• La matière... Un concept en apparence tout simple... En apparence seulement : que l'on s'intéresse à l'infiniment petit ou à l'infiniment grand, les questions fusent. Quelle est la forme de notre Univers ? Est-il fini ou infini ? Que savons-nous de sa naissance ? Quelle est la nature de cette " matière sombre ", qui constituerait 70 % de la matière de l'Univers et dont nous ignorons tout ? Et s'il existait une myriade d'univers emboîtés ? Un livre empli de curiosité, dans lequel Hubert Reeves a convié ses amis explorateurs du cosmos pour nous faire partager leur émerveillement devant les nombreux mystères qu'il recèle.

  • L'océan mondial, qui abrite la majorité des espèces vivantes sur Terre, génère aussi une grande part de l'oxygène que nous respirons. Il régule le climat de la planète et joue un rôle majeur dans la température terrestre. C'est aussi par la mer que circulent les homes et les marchandises, permettant aux économies de se développer.
    De l'apparition de l'eau liquide, il y a plus de 4 milliards d'années, aux bateaux autonomes et aux robots plongeurs, cet ouvrage magnifiquement illustré retrace en 100 dates l'histoire mouvementée de l'océan et de son exploration. 

  • La conquête naturaliste du Mont-Blanc s'inscrit dans la collection Montagne-Culture (beaux-livres) des éditions du Mont-Blanc. Au milieu du XVIIIe siècle, au début du temps des Lumières, les Alpes représentent une terra incognita. Cet ouvrage raconte leur découverte grâce aux savants. Les montagnes et tout particulièrement les Alpes sont considérées comme un des laboratoires de la nature, un des outils clefs pour son exploration pouvant peut-être permettre d'échafauder la théorie de la terre.
    Fruit d'un travail de recherche sur plusieurs années dans de multiples bibliothèques et musées, de France, Italie, Grande Bretagne, Suisse...
    Cet ouvrage est remarquablement documenté et comporte de très nombreuses illustrations inédites.
    La conquête naturaliste du Mont-Blanc est un ouvrage de fond, qui présente une synthèse exhaustive de l'histoire de la période 1770 à environ 1860 (date du traité de Turin qui rend le duché de Savoie à la France) ; période pendant laquelle la science allait prendre un essor rapide et servir de fondement au tourisme alpin.

  • L'astronomie était la science centrale dans l'Empire du Milieu, présidant aux choix politiques des empereurs. Elle a donné lieu à la constitution des premiers observatoires dans le monde et à de nombreuses découvertes (taches solaires, trajectoire des comètes, explosions d'étoiles...) encore très peu connues en Europe. Le livre présente les bases et les résultats de l'astronomie chinoise ancienne dont les premières racines remontent aux environs du XXe siècle avant l'ère moderne.
    Il illustre l'importance de l'observation du ciel dans l'empire chinois et retrace les conceptions cosmologiques, l'évolution des moyens d'observations et la grande variété des découvertes astronomiques réalisées en Chine sur plus de 4000 ans. L'auteur, qui a séjourné en Chine pour ses travaux, s'est livré pour écrire ce livre à une importante recherche dans les archives chinoises afin de retracer l'apport majeur, et souvent méconnu, des "Officiers célestes " de l'Empire du milieu à la connaissance moderne des phénomènes cosmiques.

  • Entre le XVIe et le XVIIe?siècle, les mentalités sont imprégnées par la peur de Satan et des sorcières, par la croyance en l'astrologie et par l'espoir de réussir la transformation du plomb en or grâce à l'alchimie.

    Johannes Kepler est le fils aîné d'une famille peu fortunée installée à Leonberg, non loin de la capitale du Wurtemberg. Exceptionnellement doué, il devient mathématicien au service de Rodolphe II, petit fils de Charles Quint, puis de son frère Matthias régnant sur le Saint Empire romain germanique.

    Mais une méchante rumeur se répand : Katharina Kepler aurait commerce avec Satan et son fils serait son complice ! Le sinistre Einhorn, connu pour son efficacité dans la chasse aux sorcières, mène l'enquête et obtient l'arrestation de Katharina. C'est le bûcher qui l'attend... Comment Johannes parviendra-t-il à tirer sa mère des griffes de ses accusateurs ?

    Dans ce roman richement documenté, les dialogues de Kepler avec son entourage lui donnent l'occasion d'exposer sa vision de l'Univers. Nous découvrons alors le cheminement surprenant, dans lequel la musique occupe une place inattendue, qui l'a conduit à la découverte des lois qui régissent le mouvement des planètes et qui sont encore enseignées de nos jours. Mais c'est aussi grâce aux remarquables observations de son prédécesseur comme mathématicien impérial, Tycho Brahe, qu'il a pu mener à bien ces travaux et prolonger ainsi la révolution Copernicienne.

