Histoire de l'Océanie

  • Une immensité. Un monde à part. Une histoire de violence façonnée par une colonisation pénitentiaire dont les vestiges sont aujourd'hui promus au rang de trésors nationaux. L'Australie est un pays de rêve né de la folie de navigateurs perdus dans les confins du Pacifique. Il fallut ensuite aux administrateurs venus de la lointaine Europe conquérir, éliminer, repousser toujours plus loin son peuple aborigène. L'Australie est un continent de cicatrices dont le coeur sec a longtemps battu au rythme de la pire des ségrégations. Ce pays géant est taillé pour l'aventure. Les vagues qui se fracassent sur ses rivages vous transforment l'âme. Ses dizaines de milliers de kilomètres de pistes qui burinent les visages, forgent les caractères et redonnent aux hommes qui les empruntent le goût de la redécouverte de soi-même. Et voilà que le visiteur se retrouve sur la côte, saisi par la passion de l'océan Pacifique et par la beauté de ses villes.

  • En 2015, L'Australie commémorait le centenaire de la bataille de Gallipoli, en Turquie. C'est en effet pendant la Première Guerre mondiale, sous le feu ennemi, que cette ancienne colonie britannique a pris conscience de son unité et gagné ses galons d'État indépendant. Un enjeu mémoriel toujours actuel. Les meilleurs spécialistes retracent l'histoire longue de cette jeune nation qui est aussi un vieux continent peuplé depuis 60 000 ans par les Aborigènes.

  • L'Océanie se limite souvent dans l'imaginaire occidental à un bout du monde réduit à quelques clichés plus ou moins paradisiaques. Cet espace océanique, composé de milliers d'îles dispersées au cur de l'océan Pacifique, présente pourtant de nombreuses diversités et complexités. Des premières approches des îles par les navigateurs européens aux enjeux contemporains dont elles sont investies, cet ouvrage se veut une porte d'entrée à l'histoire riche de l'Océanie.
    Bousculant l'idée d'une région en marge du monde, l'histoire des archipels, bien que souvent méconnue, souligne leurs connections aux dynamiques mondiales et appelle à décentrer le regard pour envisager le monde depuis les îles.

  • L'histoire de l'île de Pâques telle que nous la connaissons est-elle remise en question ?

    Force est de constater que les éléments de terrain mis à jour depuis une douzaine d'années par une équipe d'archéologues des Musées Royaux d'Art et d'Histoire (Bruxelles) nous obligent à revoir notre vision de l'histoire de l'île.

    Nicolas Cauwe, directeur des fouilles, nous livre ici les conclusions de ses travaux. Des faits de terrain inédits balaient certains des mythes les plus ancrés, autant qu'ils transforment les hypothèses précédentes. Le déboisement de l'île n'engendra pas de guerres civiles, pas plus qu'un effondrement culturel ou la destruction des statues. On assiste plutôt à un formidable changement politique et religieux. C'est toute une population qui s'est remise en cause, afin de s'adapter à des temps nouveaux.

    Tout le passé de l'île est à présent à reconstruire et l'aventure, en compagnie de l'auteur, se révèle passionnante !

  • Trois hommes, trois militants, Jean-MarieTjibaou, Éloi Machoro et Yeiwene Yeiwene ont marqué dans les années 80 l'irruption du peuple kanak sur la scène internationale. Tous les trois ont été assassinés et ont donné leur vie pour l'émancipation de leur peuple. À l'extérieur de Kanaky ( Nouvelle-Calédonie ), Yeiwene Yeiwene est relativement peu connu et souvent présenté comme le lieutenant de Jean-Marie Tjibaou. Par cet ouvrage, Hamid Mokaddem entend démontrer l'importance de ce leader, de par sa personnalité indépendante et sa contribution politique décisive. Il voudrait inciter les jeunes Kanak à s'emparer de leur histoire trop souvent écrite par d'autres. En s'appuyant tout autant sur les documents et archives que sur les récits des acteurs, témoins et familiers de Yeiwene Yeiwene, il retrace ainsi les évènements qui ont vu la naissance du mouvement national kanak jusqu'à la séquence révolutionnaire des années 80 aux accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa. Un outil précieux pour 2018 année du référendum sur l'avenir de ce territoire colonisé depuis 1853.

