Un nombre croissant de femmes démissionnent de postes prestigieux ; est-ce à dire qu'elles n'ont pas les épaules pour tenir la pression et le rythme ? Céline Alix décortique les raisons qui les poussent à sortir des clous et revisite leur choix autrement qu'à travers le prisme de l'échec. En s'appuyant sur les travaux des sociologues, philosophes et féministes, et sur les témoignages qu'elle a recueillis, elle propose de voir dans le parcours de ces femmes une tentative de modeler une nouvelle forme de réussite sociale, davantage tournée vers le sens, l'éthique, l'efficacité, la sororité et une plus grande perméabilité entre vie professionnelle et personnelle.
Alors que les grands sujets de société sont au coeur des débats actuels, nous avons tendance à façonner notre opinion à partir de données subjectives, d'impressions vagues et d'avis bien tranchés. Comment avoir les idées claires à une époque où nous croulons sous des informations non vérifiables ?
La datavisualisation est une solution. Cette représentation graphique des données permet d'apporter une réponse immédiate, mais pas forcément simpliste, à toute question qui agite le débat public actuel.
Inégalités, environnement, politique, économie, santé, transports... En apportant à ces problématiques un regard synthétique et établi à partir de données vérifiées, ce livre conçu par deux datajournalistes et une designer graphique du journal Libération constitue un formidable outil de lutte contre les idées reçues.
Après avoir analysé dans le détail la vision du travail défendue par les deux philosophes Hannah Arendt et Simone Weil, Dominique Méda rappelle l'histoire longue du concept de travail et les différentes significations attachées au terme au cours des siècles. Elle rend compte ensuite du rapport qu'entretiennent les Européens à cette valeur, ainsi que des conséquences du discours en vogue sur la révolution technologique sur l'emploi et ses effets « inéluctables ». Dominique Méda envisage l'avenir du travail à la lumière de trois scénarios, celui du « démantèlement du droit du travail », celui de la « révolution technologique » et celui de la « reconversion écologique », dernier modèle compatible avec l'impératif environnemental, mais aussi avec les attentes placées sur le travail et l'emploi. Un recueil d'articles sur l'évolution de notre rapport au travail et la place qu'il occupe dans nos vies, par la grande spécialiste de la question. "Le travail" est le thème au programme des Classes préparatoires scientifiques en 2023.
Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se «partage» pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois. On n'a pas «tout essayé» pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre. Paru pour la première fois en 2004 et entièrement mis à jour, cet ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques.
Sur quels rapports de production repose la création ? Les représentations dominantes de l'artiste comme un individu isolé ne créant que par lui-même et pour lui-même invisibilisent depuis longtemps la précarité et les souffrances qui structurent le milieu de l'art.
Contre l'idée que la passion et la vocation viendraient, à elles seules, nourrir l'artiste, des mobilisations émergent aujourd'hui, à l'image du collectif La Buse qui situe réflexion et actions dans le champ des arts visuels. Tout en témoignant des rapports de pouvoir et d'exploitation qui procèdent de la faible régulation du milieu de l'art, ses membres militent pour une réforme du statut et de la rémunération des artistes-auteur·es et de leurs complices précarisé·es.
Les formes de mobilisations féministe et LGBTQ+ sont plurielles - allant des pratiques individuelles aux actions collectives, de l'activisme virtuel (blogs, réseaux sociaux, forums, etc.) au militantisme de terrain (manifestations, happenings, création d'espaces non mixtes, etc.).
Au-delà de cette grande variété d'actions, d'organisations et de politiques, existe-t-il des similitudes entre ces différents types d'engagements ? Peut-on en déduire des spécificités qui seraient propres aux mobilisations liées aux identités sexuelles et de genre ? Ce sont ces questions, entre autres, que cet ouvrage évoque en filigrane.
Les textes réunis ici permettent d'explorer toute la richesse de ces militantismes et d'en analyser les caractéristiques, de façon interdisciplinaire. L'approche académique y est complétée par des témoignages d'acteurs et d'actrices de terrain
Proposé chaque année, ce bilan actualisé de la France vous apporte des informations objectives, factuelles et chiffrées pour vous orienter et comprendre les principaux débats actuels. Dette publique, impôts, Covid-19, laïcité, école, sécurité, et bien d'autres sujets encore au coeur des préoccupations des Français sont abordés ici.
