Histoire de l'Europe

  • Eurafrique Nouv.

    Eurafrique

    ,

    • La decouverte
    • 19 Mai 2022

    Alors que l'Europe, jadis triomphante, se trouve ravagée, appauvrie et divisée au sortir de la Première Guerre mondiale, un concept prometteur se diffuse dans les milieux dirigeants et intellectuels du Vieux Continent : l'Eurafrique !
    Faire du continent africain le ferment de l'unité européenne : tel est le projet de Richard Coudenhove-Kalergi, chantre du mouvement paneuropéen, et de nombre de ses contemporains dans l'entre-deux-guerres. Le salut de l'Europe, affirment-ils, repose sur sa capacité à exploiter en commun les richesses des colonies africaines. Rivalisant avec la puissance montante des continents américain et asiatique, l'Eurafrique deviendra ainsi le pôle dominant de la géopolitique mondiale.
    Le projet eurafricain, un temps caressé par les régimes fascistes, renaît de ses cendres après 1945 et inspire les « fondateurs » de l'Europe : Jean Monnet, Robert Schuman, Paul Henri Spaak, Konrad Adenauer. La France, principale puissance coloniale d'Europe continentale, joue alors un rôle essentiel. Malmené en Indochine puis en Algérie, Paris s'accroche à ses possessions africaines et fait de leur inclusion dans le marché commun européen une condition sine qua non à sa participation à la construction européenne.
    C'est ce dossier qu'ouvrent Peo Hansen et Stefan Jonsson. Proposant une analyse inédite des négociations qui aboutiront à la signature du traité de Rome en 1957, ils dévoilent un pan méconnu de l'histoire de l'Union européenne : ses origines coloniales.

  • L'âge global : l'Europe, de 1950 à nos jours

    Ian Kershaw

    • Points
    • 19 Août 2021

    Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit « l'Europe en enfer », les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe.

    Malgré d'immenses progrès économiques, l'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les États-Unis et l'URSS, et se trouvèrent « précipités » dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut aussi des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont fait entrer l'Europe dans une nouvelle ère de fragilités et d'incertitudes.

    Puisant ses exemples à travers tout le continent, ce livre remarquable éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur.

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  • Elizabeth et Margaret : dans l'intimité des soeurs Windsor Nouv.

    Elles étaient les soeurs les plus proches qu'on puisse imaginer. En décembre 1936, lorsque leur oncle, le roi Edward VIII, décide d'abdiquer, la relation entre Elizabeth et Margaret est changée à jamais. Margaret n'aura d'autre choix que de s'incliner face à sa soeur aînée Lilibeth, 10 ans, première dans la l'ordre de succession du trône britannique.
    La difficulté qu'a éprouvée Margaret à trouver sa place au sein de la famille royale britannique a été source de tensions, jusqu'à sa mort en 2002. Notamment lorsque la reine dut l'informer que ni la Couronne ni le gouvernement ne pourraient consentir à son union avec Peter Townsend, un officier divorcé, la forçant ainsi à choisir entre son titre d'altesse royale et son amant.
    Jeunesse protégée, années de guerre douloureuses, mariage d'amour d'Elizabeth avec Philip Mountbatten, avant son accession au trône, mariage de Margaret avec le photographe Tony Armstrong-Jones, tabagisme, alcoolisme... : cet ouvrage explore l'évolution de la relation de deux soeurs unies aux tempéraments opposés. Un regard intime sur une relation douloureuse.

  • Histoire des rois de Norvège t.2 ; histoire du roi Olaf le saint Heimskringla Nouv.