  • Les Alpes, d'abord territoire d'innombrables superstitions, sont devenues au fil des temps une curiosité scientifique, puis un défi à relever pour des peuples qui n'ont eu de cesse de les franchir, de les étudier, de les représenter.
    Cet ouvrage retrace l'évolution du regard des hommes sur l'épine dorsale de l'Europe et sur son rôle civilisateur, en s'appuyant sur quatre siècles de littérature. Les cent livres anciens présentés ici témoignent des légendes de toujours, rendent compte des travaux des sciences de la terre ou rapportent les excursions audacieuses dont furent l'objet les « Monts Inaccessibles ». Au-delà de leur valeur historique, la plupart nous apportent des représentations d'une qualité exceptionnelle.
    Enfin, ils jalonnent l'évolution des techniques d'imagerie et de reproduction. Dans la perspective du « musée imaginaire » d'André Malraux, voici la plus ambitieuse, la plus belle et la plus juste des bibliothèques imaginaires alpines.
    Jusqu'à présent, seul le livre broché avait été distribué en librairie. Voici l'ouvrage relié, dont la couverture a été refaite. Il constitue également un très beau complément à l'ouvrage publie sous le titre Mont-Blanc La conquête Naturaliste.

  • "Nul n'entre ici s'il n'est amoureux des Muses, des mythes et de l'harmonie du monde." Ératosthène, né vers 280 avant notre ère, n'épuisa pas en quatre-vingt-deux ans toutes les ressources de son génie poète et directeur de la bibliothèque d'Alexandrie, philosophe, géomètre, historien, mathématicien, et bien sûr astronome, il fût, comme on aimait à le nommer, un véritable "athlète du savoir".
    L'abrégé de son fameux ouvrage sur les constellations, Les Catastérismes, inédit en France, nous offre l'acte de naissance des figures à travers lesquelles nous regardons encore le ciel aujourd'hui. Présentées avec le mythe qu'elles incarnent et une description précise de la disposition de leurs étoiles, elles apparaissent ici sur 42 cartes du ciel tel que pouvait le voir Ératosthène. Conjuguant leur savoir et leur passion, astrophysiciens et spécialistes de l'Antiquité redonnent à contempler ce ballet des fils de la Terre dans la Nuit bleutée.

  • Il y a maintenant plus de 40 ans, la France faisait son entrée dans le cercle très fermé des acteurs de l'aventure spatiale grâce à ses premiers lanceurs, les diamant, fruit d'un certain nombre de recherches et de technologies plus ou moins anciennes.
    Au cours des années 1970, l'espace commercial se dessinait, qui s'annonçait prometteur à condition de se doter de puissants lanceurs. La France associa dès lors ses compétences à celles de ses voisins européens intéressés. Après avoir tiré les leçons de l'échec d'Europa, elle proposa à ses partenaires de fabriquer un nouveau lanceur, Ariane, capable de s'adapter à l'évolution du marché. D'abord critiqué puis craint par les américains, le lanceur Ariane est devenu une redoutable fusée, déclinée en de nombreuses versions (1, 2, 3, 4).
    Aujourd'hui, Ariane-5 est le fer de lance de la politique spatiale européenne, tant commerciale que scientifique. Voici racontée, en images, l'histoire de la conquête spatiale française.

