Moyen Age (de 476 à 1492)

  • Un long Moyen Age

    Jacques Le Goff

    • Tallandier
    • 5 Mai 2022

    Ecrit en marge des ouvrages qu'il a publiés au cours de la période 1980-2004, les textes initialement parus dans L'Histoire, et qui sont à l'origine de cet ouvrage, révèlent les différentes étapes du cheminement de la réflexion de Jacques Le Goff. Ils en sont le prolongement, les éclairent, en expliquent la genèse. Ils expriment les résultats des principales recherches et réflexions menées par l'historien qui a renouvelé notre regard sur la vie des hommes de ce long Moyen Âge, sur leurs croyances, leurs habitudes, leurs représentations de l'Au-delà, et même leurs rêves... À la lumière de ce document exceptionnel, l'histoire se révèle une discipline en devenir où l'historien doit sans cesse remonter à ses sources et toujours confronter l'éclairage du passé aux ombres mouvantes du présent.

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  • Récits de la Kolyma

    Varlam Chalamov

    • Verdier
    • 6 Juin 2013

    Cette édition de poche établie à partir de la version intégrale publiée en 1//1 rassemble plusieurs récits remarquables qui retracent l'expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où il passa dix-sept années de sa vie. Le camp, dit Varlam Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s'y passe, ni même le savoir. Il s'agit en fait d'une connaissance essentielle, une connaissance de l'être, de l'état ultime de l'homme, mais acquise à un prix trop élevé.
    C'est aussi un savoir que l'art, désormais, ne saurait éluder.

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  • L'âge d'or capétien (1180-1328)

    Jean-Christophe Cassard

    • Folio
    • 18 Novembre 2021

    Le long XIII? siècle marque l'âge d'or de la dynastie capétienne, qui compte des personnalités fortes:Philippe II Auguste, saint Louis, Philippe IV le Bel. Il bénéficie d'une dynamique agricole soutenue et d'une révolution technique, qui s'exprime notamment dans l'érection des cathédrales.La prospérité - relative - des campagnes permet aussi l'essor des échanges et des villes. Littérature courtoise et naturalisme gothique témoignent d'une certaine douceur de vivre.La monarchie construit progressivement un territoire et un État, dont la nouvelle doctrine s'appuie sur la souveraineté et non plus sur la suzeraineté. Le pouvoir capétien trouve l'un de ses fondements dans l'alliance étroite du trône et de l'autel, même si cela ne va pas sans tensions avec la papauté. Après 1270, la crise du système féodal provoque difficultés, famines, chômage et troubles sociaux, préliminaires de la grande crise du XIV? siècle. Le pouvoir monarchique, cependant, ne cesse de se renforcer. Se met alors en place un binôme caractéristique du futur État moderne:guerre et fiscalité.Le contexte des temps, positif ou négatif, réinterprété à la lumière des recherches récentes, plonge le lecteur dans un des «grands siècles» de l'histoire de France.

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  • Nouvelle histoire du moyen âge

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    • Seuil
    • 21 Octobre 2021

    Autour de Florian Mazel, les meilleurs spécialistes de la période médiévale nous offrent une ambitieuse synthèse qui propose, à la lumière des recherches les plus récentes, et en cheminant au fil d'une soixantaine de textes et d'une centaine d'images, un nouveau récit du Moyen Âge européen.

    « Le Moyen Âge est une séquence de temps qui n'a pas d'âge, hors d'âge si l'on veut, et son altérité est profonde. Mais cette étrangeté, le dépaysement que l'on peut éprouver en ses allées, n'est ni sans charme ni sans intérêt. Le Moyen Âge représente en effet, par son altérité même, un extraordinaire lieu de vagabondage et un remarquable terrain d'exercice pour l'esprit critique, où réfléchir entre autres choses, à relative distance des passions contemporaines, aux relations entre public et privé, communauté et identité, hiérarchies et solidarités, rôle et statut, mémoire et histoire, violence et solidarité, droit et tradition, don et échange, imaginaire et identité, institution et pouvoir, croissance et environnement... Qui trouverait la chose inutile ? » Florian Mazel

  • La bataille de Poitiers, en 732, opposant les troupes arabo-berbères d'Abd elRahman aux Francs de Charles Martel, est un événement de l'histoire de France, peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Cet ouvrage revient tout d'abord sur les faits puis déconstruit le mythe et les usages fallacieux par l'extrême droite occidentale.