    Oeuvre la plus puissante que nous ait léguée le Moyen Âge scandinave, l' Histoire des rois de Norvège fut composée vers 1230 par l'auteur de L'Edda, le poète et historien islandais Snorri Sturluson. L' Histoire du roi Olaf le Saint, qui en constitue la deuxième partie, est entièrement consacrée au souverain norvégien Olaf Fils Harald (995-1030), qui commença sa carrière en viking, en allant ravager plusieurs pays étrangers, du golfe de Finlande au détroit de Gibraltar (en passant par l'Angleterre et la France), avant de rentrer dans son pays en 1015. Élu roi de toute la Norvège, il entreprit de poursuivre l'action missionnaire de son prédécesseur, Olaf Fils Tryggvi, en imposant par le fer et par le feu le christianisme aux derniers fidèles de l'ancienne religion scandinave. S'il remporta un succès dans sa politique à l'égard du royaume de Suède, Olaf Fils Harald fut bientôt en butte aux prétentions que le roi d'Angleterre et de Danemark, Knut le Grand, émettait sur la Norvège. Face à tel concurrent, face aussi à la révolte de nombreux chefs locaux qui ne supportaient plus son gouvernement tyrannique, Olaf fut contraint à la fuite et alla trouver refuge en Russie. Deux ans plus tard, il tenta de reconquérir son trône, mais à l'annonce de son retour, ses adversaires décrétèrent la mobilisation générale en Norvège. Au cours de la bataille qu'ils lui livrèrent à Stiklestad pendant l'été 1030, Olaf fut mortellement blessé et son armée défaite. Les miracles de guérison qui lui furent attribués peu après sa mort conduisirent le clergé à le faire proclamer saint l'année suivante ; dès lors son culte se répandit rapidement en Norvège et en Suède, comme dans l'ensemble de l'Europe du Nord. Reposant sur une vaste connaissance des sources orales et écrites qui conservaient le souvenir de ce règne tumultueux, le sommet de la littérature et de l'historiographie norroises qu'est l'ouvrage de Snorri Sturluson sur Olaf Fils Harald se distingue par la méthode critique et par le prodigieux talent narratif de son auteur. Le présent volume en propose une traduction soignée, aussi élégante que fidèle au texte islandais ; elle est accompagnée d'une très riche annotation, qui apporte les explications nécessaires à la compréhension des strophes citées par l'auteur et qui éclaire sous ses différents angles la fascinante civilisation scandinave. De nombreuses annexes (tableaux généalogiques, cartes géographiques, iconographie) rehaussent encore l'intérêt de ce livre appelé à faire date.

  • Histoire de l'islande - ce petit pays qui fascine le monde

    Bjarnason Egill

    • Autrement
    • 3 Novembre 2021

    Terre mystérieuse aux confins de l'Atlantique Nord, île de volcans, de glaciers et d'aurores boréales, l'Islande fascine. Pourtant, on ignore souvent tout de l'histoire de ce petit pays de 350 000 habitants.Des assauts des Vikings vers 900 à l'élection de la première femme chef d'État (en 1980, pour 4 mandats successifs), cet ouvrage passionnant nous ouvre les portes d'un pays légendaire.On y apprend qu'on lui doit un peu du Seigneur des anneaux (la baby-sitter des Tolkien était islandaise), le rôle décisif joué par sa jeune diplomatie dans la création d'Israël, ou encore que l'éruption du volcan Laki en 1783 n'est pas sans lien avec la Révolution française, par son impact sur l'agriculture de toute l'Europe.Une histoire étonnante, pour dépasser les idées reçues et mieux connaître ce pays moderne qui occupe une place tout à fait singulière en Europe et dans le monde.