  • Les archives des bibliothèques et des muséums à travers le monde sont pleines de trésors peu visibles et sous-évalués mais peu d'objets sont aussi délicats et inconnus que les peintures de poissons et invertébrés réalisées à la fin du xviie siècle par Isaac Johannes Lamotius sur la minuscule île Maurice dans l'océan Indien et aux Moluques. Seul et coupé de la vie intellectuelle hollandaise de l'époque, accablé par la tâche quasi impossible de gouverner une petite mais indisciplinée communauté de colons hollandais, Lamotius se consola en étudiant la faune et la flore alors inconnues de l'île. Durant son mandat, et quelque temps après quand il fut exilé sur l'île de Rosengain dans l'archipel de Banda, il consacra ses temps libres à dessiner et peindre des animaux aquatiques, en particulier des poissons marins. Bien qu'il en produisit sans doute beaucoup plus, il ne reste plus aujourd'hui qu'un jeu de 250 planches en couleurs dont la totalité est reproduite pour la première fois dans le présent volume. Les planches révélées ici, conservées dans le fonds de la Bibliothèque centrale du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, ont été dévoilées par Georges Cuvier au début du xixe siècle. Ce n'est qu'en 1959 que l'un des auteurs, procédant à une étude comparative détaillée de ces planches et d'autres jeux d'illustrations semblables sur lesquels s'appuyaient de nombreuses publications d'histoire naturelle du xviiie siècle, les identifia comme réalisées par Lamotius. Ces dessins sont largement supérieurs à tout ce qui se faisait à la même époque. Ils fournissent la première preuve de l'existence de beaucoup des espèces figurées, avec des données sur leur collecte?; la fidélité scientifique est telle que presque toutes ces espèces peuvent être aisément identifiées. Ensemble, ces planches constituent la description la plus ancienne connue de la faune marine de l'île Maurice et, en cela, une des plus anciennes études des poissons et invertébrés marins de tout l'Indo-Ouest Pacifique. Accompagnées de commentaires scientifiques et historiques, ces images renaissent après avoir été perdues de vue par le public durant plus de trois siècles.

  • Chercheur passionné et naturaliste accompli, Alcide Dessalines d'Orbigny (1802-1857) a laissé une oeuvre prestigieuse et féconde dont le caractère exceptionnel, par son ampleur, ses implications dans la science actuelle et la diversité des sujets abordés, ne laisse pas d'étonner scientifiques et historiens. En présentant son premier travail sur les foraminifères (microorganismes unicellulaires, pourvus d'une coquille capable de se fossiliser), il signait l'acte de naissance de la Micropaléontologie, sans soupçonner l'importance qu'elle prendrait ensuite dans le concert des géosciences, notamment en Paléocéanographie et Paléoclimatologie, et dans le développement de la recherche pétrolière ou encore des travaux d'aménagement du territoire, tel le creusement du Tunnel sous la Manche. Les planches de foraminifères dessinés par d'Orbigny concrétisaient plusieurs années d'observation?; elles étaient destinées à l'illustration de son travail fondateur sur les foraminifères, mais restèrent inédites bien que devenues une référence incontournable pour de nombreux chercheurs. D'une grande qualité, elles témoignent des dons d'observation de leur auteur et de ses talents artistiques. Il importait donc de les publier. Elles sont reproduites dans ce volume et analysées par Marie-Thérèse Vénec-Peyré qui retrace leur histoire, replace les espèces dans le contexte scientifique actuel et fait le point sur le matériel type conservé dans les collections de Micropaléontologie du Muséum national d'Histoire naturelle. Spécialisée dans l'étude des foraminifères actuels et fossiles, Marie-Thérèse Vénec-Peyré, étudie en particulier le témoignage apporté par ces microorganismes sur les environnements du passé. Directeur de recherche au Centre national de la Recherche scientifique, elle effectue ses travaux dans le Département Histoire de la Terre du Muséum national d'Histoire naturelle au sein de l'Unité Mixte de Recherche 5143 (CNRS - MNHN - Université Pierre et Marie Curie), Paléobiodiversité et Paléoenvironnements. Ses fonctions de chargée de conservation des collections de Micropaléontologie du MNHN la désignaient naturellement pour la rédaction de cet ouvrage. Elle s'inscrit dans la continuité de la tradition micropaléontologique au Muséum, initiée par Alcide d'Orbigny, fondateur de la Micropaléontologie et premier titulaire de la Chaire de Paléontologie au MNHN.

  • Remarquable jardinier du XVIIIe siècle, éminent spécialiste des fraisiers, correspondant des plus grands naturalistes de son temps, Antoine Nicolas Duchesne était en outre un talentueux dessinateur. Esprit curieux et soucieux d'observer et d'expliquer la diversité biologique, évolutionniste et généticien avant l'heure, il ne se contentait pas de cultiver ses plantes, il étudiait leur biologie, les croisait, expérimentant en permanence à cette frontière, floue à l'époque, entre variété et espèce. Ses observations, qui ont attiré l'attention de Darwin, n'étaient pas simplement consignées mais faisaient, de sa main, l'objet d'illustrations précises et détaillées. Les planches ainsi réalisées sur les fraisiers constituent une référence essentielle, incontournable. Il importait donc de publier les oeuvres de ce précurseur de méthodes et d'idées qui allaient se développer au siècle suivant et révolutionner non seulement la botanique mais aussi les conceptions de l'organisation et du fonctionnement du monde vivant. Le présent volume rend enfin accessibles les planches inédites, conservées à la bibliothèque centrale du Muséum national d'Histoire naturelle, de ce précurseur, de ce «?jardinier cultivateur?» comme il aimait se qualifier, de cet inspirateur des «?naturalistes profonds?» avec lesquels il n'hésitait pas à entretenir parfois des controverses scientifiques. Les dessins de Duchesne figurent avec ses commentaires d'époque et ceux, actuels, de l'auteur du volume, le Professeur Günter Staudt.