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  • Naufrages

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    • Anacharsis
    • 5 Mai 2022

    En avril 1431, le nef Querina, navire vénitien, quitte la Crète pour les Flandres, avec à son bord soixante-huit hommes. Le voyage devait durer dix mois. Dix-huit mois plus tard, seuls onze rescapés emplis d'effroi reviennent à Venise.
    De leur épouvantable naufrage, nous possédons deux témoignages, l'un de Pietro Querini, propriétaire et capitaine du navire, et l'autre des marins Cristoforo Fioravante et Nicolò de Michiel.
    Tous racontent comment, poussés par des tempêtes incessantes en plein Atlantique, après des semaines de dérive, ils échouèrent finalement au coeur de l'hiver boréal sur une île déserte de l'archipel des Lofoten, au nord de la Norvège.
    Dans ces récits de survivants nous est révélée avec une force rare la peur universelle de l'engloutissement dans les abysses.

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  • Le 14 novembre 1522 s'éteignait dans le silence du château de Chantelle, loin des fastes et de l'animation de la cour, Anne de France, dame de Beaujeu, duchesse de Bourbonnais et d'Auvergne, fille de Louis XI et soeur de Charles VIII. Tour à tour, elle avait guidé un royaume et un duché avec finesse et autorité. Considérée par ses contemporains comme l'une des femmes les plus puissantes de son temps, cette «?fille des fleurs de lys?» déploya son pouvoir sous des formes politiques, symboliques et littéraires qui firent d'elle l'une des princesses les plus remarquables de l'Europe des années 1500.

    En même temps qu'il explore un monde en pleine effervescence politique et qu'il invite à une immersion dans le passé de la monarchie française, cet ouvrage a pour ambition de dévoiler les multiples facettes d'Anne de France. À la lumière de sources inédites, Aubrée David-Chapy offre un nouveau regard sur cette figure hors du commun, à la fois dernière grande princesse médiévale et première femme de pouvoir de la Renaissance.

  • Richard III

    Georges Minois

    • Perrin
    • 14 Avril 2022

    Le 4 septembre 2012, les archéologues découvrent, sous un parking de Leicester, au centre de l'Angleterre, les restes d'un roi mort en 1485. Sépulture insolite, à la mesure d'un souverain à la réputation sulfureuse. Il s'agit en effet de celle de Richard III. Sa brève existence - il est mort à 33 ans - se situe au crépuscule du Moyen Âge et à l'aube de la Renaissance, en ces temps troublés de la guerre des Deux Roses, opposant les familles d'York et de Lancastre, soit une époque « pleine de bruit et de fureur », de meurtres et de trahisons, où les valeurs chevaleresques médiévales cèdent la place au réalisme froid des Temps modernes. Richard incarne les déchirures de son époque : pieux, vertueux, courageux et nostalgique du passé féodal, il doit pourtant agir en prince machiavélien. C'est ainsi qu'il usurpe la couronne d'Angleterre en faisant disparaître ses neveux enfermés dans la tour de Londres et, après un règne de deux ans seulement, marqué par de multiples complots et exécutions, il périt à la bataille de Bosworth. Cela, c'est le Richard des historiens, qui reste une figure énigmatique. Mais ce destin tragique, transfiguré par le génie de Shakespeare, en a fait un roi maudit, un monstre absolu, qui disparaît en hurlant sa fureur impuissante : « Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! » Fondée sur les chroniques tendancieuses de la propagande des Tudors, cette image théâtrale s'est largement imposée aux yeux du grand public. Mais l'histoire n'est pas un tribunal et cet ouvrage se veut, sinon une réhabilitation, du moins une tentative de comprendre un roi controversé qui incarne pourtant son époque.