  • Histoire des rois de Norvège t.1

    Snorri Sturluson

    • Gallimard
    • 26 Avril 2000

    Oeuvre la plus puissante que nous ait léguée le Moyen Age scandinave, l'Histoire des rois de Norvège fut rédigée vers 1230 par l'auteur de l'Edda, le poète et historien islandais Snorri Sturluson.
    Elle retrace la vie des fondateurs du royaume de Norvège depuis les origines mythiques de leur dynastie jusqu'à la bataille de Ré en 1177. L'auteur s'est arrêté principalement sur l'époque tumultueuse des IXe-XIe siècles qui vit les Norvégiens tout à la fois se livrer à des raids contre l'Europe occidentale, avant de s'implanter durablement dans plusieurs régions de la Grande-Bretagne et de l'Empire franc ; coloniser îles et archipels de l'Atlantique nord ; se doter progressivement d'un Etat unitaire, après les victoires remportées par Harald à la Belle Chevelure vers la fin du IXe siècle ; puis se rallier, non sans de farouches résistances, à la religion chrétienne que leur imposèrent par le fer et par le feu deux rois évangélisateurs, Olaf Fils Tryggvi, à l'extrême fin du Xe siècle, et Olaf le Gros, qui trouva la mort à la bataille de Stiklestad en 1030 et passa à la passa à la postérité sous le nom de saint Olaf.
    Reposant sur une vaste connaissance des sources orales et écrites qui conservaient le souvenir des actes d'éclat accomplis par les souverains de Norvège, ce sommet de l'historiographie norroise qu'est l'ouvrage de Snorri Sturluson se distingue également par la méthode critique et par l'exceptionnel talent littéraire de l'auteur. Le présent volume constitue la première partie de l'Histoire des rois de Norvège, oeuvre qui n'avait jamais été publiée dans son intégralité en langue française.
    La traduction est accompagnée de nombreuses notes explicatives, de cartes géographiques, de tableaux généalogiques et de plusieurs documents iconographiques.

    Trad. du vieil islandais par François-Xavier Dillmann. Introduction et notes de François-Xavier Dillmann.

  • Mark Mazower s'emploie à démythifier l'idée trop agréable, et qui n'est pas sans danger, selon laquelle l'Europe est le continent par excellence de la démocratie, des valeurs de paix et de coopération, d'une diplomatie transparente et multilatérale. Dans l'histoire du XXe siècle européen, il met en lumière la fragilité de l'adhésion des populations européennes et de leurs leaders à la démocratie, tant dans l'entre-deux-guerres que pendant la guerre froide et après. Il nous rappelle nombre d'horreurs propres à l'Europe que nous nous plaisons souvent à oublier. Et il nous offre une histoire qui saisit le continent dans son entier, puisant ses exemples tant en Hongrie ou au Danemark qu'en Allemagne ou en France, et déployant devant nous les grands événements politiques et l'évolution des sociétés depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

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  • La saga des rois de Danemark

    Anonyme

    • Anacharsis
    • 4 Mars 2021

    De Haraldr à la Dent Bleue au Xe siècle jusqu'à Valdimarr le Victorieux au début du XIIIe siècle, entre foi jurée, complots et trahisons, de puissants chefs se disputent la suprématie sur les mers du Nord, dans un monde où l'adoption du christianisme agit comme un levier de pouvoir ; on découvre dans cette saga, pour la première fois traduite en français, une Scandinavie médiévale rayonnante qui étendait son influence de l'Angleterre à la Russie.

  • La Sicile, plus grande île de la Méditerranée, est le relais entre l'Europe et l'Afrique, le lien entre l'Occident latin et l'Orient grec. Sa situation stratégique a tenté les empereurs romains, les princes français et les rois espagnols, la plaçant au centre de l'histoire du monde.
    John Julius Norwich est le premier à nouer ensemble les fils de l'histoire sicilienne dans une seule étude globale. De ses débuts comme cité-État grecque à son émergence comme carrefour multiculturel pendant les croisades, et de la rébellion contre l'unification italienne à l'essor de la mafia, l'histoire de la Sicile est riche de moments et de personnages extraordinaires.
    Un récit vivant et érudit qui nous dévoile le tumultueux destin de cette île fascinante.

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  • La guerre d'espagne

    Beevor-A

    • Librairie generale francaise
    • 5 Novembre 2008

    Plus de soixante-dix ans après le soulèvement militaire contre la république qui marqua le début de la guerre d'espagne,antony beevor réussit un véritable tour de force en nous proposant,sur ce sujet encore brûlant, un livre capital.
    La terreur rouge, la terreur blanche,les règlements de comptes dans chaque camp, les interventions étrangères, intéressées (les soviétiques et les nazis) et désintéressées (les brigades internationales) sont racontés ici avec rigueur et objectivité, à la lumière, notamment, d'archives soviétiques et allemandes récemment et brièvement rendues accessibles, et qu'a consultées l'auteur à moscou.
    Ce livre fondamental éclaire bien des zones d'ombre d'une guerre particulièrement cruelle qui devait sonner le glas des espérances et montrer le vrai visage des totalitarismes prêts à se déchaîner en europe.

