Histoire de l'Asie

  • 24 heures dans la Chine ancienne

    Yijie Zhuang

    • Payot
    • 13 Avril 2022
  • Le départ en catastrophe des troupes américaines d'Afghanistan, en août 2021, a frappé le monde de stupeur. Comment la première puissance militaire du monde a-t-elle pu être vaincue par une guérilla inspirée par un islam d'un autre âge ? La question a été particulièrement ressentie en France en raison de notre intervention au Sahel, dont l'enlisement n'est pas sans faire craindre une issue comparable. Serge Michailof, grand expert en développement ayant bourlingué sur tous les continents, dont en Afghanistan et au Sahel, propose une « autopsie de ce désastre ». Il en propose une analyse méthodique et sans complaisance de la conduite des opérations militaires au dévoiement de l'aide internationale, en passant par l'échec du « nation building ». Il s'en dégage une série de leçons sur les choses à faire et à ne pas faire dont il montre pour finir l'application qui pourrait en être tirée au Sahel. Une contribution de premier ordre à l'une des plus grandes questions de l'actualité mondiale.

  • Des dizaines de livres ont déjà été écrits sur l'histoire de l'Indochine française, alors pourquoi en proposer un de plus ? Tout simplement parce que celui-ci aborde le sujet sous un angle résolument novateur : il souligne de quelle manière, du début de la colonisation de l'Indochine en 1858 à la décolonisation en 1954, cette partie de l'Extrême-Orient fut avant tout une zone de conflit entre la France et la Chine - que cette dernière ait été impériale, républicaine ou communiste.
    Certes, la conquête de la région indochinoise a d'abord concerné la France et les peuples autochtones : la Cochinchine, puis le Cambodge, le Tonkin, l'Annam et enfin le Laos ont été colonisés entre 1858 et 1893. Mais pendant près d'un siècle, l'Indochine française a fait l'objet de nombreuses convoitises : la Chine donc, mais aussi l'Angleterre, la Thaïlande, puis l'URSS, le Japon et les États-Unis y projettent leurs ambitions économiques et politiques. Avec le brillant esprit de synthèse que nous lui connaissons, François Joyaux analyse notamment combien l'aide chinoise apportée au Viet Minh a été déterminante lors de la défaite française à Dien Bien Phu en 1954 et les accords de Genève la sanction diplomatique de celle-ci.
    Mais cette approche axée sur les relations internationales n'exclut en rien l'étude des facteurs internes du conflit : l'auteur revient sur l'influence des Missions catholiques, de la Marine, des Républicains et, surtout, des francs-maçons dans le processus de colonisation, et sur le rôle de la montée des nationalismes dans la décolonisation. Avec clarté et concision, l'auteur nous propose ici une synthèse globale sur près de cent ans de cette passion indochinoise.

  • Pourquoi la colonisation nippone est-elle un traumatisme pour les Coréens ? Qu'est-ce qui a déclenché la révolution des Bougies ? Le confucianisme est-il la clé de compréhension de la société coréenne ? L'école est-elle l'antichambre de l'enfer coréen ? Quel est le secret du génie coréen pour l'innovation ? Quelles relations la Corée du Sud entretien-elle avec la Chine ?
    En 2022 la Corée est partout. La K-Pop et les dramas envahissent nos écrans Samsung, le coréen est « la » langue à apprendre, nous avons intégré aussi bien les nouilles instantanées que la mode ou la technologie.... La Corée prend sa revanche imposant au monde son soft power après des siècles d'invisibilité, longtemps sous emprise des volontés expansionnistes de ses voisins chinois et japonais.
    En un siècle, la Corée aura connu la colonisation japonaise, la partition en 1945 séparant 35% des familles, la guerre puis les dictatures... Mais la démocratie a été gagnée à la fin des années 80 et le pays de plus de 51 millions d'habitants s'est hissé au treizième rang mondial.
    Pourtant, la Corée triomphante est profondément malade d'un miracle économique obtenu à force sacrifices. Malade d'une évolution ultra-rapide, d'une ouverture trop soudaine après des siècles d'isolationnisme, de son confucianisme autant sauveur que carcan et d'une corruption endémique. La jeunesse créative, immergée dans le virtuel, se sent sclérosée, en quête de sens, harcelée par les obligations sociales et peine à trouver sa place. Galvanisée par une énergie formidable, la Corée est un pays de paradoxes : modèle de réussite mais avec une démographie en berne et un taux de suicides record. Cet ouvrage passionnant donne 100 clés de compréhension de ce pays singulier, puisées dans un passé qui, sous les habits de la modernité, hante toujours ses habitants.

