Histoire des Amériques

  • L'été où tout arriva : 1927, l'Amérique en folie

    Bill Bryson

    • Payot
    • 9 Mars 2022

    Président incompétent, dérèglement climatique, tueurs fous, etc. : les problèmes de l'Amérique de 1927 sont ceux d'aujourd'hui... Mais cette Amérique-là est aussi celle de Lindbergh traversant l'Atlantique sans escale, celle de l'invention du cinéma parlant et de la télévision, celle d'Al Capone et de Ford, de Disney ou de Coolidge, l'indolent président qui avait horreur de serrer des mains... Bryson la raconte avec jovialité et érudition.

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  • I am not your negro

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    • 10/18
    • 4 Octobre 2018

    Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

  • Au début des années 1860, l'Amérique décide d'en finir une bonne fois pour toutes avec les Indiens. C'est principalement dans les Grandes Plaines que des tribus entendent résister à l'avancée des Blancs. La guerre de Sécession terminée, c'est à l'armée qu'incombe la tâche de régler le problème indien. Ironie de l'histoire, le 25 juin 1876, le général Custer et son régiment sont anéantis par l'ennemi sur les rives de la Little Bighorn. Ce jour-là, Crazy Horse et Sitting Bull infligent à l'Amérique sa plus désastreuse défaite. Et pourtant, elle annonce la fin d'un monde : lors des années qui vont suivre, tous les Indiens finiront parqués sur des réserves.
    C'est la version indienne de l'Histoire que James Welch s'attache ici à faire revivre. Relatant par-delà les mythes et les malentendus un des épisodes les plus sombres de l'histoire américaine, il dit la fierté et le désespoir d'un peuple privé de ses droits, devenu étranger sur sa propre terre.

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  • Au cours de sa détention, entre avril 2018 et octobre 2019, l'ancien président brésilien Lula a reçu près de 25 000 lettres de soutien de citoyens ordinaires.
    Femme de ménage ou professeure à l'université, maçon, étudiant, agriculteur ou paysan sans terre, infirmière et ouvrier métallurgiste, tous témoignent leur solidarité et leur gratitude. En toile de fond, se déroule la campagne pour la présidentielle de 2018 au terme de laquelle Bolsonaro sera élu, dans un climat de violence et d'inquiétude qui se propage. Les lettres se font l'écho d'une parole populaire empreinte de ferveur, de solennité et de familiarité. Elles racontent, remontant souvent plusieurs générations, des histoires de vie, le travail, la misère, l'expérience de la faim, la fierté de l'ascension social et de faire des études...
    De façon vibrante, sensible et implacable, ce document exceptionnel forme un récit choral du Brésil contemporain. Il dit en somme à quel point l'invention d'un État providence change la vie des gens.

  • Barracoon

    Zora Neale Hurston

    • Librairie generale francaise
    • 21 Avril 2021

    « Un des plus grands écrivains de notre époque. » Toni Morrison.

    En 1927, la jeune anthropologue Zora Neale Hurston part en Alabama rencontrer Cudjo Lewis. À quatre-vingt-six ans, Cudjo est l'ultime survivant du dernier convoi négrier qui a quitté les côtes du Dahomey pour l'Amérique. Pendant des mois, Zora Neale Hurston va recueillir sa parole, devenir son amie, partager ses souffrances. Le témoignage de Cudjo restitue comme nul autre la condition d'un esclave : de sa capture en 1859 à sa terrifiante traversée, de ses années d'esclavage jusqu'à la guerre de Sécession, puis son combat pour son émancipation.

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  • Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le territoire couvert aujourd'hui par le Nouveau-Mexique, l'Arizona et le Nord du Mexique fut le théâtre d'une tragédie marquée par la violence, la perfidie et la cruauté. Dans cette lutte sans merci, les chefs apaches n'auront de cesse de défendre leur patrie, alors que leurs ennemis n'aspirent qu'à leur mort, leur déportation ou leur parcage sur des réserves. Peu de chefs indiens auront exercé une aussi grande fascination que les figures désormais légendaires de Cochise et Géronimo. Sous la plume de David Roberts, écrivain et journaliste, cette histoire des guerres apaches devient une véritable épopée. II nous donne à lire une immense fresque épique, remarquablement construite et mise en scène, qui porte un regard particulier sur le rapport entre des cultures différentes et sur les peuples qui combattent pour leur liberté.

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  • Automne cheyenne : l'exode du dernier espoir Nouv.