  • Jamais un homme ne s'est autant vu refuser une place dans l'histoire que Charles Plumier. Artisan, dessinateur et graveur, mieux connu pour son oeuvre de botaniste, Plumier a consacré la plus grande partie de sa vie à recueillir et dessiner des plantes et des animaux. Précédant de près d'un siècle les grands naturalistes du dix-huitième siècle dont les descriptions de nombreux nouveaux organismes ont inondé l'Europe à cette époque, le principal mérite de l'apport de Charles Plumier à la botanique et à la zoologie a été attribué à d'autres. Né à Marseille en 1646, Charles Plumier fut d'abord formé par les religieux du Couvent des Minimes aux mathématiques et aux sciences physiques, mais il se tourna rapidement vers l'histoire naturelle, se lançant dans l'étude de la botanique avec un grand enthousiasme. Il impressionna tellement ses supérieurs, tant par ses talents de botaniste que de dessinateur et de graveur qu'il fut engagé, en 1689, comme naturaliste à bord d'une expédition vers les possessions françaises des Antilles pour collecter des spécimens d'histoire naturelle. L'immense succès de son voyage, suivi par deux expéditions aux Antilles, lui assura un revenu à vie et lui valut le titre de Botaniste du roi. Souvent malade et toujours préoccupé par l'édition de son oeuvre, le père Plumier passa les dernières années de sa vie dans la cellule du Couvent des Minimes de la Place royale de Paris à compiler ses notes et ses dessins et à préparer ses manuscrits pour l'édition. Alors qu'il avait entrepris un voyage vers le Pérou pour identifier l'arbre qui produit de la quinine, il fut victime d'une attaque de pleurésie et mourut le 20 novembre 1704 à l'âge de 58 ans. L'héritage de Charles Plumier s'incarne dans un corpus considérable de dessins toujours conservé dans les collections de la Bibliothèque centrale du Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Si ses contributions à la botanique ont été étudiées de façon assez détaillée et un certain nombre de ses dessins de plante ont été publiés, son influence sur la zoologie a été relativement peu explorée et ses dessins zoologiques sont restés largement inédits jusqu'à présent. Cet ouvrage, le premier d'une série de monographies à paraître sur Plumier, a été conçu pour mettre en lumière l'oeuvre exceptionnelle de Plumier et donner une nouvelle vie à des images qui ont été quasiment invisibles depuis plus de trois siècles.

  • Le présent volume met, pour la première fois, à la disposition d'un large lectorat des reproductions en haute définition des 258 dessins de courges du genre Cucurbita, illustrant une centaine de cultivars, conservés à la Bibliothèque centrale du Muséum national d'Histoire naturelle et réalisés au xviiie siècle par le talentueux Antoine Nicolas Duchesne, du Jardin du Roi à Versailles, un pionnier de la génétique et de l'évolution. Cet ouvrage bilingue anglais-français, rédigé par le Dr Harry Paris, spécialiste reconnu des cucurbitacées, s'adresse certes aux scientifiques (botanistes, généticiens, agronomes, horticulteurs, historiens des sciences) mais aussi à un plus large public incluant les jardiniers, en particulier les amateurs, très nombreux, de plantes cultivées et notamment de cucurbitacées. Son grand format (320 mm x 440 mm), la diversité et la somptuosité des planches et la qualité artistique de la présentation ne manqueront pas d'intéresser les bibliophiles. Ce livre est non seulement la première publication contenant les noms et la classification proposés par Duchesne pour les trois espèces de Cucurbita les plus importantes au plan économique mais il expose aussi le résumé des investigations menées par Duchesne sur ce genre. Les planches sont accompagnées d'extraits appropriés de l'Essai sur l'histoire naturelle des courges de Duchesne avec, par Harry Paris, des commentaires sur les illustrations et une analyse des documents publiés ou inédits relatifs à ces planches. Comme pour ses travaux sur les fraisiers, ici encore l'accent est mis sur la ténacité indéfectible et l'extraordinaire sens de l'observation d'Antoine Nicolas Duchesne, couplés à des idées évolutionnistes originales et prémonitoires.

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