  • L'historiographie de la guerre d'Indochine s'enrichit pour la première fois d'un dictionnaire embrassant l'essentiel des thèmes du conflit qui, entre 1945 et 1954, marque pour l'Empire français les débuts de la décolonisation. Les recherches effectuées par une cinquantaine de spécialistes civils et militaires débouchent sur la rédaction d'un millier d'entrées permettant d'éclairer des sujets ou des figures qui bien souvent ne sont traités que de manière succincte dans la plupart des ouvrages. Dans cette perspective, le Dictionnaire de la guerre d'Indochine constitue un document de travail exceptionnel et unique pour tous ceux qui se passionnent pour cette période, qui trouveront, dans ses pages, réponses à nombre de questions. La richesse de l'ouvrage tient en la grande diversité des thèmes traités : les aspects militaires et techniques du conflit et côtoient des notices culturelles ou littéraires relatives à la guerre. Les nombreuses entrées présentant le contexte international et les biographies succinctes des responsables politiques et militaires, partisans ou opposants, permettent, par ailleurs, une meilleure compréhension des événements qui ont secoué la péninsule indochinoise. Afin d'éviter une lecture trop « franco-française » de l'histoire, une attention particulière a été portée aux entrées intéressant les pays de l'ex-Indochine française, et principalement les mouvements politiques et personnages qui ont agi pour l'indépendance du Vietnam. Le rôle des États-Unis, ou encore de la Chine, fait aussi l'objet de développements.
    Le Dictionnaire de la guerre d'Indochine vient combler un manque et apporte une contribution essentielle à l'historiographie de la guerre, du début de l'engagement des Français, en 1945, à leur départ définitif du Vietnam, deux ans après la défaite de Diên Biên Phu. Il représente un indispensable référent pour tous ceux qui travaillent sur le sujet ou souhaitent simplement développer leur connaissance.

  • Tianjin cosmopolis ; une autre histoire de la mondialisation

    Pierre Singaravélou

    • Seuil
    • 20 Avril 2017

    La mondialisation n'est pas un vain mot pour désigner ce qui survient au tournant du XXe siècle à Tianjin, capitale diplomatique de l'empire du Milieu. Cette ville chinoise méconnue suscite alors la convoitise de toutes les puissances de la planète en quête de concessions territoriales.

    Des hommes du monde entier s'y aventurent pour faire fortune. L'audacieux vice-roi Li saisit l'occasion pour transformer le siège de son pouvoir en un laboratoire de la « modernité » urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : les sièges des concessions étrangères puis de la cité autochtone détruisent des quartiers entiers et, suite à la victoire inattendue des forces alliées, de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie, le Japon, l'Italie et l'Autriche-Hongrie fondent sur-le-champ le premier gouvernement international de l'époque contemporaine.

    En analysant ici tous les aspects d'une expérience politique unique, Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès l'origine, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.

  • Il était une fois la Chine

    José Frèches

    • Xo
    • 18 Octobre 2018

    José Frèches, écrivain et conteur passionné du « pays du milieu », nous raconte l'extraordinaire histoire de la chine, ses beautés, ses mystères.
    Comment comprendre la chine d'aujourd'hui sans tenir compte de son passé immémorial ? L'héritage culturel d'un Chinois du XXIe siècle tire son origine de cette civilisation ancienne de plus de 4500 ans.
    Récits de la vie quotidienne, légendes et anecdotes insolites... Dans cette nouvelle édition actualisée, José Frèches établit un pont entre nos deux mondes, nous transmettant avec enthousiasme son exceptionnelle connaissance de la Chine. Parce que nous avons tous envie de connaître la place qu'occupera ce pays immense et fascinant demain dans notre vie.