  • Savoir et pouvoir en al-Andalus au XIe siècle

    Emmanuelle Tixier Du Mesnil

    • Seuil
    • 13 Mai 2022

    Al-Andalus continue de susciter fantasmes, nostalgie et projections de toutes sortes. Tour à tour érigée en haut lieu de la tolérance islamique, en paradis perdu dont ne subsistent que de délicats palais et l'écho lointain d'un art de vivre disparu, mais aussi en théâtre d'une lutte à mort entre Islam et Chrétienté, elle est l'une des rares terres ayant donné naissance à des mythes aussi riches que contradictoires.
    Ce morceau d'Europe qui fut à l'Islam a heureusement laissé des textes qu'Emmanuelle Tixier du Mesnil se propose de relire, en regardant plus particulièrement la très riche moisson intellectuelle du XIe siècle, lorsqu'une vingtaine de principautés, les royaumes des Taïfas, se partageaient les lambeaux du territoire califal. Ce temps de tous les dangers, alors que menaçaient tant les rois chrétiens du nord de la péninsule que les guerriers berbères du Maghreb, fut celui d'une grande inventivité politique (l'Espagne islamique expérimentait deux cents ans avant l'Orient la disparition du califat), mais aussi celui d'une très belle floraison culturelle. Pouvoir et savoir nouèrent dans ce théâtre d'exception des liens très solides au cours d'un beau XIe siècle dont il faut restituer le déroulement et la complexe histoire. Les princes andalous firent de la culture un projet politique, un ferment de légitimité, le moyen de la concurrence entre eux, contribuant à fixer pour des siècles l'image d'une péninsule savante.

  • Dans cet essai somptueusement illustré, la grande médiéviste italienne Chiara Frugoni observe et analyse minutieusement des tapisseries, des miniatures, des mosaïques, des sculptures, des tableaux et des encyclopédies illustrées pour nous montrer les mille facettes de la tradition séculaire, aussi symbolique que réelle, qui liait les hommes et les animaux. Autant d'images commentées qui rendent vivante et palpitante cette époque lointaine dont a hérité notre culture. Chiara Frugoni nous promène dans le bestiaire imaginaire et quotidien des hommes du Moyen Âge, où la crainte se mêle à la fascination.

  • Le temps de la Guerre de Cent Ans (1328-1453)

    Boris Bove

    • Folio
    • 1 Octobre 2020

    La France des xiv e et xv e siècles est marquée par la tragédie : famines, pestes, révoltes populaires, conflits civils et militaires... C'est le siècle de la « Guerre de Cent Ans ». La durée du conflit, les souffrances de ceux qui l'ont provoqué ou en ont pâti, interdisent cependant de le résumer à l'apparence des événements dramatiques. Ainsi, ce livre s'attache moins à la narration circonstanciée des malheurs de ces guerres sans fin qu'à les comprendre, afin de restituer l'ordre qui se cache derrière le chaos des apparences. L'« automne du Moyen Âge » est marqué par l'affirmation de l'État monarchique, une construction territoriale unifiée par la soumission à la souveraineté du roi. La conscience d'une identité « nationale », incarnée par Jeanne d'Arc, s'est forgée dans la douleur d'un siècle de fer, alors que Charles VII (1422-1461) n'est plus un prince féodal mais un véritable chef d'État. Boris Bove renverse des idées reçues à propos de « la crise » des xiv e et xv e siècles : il invite à se méfier des chroniqueurs, trop enclins à détecter les signes annonciateurs de l'Apocalypse. Le temps de la guerre de Cent Ans n'est pas celui d'une décadence globale mais une période tourmentée et féconde, comme en témoigne l'éclat des arts, des lettres et de la vie de cour et qui parvient, malgré tout, à renaître et à édifier les fondements d'un monde nouveau.