    En septembre 1878, déportés au sud loin de leurs terres des Grandes Plaines, les Cheyennes croupissent et se meurent, incarcérés à ciel ouvert, dans cette partie hostile du Territoire Indien, futur État de l'Oklahoma. Les promesses non tenues du gouvernement les laissent souffrir des affres de la faim, les rations promises ne viennent pas ou alors au compte-gouttes. Pour survivre ils n'ont plus le choix : à leurs risques et périls, sous le commandement de leurs chefs Dull Knife et Little Wolf, ils décident de regagner à pied leur pays au Montana. Commence alors un des plus terribles exode de l'Histoire : affamés, dépenaillés ils marcheront, durant les quatre mois du terrible hiver 1878-1879, pour retrouver leur Terre. Pourchassés par l'armée, et laissant de nombreux morts, les Cheyennes, une fois arrivés connaîtront l'emprisonnement dans des baraquements où ils endureront - femmes, enfants et vieillards compris... - sévices physiques comme psychologiques, humiliations et tortures.
    En 1964, John Ford a fait de cette tragédie humaine un western testamentaire qui a rendu justice au peuple cheyenne en en faisant un classique qui reste dans toutes les mémoires.
    La densité du roman de Mari Sandoz, la subtilité et la précision des descriptions, l'atmosphère et l'esthétique « très indienne » qui s'en dégagent, font que l'ouvrage dépasse de loin une simple histoire de western : c'est tout simplement un chef-d'oeuvre de la littérature américaine.

  • La conquête et la colonisation du continent nord-américain par les puissances européennes puis par les Américains furent marquées par une longue série de conflits avec les nations indiennes qui peuplaient déjà l'ensemble du territoire bien avant l'arrivée de l'homme blanc. De cadeaux de pacotille en négociations truquées, de promesses jamais respectées en traités violés, de déportations massives en attributions de réserves misérables, c'est par la guerre que les Blancs ont imposé leur vision du Nouveau Monde au nom de la « civilisation » et de la « vraie religion ».Depuis l'arrivée du Mayflower en 1620 jusqu'au massacre de Wounded Knee en 1890 où s'achève la conquête, Robert Marshall Utley et Wilcomb E. Washburn, spécialistes de la question indienne, retracent les trois cents ans de la dramatique résistance indienne à l'avancée inexorable des colons, sur tout le territoire américain. Des Cherokees, Iroquois, Séminoles, Cheyennes, Apaches, Sioux et des autres tribus, ils font revivre les figures légendaires, Sitting Bull, Géronimo, Cochise, ou moins connues mais tout aussi déterminantes, comme Pontiac, Tecumseh, Black Hawk ou Chef Joseph...Reprise en poche d'un grand format paru en 1992.

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  • À la fois concis et ambitieux, ce livre retrace l'histoire de la lutte des Noirs américains pour l'égalité et la citoyenneté dans les années 1950 et 1960. S'émancipant d'une histoire focalisée sur les figures iconiques comme Rosa Parks ou Martin Luther King, Thomas Holt propose une histoire from below (« par en bas ») qui met les anonymes au centre de la narration pour mieux restituer les logiques profondes du « Mouvement ».
    Symboliquement, l'auteur débute son récit en 1944 par le geste de sa propre grand-mère Carrie s'asseyant à l'avant d'un bus, espace réservé aux Blancs. Loin d'en faire une héroïne, l'auteur rappelle qu'il y eut de nombreux actes de rébellion semblables. Ces multiples actions individuelles, souligne-t-il, permirent l'émergence du Mouvement des droits civiques qui allait s'épanouir au cours de la décennie suivante.
    À côté d'un récit précis des faits majeurs, Thomas Holt montre donc que la résistance a été animée avant tout par des citoyens ordinaires, souvent des femmes, ouvrant la voie aux mouvements féministes de l'après-Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage constitue un apport précieux à l'étude des résistances à l'oppression raciale et une boussole pour penser notre présent et envisager l'avenir.

  • Le Diné Bahané est la version la plus complète, la plus authentique du mythe de Création navajo. Depuis les travaux de Washington Matthews de 1897, elle offre l'accès à la Puissance, à la Beauté de cette narration orale, à toute sa poésie idiomatique appropriée au langage d'une période mythologique lointaine. Dans l'histoire des mythes de Création, le Diné Bahané est considéré comme une des oeuvres « littéraires » les plus importantes du monde. Il décrit, étapes par étapes sur plusieurs siècles « mythologiques », les Cycles du Mythe de l'Émergence qui mènent l'Insecte, le Spermophile et d'autres espèces du « règne animal », du Premier au Cinquième Monde, à l'Être humain et à la formation des Clans qui structurent toujours la société navajo d'aujourd'hui.