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  • Les légendes de la société matriarcale du Japon ancien sont peuplées de reines et d'impératrices, de prêtresses et de déesses. Le shintoïsme compte de nombreuses divinités féminines importantes, à commencer par la déesse du soleil Amaterasu, dont on dit que la famille impériale descend. Mais à partir du Ve siècle environ, avec l'introduction du bouddhisme et de la pensée confucéenne, les femmes ont été progressivement confinées à un rôle subalterne, bien que de nombreuses aristocrates aient réussi à préserver leur prestige.
    Au cours des siècles suivants, compte tenu de l'importance accordée aux oeuvres littéraires traitant de sujets amoureux, les femmes ont atteint l'excellence dans le domaine de l'écriture grâce à leur sensibilité, apportant une contribution fondamentale au développement de la littérature japonaise. On y trouve des auteurs célèbres de romans, de journaux intimes, de récits et de poèmes : au début du XIe siècle date le Genji monogatari, selon certains le premier roman moderne, écrit par une dame de la cour, Murasaki Shikibu.
    A l'époque féodale, les femmes samouraïs qui se distinguaient par leur courage et leur habileté au combat ne manquaient pas ; à l'époque suivante, celle des Tokugawa (1603-1867), nous trouvons d'autres figures de proue dans divers domaines. Avec la période Meiji (1868-1912), la tendance à réduire la figure féminine dans une position d'infériorité n'a pas empêché à certaines femmes de se rebeller contre les règles imposées, gagnant un espace dans des domaines qui leur étaient jusqu'alors fermés, comme certaines formes de théâtre.
    Plus récemment, des artistes comme Yayoi Kusama ou Yoko Ono, des stylistes d'avant-garde comme Rei Kawakubo, des écrivains comme Natsuo Kirino et Banana Yoshimoto, sans oublier les nombreux mangaka à qui l'on doit certaines des bandes dessinées les plus réussies de ces dernières décennies, ont interprété au mieux l'esprit du temps ; et, enfin, les deux dernières impératrices, d'origine bourgeoise, ont sanctionné au siècle dernier une nouvelle ère pour le Japon et la maison régnante.

  • Visitez le Japon au fil de son histoire

    Tadashi Sugihara

    • Omake books
    • 26 Août 2021

    13 chapitres à la fois détaillés et ludiques (illustrations, photos, infos touristiques...) sur L'Histoire du Japon, qui couvrent de la période paléolithique jusqu'à l'ère contemporaine de Reiwa.
    L'histoire du Japon, des origines à nos jours, racontée à travers les personnalités et événements principaux, notamment le Japon dans la Seconde Guerre mondiale, les récents mouvements politico-économiques, l'accident de Fukushima et bien d'autres actualités...

    Objectif : comprendre aisément toute l'histoire du Japon, du paléolithique à nos jours, mais aussi comprendre le Japon d'aujourd'hui. Plusieurs points de vue sont envisagés : politique, société, économie, vie quotidienne et culture.

    À travers cet ouvrage, les lecteurs pourront découvrir les charmes de ce pays, ainsi que l'origine du comportement et de l'opinion des Japonais.

    L'ouvrage est parsemé de photos, conseils ludiques et informations pratiques à destination des touristes (présenté par Koto, la mascotte du livre).

  • L'Asie centrale de Tamerlan

    ,

    • Belles lettres
    • 18 Mars 2022

    Samarcande, Boukhara, et combien encore d'oasis mythiques parsèment l'infini des steppes... Depuis l'Antiquité, l'Asie centrale est une terre de métissages et d'échanges au coeur de laquelle la route de la Soie a laissé une empreinte inaltérable.
    Là régna le terrible Tamerlan, qui se lança à la conquête du monde et jeta les bases d'un empire dont la Transoxiane devint le centre. Mais comment ce nouveau Gengis Khan et ses héritiers, les Timourides, ont-ils pu imprimer dans les mémoires le souvenir de progrès scientifiques majeurs, et même celui d'une véritable « renaissance » culturelle ?

