• Qui se souvient de Lamartine ? Qu'il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu'on lui doit le suffrage universel, l'abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l'esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d'autres choses encore ? À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l'action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n'est prophète en son pays.
    À la manière d'une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d'État. On croise les écrivains engagés de l'époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d'abord s'enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples...

    Après son best-seller Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l'Union) et du très remarqué Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d'une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.

  • Une année folle

    Sylvie Yvert

    Entrez dans la danse : une des plus sidérantes années de l'Histoire de France commence. Fraîchement débarqué de l'île d'Elbe, Napoléon déloge Louis XVIII pour remonter sur son trône. « Son » trône ? Après Waterloo, le voilà à son tour bouté hors des Tuileries. Le roi et l'Empereur se disputent un fauteuil pour deux, chacun jurant incarner la liberté, la paix et la légitimité.
    Sur la scène de ce théâtre méconnu des Cent-Jours, deux couples, fidèles de « l'Aigle », sont dans la tourmente. Des héros oubliés liés par un sens de l'honneur et une loyauté hors du commun qu'ils vont payer cher...
    Au bal du pouvoir, la valse des courtisans bat la mesure face à un peuple médusé. La fable reste intemporelle, enjouée et amorale.

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  • Marie-Antoinette, sa mère, la surnommait « Mousseline la Sérieuse ». Et en effet, Marie-Thérèse-Charlotte de France ne se départit jamais d'une certaine tristesse, d'un goût pudique pour la solitude. Est-ce d'avoir vécu tant d'épreuves ? L'irruption brutale de la Terreur révolutionnaire dans une enfance dorée, l'exécution de ses parents, la mort de son jeune frère Louis XVII... Tellement de souffrances accumulées dès le début de son existence. Elle seule survécut à la prison du Temple, fut bannie, vécut 73 ans et trois révolutions. Les pages les plus tourmentées de l'Histoire de France s'écrivirent sans elle : c'est cet affront qu'elle lave ici, à l'encre de ses larmes.

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  • Née en 1778, Marie-Thérèse Charlotte de France, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, avait un destin tout tracé, à commencer par une enfance heureuse et dorée au Château de Versailles, régie par une éducation stricte et raffinée. Mais les tourments et tumultes de la Révolution couvent...jusqu'à la fatidique prise de la Bastille. Dès lors la vie de Mousseline la Sérieuse - surnom affectueux de sa mère - sera une tragédie racinienne faite d'errance et de malheurs. Son père, sa mère, sa tante et ses amis : guillotinés. Ses frères et sa soeur : morts. Elle-même est emprisonnée trois ans et demi, dont un an d'isolement total durant lequel elle ignore la mort de ses proches. Elle est par la suite condamnée deux fois à l'exil. Fille, soeur, nièce et belle-fille des trois derniers rois de France, elle traversera trois révolutions, deux restaurations et sera l'espace de quelques minutes Reine de France. Pourtant, elle n'aura de cesse de rêver jusqu'à son dernier souffle de son pays, la France, et de la reconquête du trône.

    Personnage méconnu et fascinant de l'Histoire de France, Mousseline la Sérieuse est le journal imaginaire d'une femme fière et digne marquée par le sceaux de l'opprobre, mais qui jamais ne renonça à faire éclater sa vérité. Une nouvelle lecture passionnante de ce pan pourtant bien connu - croit-on ? - de notre histoire.

  • "Molière ? " c'est écrit comme un cul.
    "Chateaubriand ? " ce fou lugubre.
    " Lamartine ? une " cigogne larmoyante "
    "Hugo ? " un garde national en délire.
    " Balzac ? " doué pour tout excepté pour la littérature.
    " Baudelaire ? " le poète aride de la banalité.
    " Mallarmé ? " intraduisible, même en français.
    " Proust ? " une femme de chambre travestie en suétone.
    " Bernanos ? " un écrivain de sous-préfecture. "
    Qui a osé signer de tels arrêts ? d'aimables confrères dissidents, qu'ils soient de grands inquisiteurs, hérétiques ou plumitifs de moindre envergure.Ce panthéon jubilatoire des sacrilèges en littérature, véritable galerie d'une liberté de blâmer qui aurait passé les bornes, prouve que la reconnaissance d'un grand auteur n'advient bien souvent qu'après sa mort. car nos vaches sacrées d'aujourd'hui, avant de paraître dans la pléiade, ont souvent été les moutons noirs d'hier, exposés à la " rancuneuse énergie " (Baudelaire) de leurs contemporains. Et quand les forcenés de la critique passent à l'acte, ils n'y vont pas avec le dos de la plume ! monter dans la grande roue devenue folle de ces cogneurs littéraires - finalement arroseurs arrosés -, c'est partir pour un voyage confondant et réjouissant où l'aveuglement est racheté par l'humour et le talent. imprécations, polémiques, brûlots, diatribes, bons mots, caricatures, invectives, blasphèmes, curées, persiflages, satires, pamphlets, vociférations, obscénités même : pour ces enragés qui " lavent leur linge sale en public " (Goncourt), rien n'est trop violent quand il s'agit de déboulonner une statue, de ferrailler avec une bête noire ou d'en découdre avec un meilleur ennemi...

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