  • Les quatre guerres de Poutine

    Sergei Medvedev

    • Buchet chastel
    • 10 Septembre 2020

    La Russie de ce début du XXIe siècle mène quatre combats.
    Le premier est territorial. En Ukraine, en Géorgie, en Syrie, dans l'Arctique, le néo-impérialisme russe y projette sa puissance militaire et son savoir-faire diplomatique.

    Le deuxième est symbolique. La forteresse du Kremlin, les missiles nucléaires, les défi lés militaires et un patriotisme kitsch incarnent la création de cette nouvelle identité.

    Le troisième est « biopolitique ». Il cible la sphère privée des citoyens. L'orientation sexuelle, le rapport à la religion et à l'éducation, les contacts avec l'étranger, deviennent des enjeux publics.

    Le quatrième est mémoriel. Il réhabilite Staline et refuse les traumatismes du passé. L'Histoire devient le réceptacle des rêves d'une grandeur révolue.

    À l'apogée du règne de Vladimir Poutine, Sergueï Medvedev nous livre une analyse lucide de la situation de la Russie et du futur qu'elle nous réserve.

  • Histoire de la guerre

    John Keegan

    • Tempus/perrin
    • 7 Mars 2019

    La guerre est-elle intrinsèquement liée à la culture humaine ? La réponse de John Keegan est sans appel : toutes les civilisations doivent leurs origines à la guerre. Et si l'on peut distinguer plusieurs traditions guerrières (orientale, musulmane et occidentale), il n'existe en dernière analyse plus qu'une seule culture militaire. Au rang des classiques sitôt parue, cette Histoire de la guerre en dresse l'évolution et les mutations, du néolithique à la fin du XXe siècle, à travers quatre grands thèmes qui sont autant d'âges : le temps de la pierre, de la chair, du fer et enfin du feu.

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  • En 1723, le Parlement anglais adopte une loi terrible, le Black Act, qui punit de pendaison le braconnage des cerfs dans les forêts royales et les parcs seigneuriaux. La peine de mort est bientôt étendue au simple fait de venir y ramasser du bois ou de la tourbe. Cet épisode s'inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face à la montée d'une conception de plus en plus exclusive de la propriété, qui grignote peu à peu les anciens droits d'usage coutumiers, et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l'Angleterre du XVIIIe siècle, où l'oligarchie règne par la loi du profit et la corruption. L'analyse magistrale qu'en donne le grand historien britannique Edward P. Thompson montre comment s'impose, dans l'arène juridique, l'individualisme possessif face aux droits collectifs. Elle fait revivre la brutalité du pouvoir des notables, et la détermination des braconniers, perdants magnifiques : la « guerre des forêts » est aussi une lutte de classes sans merci.

  • Dix jours qui ébranlèrent le monde

    John Reed

    • Points
    • 24 Août 2017

    « Ils ne sont pas si nombreux, ces témoins qui ont reçu la grâce de savoir exprimer d'eux-mêmes en faisant s'exprimer avant tout les autres » : ainsi François Maspero décrivait l'approche révolutionnaire de John Reed dans ses reportages publiés au début du siècle dernier.

    Au cours des grandes journées d'octobre 1917, John Reed a parcouru en toute liberté la « capitale rouge », recueilli les analyses des principaux acteurs politiques, et écouté le peuple de Petrograd dans les cercles qui se formaient, dès l'aube, sur les places publiques, à la porte des boulangeries, à l'intérieur des casernes. De retour aux États-Unis, il rassembla dans l'urgence l'essentiel de ses observations et revécut cette « aventure » humaine dont il apparaît encore, aujourd'hui, comme l'un des témoins les plus proches.