  • Samouraïs : de l'ukiyo-e à la culture pop

    Gavin Blair

    • Nuinui
    • 21 Octobre 2021

    Cet ouvrage vous invite à voyager dans le temps et à découvrir les samouraïs, ces guerriers japonais légendaires, depuis leurs origines jusqu'à leur montée en puissance et leur disparition, mais aussi de découvrir leur riche héritage. Les samouraïs ou bushi comptent parmi les combattants les plus célèbres de l'histoire de la guerre et ceux qui ont généré le plus de mythes. Les samouraïs furent d'abord engagés pour protéger les domaines et les familles des riches propriétaires terriens et des seigneurs - leur nom vient du mot japonais signifiant " servir " -, ils unifièrent ensuite la nation et la dominèrent pendant sept siècles : les clans rivaux de samouraïs se battirent, intriguèrent et complotèrent les uns contre les autres, mais aussi contre le shogun et même contre l'empereur ! L'époque Sengoku (1467-1600) leur offrit sans doute leur apothéose, puisqu'ils purent tester leur courage et mettre à profit leurs compétences martiales.
    L'héritage des samouraïs perdura longtemps après leur démantèlement officiel lors de la restauration Meiji de 1868. Ces guerriers constituèrent dès lors un pilier de la culture populaire japonaise et influencèrent le monde entier, en matière de sport, de stratégies commerciales et d'arts martiaux. A l'aide d'une iconographie soigneusement sélectionnée, ce livre vous offre un voyage dans le monde des bushi et vous permet de les découvrir aussi à travers leurs représentations dans les films, à la télévision, dans les anime, les mangas, les jeux vidéo et d'autres supports de la culture populaire du Japon et d'ailleurs.

  • Aux yeux de l'Occident, le Japon a toujours été un mystère, nourri de clichés et de fantasmes : Cipango aux murs couverts d'or rêvée par Christophe Colomb, la terre de mission de François Xavier, l'empire soudain clos sur lui-même, l'adversaire acharné de la guerre d'Asie- Pacifique, la victime des premières bombes atomiques, l'inventeur du zen et de l'ikebana, le colossal concurrent technologique et commercial...
    L'histoire du Japon est d'abord celle d'un peuple épris de nouveauté, d'origine hétérogène, qui a su évoluer au contact d'autres mondes et se muer en État-nation impérial, puis industriel : la Chine lui apporte code, croyance, écriture, de quoi tisser une culture de son cru ; l'Occident échoue à le convertir au christianisme au XVIe siècle, mais, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'oblige à suivre son modèle technique sous peine de colonisation brutale.
    Le Japon, pourtant la référence économique suprême dans les années 1980, subit une récession sensible depuis le début des années 1990 et se retrouve aujourd'hui pris en tenaille entre la Chine et les États- Unis. Il n'en reste pas moins encore la troisième puissance économique mondiale, affiche sa présence sur tous les foyers de la mondialisation, diffuse tous azimuts les produits de son soft power et ne cesse d'innover et souvent de surprendre.
    À l'aube de l'ère Reiwa, Gérard Siary retrace le mouvement d'ouverture et de fermeture à l'ailleurs et à l'étranger, qui a toujours rythmé l'évolution de l'archipel et modelé son identité culturelle. Il aborde des thèmes souvent peu évoqués : image du Japon en France et à l'étranger, mythes et mythologie, racisme et minorités, diaspora, etc. C'est cette histoire renouvelée d'un peuple à nul autre pareil, qui a dû et su faire son miel de la prétendue « modernité », sans y perdre son âme ou son identité, qu'il nous raconte avec passion.

  • Le fascisme japonais (1931-1945)

    Masao Maruyama

    • Belles lettres
    • 3 Décembre 2021

    Pourquoi un régime qui semblait devenir une démocratie libérale depuis la fin du XIXe siècle a-t-il emprunté dans les années 1930 une voie qui l'a fait comparer aux fascismes européens ?
    Contrairement à l'Italie et à l'Allemagne, le Japon a basculé dans l'ultranationalisme sans qu'un parti fasciste ne prenne le pouvoir et sans qu'on puisse distinguer un moment plus décisif que les autres.
    Convaincu que la démocratie n'a pas d'avenir si l'on ne cherche pas à comprendre la dynamique profonde de cette évolution, Maruyama Masao s'attache à mettre en lumière les singularités du cas japonais. Abordant tour à tour l'idéologie officielle, le rôle des mouvements d'extrême droite et la psychologie des dirigeants, il nous explique comment le système hérité de l'ère Meiji (1868-1912) a fini par engendrer ce « fascisme atrophié » qui a conduit son pays à un désastre pourtant prévisible.
    Écrite et publiée au lendemain de la guerre, cette analyse fit date et reste aujourd'hui encore incontournable.