    Le récit de la scène mythologique progressant, ses instigateurs acquièrent, d'un Monde à l'autre, sagesse, discernement, habileté. Le mythe charrie une foule de « Personnages-Entités » dont l'invétéré farceur jeteur de troubles graves Ma'ii le Coyote ; le plus féroce des Naayéé' le « Chef des Monstres » Yé'iitsoh ou le Géant. Les « Protecteurs » tels Nílch'i le Vent et Shash l'Ours ; Áltsé hastiin Premier Homme et Altsé asdza´a Première Femme ; les « Divinités » Asdzaa nádleehé ou Femme-Changeante et Yoolgai asdzaa Femme-Coquille-Blanche ; Jóhonaa'éí le Soleil et ses Fils les Jumeaux Tó bájísh chíní Le-Né-De-L'Eau et son Frère Naayéé neizghání Le-Tueur-De-Monstres dans la langue de Bilagáana l'Homme Blanc.

    Pour le Diné, les Navajos, cette histoire du mythe de Création est à la base de leur identité spirituelle profonde, de leur relation avec les Éléments, la Terre, le Cosmos, de ce qu'ils considèrent comme Sacré, de ce qui recouvre l'Harmonie, la Paix, l'Équilibre, la Beauté : bik'eh hozhoon. Ainsi qu'il est dit.

  • Lakota woman : ma vie de femme sioux

    Mary Crow Dog

    • Albin michel
    • 9 Juin 2021

    Mary Crow Dog est une Indienne, de la nation Sioux Lakota. Née en 1954, elle grandit sur une réserve du Dakota du Sud dévastée par le chômage et l'alcoolisme. Cette violence du quotidien conjuguée au racisme ordinaire l'amènent, à l'adolescence, à rejoindre l'American Indian Movement. Elle est ainsi de ceux qui, encerclés par l'armée et le FBI, occupent Wounded Knee en 1973. C'est là qu'elle met au monde son premier enfant et devient pour les siens OhitiKa Win - « Femme Brave ».
    Publié pour la première fois en 1990 et récompensé par l'American Book Award, ce témoignage poignant est sans équivalent dans la littérature indienne. La voix de Mary Crow Dog, décédée en 2013 à l'âge de 58 ans, reste unique, elle qui raconta avec une violence et une noblesse sans égales le parcours d'un peuple à la redécouverte de lui-même, dans une Amérique qui cherche à l'ignorer. Elle fut aussi la première à évoquer la vie des femmes indiennes dans l'ombre des hommes « braves », et son combat reste une source d'inspiration pour toutes celles qui, de par le monde, continuent à se battre pour leurs droits.

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  • Moeurs et coutumes des Indiens du Brésil (1584)

    Fernao Cardim

    • Chandeigne
    • 17 Juin 2021

    Le jésuite portugais Fernão Cardim, missionnaire dans les terres brésiliennes à la fin du xvie siècle, est un personnage clé pour la connaissance des Indiens du Brésil. Son parcours tient parfois du roman d'aventures.

    Cardim est envoyé au Brésil en 1582 pour rendre compte de l'avancée de l'évangélisation. Il se familiarise aussitôt vec l'environnement et observe finement la faune et la flore brésilienne, tout autant que les coutumes des populations indigènes. Il compile ses impressions dans deux textes qui reflètent toute la curiosité que ce territoire suscite chez celui qui le découvre. Nous publions ici l'un d'eux, De l'origine des Indiens du Brésil et de leurs coutumes, adoration et cérémonies, qui propose une description très détaillée des indiens, notamment tupinamba.

    Ces écrits ont eu un destin des plus rocambolesque ! Une fois au Brésil Cardim ne le quittera qu'une fois, le temps d'une mission à Rome. Alors qu'il s'apprête à revenir au Brésil, il est fait prisonnier par un corsaire anglais et sera retenu pendant 2 ans en Angleterre entre 1601 et 1603. Il porte dans ses bagages les deux textes. Le corsaire les vend immédiatement. Après maintes publications et traductions sous des noms erronés, ce n'est qu'en 1881 qu'un chercheur brésilien republie le traité en portugais et l'attribue à Cardim sans hésitation ! Voici donc une destinée hors du commun pour un texte qui offre de précieux renseignements sur les moeurs et coutumes indigènes et tout particulièrement les rites anthropophages.