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  • Il n'y a sans doute guère de période historique qui n'ait fait l'objet d'interprétations aussi contrastées que le Moyen Age : louée par les romantiques, dédaignée par les humanistes, elle est encore aujourd'hui tantôt considérée comme un repoussoir absolu, tantôt comme une source inépuisable d'inspiration et d'évasion. Pourtant, de quel Moyen Age parle-t-on ? De celui qui naît sur les ruines du monde romain, en construisant une société originale faisant la synthèse des héritages antique, germanique et chrétien ? De celui des chevaliers et des paysans, avec ses cathédrales qui aujourd'hui encore marquent le paysage de nombreuses villes d'Europe ? Ou encore de celui des villes foisonnantes, de la culture florissante et de l'expansion économique et territoriale de l'Occident ? Définie en creux dès l'époque moderne comme l' "époque du milieu" , c'est-à-dire celle comprise entre la chute de l'Empire romain et la Renaissance, le Moyen Age couvre en réalité une durée de mille ans, sur un espace immense allant de l'Europe du Sud à la Scandinavie, des îles Britanniques à l'Europe centrale.
    Sans s'enfermer dans une vision figée en grands blocs faussement homogènes, le lecteur pourra ainsi connaître et comprendre une période essentielle, mais complexe, et évaluer la manière dont elle a influencé, et influence encore, l'histoire de l'Occident.

  • Les services secrets au Moyen Age

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    • Tallandier
    • 6 Janvier 2022

    Des grandes invasions à la guerre de Cent Ans, le Moyen Âge est le théâtre d'une intense guerre secrète où toutes les techniques de l'espionnage moderne sont pratiquées : éclairage, écoute des conversations, interception de courriers... Les Vikings sont les premiers à recourir à la reconnaissance et au renseignement pour obtenir l'effet de surprise maximum au cours de leurs raids. Les Normands ne cessent d'avoir recours à l'espionnage pour la sécurité de leur duché ou pour la conquête de l'Angleterre et de la Sicile. En Méditerranée, Byzance dispose d'une solide tradition de l'action clandestine, mise en lumière par les Croisades, grâce à laquelle il parvient à déjouer les complots qui menacent l'empire.

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  • Le dimanche de Bouvines

    Georges Duby

    • Folio
    • 11 Avril 1985

    En 1968, je reçus proposition d'écrire, pour la collection Trente journées qui ont fait la France, le livre consacré à l'un de ces jours mémorables, le 27 juillet 1214. Ce dimanche-là, dans la plaine de Bouvines, le roi de France Philippe Auguste avait affronté malgré lui la coalition redoutable de l'empereur Otton, du comte de Flandre Ferrand et du comte de Boulogne Renaud ; il était, grâce à Dieu, resté le soir maître du champ. L'empereur avait détalé ; les deux comtes rebelles étaient pris. Victoire, comme on l'a dit et répété, fondatrice : les assises de la monarchie française en furent décidément raffermies. Une bataille. Un événement. Ponctuel. Retentissant.

    Quel intérêt, pour le grand historien des sociétés médiévales que fut Georges Duby, attaché aux profondeurs d'une histoire longue et lente, d'accepter de traiter un sujet aussi convenu dans une collection qui, de surcroît, incarnait un genre d'histoire si étranger à celui dont il était un illustre représentant ?
    Renouveler de fond en comble l'approche de l'événement. Le subvertir de l'intérieur. Substituer au récit une anthropologie de la guerre au XIIIe siècle et amorcer une histoire du souvenir. Planter le drapeau de l'histoire nouvelle sur l'Annapurna de l'histoire la plus traditionnelle, écrit Pierre Nora, l'historien des lieux de mémoire, dans sa préface qui situe ce grand classique dans le mouvement de la production historique.

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  • Les derniers Cathares : 1290-1329 Nouv.

    Les derniers Cathares : 1290-1329

    Rene Weis

    • Tallandier
    • 9 Juin 2022

    Entre le Xe et le XIVe siècle, une mystérieuse « hérésie » fait son apparition dans le Midi de la France.
    Bientôt, son expansion et sa menace sont telles que l'Église catholique est contrainte de mener une guerre afin d'éradiquer cette religion. Deux croisades sont menées par le royaume de France. Ce n'est pas, comme on le croit souvent, à Montségur, en 1244, qu'a été écrasée l'hérésie cathare, mais dans la région de Pamiers et au début du XIVe siècle. En dépit de la sauvagerie de la répression, l'Inquisition a en effet continué sa besogne pour traquer les derniers croyants. L'historien britannique René Weis a été fasciné par le texte des interrogatoires subis par les habitants d'un village de l'Ariège, Montaillou. Il a mené son enquête aussi bien dans les archives, traquant dans les dépositions la moindre contradiction, allusion, la moindre confidence, que sur les sites mêmes. Ses recherches sur le terrain lui ont ainsi permis d'établir des cartes novatrices et son récit évoque chaque lieu indiqué, ou tenu secret, par les acteurs du drame. Ce véritable « retour à Montaillou » nous plonge dans un monde tout à la fois lointain, exotique et proche, où l'hérésie et le drame côtoient la vie familiale, amoureuse, quotidienne.