  • Petersbourg

    Schalom Asch

    • Archipoche
    • 6 Février 2020

    La grande saga du « Zola yiddish ».
    Dans la communauté juive de Saint-Pétersbourg, on ne parle que du mariage de Zakhari Mirkin, fils d'un riche industriel, avec la fille d'un grand avocat. Mais Zakhari ne se plaît pas dans son milieu d'origine. Il se rapproche des juifs malheureux, en butte à l'administration tsariste, dont il aime la foi vibrante, les espérances et le goût de la vie.
    Schalom Asch est l'un des plus grands écrivains yiddish du XXe siècle. Son préfacier, Stefan Zweig, est encore celui qui en parle le mieux : « Nombreux sont ses romans qui portent la marque du génie, mais aucune de ses oeuvres ne possède l'élan, l'ampleur et la puissance de sa «trilogie russe» (Pétersbourg, Varsovie, Moscou). Ce sont surtout des destins juifs que Schalom Asch y peint, car c'est dans le coeur juif qu'il entend le mieux battre le coeur du monde ; mais comme ses personnages appartiennent aux milieux les plus divers, grands financiers d'avantguerre, étudiants, révolutionnaires, pauvres et riches, héros ou médiocres, ce livre représente une espèce d'univers qui reflète les innombrables événements russes dans ses facettes multiples. » Le premier tome de cette formidable fresque (1929-1931), primitivement intitulée Avant le déluge, donne notamment à voir la Révolution russe du point de vue juif.

  • Espagne rouge ; scènes de la guerre civile 1936-37

    Ksawery Pruszynski

    • Buchet chastel
    • 16 Janvier 2020

    C'est en septembre 1936 que le reporter polonais Ksawery Pruszynski arrive dans une Espagne en proie à la guerre civile. Il y est envoyé pour couvrir les événements qui secouent la péninsule Ibérique depuis le coup d'État nationaliste du 17 juillet. Sur place, d'abord à Barcelone secouée par l'anarchie et la terreur, Pruszynski aborde le conflit sous l'angle de l'observateur politique de la révolution rouge, menée par le camp républicain. Puis en suivant le siège de Madrid, il se plonge - en véritable anthropologue - dans le passé et la culture de l'Espagne profonde afin de parvenir au plus près de l'âme d'un peuple qui s'entre-déchire. Dans la réalité saisissante du chaos de la guerre, la description de la cité assiégée fait rejaillir l'intense désarroi des victimes et l'immense héroïsme des combattants.
    Portrait poignant d'un pays en révolution et en guerre, Espagne rouge fait la part belle à l'humain broyé par les rouages sanglants de l'histoire et les mécanismes de la domination politique.

  • Les anarchistes russes

    Paul Avrich

    • Nada
    • 27 Novembre 2020

    Dans cet ouvrage fondamental, Paul Avrich, historien et professeur au Queen's College de New York, dévoile un pan méconnu du mouvement révolutionnaire russe et de la révolution de 1917.

    Il revient sur les origines de l'anarchisme en Russie, analysant la pensée et l'action de Bakounine et de Kropotkine, et témoigne du rôle primordial qu'il joua dans le développement des révolutions de 1905 et 1917 avant son déclin, suite à la prise du pouvoir par les bolchéviques, l'écrasement de Makhno et du soulèvement de Cronstadt condamnant les anarchistes à l'élimination ou à l'exil.

    Exterminés par les communistes, oubliés par l'historiographie marxiste et libérale, les anarchistes russes retrouvent, grâce à ce livre, la place qui leur revient dans l'histoire de la lutte des opprimés pour leur émancipation.

  • La révolution russe 1891-1924 t.1 ; la tragédie d'un peuple

    Orlando Figès

    • Folio
    • 24 Septembre 2009

    Peu d'événements ont été étudiés d'aussi près que la Révolution russe, mais l'ouvrage d'Orlando Figes se distingue comme une contribution fondamentale. Dès sa parution, il s'impose du fait qu'il s'agit de la première histoire sociale, non idéologique et post-soviétique de ce cataclysme historique majeur.
    De la grande famine de 1891 à la mort de Lénine en 1924, Figes détaille le long processus de mutation et de maturation d'une société au bord de l'effondrement. Surtout, il redonne sa place au grand absent : le peuple russe lui-même. Principal moteur des événements, principale victime aussi, le peuple trouve ici, enfin narrée et expliquée, l'histoire de sa tragédie.