  • Originaire de la région de la Foa en Nouvelle-Calédonie, le chef Ataï, personnage emblématique de l'insurrection kanak de 1878, fut tué lors des opérations de «?pacification?» de l'île. Sa tête et une main furent livrées par des auxiliaires kanak à l'armée française puis envoyées dans les collections d'une société savante, la Société d'Anthropologie de Paris. Débute alors, au sein du musée, la seconde vie d'Ataï marquée par une «?transmutation?» du trophée martial en spécimen scientifique. Sa dépouille sera rendue à ses descendants en 2014.
    Tantôt figure du «?sauvage?» beau et anthropophage, ou du chef tacticien et insoumis, tantôt figure du révolutionnaire libérateur d'un peuple assujetti ou du pacificateur d'une colonie de peuplements, les interprétations passées et actuelles du Kanak Ataï offrent de multiples visages à explorer. Elles sont aussi indissociables de l'histoire plus générale des collections anthropologiques constituées de restes humains, héritage complexe aujourd'hui sensible.
    Les chapitres de ce livre offrent des clés de lecture permettant d'appréhender les différents modes d'appropriation des éléments de corps humain du chef Ataï lors de leur parcours patrimonial, les logiques et les enjeux sous-jacents. À partir de l'analyse de nombreuses archives inexplorées, d'entretiens avec les scientifiques-conservateurs, l'auteur s'attache à reconstituer chacune des étapes de la patrimonialisation du chef kanak par la communauté des anthropologues -?prélèvement du corps ou parties en 1878, transport, catégorisation, transformation, étude scientifique, exposition puis restitution en 2014?- afin d'en cerner l'évolution des mécanismes, intérêts personnels, enjeux collectifs et spécificités. L'analyse se veut aussi comparative, confrontant tour à tour les pratiques de la Société d'Anthropologie de Paris à celles du Muséum national d'Histoire naturelle ainsi que les destinées de spécimens collectés en Nouvelle-Calédonie en cette fin de xixe siècle.

  • L'auteur déroule d'une manière simple et concise les différents événements historiques, sociaux, politiques mais aussi sportifs et culturels calédoniens. Ces événements sont issus de l'histoire écrite mais aussi de l'histoire orale, décrivant la période pré-européenne. Dans cet ouvrage, vous découvrirez les principales dates qui ont façonné l'histoire de cet archipel. Terre dont le peuple premier est kanak, l'archipel reçut de nombreux arrivants : des navigateurs polynésiens, des trafiquants de bois de santal, des baleiniers, des missionnaires, des bagnards, des déportés politiques, des colons français, des travailleurs sous contrat venus d'Indochine, de Java, du Japon ou encore des hommes voulant tenter leur chance dans le nickel. Tous ont participé à ces 101 événements, des plus légers aux plus douloureux. Tous ont doté l'archipel d'un destin peu commun. Tous doivent à présent faire vivre la devise officielle de la Nouvelle-Calédonie : Terre de parole, terre de partage.

  • Des origines jusqu'à nos jours, l'histoire des peuples du Pacifique insulaire ne serait-elle qu'un éternel mouvement migratoire des populations ? Cet ouvrage suit pas à pas les Austronésiens dans leur long cheminement, depuis la conquête des terres vierges de l'Océanie jusqu'à l'époque du renouveau d'après la Seconde Guerre mondiale. Il fait revivre le temps de la colonisation européenne et du trafic de la main-d'oeuvre océanienne, le « blackbirding ».

  • Continent immense, mais encore « invisible », l'Oce´anie attise les convoitises. S'aventurant dans cet espace-oce´an, les hommes se sont peu a` peu e´tablis dans des i^les disperse´es: ils atteignent d'abord la Papouasie-Nouvelle-Guine´e il y a 60 000 ans, puis la Polyne´sie au IIIe sie`cle et l'i^le de Pa^ques vers 700. L'e´lan donne´ par les chasseurs- cueilleurs s'est poursuivi sans rela^che, amplifie´ a` partir du xvie sie`cle par des navigateurs europe´ens en que^te de paradis sur terre et de ressources a` e´changer.

    Cet ouvrage, re´unissant une quarantaine de spe´cialistes, analyse cette Oce´anie « convoite´e » sous l'angle historique, politique, religieux, e´conomique, et culturel. Tentant d'aller au-dela` du mythe, toujours vivace, d'i^les paradisiaques retrouve´es, il de´voile les convoitises incon- ciliables d'une multitude d'acteurs, parfois inattendus, tout autant que les ambitions he´ge´moniques des grandes puissances. Car si l'Oce´anie est devenue l'une des nouvelles « routes de la soie » de la Re´publique populaire chinoise, dans le cadre de sa strate´gie-Monde, elle n'en reste pas moins un univers largement ame´ricanise´ et anglophone. Et, alors que nous sommes a` la veille d'un important aggiornamento politique en Nouvelle-Cale´donie et en Polyne´sie, ce livre ine´dit interroge aussi les tentatives des peuples de l'Oce´anie pour se rassembler et de´fendre leurs identite´s dans un monde bouleverse´ par les effets des changements cli- matiques et la monte´e des eaux.

    Sous la direction de Sémir Al Wardi, Jean-Marc Regnault et Jean-François Sabouret.