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  • Les hommes de la Croisade

    Régine Pernoud

    • Tallandier
    • 10 Mars 2022

    Cette étude de référence décrit la manière de vivre, la vision du monde, l'organisation matérielle des protagonistes des Croisades, épisode majeur du Moyen Âge. Du marchand au roi en passant par le clerc ou le baron, Régine Pernoud évoque leurs motivations - foi, esprit de conquête ou appât du gain -, leur étonnement devant les pays découverts et les relations entre civilisations. Ce véritable tableau vivant restitue les mille épreuves qu'ils durent subir en traversant des pays inconnus, la façon remarquable dont ils surent s'adapter, bâtir églises et forteresses et « tenir » pendant deux siècles face à un adversaire supérieur en nombre.

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  • À la différence de son encombrante rivale, Agnès Sorel, l'épouse de Charles VII, Marie d'Anjou reste dans l'ombre de l'Histoire. Elle n'est pas la seule. La plupart des souveraines des XIVe et XVe siècles sont tombées dans l'oubli, à l'exception d'Isabeau de Bavière et d'Anne de Bretagne, ancrées dans la mémoire de la « nation France », l'une par le rôle politique qu'elle joua, l'autre par son statut mythifié de dernière duchesse de Bretagne. Or, bien avant Catherine ou Marie de Médicis, ces femmes ont joué un rôle essentiel pour la Couronne, non seulement parce qu'elles portaient les destinées de la dynastie, mais encore parce qu'elles incarnaient la majesté royale. Murielle Gaude-Ferragu redonne ici une mémoire à ces reines oubliées et s'interroge sur la véritable nature de leur pouvoir au sein de la cour et du royaume de France.

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  • Dans ce livre étrange et profondément original, Ernst Kantorowicz scrute le «mystère de l'État», concentré dans la métaphore des deux corps du roi : le mystère de l'émergence, dans le cadre des monarchies de l'Occident chrétien, entre Xe et XVIIe siècle, au travers et au-delà de la personne physique du Prince, de cette personne politique indépendante de lui bien qu'incarnée en lui, et destinée à vivre un jour de sa vie propre sous le nom d'État. C'est l'alchimie théologico-politique qui a présidé à cette opération capitale que reconstitue l'ouvrage.La transmutation de la figure royale a pour point de départ le modèle des deux natures du Christ. Elle a pour moteur la rivalité mimétique à la faveur de laquelle le pouvoir séculier s'affirme en face de l'Église en s'emparant de ses attributs de corps mystique. Son accomplissement passe enfin par l'installation dans une perspective de perpétuité temporelle qui achève de conférer au corps politique invisible constitué par le Roi (et ses ancêtres et ses successeurs) et la communauté de ses sujets passés, présents et à venir une réalité légitime supérieure au corps de chair du même monarque.Avec une prodigieuse érudition, Ernst Kantorowicz éclaire les fondations métaphysiques de l'État moderne. Le savoir le plus spécialisé est au service ici de l'exhumation d'un des pans les plus secrets et les plus décisifs du «miracle européen». Il fait de ce chef-d'oeuvre de l'histoire médiévale l'un des livres clés de nos origines.

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  • Depuis les premiers écrits chrétiens jusqu'aux expressions les plus abouties de l'amour dit courtois au XVe siècle, Joël Blanchard interroge l'histoire du discours amoureux, ses formes de pensée et d'écriture qui se sont forgées depuis un millénaire. Avec force d'exemples, l'auteur retrace les débats, théologiques et rhétoriques, les controverses, morales et philosophiques, convoque les acteurs, troubadours, clercs, chevaliers et dames, et révèle que si la fin'amor est d'abord l'affirmation de l'amour le plus délicat et passionné, elle s'avère bientôt être l'expression d'une tradition misogyne. Les échos de ces temps où la voix des femmes peine à se faire entendre parviennent jusqu'à nous. Sexualités, virginité, chasteté et désir, ou encore conjugalité, mariage et célibat sont autant de sujets qui animent l'espace public, et montrent que l'expression de l'amour est avant tout une question de pouvoir.