  • La Chine et le monde musulman représentent aujourd'hui environ la moitié de l'humanité. L'histoire de leurs relations est ancienne. Elles sont à l'origine de constructions impériales et de phénomènes d'acculturation qui ont façonné l'Eurasie et le Moyen-Orient. Leurs échanges se développent aux XIIIe et XIVe siècles sous l'impulsion de dynasties mongoles. Le choc de la modernité européenne a modifié les rapports de force, mais il n'a pas été suivi d'une démocratisation ou d'une occidentalisation de ces sociétés. De puissantes résistances s'y opposent. Atavismes ou traditions politiques réinventées semblent légitimer l'adhésion à des valeurs communes et des gouvernances autoritaires. En réalité, chaque acteur fait preuve d'un inépuisable pragmatisme avec des moyens de pression qui vont de la guérilla aux leviers idéologiques les plus divers.

  • "Le paradoxe de l'histoire gengiskhanide est le contraste existant entre le caractère sage, pondéré, moral du gouvernement d'un Gengis-khan qui règle toute sa conduite et celle des siens sur les maximes du plus ferme bon sens et du droit le plus solidement établi, et les réactions brutales d'un peuple à peine sorti de la sauvagerie primitive, qui ne cherche à obtenir la soumission des ennemis que par un système de terreur généralisée ; d'un peuple pour qui la vie humaine ne compte absolument pas et qui, essentiellement nomade, n'a aucune notion de ce que peuvent être la vie des sédentaires, les conditions de l'habitat urbain, les cultures agricoles, tout ce qui n'est pas la steppe natale. L'étonnement de l'historien moderne est au fond le même que celui de Rachîd ed-Dîn ou des rédacteurs du Yuan-che devant ce mélange tout naturel de sagesse, voire de modération personnelles chez le chef, et de férocité dans son éducation, dans ses réactions héréditaires, dans les moeurs de son milieu." Avec L'Empire des steppes, paru initialement en 1938, le grand orientaliste René Grousset embrasse vingt-cinq siècles d'histoire et lève le voile sur les événements géopolitiques et culturels qui ont présidé à la naissance et à la mort d'empires immémoriaux, tels que ceux d'Attila, de Gengis Khan ou de Tamerlan. Marco Polo, Saladin ou Ivan le terrible y font plus que des apparitions, aux côtés des Sarmates, Alains, Scythes, Perses, Seldjoukides, Mongols, Mandchous, Ouïgours et tant d'autres peuples qui ont laissé leur empreinte sur ces paysages ouverts à l'infini, véritable "carrefour des civilisations", et modelé le continent asiatique, de l'Extrême-Orient aux marches de l'Europe. Une immense leçon d'histoire et de géographie humaine.

  • La dynastie des song (960-1279), histoire générale de la Chine

    Christian Lamouroux

    • Belles lettres
    • 4 Février 2022

    L'une des plus longues de l'histoire chinoise, la dynastie des Song se divise en deux périodes distinctes : en 1127 les Song du Sud succèdent aux Song du Nord après la perte de la plaine du Nord, passée sous la domination d'un puissant empire des steppes, celui des Jin.

  • Samouraïs

    Julien Peltier

    • Prisma
    • 16 Septembre 2021

    Hana wa sakuragi, hito wa bushi. « D'entre toutes les fleurs, la fleur du cerisier ; d'entre tous les hommes, le guerrier. » Le poème japonais qui ouvre ce livre donne le ton : vous pénétrez dans la légende des samouraïs, dont les vies ont été émaillées de hauts faits d'armes et de destins tragiques.
    En voici quelques exemples :
    Le premier est Yoshitsune, l'archétype du héros tragique, assassiné dans la fleur de l'âge par son demi-frère. Son destin inspirera le Dit des Heike, célèbre épopée classée au patrimoine de l'Unesco.
    Saviez-vous qu'il avait existé des femmes samouraïs ? Tomoe, redoutable princesse guerrière à la beauté incomparable, est la plus célèbre.
    Akira Kurosawa ne s'est pas trompé en adaptant au cinéma la vie de Shingen (Kagemusha, l'Ombre du guerrier), l'illustre seigneur de guerre de la période des Royaumes combattants. À la clef, la palme d'Or à Cannes en 1980 !
    Parti de rien, Hideyoshi que l'on surnommait « le singe » en raison de sa petite taille et de son faciès disgracieux, fera preuve d'un génie militaire.
    Ieyasu remporta la victoire à Sekigahara, la plus grande bataille de samouraïs de l'Histoire. Son adversaire Yukinaga est un étonnant exemple de conversion au catholicisme.
    Et que dire de Saïgo, dont l'histoire a inspiré le film Le Dernier Samouraï (Edward Zwick, 2003), avec Tom Cruise ?
    Tous sont entrés dans la légende et ont donné lieu à d'innombrables oeuvres littéraires, calligraphiées ou cinématographiques.