Le capitalisme ne fait plus : il fait faire. L'économie de plateforme a conféré une dimension paradigmatique à l'usage de l'externalisation, ainsi qu'une place inédite aux activités gratuites. D'où la nécessité d'analyser les nouveaux régimes d'exploitation dans le secteur des services et de la culture sous l'angle de l'usage que le capitalisme fait du numérique. Dans cet ouvrage, Patrick Cingolani met en lumière les diverses formes que prend l'extraction du surtravail et la prédation du gratuit, de l'instillation du travail dans la vie privée à sa vaporisation dans les temporalités interstitielles du quotidien.
Le travail pénètre en effet désormais les pores de la vie ordinaire en effaçant ses indices et ses frontières. Parallèlement, on assiste à la spoliation spéculative des activités non-marchandes. Dans un monde où le temps d'activité gratuit est approprié par la contrainte ou par la promesse (stage ou projet) tandis que les travailleurs externalisés se trouvent assujettis à une temporalité juste-à-temps, tout moment devient une opportunité de prélèvement.
Mais si le "le travailleur" , voire "l'usager" , peut apparaitre abusé par l'effacement des indices de la subordination et des signes distinctifs du travail, rien ne serait pire que de désespérer d'une subjectivité donnée comme aliénée ou complice. Il importe plutôt de mener une critique rigoureuse de l'accountability qui s'intègre à une réflexion sur les formes de suspens et résistance démocratiques à opposer aux usages capitalistes de la technique, à l'instar des luttes menées par travailleurs de la mode à Milan ou par les coursiers de Deliveroo.
Ce livre s'inscrit dans une bataille historique contre la contreréforme Macron de démantèlement de notre modèle social, et pour construire un nouvel âge des retraites et unenouvelle civilisation. Les auteurs dans leur diversité (spécialistes de la protection sociale, économistes, militants syndicaux, politiques, ou associatifs), donnent des arguments pour dénoncer l'arnaque et la dangerosité du projet Macron avec son acharnement à construire une société hyper-libérale. En même temps, cet ouvrage contribue à faire monter le débat sur des propositions alternatives.
Il met en son coeur la bataille du financement: une cotisation sur les revenus financiers, un développement des cotisations sociales avec une modulation du taux de cotisation, en liaison avec le développement de l'emploi et des salaires. En appui à la formidable mobilisation populaire, il veut contribuer à un front d'action des forces populaires et progressistes en faisant monter les convergences pour une autre réforme cohérente et au niveau des défis actuels. La bataille continue.
Le livre inscrit la « Blitzkrieg » de Macron dans le temps long de « la réforme » telle que Rocard l'a mise à l'agenda de tous les gouvernements depuis la fin des années 1980. Il sort la réforme du qualificatif vague de « néolibérale » pour la poser comme une contre-révolution. C'est l'objet du second chapitre qui explique tous les éléments dispersés des réformes du salaire, du droit du travail, de la protection sociale, du marché du travail, du travail indépendant, depuis trente ans, pour montrer que l'enjeu est d'instituer le travail selon des modalités capitalistes, en réponse au début de son institution selon des modalités communistes.
Pour commencer, un premier chapitre présente donc cette institution communiste du travail, telle qu'elle se construit dans la révolution du salaire au cours du 20 e siècle, avec l'affirmation du salaire universel, à la fois pour tous dans le salaire à vie - qui concerne plus du tiers des personnes majeures -, et pour tous dans sa socialisation pour subventionner l'investissement et rendre ainsi possibles des prémices de copropriété d'usage de l'outil de travail, sans propriété lucrative.
Le troisième chapitre analyse l'entreprise Macron comme la tentative d'une classe dirigeante rassemblée (mais avançant sous le masque de la « société civile »), de renouer avec la systématisation de la contre-révolution initiée par Rocard. Ce qui est perçu, aujourd'hui, par le gouvernement, le Medef et la Cfdt comme l'origine des insuffisances des réformes qui se sont succédé depuis Rocard, c'est seulement leur manque de systématicité ; ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est l'achèvement de ce mouvement réactionnaire et contre-révolutionnaire.
Le quatrième chapitre est une adresse aux militants qui se battent dans les entreprises et dans les services publics, ainsi qu'à ceux qui explorent ici et maintenant des formes de travail alternatives.
Sortir de la défaite ou de la marginalité suppose une mobilisation en permanence aimantée à la boussole de la copropriété d'usage de l'outil de travail, du salaire à vie et de la subvention de l'investissement, lesquels supposent une large socialisation de la valeur dans des caisses de salaire et d'investissement, gérées par les travailleurs en vue d'une tout autre production que la production capitaliste. Pour finir, l'auteur, dans le prolongement de L'enjeu du salaire et d'Emanciper le travail, explorera les voies concrètes que pourraient prendre une mobilisation se donnant pour objectif la révolution du travail.
La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?
Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.