  • La terreur rouge en Russie 1918-1924

    Sergueï Melgounov

    • Syrtes
    • 23 Septembre 2004

    Constantin von Barloewen ouvre un dialogue au-delà des siècles et des disciplines, de l'art et de la politique, entre quatre érudits : Alexis de Tocqueville l'historien, Michel Leiris l'anthropologue, V.S. Naipaul l'écrivain, Pierre Verger le photographe et ethnologue. Bien que séparés dans le temps et d'origines différentes, ils restent à ses yeux proches les uns des autres. À travers une relecture inédite de l'oeuvre maîtresse de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, jusqu'aux romans de Naipaul ou aux parcours de Leiris et Verger, Barloewen met en lumière une " anthropologie comparative et humaniste ". Il voit en ces quatre personnalités les éclaireurs d'une civilisation pluraliste, ouverte, interactive, visant l'édification d'une éthique mondiale. Vivants, souvent émouvants, ces Portraits croisés incitent autant le lecteur à se replonger dans l'oeuvre de ces hommes d'exception qu'à porter un regard neuf sur le monde qui nous entoure et celui qui nous attend.

  • En octobre 1934, suite à l'entrée au gouvernement espagnol de la droite la plus conservatrice, une grève insurrectionnelle explose dans les bassins miniers des Asturies. Le prolétariat, unit à la base en une Alliance ouvrière révolutionnaire, proclame la République socialiste. Pour suffoquer la rébellion, 30 000 soldats sont envoyés, dirigés par un certain général Franco.

    Se joue alors la répétition générale de la révolution de 1936 et de la guerre qui devait y mettre un coup d'arrêt. Cet ouvrage, complété par un important dossier, retrace l'élan et l'écrasement de l'éphémère « Commune asturienne », épisode peu documenté en français mais aux enjeux mémoriels et historiographiques encore vifs.

  • Après avoir parcouru le Mexique révolutionnaire et l'Europe en guerre et en avoir rapporté des témoignages extraordinaires (Le Mexique insurgé, La Guerre dans les Balkans), le journaliste, poète et écrivain américain John Reed (1887-1920) est à Petrograd pendant la révolution d'octobre 1917.

    Le récit qu'il livre de ces journées historiques, véritable fresque, vivante et partisane, résolument en faveur des insurgés bolcheviques, plonge le lecteur dans la déferlante révolutionnaire soviétique qui va provoquer la chute du tsarisme et, dans une large mesure, bouleverser l'histoire du XXe siècle.

    Dix jours qui ébranlèrent le monde est un livre exceptionnel : best-seller politique international, édité dans des dizaines de langues jusqu'à nos jours, il constitue, sans aucun doute, un monument de journalisme.

    Cette nouvelle édition, illustrée, est augmentée d'articles de John Reed, inédits en français, sur la révolution russe.

  • L'âge global ; Europe, de 1950 à nos jours

    Ian Kershaw

    • Seuil
    • 9 Janvier 2020

    Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit « l'Europe en enfer », les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe. D'immenses progrès économiques transformèrent le continent. Le souvenir des guerres mondiales s'éloigna peu à peu, même si leur ombre a continué de planer sur les esprits.
    L'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire, qui prit parfois des contours terrifiants. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les États-Unis et l'URSS, et se trouvèrent « précipités » dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont produit de nouvelles fragilités. L'enchevêtrement de crises qui ont suivi 2008 a été l'avertissement le plus clair adressé aux Européens : la paix et la stabilité ne sont aucunement garanties et le continent pourrait bien connaître de nouvelles fractures. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère d'incertitudes.
    Dans ce livre remarquable, Ian Kershaw brosse un ample tableau du monde dans lequel nous vivons. Puisant ses exemples à travers tout le continent, Des temps d'incertitudes / L'Age global éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur.