  • Il y a plus de trois mille ans, des populations austronésiennes se sont aventurées aux confins de l'océan Pacifique. Elles ont apporté avec elles des mythes et des légendes qui n'ont eu de cesse d'être racontés au fil des siècles, jusqu'aux polynésiens d'aujourd'hui. Ce livre tente de retracer l'histoire de la légende du héros Tafai depuis ses lointaines origines asiatiques. Est-il possible de reconstituer des formes anciennes d'un mythe ? Sous quelles formes le mythe de Tafai s'est-il propagé dans le Pacifique, en perdurant pendant quatre millénaires ? C'est une occasion d'esquisser des personnages mythologiques de la période Lapita (il y a environ 3000 ans), et dans les temps proto-polynésiens : deux frères navigant vers l'horizon, une grand-mère aveugle, des femmes célestes prenant leur bain.

  • L'auteur présente d'une manière simple et concise 101 dates qui ont marqué l'histoire de la Polynésie française, un territoire français de 118 îles dans le Pacifique sud et qui s'étire sur une surface aussi vaste que l'Europe. - Toute l'histoire, même celle qui repose dans la littérature orale, décrivant la période pré-européenne. - Toute la Polynésie française, c'est à dire Tahiti, Bora Bora mais également les Marquises, les îles Australes, les Gambier et les atolls des Tuamotu pratiquement inhabités. - Tous les événements, des plus graves comme les engagements des Poilus tahitiens de la Première Guerre Mondiale aux plus légers, comme la quatrième place remportée face au Brésil par Tahiti à la coupe du monde de beach soccer. C'est enfin l'histoire de la Polynésie française, telle que l'ont ressentie ses habitants. Dans ce livre, ce n'est pas Wallis ou Bougainville qui découvrent Tahiti, mais les Tahitiens qui découvrent ces navigateurs européens, bizarrement vêtus.

  • Savez-vous que Papeete fut bombardée par la marine allemande dès les premières semaines de la Grande Guerre ?Connaissez-vous le nom rituel du Prince Charles au Vanuatu ?Vous a-t-on enseigné pourquoi les îles Marquises s'appellent ainsi ?En reprenant dans cet ouvrage les chroniques qu'il signa pour outremers360, Alexandre Juster nous emmène en voyage à travers les siècles et les territoires de l'Océanie.En dix-huit séquences actualisées, il raconte pêle-mêle certains traits historiques et culturels qui nous aident à mieux connaître ce continent insulaire et ses habitants.Accessibles à tous, ces chroniques nous entraînent dans des instants historiques, insolites ou parfois tragiques, où l'on en apprend davantage sur la musique kaneka, les essais nucléaires britanniques, français ou américains, la botanique, la linguistique ou encore le peuplement de quelques-unes des 25 000 îles de l'Océanie.

  • En 1981, qui imagine la place que les TOM du Pacifique occuperont dans le septennat ? Les " événements " de Nouvelle-Calédonie et surtout le drame d'Ouvéa ont été, jusqu'en 1988, l'occasion d'affrontements virulents entre la gauche et la droite métropolitaines qui méconnaissaient les problèmes réels.
    En 1988, le candidat Mitterrand, dans sa " Lettre à tous les Français ", consacre une page à la Nouvelle-Calédonie qui " rassemble, en miniature, toutes les composantes du drame colonial ". Les essais nucléaires de Moruroa expliquent - s'ils ne justifient pas - le drame du Rainbow Warrior et contribuent à brouiller l'image internationale de la France. François Mitterrand a-t-il recueilli, en métropole et dans les TOM, des profits politiques de sa conduite des affaires dans le Pacifique ? L'autonomie accordée à la Polynésie est-elle une forme de décolonisation ? Les accords de Matignon permettent-ils de sortir du guêpier calédonien et de redresser l'image de la France ? Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre.

  • Les mots d'australie

    Pons X

    Australie, pays des kangourous, des Aborigènes et du surf...
    Pour aller au-delà des clichés, ce livre propose les mots-clés qui permettent d'en saisir la réalité vivante et complexe. Y défilent les acteurs de l'histoire australienne - explorateurs, artistes, brigands, politiciens ou sportifs - les principales institutions du pays, ses merveilles naturelles, ses mythes et ses espoirs. Il brosse un portrait sans complaisance d'un continent qui fait rêver, mais qui a sa part d'ombre et de tragédie.
    L'ouvrage invite à un voyage aux Antipodes, à la découverte d'un "nouveau monde" où s'élabore une civilisation originale qui conjugue le très ancien (les Aborigènes possèdent la plus vieille civilisation de notre planète) et le moderne et qui, tant bien que mal, réunit une grande diversité d'apports culturels en une sorte de mondialisation réussie.

empty