  • Dames du XIIe siècle

    Georges Duby

    • Folio
    • 1 Janvier 2020

    « Au xii e siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Évidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du xii e siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché. Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient. Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées. » G. D.

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  • Élevé loin du monde par sa mère, Perceval entreprend la découverte de l'amour et des vertus chevaleresques à la cour du roi Arthur. Commence alors la quête du graal, objet merveilleux d'une valeur inestimable. Semé d'embûches, le périple de Perceval est aussi un parcours initiatique dans le monde de la chevalerie.Roman inachevé, ce chef-d'oeuvre de l'époque médiévale a introduit le mythe de la quête du graal dans la littérature française.- Objet d'étude:Héros/héroïnes et héroïsmes [5e]- Dossier pédagogique:Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre- Prolongement:Prouesses chevaleresques (corpus de textes).

  • La vie dans un château médiéval

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    • Pocket
    • 20 Mai 2021

    À partir du remarquable château de Chepstow, à la frontière de l'Angleterre et du Pays de Galles, mais aussi des plus admirables châteaux forts français, les grands médiévistes Frances et Joseph Gies nous offrent un portrait saisissant de ce qu'était la vie quotidienne de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le château fort. Les Gies ont le don de rendre à la vie les hommes et les femmes qui vivaient dans et autour du château, le seigneur et la dame, les chevaliers et les soldats, les serviteurs et les paysans, les troubadours et les jongleurs.
    Nous y découvrons comment les seigneurs et les serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs loisirs et leurs occupations, leurs codes de conduite sexuelle, leurs principes d'ordre et de solidarité. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'honneur dans la culture médiévale, le processus d'initiation auquel se soumettaient les chevaliers, l'importance des fêtes religieuses et des liens personnels, et pourquoi le château fort était autant un rempart contre les violences qu'une source de conflit et un enjeu de pouvoir.
    Remarquablement documenté, et aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un château médiéval est l'ouvrage de référence pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette époque fascinante.

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  • La vie quotidienne au Moyen Âge

    Jean Verdon

    • Tempus/perrin
    • 3 Septembre 2020

    Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre - appelé à devenir un classique - scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen-Âge.
    L'on découvre ainsi qu'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux, surtout la femme, n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent même l'existence d'un art érotique. L'éducation, quant à elle, est décrite à la fois sur le plan religieux, pratique et intellectuel, et les anecdotes décrivent de façon plaisante la vie des étudiants dont Villon est l'un des représentants les moins recommandables.
    Les quantités de nourriture et de vin exagérées - aspects essentiels du quotidien - impressionnent assurément nos contemporains fervents de diététique, de même que la vie de ceux qui prient, qui combattent et qui travaillent, ces paysans qui sont l'essentiel de la population. La religion, naturellement, structure cette société et impose à tout homme de préparer sa mort - ce qui n'empêche pas de profiter des instants de loisir bien plus fréquents qu'on ne l'imagine. Jean Verdon brosse avec maestra un panorama sans équivalent, riche et foisonnant.

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  • Blanche de Castille

    Philippe Delorme

    • Cerf
    • 28 Avril 2022

    Mère de Saint Louis, épouse de Louis VIII, petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine... Blanche de Castille semble réduite à demeurer dans l'ombre de sa prestigieuse lignée. Pourtant, cette reine courageuse, cultivée et autoritaire a été une régente remarquable, qui a su réprimer d'une main de fer la révolte des féodaux et faire prospérer le royaume, tout en assurant l'éducation de son fils, futur roi saint.


    Loin des clichés sur le Moyen Âge et du portrait idéalisé qu'en a fait la Troisième République, Philippe Delorme réhabilite la figure d'une souveraine au destin exceptionnel, qu'il replace dans le cadre rayonnant du xiii e siècle, époque somptueuse des cathédrales, des premières universités et de la croisade contre les cathares.


    La peinture magistrale d'une femme de pouvoir exceptionnelle.

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