Robert Laffont

  • I am not your negro

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    • Robert laffont
    • 5 Octobre 2017

    « Ce que les Blancs ont à faire, c'est d'essayer de comprendre au fond d'eux-mêmes pourquoi ils ont trouvé nécessaire d'inventer le "nègre". Parce que je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, c'est que vous en avez besoin. » Dans ses dernières années, le grand écrivain noir américain James Baldwin (1924-1987) avait commencé l'écriture d'un livre sur trois de ses amis assassinés respectivement en 1963, 1965 et 1968, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King. Raoul Peck a repris ce manuscrit inédit en le juxtaposant avec des lettres, des interviews et des discours de Baldwin. Ce voyage kaléidoscopique dans la vie et la pensée de James Baldwin révèle sa vision tragique, profonde et subtile de l'histoire des Noirs aux États-Unis. Raoul Peck en a fait un documentaire multiprimé, qui a été vu par 800 000 spectateurs américains, a été sélectionné aux Oscars et a donné naissance à un mouvement, #knowyourBaldwin, qui exige l'inclusion de l'oeuvre de l'écrivain dans le cursus scolaire.
    Aujourd'hui, ce film devient un livre illustré d'une quarantaine de photogrammes. En ces temps qui ont porté au pouvoir Donald Trump, les mots de Baldwin résonnent encore plus fort. I Am Not Your Negro y trouve une nouvelle urgence, qui ne concerne pas seulement les États-Unis... Le texte est précédé d'une introduction de Raoul Peck sur l'actualité de Baldwin en France aujourd'hui.

  • Vies parallèles ; De Gaulle Mitterrand

    Michel Onfray

    • Robert laffont
    • 3 Novembre 2020

    L'opposition entre de Gaulle et Mitterrand met dos à dos un homme qui lutte contre l'effondrement d'une civilisation et un individu qui se moque que celle-ci disparaisse pourvu qu'il puisse vivre dans ses ruines à la façon d'un satrape. Le premier donne sa vie pour sauver la France ; le second donne la France pour sauver sa vie. L'un veut une France forte, grande et puissante, à même d'inspirer une Europe des patries ; l'autre la veut faible, petite et impuissante, digérée par l'Europe du capitalisme. L'un ressuscite Caton ; l'autre réincarne Néron. De Gaulle se sait et se veut au service de la France ; Mitterrand veut une France à son service. L'un sait avoir un destin ; l'autre se veut une carrière. De Gaulle n'ignore pas qu'il est plus petit que la France ; Mitterrand se croit plus grand que tout. Le Général sait que le corps du roi prime et assujettit le corps privé ; l'homme de Jarnac croit que son corps privé est un corps royal. L'un écoute le peuple et lui obéit quand il lui demande de partir ; l'autre reste quand le même peuple lui signifie deux fois son congé. L'homme de Colombey était une ligne droite ; celui de Jarnac un noeud de vipères. L'un a laissé une trace dans l'Histoire ; l'autre pèse désormais autant qu'un obscur président du Conseil de la IVeRépublique. L'un a fait la France ; l'autre a largement contribué à la défaire...
    Ce portrait croisé se lit comme une contre-histoire du XXe siècle qui nous explique où nous en sommes en même temps qu'elle propose une politique alternative qui laisse sa juste place au peuple : la première.
    M.O.

