que d'une histoire à peu près ordinaire ou commune Marguerite Yourcenar a fait une oeuvre extraordinaire, où la rigueur le dispute à la compassion, où le plus grand art et le plus discret est au service d'une rare noblesse de coeur.

  • Anna, soror...

    Marguerite Yourcenar

    Anna, soror...
    Fut écrit en quelques semaines du printemps 1925, au cours d'un séjour à naples et immédiatement au retour de celui-ci (...) jamais invention romanesque ne fut plus immédiatement inspirée par les lieux où on la plaçait.
    J'ai goûté pour la première fois avec anna, soror... le suprême privilège du romancier, celui de se perdre tout entier dans ses personnages, ou de se laisser posséder par eux. durant ces quelques semaines, et tout en continuant à faire les gestes et à assumer les rapports habituels de l'existence, j'ai vécu sans cesse à l'intérieur de ces deux corps et de ces deux âmes, me glissant d'anna en miguel et de miguel en anna, avec cette différence au sexe qui est, je crois, celle de tous les créateurs en présence de leurs créatures.

  • Feux est une suite de nouvelles, de proses lyriques, presque de poèmes, inspirés par une certaine notion de l'amour. Alternant avec des notes sur la passion amoureuse, on y trouve les histoires de Phèdre, d'Achille, de Patrocle, d'Antigone, de Léna, de Marie-Madeleine, de Phédon, de Clytemnestre, de Sappho.
    «Dans Feux, où je croyais ne faire que glorifier un amour très concret, ou peut-être exorciser celui-ci, écrit l'auteur, l'idôlatrie de l'être aimé s'associe très visiblement à des passions plus abstraites, mais non moins intenses, qui prévalent parfois sur l'obsession sentimentale et charnelle : dans Antigone ou Le choix, le choix d'Antigone est la justice ; dans Phédon ou Le vertige, le vertige est celui de la connaissance ; dans Marie-Madeleine ou Le salut, le salut est Dieu. Il n'y a pas là sublimation, comme le veut une formule décidément malheureuse et insultante pour la chair elle-même, mais perception obscure que l'amour pour une personne donnée, si poignant, n'est souvent qu'un bel accident passager, moins réel en un sens que des prédispositions et les choix qui l'antidatent et qui lui survivront.»

  • En 1919, dans les pays Baltes ravagés par la guerre, la révolution et le désespoir, trois jeunes gens, Éric, Conrad et Sophie, jouent au jeu dangereux de l'amour. Attirance, rejet, faux-semblants, conflits, mensonges et érotisme les pousseront aux confins de la folie.
    Marguerite Yourcenar renouvelle le thème du triangle amoureux dans cette somptueuse et tragique histoire d'amour.

  • Marguerite Yourcenar (1903-1987) fut dès l'enfance, plus qu'une voyageuse, une nomade. D'où sans doute cette ouverture à toutes les cultures dont témoigne une oeuvre multiforme et apparemment paradoxale : au plus haut point préoccupée des questions contemporaines, l'auteur des Mémoires d'Hadrien a trouvé dans le passé l'aliment essentiel de sa création. Mais doit-on s'étonner qu'une humaniste confie à l'histoire la tâche d'éclairer notre temps?

  • Encore une fois, dans ce troisième volet du Labyrinthe du monde, le centre du récit est le personnage du père, Michel. Michel et sa mère, l'affreuse châtelaine du Mont-Noir ; Michel et ses amours : Fernande, Jeanne, dont l'inquiétant mari servira de modèle à Alexis, Liane, tant d'autres... « Confondue par le problème des dates de l'enfance, seule dans un paysage vide où tout semble tantôt très proche et tantôt lointain », Marguerite Yourcenar, qui parle peu d'elle-même, laisse seulement deviner, derrière le portrait du père, sa silhouette de petite fille, puis d'adolescente. Et, derrière le fourmillement des passions, le chaos des impressions, derrière les désastres privés et historiques, ce qui constituera son monde, comme si elle nous tendait quelques clés de son oeuvre romanesque.