  • écrits du silence : mémoires d'une reine de Corée

    Dame Hyegyeong

    • Imago
    • 16 Mars 2022

    Mariée à neuf ans au prince héritier Sado, Dame Hyegyeong entre à la cour en 1744. Son époux se révélera vite débauché, sanguinaire et souvent délirant. Elle devient veuve en 1762, lorsque son mari est condamné par le vieux roi Yeongjo à s'enfermer dans un coffre à riz, où il agonisera durant plusieurs jours. Dame Hyegyeong luttera alors pour défendre la mémoire de son époux et parviendra à conduire son fils jusqu'au trône.

    Entre fureur et désespoir, prenant son pinceau pour raconter - en coréen - sa tragique histoire, cette reine sans couronne bouscule les usages. Selon les règles de bienséance, une chronique royale doit être, en effet, rédigée en chinois par des historiographes reconnus. Dans une prose bouleversante, avec une grande finesse psychologique, Dame Hyegyeong décrit la vie quotidienne au coeur même de la « Cité interdite », l'attitude des monarques, les cabales des courtisans prêts à toutes les traîtrises, et dénonce la perfidie des clans.

    Écrits sur le tard, entre 1795 et 1805, ces Mémoires, traduits pour la première fois en français dans leur intégralité, sont considérés comme un trésor patrimonial de la littérature coréenne.
    Version originale intégrale

  • Que savons-nous vraiment des samouraïs, ces guerriers si chers à nos imaginaires occidentaux ? L'historien Pierre-François Souyri, fin connaisseur du Japon où il a longtemps vécu, raconte leur longue histoire, enrichie ici de récits anciens qui ont nourri leur geste. La légende de ces terribles guerriers, où un sens aigu de l'honneur le dispute souvent aux plus viles trahisons, n'y est jamais démentie.
    Pourtant, les samouraïs furent bien plus que de simples combattants aux moeurs exotiques. Ils ont évolué tout au long du millénaire que dura leur histoire et se sont adaptés aux réalités de leur temps. S'ils furent, lors des guerres médiévales, capables de la plus extrême violence, y compris envers eux-mêmes, ils s'imposèrent, dans les siècles qui suivirent, en administrateurs avisés, en hommes lettrés, pénétrés de poésie et de spiritualité, amateurs d'art, de thé ou de théâtre. Car - et ce n'est pas un paradoxe, mais la belle découverte de cet ouvrage -, si certains d'entre eux ne voulurent jamais rompre avec un passé révolu, nombre de samouraïs surent se porter aux avant-gardes politiques et intellectuelles, façonnant ainsi le Japon que nous connaissons aujourd'hui.

  • A thématique principale interroge les questions de violence, de conflit, de résistance, et de ce qui les clôt :
    Les processus de réconciliation, dans le Japon de toutes les époques et dans tous les domaines des sciences humaines et sociales. Les auteurs discuteront de l'émergence des oppositions, des violences et des conflits qu'elles engendrent, ainsi que des processus menant à leur apaisement et, éventuellement, à leur (ré)conciliation. En lien avec cette dialectique conflit/réconciliation, la question de la résistance sera également abordée, du point de vue politique, sociologique, économique ou artistique. Ainsi pourra-t-elle mener à une remise en cause de certains clichés encore très prégnants tel celui d'un peuple japonais intrinsèquement pacifique pratiquant toujours le consensus.