  • à ma guise ; chroniques (1943-1947)

    George Orwell

    • Agone
    • 18 Septembre 2008

    Il y a presque un quart de siècle, j'étais en route pour la birmanie sur un paquebot.
    Le navire était confortable, luxueux même, et, quand on ne dormait pas, on avait l'impression d'être toujours en train de manger. un jour, je suis remonté tôt après le déjeuner. le pont était vide à l'exception d'un maître de manoeuvre, qui se glissait comme un rat le long des cabines en dissimulant quelque chose dans ses énormes mains : une terrine contenant la moitié d'un pudding à la crème. j'ai saisi la situation d'un seul coup d'oeil : le pudding était un reste pris sur la table d'un passager.
    Il m'a fallu du temps pour saisir toutes les dimensions de cet incident : mais est-ce une exagération de dire que cette révélation brutale - un artisan extrêmement qualifié, qui pouvait littéralement tenir toutes nos vies entre ses mains, était bien content de pouvoir dérober de la nourriture à notre table - m'en a appris bien davantage que ne l'auraient fait une demi-douzaine de pamphlets socialistes ? ecrites chaque semaine entre 1943 et 1947 pour un journal de la gauche radicale anglaise, ces quatre-vingts chroniques sont des conversations familières.
    Qu'orwell y parle des bombes volantes qui s'abattent sur londres ou de ses rosiers grimpants, des écrivains qu'il aime ou des idéologues qu'il combat, on y entend sa voix singulière. contre l'arrogance des dominants, les mensonges des propagandes et la barbarie qui menace, il y défend le sens du réel et la décence commune : la possibilité d'une société égalitaire et libre, enfin humaine.

  • La Révolution russe

    Rosa Luxemburg

    • Le temps des cerises
    • 11 Septembre 2017

    Depuis quatre-vingts ans il n'existe pas d'article, de lettre, de brochure écrite par Rosa Luxemburg qui ait été l'objet de controverses aussi passionnées que les notes qu'elle rédigea en prison et qui furent publiées après sa mort sous le titre La Révolution russe.
    Cette révolution, dès ses débuts (révolution de février 1917), Rosa Luxemburg en souligne l'importance et houspille ses correspondants qui ne partagent pas son enthousiasme. « Les magnifiques événements de Russie agissent sur moi comme un élixir de vie. Je crains que tous autant que vous êtes, ne sachiez pas en apprécier l'importance » (à Martha Rosenbaum, avril 1917). « Ne comprends-tu pas que c'est notre propre cause qui triomphe là-bas ? » (à Luise Kautsky, 15 avril).
    Quand elle reçoit des nouvelles de la Révolution d'Octobre, elle écrit : « Mon coeur tremble beaucoup pour les Russes. Hélas je n'espère pas de victoire des léninistes mais je préfère une telle fin au slogan «Restons en vie pour la patrie» » (à Mathilde Wurm, 15 novembre). Deux semaines plus tard, à Clara Zetkin : « Les événements en Russie sont d'une grandeur et d'un tragique magnifiques. Le seul fait d'avoir tenté le coup est un fait marquant dans l'histoire du monde. » Dès leur prise du pouvoir, les révolutionnaires russes avaient publié un Décret sur la paix et engagé aussitôt des pourparlers avec l'Allemagne. Au terme de longues négociations les Allemands imposèrent aux bolcheviks le traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) qui amputait la Russie d'un territoire d'environ un million de kilomètres carrés.
    Dans un article intitulé « La tragédie russe », Rosa Luxemburg reprochait vivement aux bolcheviks d'avoir signé la paix (les accusant même de préparer un accord avec l'impérialisme allemand !) pour conclure brusquement qu'il n'existait pas de solution satisfaisante : « En dernière analyse, c'est le prolétariat international et surtout l'infamie persistante et sans exemple de la social-démocratie allemande qui portent la responsabilité des fautes des bolcheviks. » Ces notes sur la Révolution d'Octobre furent donc rédigées à l'automne 1918 sur un cahier d'écolier, un tiers au crayon, deux tiers à l'encre. Elles furent mises en sécurité en janvier 1919 au lendemain de l'assassinat de Rosa afin de les soustraire aux perquisitions de la police. Paul Levi - qui dirigeait alors le Parti communiste allemand - eut entre les mains une copie incomplète de ces notes qu'il décida de publier à la fin de 1921, après avoir été exclu du KPD.

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