• Depuis les années 1990, Sandro Vannini réalise des reproductions photographiques exhaustives révélant fresques et objets dans leurs moindres détails. Cet ouvrage, édité à l'occasion du centenaire de la première expédition de Howard Carter et d'une série d'expositions internationales, mêle une analyse contemporaine de l'au-delà dans l'Antiquité égyptienne et les somptueuses images en très haute résolution de Vannini pour éclairer le voyage que le pharaon aurait entrepris après sa mort.

  • Inhumés au XIVe siècle av. J.-C., puis exhumés par Howard Carter en 1922, les objets supposés accompagner Toutankhamon dans l'au-delà sont de précieux témoins de croyances depuis longtemps révolues. Ils révèlent aujourd'hui en détail la façon dont les anciens Égyptiens percevaient le périlleux voyage vers le paradis, une Égypte utopique qui ne peut être atteinte qu'à l'issue du jugement dernier.
    Lorsque le célèbre photographe Sandro Vannini commence à travailler en Égypte, à la fin des années 1990, une révolution technologique est en train d'advenir. Les progrès dont bénéficie sa discipline lui permettent d'immortaliser des fresques, des tombes et des objets à un degré de précision inédit. Grâce aux techniques de prise de vue multiple, laborieuses et chronophages, Vannini réalise des reproductions photographiques exhaustives restituant les couleurs originales avec une intensité saisissante. Ces images extraordinaires révèlent la quintessence de ces objets et dévoilent leurs moindres détails les plus sophistiqués.
    Conçu à l'occasion de l'exposition majeure qui entamera sa tournée mondiale à Los Angeles en mars 2018, cet ouvrage complet marque le centenaire des premières excavations menées par Carter dans la vallée des Rois. Beaucoup de ces oeuvres inestimables ont été endommagées, certaines détruites, pendant le soulèvement qu'a connu le pays en 2011, mais elles perdurent heureusement, et dans toute leur splendeur, grâce aux photos de Vannini.
    Les offrandes et les rites, Osiris et l'au-delà, le portfolio de Vannini aborde toutes les facettes de la culture égyptienne antique, mais ce qui domine dans ces images, c'est l' héritage unique de Toutânkhamon. Enrichi de textes rédigés par le photographe et d'introductions signées par des spécialiste du domaine pour chaque chapitre, Toutânkhamon. Le voyage dans le monde d'en bas apaise bien des débats et des mystères. Les avant-propos, érudits mais accessibles, ont été écrits par des égyptologues réputés, parmi lesquels Salima Ikram et David P. Silverman. Les histoires passionnantes et les images somptueuses, passées au prisme d'un regard contemporain, font de ce livre un hommage digne de l'odyssée de l'Enfant-roi, emblème d'une civilisation qui vécut 6.000 ans.

  • « Quand je regarde cet objet (...), j'ai l'impression d'être en présence de Toutankhamon lui-même », écrit Zahi Hawass à propos d'une énigmatique statue peinte du jeune roi (p. 64). Telle est la magie de ce livre unique et monumental : le lecteur croit pénétrer dans la tombe avec son découvreur, Howard Carter, et admirer, comme pour la première fois, le plus fabuleux trésor de l'Égypte antique ; mais un trésor soigneusement restauré, classé, analysé grâce aux technologies les plus récentes et mis en scène avec un luxe inouï de moyens techniques. Les exceptionnelles prises de vues de Sandro Vannini, une très haute qualité d'impression, les inventions de la mise en pages - alternant plans rapprochés et vues panoramiques des vingt-six polyptyques - dévoilent au regard chaque pièce, en font le tour, focalisent l'attention sur des détails qui, souvent, échappent au visiteur. Les commentaires érudits, mais savoureux, de Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes et autorité en la matière, aiguisent, eux aussi, la perception : à petites touches, comme il se doit pour l'interprétation d'un monde de symboles où le moindre détail s'insère dans un réseau de significations aussi étroitement tissé que furent étroitement insérés, dans les bandelettes enveloppant la momie du pharaon, les si nombreux bijoux, armes d'apparat, amulettes protectrices qui assurent au roi la survie dans l'au-delà. Formules hiéroglyphiques et scènes de conquêtes ; figures animales - scarabée solaire, panthère de nuit, lion, vautour, cobra, emblèmes de force et de royauté - ou végétales - lotus primordial dont l'éclosion, à l'aube, est signe de renaissance, tige de palmier aux multiples encoches marquant un million d'années -, et jusqu'aux couleurs, l'or des dieux, le vert, signe de la régénérescence, le noir de la terre fertile du Nil : « tout est plein d'âme », car le salut de celle du pharaon, sa survie dans l'au-delà garantissent la pérennité de l'ordre cosmique. Parmi les cinq mille quatre cents objets recensés dans la tombe, le livre en choisit deux cents, les plus beaux, les plus emblématiques. Et parmi eux, Zahi Hawass nous dit ses préférences : la tête de Nefertoum (p. 17), le trône d'or à la scène délicatement voluptueuse (p. 56), le char de guerre recouvert d'or (p. 66) ; l'imposante déesse lionne Sekmeth (p. 217) et la délicieuse Selkis veillant, avec ses compagnes, Isis, Nout et Nephtys, sur la chapelle aux canopes (p. 164) ; l'illustre masque dont la beauté « fait trembler son coeur » chaque fois qu'il le contemple ; le troisième cercueil, en or massif, incrusté de quartz et de verre bleu, « emblème de l'opulence unique des pharaons de la XVIIIe dynastie », dont « l'exquise beauté », hiératique et mystérieuse, orne la couverture du livre. Cette exploration, dans l'ordre de leur découverte, des chambres de la tombe et de leurs trésors, est aussi un voyage dans le temps - illustré par d'étonnants clichés du photographe de la mission archéologique, Harry Burton - et le récit épique des dix ans de fouilles et de travaux de restauration menés par Howard Carter entre 1922 et 1932. Chroniqueur et conteur oriental à la fois, Zahi Hawass décrit les démêlés de Carter avec l'administration égyptienne et les considérables obstacles techniques que l'archéologue et son équipe durent surmonter. Le récit culmine avec l'opération de dégagement des trois cercueils étroitement emboîtés (p. 109) puis le dilemme qui se posa à Carter quand il fallut détacher le masque d'or sans endommager la momie (p. 112). « Qu'aurais-je fait à sa place ? » ne cesse de s'interroger l'auteur, qui avoue : « Ce masque me hante... »