    Cette première édition française apporte une nouvelle pierre à l'édifice des connaissances des sociétés brésiliennes. C'est une source riche et précise qui permet aussi de mieux comprendre des enjeux tout à fait contemporains, comme l'importance notamment de protéger les peuples et les communautés indiennes brésiliennes d'un gouvernement mortifère.

  • - Si l'on remet en cause le roman national, doit-on pour autant transformer les héros en méchants, ou peut-on nuancer, par exemple en replaçant les individus dans le contexte de leur époque ?

    - l faut présenter un tableau complexe. Mais pas trop complexe. Inutile de finasser pour parler de Hitler. Certains individus ont joué un rôle assez dépourvu d'humanité.

    - Donc Colomb, par exemple, est un méchant ?

    - Quand je décris Colomb, je n'omets pas qu'il était un homme courageux, un grand navigateur, qu'il a accompli un exploit. C'est un aspect des choses. Mais il y a un autre aspect : il a débarqué sur ce continent pour utiliser les gens qui vivaient là afin de rapporter des profits ; dans ce dessein il a mutilé, tué, réduit en esclavage. Oui, on peut l'humaniser. On peut parler de ses actions positives, ou de ses qualités personnelles. Mais à la fin, dans une approche éthique de l'histoire, si quelqu'un a commis des atrocités, on porte un jugement sur cela. Ainsi, on complète le portrait. On est plus proche de la vérité. » En 2007, le journaliste Ray Suarez a eu avec Howard Zinn une série d'entretiens autour de son oeuvre majeure, Une histoire populaire des États-Unis. Zinn revient sur divers épisodes, de la conquête du territoire à la « guerre contre le terrorisme » en passant par la révolution, la guerre civile, les luttes ouvrières des XIXe et XXe siècles, les guerres mondiales, la guerre froide ; et il développe sa conception de l'écriture de l'histoire. Une introduction parfaite à l'oeuvre de Zinn, où l'on retrouve sa manière inimitable d'aborder clairement et directement les questions les plus complexes.

  • Nous sans l'Etat

    Yasnaya Elena Aguilar Gil

    • Ici-bas
    • 25 Février 2022

    À rebours des assignations et représentations homogénéisantes façonnées par le pouvoir, ce recueil de textes fondateurs de Yasnaya Aguilar, l'une des figures majeures du mouvement décolonial en Amérique latine, interroge à la source l'« être indigène », ce « nous » inscrit dans une catégorie paradoxale, à la fois levier de résistance et d'oppression. Nous sans l'État rappelle avec force une donnée fondamentale : les États-nations modernes ont façonné leur politique d'oppression des peuples par le croisement de logiques capitalistes, patriarcales et coloniales. Cette parole située nous invite, chacun depuis nos géographies, à décoloniser nos imaginaires pour une émancipation définitive et globale. Préface de Jules Falquet.

  • La chute de Geronimo

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    • Anacharsis
    • 8 Février 2017

    Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930, se souvient du Géronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet « emmerdeur [...] trouillard comme un coyote ». L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - au delà et malgré la dévastation - d'autres voix, celles du peuple anonyme qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans en Floride puis en Oklahoma avant de pouvoir retrouver ses terres. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à ma fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbre Mémoires de Géronimo (Maspero/La Découverte), écrites par ce dernier.

  • Des ombres à l'aube ; un massacre d'Apaches et la violence de l'histoire

    Karl Jacoby

    • Anacharsis
    • 20 Août 2020

    À l'aube du 30 avril 1871, dans le canyon d'Aravaipa en Arizona, une troupe d'Indiens Tohono O'odahm, de Mexicains et d'Américains massacrait dans leur sommeil plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants.
    Avec un authentique talent d'écrivain, Karl Jacoby interroge dans ce livre les raisons profondes de la violence dans l'Ouest américain et les ombres portées qu'elle projette encore aujourd'hui. En imprimant à son enquête la forme de quatre récits juxtaposés rapportant l'histoire de chaque communauté impliquée, puis la mémoire que chacune d'entre elles a gardé de la tuerie, il propose une vigoureuse réflexion sur les effets provoqués par les actes génocidaires dans la pratique historienne, le travail de mémoire et la production de la violence.