RSA, emploi des seniors, fusion Unedic/ANPE... les politiques publiques de l'emploi en France ont été aussi variées que débattues. Christine Erhel dresse un panorama des politiques de l'emploi en France et à l'étranger. Elle montre comment, au-delà des spécificités nationales héritées du passé, un modèle européen se construit peu à peu. Elle réaffirme aussi combien la multiplication des réformes depuis les années 1990, puis la recrudescence du chômage depuis fin 2008, interrogent l'efficacité de ces politiques et, surtout, les modalités de leur évaluation.
Au départ de ce projet, une conviction : la précarité organisée par les Uber et autres plateformes ne s'arrêtera pas à notre porte. Si pour l'instant ce sont les plus fragiles d'entre nous qui sont concernés, sans retraite ni chômage, qu'est-ce qui empêche les entreprises de proposer demain le même statut à leurs salariés ? Les juges commencent à requalifier des relations livreurs-plateformes en CDI, mais la volonté politique est frileuse :
L'auto-entrepreneuriat progresse partout, en toute légalité.
Ce livre donne la parole à tous ceux qui connaissent ce piège et ses conséquence.
Coursiers, femmes de ménage, restaurateurs, sociologues, juristes, associations, syndicalistes et élus expliquent ce qui est si différent dans les plateformes de travail : la flexibilité extrême, l'invisibilisation, la peur du lendemain, lointains échos du travail à la tâche d'avant les grandes luttes pour les droits de travailleuses et des travailleurs. Allons-nous nous faire déborder par la plateformisation ? Le choc est à venir, et les auteurs nous proposent de nous y préparer.
Claire, rigoureuse et complète : la référence indispensable pour comprendre la politique économique. Les crises ont profondément transformé la politique économique. La tempête financière de 2008, la Grande Récession qui a suivi et les déboires de la zone euro ont ébranlé les certitudes passées et appellent de nouvelles réponses. Le niveau très faible de l'inflation, la baisse des taux d'intérêt, le ralentissement de la croissance, la hausse des dettes publiques, la montée de l'urgence écologique et l'augmentation des inégalités ont mis en cause l'ordre des priorités. Des chapitres oubliés de la théorie économique ont été relus et des instruments nouveaux ont été mis en place.
Pour tenter d'endiguer la crise économique déclenchée par la pandémie de Covid-19, il est indispensable de s'appuyer sur un cadre analytique clair. Comment distinguer les chocs qui affectent l'offre et la demande ? Quelles sont les limites de l'endettement public ? Que peut la politique monétaire lorsque l'inflation est voisine de zéro et comment doit-elle s'articuler avec la politique budgétaire ? Comment stimuler l'emploi ? Comment limiter les inégalités et relancer l'activité en verdissant la croissance ? Si chaque crise est spécifique, les instruments à la disposition des gouvernements et des banques centrales se sont bâtis au fil des décennies et leurs effets sont de mieux en mieux compris.
Au croisement de la recherche économique et de la pratique, Politique économique rend compte de ce savoir accumulé et dresse l'inventaire des nouvelles questions.
Ce manuel s'est imposé depuis plus de dix ans comme la référence pour comprendre les politiques économiques d'aujourd'hui. Cette cinquième édition a été mise à jour.
Ce livre s'adresse aux étudiants en licence ou master d'économie, de gestion ou de sciences politiques, candidats aux concours administratifs, praticiens et observateurs de la politique économique, acteurs de la vie économique.
Dès les années 1970, le mouvement féministe québécois s'est largement mobilisé pour obtenir la reconnaissance sociale et économique du travail ménager. Toutefois, à partir des années 1980, cette lutte a été écartée, tant du mouvement des femmes que de son histoire.
Combat abandonné, mais non gagné, son fardeau continue de peser aujourd'hui sur les femmes. Si la conciliation travail-famille ou la répartition des tâches dans le couple sont des thématiques présentes dans l'espace public, ce sont encore largement les femmes qui en assument la responsabilité.
Ce livre propose une analyse historique des discours féministes sur le travail ménager et des débats entourant sa reconnaissance.
Un panorama très complet et très actuel qui questionne le sens de la démarche économique et place l'économie face à l'éthique. Un panorama très complet et très actuel qui questionne le sens de la démarche économique et place l'économie face à l'éthique.
Le livre s'articule autour de trois axes : le bonheur, la justice et le marché.
Son originalité est de partir de l'analyse économique pour chacun de ces thèmes et de la confronter à des perspectives éthiques.