  • L'Arménie et les Arméniens de A à Z

    ,

    • Grund
    • 5 Novembre 2020

    La communauté arménienne en France est forte de plus de 600 000 Français répartis dans les grandes métropoles comme Nice, Marseille, Valence, Romans, Villeurbanne, Lyon, Alfortville, Issy-les-Moulineaux, Clamart, Paris... Une diaspora active, omniprésente dans les milieux économiques, culturels, politiques et artistiques. C'est l'histoire de cette communauté, que ce soit en France ou à l'étranger, sa culture, son patrimoine, son rôle et son empreinte à travers les siècles, que les auteurs nous font découvrir au fil des pages. Leur histoire familiale marquée par l'exode ayant suivi le génocide de 1915, qui est celle de la majorité des Arméniens, ressemble à une fresque, rythmée d'images, de couleurs, d'événements et de péripéties, transmise par leurs parents et grands-parents. Un parcours d'intégration exemplaire qu'ils ont choisi ici de raconter sous la forme d'un dictionnaire personnel de 100 entrées de A à Z illustré de 250 images. Textes et documents se conjuguent pour faire connaître et aimer l'histoire des Arméniens, une diaspora riche d'une double culture, à la fois refuge et force.

  • Histoire de la Corée des origines à nos jours

    Pascal Dayez-Burgeon

    • Tallandier
    • 15 Novembre 2012

    Meurtrie par une division qui a survécu à la Guerre froide, la Corée constitue le plus souvent pour les Occidentaux une terra incognita. Elle est pourtant l'héritière d'une longue histoire et la proximité menaçante des deux puissants voisins que furent la Chine et le Japon ne l'a pas empêchée d'affirmer au fil des siècles une personnalité originale. La Corée est une épopée. Champ de ruines fumantes aux lendemains d'une guerre atrocement destructrice (La guerre de Corée, 1950-1953), la péninsule a tout fait pour renaître de ses cendres. Tout et son contraire : capitalisme débridé à Séoul, communisme fanatique à Pyongyang. Les deux régimes ont assumé leur choix dans leurs derniers retranchements.
    La Corée a vécu la majeure partie de son histoire bloquée entre les deux puissants Empires chinois et japonais, puis a dû compter à partir de la seconde moitié du XIXe siècle avec l'irruption de la Russie installée à Vladivostok avant que 1945 n'introduise dans la région l'écrasante puissance américaine. Ce qui place le pays dans une situation des plus originales mais sans doute aussi des moins confortables, au point de contact des intérêts et des ambitions de quatre puissances majeures. En un demi-siècle, la mue a été radicale. Le Sud est devenu la vitrine hyperbolique du libéralisme triomphant, le Nord un goulag ubuesque et misérable. Une telle accélération de l'histoire est sans exemple. Qu'on soit d'un côté ou de l'autre de la D.M.Z, cette bande frontalière qui coupe la péninsule coréenne en deux, on parle soit de miracle soit de tragédie. Mais les tragédies et les miracles ont des causes. L'histoire que nous retrace Pascal Dayez-Burgeon permet d'en déceler les origines et d'en comprendre les enchaînements.

  • Sekigahara, la plus grande bataille de samourais

    Julien Peltier

    • Passes composes
    • 26 Août 2020

    À l'automne 1600, Tokugawa Ieyasu, l'un des plus fascinants personnages de l'histoire du Japon, sort vainqueur de la plus grande bataille de samouraïs jamais livrée. L'enjeu est de taille puisqu'il ne s'agit rien moins que de l'empire tout entier, enfin pacifié. Le suzerain de la maison Tokugawa sera le troisième des Unificateurs du pays. Avant de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura pourtant fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein coeur de l'archipel. La suprême querelle se vide au matin du 21 octobre 1600, mettant aux prises les meilleurs capitaines et les plus vaillants champions de leur temps. Épreuve du gigantisme, près de 170 000 combattants s'y sont taillés en pièces, laissant 30 000 d'entre eux sur le carreau. Il faudra attendre l'épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes. À la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu'entonnent malgré eux les guerriers de jadis. A l'issu de la bataille, le temps des seigneurs de guerre, des samouraïs et des citadelles est révolu.

  • Histoire de l'Inde

    Michel Boivin

    • Que sais-je ?
    • 13 Janvier 2021

    En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers Monde régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ?
    Michel Boivin en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'État-nation.

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