  • Les âmes du peuple noir

    William Edward Burghardt Du Bois

    • La decouverte
    • 26 Avril 2007

    « Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs. » Telle est l'intuition fondamentale de W. E. B. Du Bois dans Les Âmes du peuple noir, oeuvre majeure de la littérature nord-américaine. Dans ce recueil d'essais publié en 1903, Du Bois évoque avec une puissance inégalée l'étendue du racisme américain et donne à voir au monde la réalité de l'expérience quotidienne africaine-américaine dans l'Amérique de la ségrégation. Cette nouvelle traduction montre, inscrits dans la langue, tous les enjeux philosophiques d'un texte qui se veut également littéraire.
    L'écriture élégante et passionnée de Du Bois tisse les souvenirs autobiographiques et les paraboles épiques avec les analyses historiques et sociologiques, construisant ainsi l'unité culturelle et politique du peuple noir à partir de la multiplicité de ses âmes individuelles. Ce livre a inspiré l'essentiel de la conscience collective noire et des mouvements en faveur des droits civiques dans les années 1960, et continue d'avoir un retentissement considérable au sein de la communauté africaine-américaine et au-dehors.

  • La Légende des Soleils et l' Histoire du Mexique sont tous deux traduits à partir de manuscrits rédigés par les Aztèques au lendemain de la conquête du Mexique. Ils racontent comment les dieux ont mis en ordre l'univers, séparant le ciel et la terre, faisant croître les premières plantes et éclore les fleurs originelles. Autour de Quetzalcoatl, le fameux « Serpent à plumes », ils mènent une lutte acharnée contre la corruption des choses. Nimbés d'une poignante poésie jaillie de l'angoisse face à la force dévorante du temps, ces récits dévoilent une pensée et un imaginaire complexes, nés d'une expérience singulière de la vie.
    Texte fondateur, La Légende des Soleils n'avait encore jamais été traduite en français.

  • En 1542, soit un demi-siècle après le premier voyage de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde, les monarques ibériques interdirent l'esclavage des Indiens aux Amériques, du littoral oriental des Etats-Unis jusqu'à la pointe de l'Amérique du Sud. Pourtant, comme le révèle ici l'historien Andrés Reséndez, il a perduré pendant des siècles sur tout le continent. Des centaines de milliers d'autochtones ont ainsi été victimes de kidnapping et d'asservissement brutal, envoyés dans l'enfer des mines d'or ou livrés aux pionniers en tant qu'esclaves, y compris aux Etats-Unis, jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle.
    Cet esclavage de masse a décimé les populations amérindiennes aussi sûrement que les maladies apportées et transmises par les Européens : à travers des documents inédits, ce récit terrible et passionnant en apporte la preuve. Alors que de nombreux pays, et les Etats-Unis en particulier, sont aux prises avec l'héritage du passé, Andrés Reséndez dévoile un chapitre essentiel d'une histoire douloureuse à laquelle il est plus que jamais nécessaire de se confronter.

  • Une saison de coton ; trois familles de métayers

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    • Christian bourgois
    • 11 Septembre 2014

    Voici enfin publié pour la première fois, plus de soixante-quinze ans après sa rédaction, un reportage signé James Agee que l'on croyait à tout jamais perdu, une enquête sur le métayage du coton dans l'Alabama qui devait donner lieu, plusieurs années plus tard, au célèbre ouvrage Louons maintenant les grands hommes (1941).
    En 1936, le magazine Fortune, pour lequel Agee travaille, décide de l'envoyer dans l'Alabama afin de décrire les conditions de vie de trois familles de métayers du coton. Agee insiste pour que le photographe Walker Evans l'accompagne et c'est ainsi que les deux hommes vivront plusieurs semaines durant avec les Burroughs, les Tingle et les Fields. Tandis qu'Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres, Agee décrit minutieusement les existences de ces hommes, femmes et enfants, afin que nous en comprenions parfaitement chacun des aspects, qu'il s'agisse du travail, de la nourriture, des maisons, des vêtements, de la santé, de l'éducation ou des loisirs.
    Profondément bouleversé et indigné par les conditions de vie ces trois familles de métayers, Agee a produit un compte rendu journalistique qui émeut par sa beauté et sa virulence, une charge contre le capitalisme qui explique, à n'en pas douter, pourquoi Fortune rejeta l'article et qui demeure, de nombreuses décennies plus tard, d'une féroce actualité.