  • Le 24 novembre 1970, Mishima prépare avec un soin minutieux sa mort. Il veut que son suicide obéisse en tous points aux rigueurs du rite exigé depuis des siècles par la tradition de son pays, le milieu dans lequel il a choisi de vivre religieusement, socialement, littérairement, politiquement : il s'ouvre le ventre avant de se faire décapiter par la main d'un ami. Mort à la fois terrible et exemplaire parce qu'elle est en quelque sorte le moyen de rejoindre en profondeur le vide métaphysique dont le romancier-poète japonais subit la fascination depuis sa jeunesse.
    Marguerite Yourcenar met toute l'acuité de son intelligence au service d'une telle aventure humaine dont elle pressent à la fois la proximité et l'étrangeté. Ainsi, dans un modèle d'étude critique, un grand écrivain d'Occident démonte les mécanismes de la psychologie d'un grand écrivain d'Orient, mettant au jour les ambitions, les triomphes, les faiblesses, les désastres intérieurs et finalement le courage.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
    - Vie littéraire : La fascination de l'Orient - L'écrivain à sa table de travail : Marguerite Yourcenar et la nouvelle - Groupement de textes thématique : Figures féminines « de mères et d'amoureuses » - Approche stylistique : Une nouvelle fantastique - Chronologie : Marguerite Yourcenar et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

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  • De tant de périples, voilà des bribes saisissantes. Si Marguerite Yourcenar évoque sa traversée d'est en ouest du continent américain, le centre de ce recueil posthume est le Japon. La voyageuse nous parle du poète errant Bashô, du théâtre kabuki, des jardins zen avec chaque fois la fraîcheur miraculeuse de la découverte. Après tant d'années d'enfermement, voici le grand large, le total dépaysement. «Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison?»

  • Suivi de Carnets de notes de «Mémoires d'Hadrien». Nouvelle édition en 1977

  • La vie et la mort de Nathanaël, dans la Hollande du XVIIe siècle, est le sujet d'Un homme obscur. Un homme simple, presque sans culture, «levant sur le monde un regard d'autant plus clair qu'il est incapable d'orgueil». Le héros d'Une belle matinée est Lazare, le fils de Nathanaël, un enfant mêlé à une troupe de comédiens shakespeariens. À travers les brochures du théâtre élisabethain, le petit Lazare vit d'avance toute vie, «tour à tour fille et garçon, jeune homme et vieillard, enfant assassiné et brute assassine, roi et mendiant, prince vêtu de noir et bouffon bariolé du prince.»

  • Ce volume propose l'intégralité des essais réunis en recueils par l'auteur : Sous bénéfice d'inventaire, Mishima ou la Vision du vide, Le Temps, ce grand sculpteur, En pélerin et en étranger, et Le Tour de la prison, ensemble posthume de récits de voyage. Une deuxième section contient les trois textes de caractère autobiographique qui constituent Le labyrinthe du monde : Souvenirs pieux, Archives du Nord, Quoi ? l'éternité. Figurent aussi ici les Textes oubliés, appelation que Marguerite Yourcenar avait elle-même donnée : Pindare (1932), Les Songes et les Sorts (1938) ; les quatre articles publiés dans des périodiques entre 1929 et 1934 qui n'avaient jamais encore été recueillis en volume.
    Toute l'oeuvre de Marguerite Yourcenar est un regard porté sur la personne humaine à travers le filtre d'une culture classique, gréco-latine pour l'essentiel, mais largement ouverte sur d'autres univers et, en cela, gage de liberté. Ici la familiarité entretenue avec Dante, Cavafy ou Borges n'est pas exclusive de l'intérêt pour Basho ou pour Mishima. Marguerite Yourcenar est l'un des rares écrivains contemporains à redonner du sens à la notion d'humanisme.