  • "Quand je regarde cet objet (...). j'ai l'impression d'être en présence de Toutankhamon lui-même". écrit Zahi Hawass à propos d'une énigmatique statue peinte du jeune roi (p. 64). Telle est la magie de ce livre unique et monumental: le lecteur croit pénétrer dans la tombe avec son découvreur. Howard Carter, et admirer, comme pour la première fois, le plus fabuleux trésor de l'Egypte antique: mais un trésor soigneusement restauré, classé, analysé grâce aux technologies les plus récentes et mis en scène avec un luxe inouï de moyens techniques. Les exceptionnelles prises de vues de Sandro Vannini. une très haute qualité d'impression, les inventions de la mise en pages - alternant plans rapprochés et vues panoramiques des vingt-six polyptyques - dévoilent au regard chaque pièce, en font le tour, focalisent l'attention sur des détails qui. souvent, échappent au visiteur. Les commentaires érudits, mais savoureux, de Zahi Hawass. secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes et autorité en la matière, aiguisent. eux aussi, la perception: à petites touches, comme il se doit pour l'interprétation d'un monde de symboles où le moindre détail s'insère dans un réseau de significations aussi étroitement tissé que furent étroitement insérés, dans les bandelettes enveloppant la momie du pharaon, les si nombreux bijoux. armes d'apparat, amulettes protectrices qui assurent au roi la survie dans l'au-delà. Formules hiéroglyphiques et scènes de conquêtes; figures animales - scarabée solaire, panthère de nuit, lion. vautour. cobra, emblèmes de force et de royauté - ou végétales - lotus primordial dont l'éclosion, à l'aube, est signe de renaissance, tige de palmier aux multiples encoches marquant un million d'années -, et jusqu'aux couleurs. l'or des dieux, le vert, signe de la régénérescence, le noir de la terre fertile du Nil: "tout est plein d'âme", car le salut de celle du pharaon. sa survie dans l'au-delà garantissent la pérennité de l'ordre cosmique. Parmi les cinq mille quatre cents objets recensés dans la tombe, le livre en choisit deux cents, les plus beaux, les plus emblématiques. Et parmi eux, Zahi Hawass nous dit ses préférences: la tète de Nefertoum (p. 17). le trône d'or à la scène délicatement voluptueuse (p. 56), le char de guerre recouvert d'or (p. 66); l'imposante déesse lionne Sekmeth (p. 217) et la délicieuse Selkis veillant, avec ses compagnes, Isis, Nout et Nephtys. sur la chapelle aux canopes (p. 164); l'illustre masque dont la beauté "fait trembler son coeur" chaque fois qu'il le contemple; le troisième cercueil, en or massif, incrusté de quartz et de verre bleu. "emblème de l'opulence unique des pharaons de la XVIIIe dynastie", dont "l'exquise beauté", hiératique et mystérieuse, orne la couverture du livre. Cette exploration, dans l'ordre de leur découverte. des chambres de la tombe et de leurs trésors. est aussi un voyage dans le temps - illustré par d'étonnants clichés du photographe de la mission archéologique. Harry Burton - et le récit épique des dix ans de fouilles et de travaux de restauration menés par Howard Carter entre 1922 et 1932. Chroniqueur et conteur oriental à la fois. Zahi Hawass décrit les démêlés de Carter avec l'administration égyptienne et les considérables obstacles techniques que l'archéologue et son équipe durent surmonter. Le récit culmine avec l'opération de dégagement des trois cercueils étroitement emboîtés (p.109) puis le dilemme qui se posa à Carter quand il fallut détacher le masque d'or sans endommager la momie (p. 112). "Qu'aurais-je fait à sa place?" ne cesse de s'interroger l'auteur, qui avoue: "Ce masque me hante..."

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