  • Cinquante nuances de guerre

    Pierre Servent

    • Robert laffont
    • 19 Avril 2018

    Allons-nous vers une Troisième Guerre mondiale ? Probablement pas mais notre avenir sera inévitablement marqué par la guerre, sous une forme différente néanmoins : cinquante nuances de guerre dans un monde qui se fragmente et revient à la logique du duché, du marquisat, du comté, du califat... La mondialisation a créé plus de fragilité et donc plus de volonté sécessionniste, séparatiste, sectaire.
    La civilisation est en recul au profit d'une envie de barbarie et de tyrannie qui pollue nos sociétés. Le chacun pour soi, le repli tribal, le retour des idéologies messianiques qui caractérisent notre temps engendrent aujourd'hui une spirale inflationniste violente. Une spirale infernale qui alimente ceux qui veulent en découdre et affaiblit ceux qui veulent coudre ou recoudre des relations pacifiées.
    Face à la montée des extrémismes et du repli identitaire, la France et l'Europe, par leur histoire, leurs valeurs, leur organisation, et leur puissance potentielle représentent l'un des rares antidotes à ces maux qui nécessitent un traitement militaire et sécuritaire, bien sûr, mais surtout politique, au sens le plus large du terme. En revanche, si l'Europe se fracture et se fissure à son tour, la guerre ajoutera rapidement de nouvelles teintes à son nuancier...

  • « Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont accompli le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu'on ne sera plus et ce que l'on devient. Et dans ce genre d'acte, il y a toujours du vivant et du mort, le présent et le passé. Toutes les histoires sont vraies, tous les personnages ont existé et existent. Ils se font tous écho, réveillent leurs tatouages ensemble. C'est un livre qui ne ment pas car il rend hommage au relief de la chair et convoque nos ressources dormantes. » Héloïse Guay de Bellissen, dont le corps revêt de nombreux dessins et inscriptions, s'interroge en écrivain sur la signification, l'esthétique, la portée du tatouage. Dans le salon de son mari tatoueur, elle assiste à des scènes drôles, bouleversantes, intrigantes, qu'elle mêle ici à ses propres expériences et à d'autres histoires ou légendes provenant de tous les coins du monde et de toutes les époques... Pour creuser le sens de ce geste ancestral qu'est le tatouage, Héloïse Guay de Bellissen donne aussi la parole à la peau, à la cicatrice, au symbole... Son texte pénètre le corps et l'esprit comme une musique, tour à tour douce et tranchante, capable de nous emmener dans les recoins les plus sombres et mystérieux de l'écriture, pour d'un coup s'envoler avec légèreté vers la beauté.

  • Dans l'oeil des RG

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    • Robert laffont
    • 3 Octobre 2019

    1963, en pleine guerre froide, Yves Montand et Simone Signoret atterrissent à Moscou, première étape d'une tournée de chant dans les pays de l'Est. Le couple le plus glamour de son époque ne s'en doute pas encore, mais leurs escapades de l'autre côté du Mur n'ont pas attiré que l'attention de leurs fans. En réalité, considérés comme de possibles ennemis de l'État, ils sont déjà fichés par la police depuis près de quinze ans ! Et ils ne sont pas les seuls. Bientôt, on va aussi traquer des écrivains comme Jean-Paul Sartre... et toute une série de personnalités du monde du show-biz.
    C'est la mission officieuse des RG, une police très spéciale. Officiellement, elle agit dans le cadre de l'État de droit. En réalité, elle donne surtout dans le tordu...Tous les coups sont permis. Ce service, qui tournait à plein régime il y a encore dix ans, n'a existé nulle part ailleurs qu'en France, ou alors dans les dictatures. C'est un service qui ne s'embarrasse pas avec la vie des autres. Pendant quarante ans, des espions à la solde du pouvoir portant une carte tricolore dans la poche ont mis la France sous surveillance. Une petite Stasi à la française.
    Pour la première fois, de nombreux acteurs de ces actions secrètes ont accepté de se mettre à table. Ils avaient le sens du devoir chevillé au corps mais parfois aussi une habileté de pieds nickelés ! Ils racontent comment, pendant quarante ans, ils voulaient tout savoir sur la vie privée de tout le monde. Au nom de la défense de la République, bien sûr...

