• La poe´sie de Rim Battal s'inscrit dans une tradition poe´tique de l'intime, ou` l'intime est politique.

    Dans Les Quatrains de l'all inclusive, chaque poe`me se compose de 4 parties qui dressent une image, un souvenir, une intuition, un questionnement sur le corps, le corps contraint ou libre, la facilite´ et le confort que l'on paye de sa liberte´, les rapports de pouvoir dans l'amour filial, la maternite´ heureuse ou souffrante, e^tre fille d'une femme et me`re de filles, l'amour a` oscillations, la sexualite´ de la « milf », l'e´tat actuel du monde en feu, l'inde´cision, le re^ve. Comment gue´rit-on de l'enfance, de sa me´galomanie et ses de´pendances, de ses phobies.

  • Latex

    Rim Battal

    Latex, textes épidermiques et nerveux qui nous parlent de la femme, des hommes, des événements politiques, mais aussi de l'amour et de la sexualité, du corps qui conduit l'autre, celui du regardeur, celui qui aime. C'est aussi une interrogation sur une certaine haine de soi, de tout ce qui est pigmenté, ce qui est pauvre, mépris du dominé, donc de soi.

  • Le premier livre de Rim Battal, jeune femme marocaine, est un manifeste pour la vie, dans sa violence, sa transgression mais aussi dans sa douceur. Place de la femme dans une société masculine, place de la femme au milieu des autres femmes, place du désir qui guide et mène la danse. Les mots, les phrases, vont au plus court, au plus frappant. Comptine pour se réveiller et regarder le monde, se battre et aimer. Rim Battal réinvente de façon vivifiante une langue de l'enfance et de l'âge adulte avec une sensibilité puissante et fragile.

  • Qu'il s'agisse de voyage ou de traversée, d'amour ou d'ambition,Transport commun nous achemine entre politique et intime, intime et universel, toujours avec la violente franchise qui caractérise l'écriture de Rim Battal. Tanger, où se côtoient l'occidental voyageur et la misère des habitants, Melania Trump,ou la sainteté de la playmate, ou encore la vie d'une jeune femme, l'amour, la maternité, tels sont les thèmes qui parcourent le livre. Rim Battal a été distingué par les Inrocks comme l'une des 10 jeunes poètes qui comptent.

  • L'eau du bain

    Rim Battal

    Un recueil de pensées, fragments, poèmes sertis dans un texte en prose, à la lisière du journal, écrit au jour le jour, de l'essai et de l'autobiographie.
    Le texte se définit lui-même comme un monstre : « Le monstre s'est appelé d'abord Putain, maman ! Puis Corps à corps, puis Feu ! Pour devenir enfin L'eau du bain ». Le poète plonge le lecteur dans les méandres de la maternité avec une liberté, un humour et une audace entièrement inédits. L'écriture brève, fragmentaire, la recherche du discontinu et de la cassure permettent le jaillissement d'intuitions toujours mises à l'épreuve de l'expérience. Usant de véhémence, la succession de petites phrases, la menace, le sarcasme produisent l'impression de la mitraille. Rim Battal n'hésite pas à user de syllogisme pour créer une alliance entre poème et théorème proche de la rhétorique classique. A la manière des Essais, la poète, Sisyphe en escarpin, constate, tente de comprendre et de trouver le mot juste pour dire le corps, le désir, la colère, le tire-lait, le placenta, les boulettes de Kefta, la génétique, l'épuisement...
    La maternité est politique et le poème seul permet cette union de l'intime et de l'universel. Comme un rap abrasif, l'écriture acide de Rim Battal délivre une pensée dont la singularité appelle les métaphores pour pouvoir éclore et se sublimer. « Première hâte de grossesse : voir se défaire ce noeud que ma mère a noué il y a trente ans. Le nombril du neuvième mois est une nudité totale » Les coupures brillent d'un éclat minéral et révèlent la nécessité pour le poète de dépasser l'ordre biologique et l'éternel retour de toutes choses en donnant naissance à un texte nécessairement monstrueux, dionysiaque, inactuel, intempestif, grotesque et sublime.

    « L'oeuvre de Rim Battal est comme un gigantesque puzzle. Ou, disons : un vase Ming foutu en l'air par un chat obèse, dont les morceaux auraient été récupérés et stockés dans une jarre. Quand on la secoue, la jarre rend une musique immédiatement reconnaissable. Il y a un moment où il faut déboucher la jarre - ouvrir le livre - et recoller les morceaux. Il faut faire gaffe à ne pas se couper, mais le décor vaut le coup. C'est plein de va-et-vient schizoïdes entre Paris et Marrakech, de ruelles, de fête, d'alcool, de cul, de désenchantement, d'espoir, d'amour, de haines rentrées, de mendiants, de bourgeois flippés planqués derrière leurs lunettes noires, de névroses familiales.
    L'Eau du bain invite à assembler 127 fragments non numérotés, avec une unité thématique jamais encore vue chez l'auteure [...]. Au bout du compte, la vie étant ce qu'elle est, bien peu des questions évoquées [...] trouveront une réponse définitive [...].. Et c'est magnifique : c'est la possibilité de plein d'autres livres. ».
    Grégoire Damon, Sitaudis

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