  • Ce projet de correspondance générale qui court d'Hadrien (parution des Mémoires d'Hadrien en 1951) à Zénon, protagoniste de L'oeuvre au noir qui paraîtra en 1968, approche de son but.
    De 1964 à 1967, Marguerite Yourcenar travaille sur trois ouvrages : Fleuve profond, sombre rivière, La Couronne et la lyre, L'OEuvre au noir.
    La question de la traduction est omniprésente dans les lettres car « Fleuve profond, sombre rivière se compose d'une étude sur la poésie populaire et la mystique des Noirs des États- Unis, [...] et d'une traduction d'environ deux cents Negro Spirituals ». Quant à La Couronne et la lyre, c'est « genre Fleuve profond, mais il s'agit cette fois de poètes grecs ». Travailler à cet ouvrage est pour Yourcenar un « divertissement » par rapport aux luttes permanentes contre les « négligences » des éditeurs - thème récurrent des lettres - mais aussi et surtout aux difficultés rencontrées avec Plon à propos de la publication de L'OEuvre au noir. Yourcenar refuse en effet de publier son livre dans « une maison d'édition absorbée par un trust ». La composition soumise aux aléas de la bataille juridique aboutit à la modification profonde du texte initial. Dans sa Note à L'OEuvre au noir, elle expose comment « un récit d'une cinquantaine de pages, «D'après Du¨rer» s'est transformé en «un long roman historique» ». À cause de son désir de résilier un contrat d'édition, Yourcenar a gagné du temps en croyant le perdre et ajoute à L'OEuvre au noir une série de personnages qui en fait vraiment « le pendant des Mémoires d'Hadrien ».
    Texte établi et annoté par Bruno Blanckeman et Rémy Poignault.
    Préfacé et coordonné par Elyane Dezon-Jones et Michèle Sarde.

  • Denier du reve ce roman évoque dans leur réalité la plus vivante, mais aussi dans leur secrète allégorie, quelques aspects particuliers de la rome de l'an xi du fascisme.
    Il y a là une authentique peinture de certains milieux antifascistes de l'époque et du drame de leur révolte vouée à la clandestinité et à l'échec durant ces années où triomphait la dictature. la pièce de monnaie, le " denier du rêve " passant de main en main relie entre eux divers êtres humains enfoncés dans leurs propres passions et leur personnelle solitude.

  • C'est un conte bref, très habilement composé pour donner un effet de reproduction d'une ancestrale tradition, venue de la littérature orale. Récit peu surprenant, car très respectueux des schémas simples - le désir de richesse ; la crédulité des hommes face au leurre de l'argent ; la difficile conquête de l'objet censé apporter la richesse (ici, des saphirs) - et structuré par toutes les étapes obligées de la dépossession - accidents, naufrages, attaques de corsaires, morts, errances, pauvreté plus grande qu'avant l'acquisition de la supposée fortune, dénuement définitif. À quoi s'ajoutent des rituels plus particuliers à Yourcenar, comme l'automutilation. Plus encore que l'anecdote, c'est l'atmosphère de ce conte qui préfigure les Nouvelles orientales.
    Josyane Savigneau.

  • Beauté des instantanés qui fixent l'image de l'eau jaillissante, fusant hors d'elle-même, rebondissant vers le haut, comme la gerbe d'écume d'une vague fracassée au bord d'un rocher. La vague morte engendre ce grand fantôme blanc qui dans un instant ne sera plus. L'espace d'un déclic, l'eau pesante monte comme une fumée, comme une vapeur, comme une âme.
    Rêverie sur l'eau, l'air ou la terre, ce texte secret (il n'avait été publié du vivant de Yourcenar qu'à cinquante exemplaires) se transforme en profonde méditation alchimique sous le signe des éléments.
    A partir d'un paysage minéral où l'homme trouve peu de place, se dessinent les contours de Mount Desert Island. Et l'écriture, qui dessine l'essentiel avec une ligne, une branche ou du vent, nous donne la clef des engagements écologiques de Marguerite Yourcenar : Écrit dans un jardin a valeur de manifeste.

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