  • Le grand procès de l'histoire de France

    Dimitri Casali

    • Robert laffont
    • 19 Septembre 2019

    Non, l'histoire de France n'est pas un crime contre l'humanité !
    Des statues qu'on veut déboulonner, des noms de rues et d'écoles qu'on veut changer, des manuels scolaires dont on édulcore le propos, des pièces qu'on veut faire interdire... Gare ! Le politiquement correct est de retour.
    C'est l'histoire de France qui est attaquée. Et dont on fait le procès.
    De Clovis à Mitterrand, la représentation de nos grands personnages historiques est instrumentalisée. Saint Louis est réduit à un croisé fanatique, Jeanne d'Arc à une « égérie FN », Colbert à un esclavagiste, Ferry à un « salaud de colonialiste », les généraux Faidherbe et Gallieni à des « génocidaires ». Napoléon devient l'homme qui a rétabli l'esclavage, Louis XIV, un dictateur et Voltaire, un vulgaire homophobe.
    Le Grand Procès de l'histoire de France veut rouvrir les pages du passé pour enseigner notre histoire, au lieu de la déformer.

  • La 317eme section - ne

    Schoendoerffer P.

    • Robert laffont
    • 22 Avril 2004

    La 317e Section, c'est le cheminement opiniâtre d'une colonne sous le ciel gris de la mousson, en Indochine, en 1953.
    C'est la lutte mortelle de quarante et un soldats laotiens et de quatre Européens contre la jungle, la pluie, les moustiques, les sangsues, la chaleur, le froid, la fièvre et le Viêt-minh. C'est l'usure et le désespoir des hommes, la joie brève, l'agonie des blessés, la survie ou la mort. La 317e Section, c'est aussi l'un des plus beaux récits jamais écrits sur la guerre d'Indochine, avant d'être porté à l'écran par Pierre Schoendoerffer lui même, avec Jacques Perrin et Bruno Crémer (primé au Festival de Cannes 1965).

  • N'ayez pas peur de la Chine

    Philippe Barret

    • Robert laffont
    • 8 Février 2018

    « Si l'on veut se faire une idée de l'image de la Chine en France, il suffit de lire la presse, d'écouter la radio ou de regarder la télévision. La Chine y est toujours présentée comme une dictature haïssable, d'autant plus haïssable qu'il s'agirait d'une dictature communiste, un champion de la répression la plus violente. Et lorsqu'on sort de la sphère politique pour entrer dans celle de la vie pratique, la viande chinoise est toujours pourrie ; le lait pour les bébés est avarié ; les jouets largement exportés sont recouverts d'une peinture au plomb pour nuire à la santé des enfants ; les canapés s'effondrent et les chaussures made in China provoquent des blessures aux pieds de ceux qui les portent. Tout n'est pas faux dans cette vision des choses. Mais rien de positif n'est jamais mis en lumière et surtout, rien n'est expliqué... » P. B.

    Familier de la Chine, où il a enseigné la littérature, et du peuple chinois, dont il parle la langue, Philippe Barret rétablit, à l'encontre de beaucoup d'idées reçues et de préjugés souvent ancrés de longue date, des vérités essentielles pour se faire une plus juste opinion de ce pays à la fois méconnu et redouté. Alors que la Chine reste perçue en Occident comme une puissance menaçante, l'auteur démontre de manière percutante et magistrale qu'elle constitue tout au contraire un modèle de sagesse et de stabilité.

  • Les anticolonialistes, 1881-1962

    Jean-Pierre Biondi

    • Robert laffont
    • 1 Octobre 1992

    "La "France profonde" a-t-elle été colonialiste" ? A-t-elle été "anticolonialiste" ? Elle a pu sembler, selon les époques, plutôt l'une ou plutôt l'autre.
    Masse distraite entre des minorités passionnées. C'est peut-être pourquoi "l'anticolonialisme" en tant que mouvement d'idée en France n'a jusqu'à présent fait l'objet que d'études partielles ou ponctuelles. Ce livre est donc la première synthèse consacrée au phénomène, et surtout à ses principaux acteurs. Il couvre la période d'existence du "deuxième domaine", c'est-à-dire les quatre-vingts années qui vont du premier gouvernement jules Ferry, en 1881, à la signature des accords d'Evian en 1962.
    Et s'efforce alors de répondre à l'insolite question : Qui ont été les "anticolonialistes" ?

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