  • FBI : histoire d'un empire

    Jacques Berlioz-Curlet

    • Archipoche
    • 1 Juillet 2021

    Une colossale et complexe machine policière.

    FBI. Trois lettres qui sonnent fort ! Les films d'action et les séries télévisées nous ont abreuvé d'agents fédéraux en prise avec le crime, tandis que les médias ne cessent de nous rappeler l'existence de la célèbre agence fédérale américaine.
    Mais qui sont ces policiers dont la célébrité a franchi l'océan ? Leur recrutement et leur formation à Quantico en font-ils des hommes aguerris pour lutter contre les criminels de notre temps, ou des agents « formatés » pour accomplir des missions particulières ordonnées par l'administration centrale ? Comment le Federal Bureau of Investigation a-t-il évolué depuis sa création en 1908 ?
    Cet ouvrage retrace l'évolution historique du FBI, étudie la façon dont un modeste service fédéral est devenu une colossale et complexe machine policière, qui étend son autorité sur la société civile et politique, aux États-Unis comme à l'étranger. On y lira l'histoire extraordinaire des « hommes de l'ombre » sur la piste des fameux gangs des années 1920 ou des cagoules blanches du KKK. On y verra aussi ces agents spéciaux, aux ordres de l'administration et d'un chef tyrannique, Edgar Hoover, pourchasser l'antiaméricanisme, la contestation sociale ou les réfractaires à l'uniforme. Enfin, on suivra l'auteur sur les voies de la science, de la réflexion humaine et de l'intelligence artificielle, afin de découvrir les instruments modernes que se donne le Bureau pour lutter contre la criminalité.

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  • La découverte de l'Amérique

    Christophe Colomb

    • La decouverte
    • 5 Février 2015

    Ce fort volume de La Découverte de l'Amérique constitue l'édition la plus complète des écrits de Christophe Colomb (1451-1506), et la seule accessible à l'heure actuelle au format poche. Il réunit, entre autres textes, le journal de bord du premier voyage (1492-1493) et les relations des trois voyages suivants (1494-1505), enrichis des écrits et des documents historiquement essentiels, comme ceux du fameux « Livre des prophéties », qui éclairent notre compréhension et notre connaissance de Colomb. La figure à la fois énigmatique et fascinante de celui qui fit basculer l'histoire du monde se dégage de ces textes dans toute sa grandeur, ses contradictions, sa complexité.
    La présentation de cette édition précise l'apport personnel de Michel Lequenne aux études colombiennes : il montre que Colomb cherchait moins à atteindre les « Indes », c'est-à-dire l'Asie, qu'un véritable continent encore inconnu. Il ne douta pas de l'avoir découvert, mais crut toujours que ce Nouveau Monde était sud-asiatique ; il ignora que c'était le double continent que nous appelons Amérique. Désormais, nul ne pourra plus méconnaître la personnalité complexe d'un homme ni héros ni saint, exalté certes par les découvertes de ses voyages mais avide de richesse, un homme de son temps, porteur aussi des plus grandes utopies.

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  • Alors que le mouvement des droits civiques commence à embraser l'Amérique des années 1950, les hôpitaux psychiatriques attestent d'une étrange évolution du diagnostic de la schizophrénie : jusque-là réservée aux intellectuels et aux femmes au foyer blanches, la maladie devient soudain l'apanage d' une nouvelle catégorie d'individus - majoritairement des hommes noirs et en colère.
    C'est en se plongeant dans les archives de l'hôpital d'État d'Ionia (Michigan) que le psychiatre Jonathan Metzl a fait cette découverte stupéfiante. D'inhibés qu'ils étaient, les « nouveaux» schizophrènes se voient qualifiés de belliqueux ou de paranoïaques et, parallèlement, sous la plume des grands psychiatres de l'époque, la schizophrénie devient une « psychose de révolte ». Plus encore, l'abus diagnostique s'immisce dans le langage courant au point que même Martin Luther King ou Stokely Carmichael le reprendront à leur compte, faisant de la schizophrénie une image de l'identité afro-américaine scindée en deux par l'hégémonisme blanc.
    Dans cet ouvrage passionnant, J. Metzl met au jour un racisme institutionnel d'un genre nouveau : l'instrumentalisation de la psychiatrie à des fins de domination des populations. Un ouvrage plus que jamais nécessaire, à l'heure où l'urgence de déconstruire toute forme de racialisation apparaît de façon toujours plus éclatante.

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