• « Il n'y a pas d'enfants stupides, il n'y a que des éducations imbéciles. »
    Ennui des élèves, découragement des enseignants... l'avertissement de Raoul Vaneigem détonne, questionnant les valeurs et le rôle majeur de l'école dans la société. Il appelle à réenchanter la salle de classe, refuser la soumission, et remettre l'humanité au coeur de l'éducation. À retrouver un lieu d'autonomie, de savoir heureux et de création épanouissante, c'est-à-dire «  ouvrir l'école sur une société ouverte ».

  • " Construire un monde nouveau invite à inventer de nouveaux modes de subversion. "" Sous la pression de l'économie, l'être humain se desséchait. Il était temps que la vie lui revînt. "
    Daté pour la rédaction finale du 25 janvier 2020, le manifeste
    La liberté enfin s'éveille au souffle de la vie a été revu en juillet de la même année en raison d'une épidémie, révélatrice du délabrement et du malaise de notre civilisation. Que mes thèses s'en soient trouvées affermies est d'une importance mineure en regard du projet d'émancipation qui est entre les mains de l'humanité tout entière.
    Nous sommes au coeur d'un bouleversement des mentalités, des comportements, de moeurs. Au coeur d'une Renaissance.
    De la désobéissance civile à l'insurrection de la vie quotidienne, le cheminement échappe désormais à ce time is money qui a imprimé sa marque infamante sur l'histoire de notre inhumanité. L'émergence de la vie brise le temps monnayable du profit. Quel que soit le cours des années, tout se joue ici et maintenant.
    R. V.

  •   À la déshumanisation que le capitalisme propage en désertifiant la planète, l'expérience de sociétés autogérées, comme la ZAD Notre-Dame-des-Landes, oppose l'émergence de terres libres, affranchies du joug de l'État et du système économique qui détermine ses décrets. Ces sociétés sont les seules à pouvoir restaurer le devenir humain d'hommes et de femmes qui, réduits quotidiennement à l'état de marchandise, ont dû jusqu'à ce jour se contenter d'en rêver. Inédit

  • " Souviens-toi de vivre. " R. V.
    Voici un livre en rupture avec la plupart des idées qui depuis des siècles gouvernent les opinions et les comportements. Issu du Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, il pousse plus avant la réflexion sur la subjectivité radicale et sur le renversement de perspective. Comme toute remise en cause, les Propos de table se heurteront au poids des préjugés et à la prétendue réalité qui a modelé nos moeurs, nos conceptions, notre vision du monde. " Vous possédez l'enclume et le marteau des préjugés qui forgent vos chaînes et les miennes. Je n'ai pour les scier qu'une lime à ongles dont seul le va-et-vient sans cesse répété obtiendra de les entailler et de les rompre. "

  • " Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant. " L'affirmation de Raoul Vaneigem donne le ton de cet essai qu'il consacre à la liberté la plus fondamentale de l'être humain. Un texte sans concession pour défendre une liberté qui ne doit, d'après lui, rencontrer aucune limitation, qu'elle soit politique, morale ou juridique.
    Contre les vérités-sanctuaires et les secrets d'État, contre les lois sur la calomnie, le racisme et la pornographie, l'auteur considère qu'on ne combattra et vaincra la bêtise et l'ignominie qu'en travaillant à faire disparaître les conditions qui les rendent possibles. Il affirme haut et fort : " Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres, nous les combattrons, nous apprendrons à annuler la force attractive des nuisances. [...] Nous les combattrons par la seule critique qui les puisse éradiquer : en pensant par nous-mêmes... " L'enjeu de l'usage illimité et entier de la liberté d'expression est, pour Raoul Vaneigem, que l'homme parvienne enfin à sortir de son état de minorité et de dépendance, à se restaurer dans sa pleine humanité.
    Ce texte, d'une grande qualité littéraire, met en pièces les idées reçues qui courent dans le débat public. Il ébranle les certitudes raisonnables des bien-pensants et bouscule les bonnes intentions des juges et des apprentis censeurs qui toujours veulent imposer des limites à une activité qui ne peut en tolérer aucune.



  • "Je n'ai jamais prétendu que danser sa vie excluait les faux pas."

    R. V.

    " Le stade de délabrement auquel est arrivée une civilisation, bâtie par l'homme et contre lui-même, révèle l'imposture d'un système fondé sur l'inversion de l'homme et de la vie. Chacun est désormais amené à redécouvrir, avec sa spécificité d'être humain, un potentiel de création que la croyance à son statut d'esclave le dissuadait de revendiquer.
    Destin et destinée s'opposent. Version profane de la Providence, le destin, identifié au hasard, à la fatalité, à la nécessité, est inéluctable. La destinée, elle, met en oeuvre les capacités créatrices de l'homme en voie d'humanisation, la faculté de se créer en recréant le monde. À l'encontre des mécanismes du corps fonctionnel et rentabilisé, elle tend à privilégier le corps mû par une énergie vitale qui a été vampirisée pendant des siècles pour être transformée en force de travail.
    Construire sa destinée concrétise la réalité d'une vie authentique, s'émancipant de l'état de survie où elle végétait. Tout annonce une mutation de civilisation, une société où il nous appartiendra d'éradiquer les comportements prédateurs en établissant la prééminence de la vie et de la conscience humaine. "
    R. V.

  • La question « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? » mérite davantage que les roulements de tambours de l´indignation.

    Il y a quelque inconséquence à promouvoir l´angélisme des bonnes intentions sans prémunir contre les monstres de la violence ordinaire, qui n´en feront qu´une bouchée.

    Beaucoup vitupèrent la barbarie et l´absurdité dominantes à défaut de jeter les bases d´une société enfin affranchie des rapports marchands et du totalitarisme financier. Alors qu´une civilisation, alliant développement technologique et sous-développement humain, agonise dans la boue et le sang, de nouvelles valeurs se font jour et se substituent aux anciennes.

    J´ai été sensible à ce souffle nouveau qui stimule - non seulement chez mes enfants et mes petits-enfants, mais aussi chez un nombre croissant de jeunes gens - une volonté d´instaurer de véritables valeurs humaines (solidarité, créativité, générosité, savoir, réinvention de l´amour, alliance avec la nature, attrait festif de la vie), en rupture avec les valeurs patriarcales (autorité, sacrifice, travail, culpabilité, servilité, clientélisme, contention et défoulement des émotions), essentiellement axées sur la prédation, l´argent, le pouvoir et cette séparation d´avec soi d´où procèdent la peur, la haine et le mépris de l´autre.




    A l´abri des médias qui font métier de l´ignorer, une société vivante se construit clandestinement sous la barbarie et les ruines du vieux monde. Il n´est pas inutile de montrer de quelle façon elle se manifeste et comment elle progressera.

  • "Grand lecteur, amoureux de la femme, attentif aux oiseaux, voyageur en chambre et en Italie, collectionneur averti, chantre de René Magritte, révolutionnaire inconditionnel, homme tranquille, Louis Scutenaire (1905-1987) est, avant tout, un immense écrivain, doublé d'un poète sans pareil, dont l'essentiel de l'oeuvre a été rassemblé dans Mes inscriptions." (Alphabet des lettres belges de langue française)

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