L'auteur interroge ces grands axes de l'économie qui reposent souvent sur des présupposés, mais dont les bases ne résistent pas à nos jugements éthiques. Il s'agit de les mettre en évidence en vue de réorienter les pratiques de l'économie :
- Comment le bonheur est-il pensé et mis en oeuvre dans nos sociétés ?
- Quel degré d'équité ou d'iniquité acceptons-nous ?
- Quelle place joue le marché dans l'organisation de nos sociétés ?
Il interroge également le point de vue des économistes - et notamment des économistes libéraux les plus standards - à l'aune de considérations éthiques et nous livre un plaidoyer pour une économie moins aveugle, afin de rendre notre monde plus vivable.
En retrouvant plus de 80 textes qui trouvent origine dans 350 ans d'histoire, l'auteur s'aperçoit vite que l'histoire de la retraite en France est un empilement de législations qui se sont chevauchées et entrecroisées. Souvent catégorielles les réformes n'ont jamais été globales, laissant s'exprimer les particularismes qui nuisent à la recherche d'une vraie réforme conduisant à une retraite universelle. L'avenir des retraites dépend de données démographiques, économiques, financières et politiques très évolutives. D'où la question : une réforme globale apaisée est-elle encore possible ?
Ouvrage bilan sur la France qui vient démêler le vrai du faux, et apporte au lecteur une analyse précise des grands thèmes liés à l'actualité.
Dette publique, chômage, impôts, Covid-19, environnement et développement durable, laïcité, école, sécurité, Union européenne, et bien d'autres sujets encore sont au coeur des préoccupations des Français. Alors que les arguments des uns et des autres s'affrontent, ce titre de la série « Entrez dans l'actu » est d'autant plus important que la visibilité des citoyens sur la situation française est, à bien des niveaux, imprécise et incertaine en raison du contexte de crise sanitaire survenu en 2020. Cet ouvrage vous apporte des informations objectives, factuelles et chiffrées pour vous orienter et déchiffrer les principaux débats actuels. 24 thèmes présentés sous la forme de questions-réponses, permettent de brosser un portrait vivant du pays et mieux comprendre les grands sujets de la vie publique, économique, politique, sociale et internationale.
Rédigé par une équipe internationale de scientifiques reconnus dans leur domaine, cet ouvrage développe des grilles d'analyse qui permettent de décoder les réalités de l'économie sociale et solidaire dans une perspective socioéconomique.
Économie sociale, économie solidaire, entreprise sociale : autant de concepts et d'approches qui permettent d'appréhender une partie de plus en plus importante, et pourtant méconnue, de nos économies. Représentant jusqu'à 15 % de l'emploi salarié et des millions de volontaires, ce « troisième secteur » se distingue tant du secteur privé de type capitaliste que du secteur public et apparaît comme une réponse, partielle mais pertinente, à de nombreux défis d'aujourd'hui. Par ses dynamiques entrepreneuriales, l'ESS défriche de nouvelles activités ancrées dans les territoires. Par ses valeurs, elle inspire confiance et prouve combien nos sociétés ont besoin d'une économie plurielle.
Confiés aux meilleurs spécialistes du monde francophone, les chapitres de cet ouvrage se présentent tous comme des synthèses des connaissances actuelles. Combinant des éclairages théoriques multiples, ils forment un véritable traité qui s'adresse en premier lieu aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux professionnels qui ont besoin de se ressourcer ou d'affiner leurs grilles d'analyse.
Ont participé à cet ouvrage : Édith Archambault, Marie J. Bouchard, Laurent Gardin, Florence Jany-Catrice, Jean-Louis Laville, Benoît Lévesque, Francesca Petrella, Samuel Pinaud, Lionel Prouteau et Nadine Richez-Battesti.
Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle, ou revenu garanti pour tous, suscite un engouement renouvelé, aussi bien dans les assemblées de Nuit Debout, que dans la Silicon Valley ou à Davos. Un étonnant consensus qui révèle que l'idée d'instaurer un revenu de base est un produit de l'utopie du libre marché. En effet, sous des airs de bienveillante redistribution de la richesse, la fausse bonne idée du revenu garanti consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années: le conflit entre le capital et le travail. Ce livre apporte une clarification essentielle à un débat qui, autrement, risque d'aggraver le problème qu'il entend résoudre.
Avec la collaboration de Seth Ackerman, Mateo Alaluf, Jean-Marie Harribey et Daniel Zamora.
Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous.
La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant.
« Revenu de base », « allocation universelle », « revenu citoyen » : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe.
À droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux.
Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises.
Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle.
Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.
27 fiches pour réviser l'Économie du travail et des politiques de l'emploi grâce à un cours synthétique, des exercices corrigés, et des repères bibliographiques pour aller plus loin.