Perrin

  • Les conquistadors

    Fernando Cervantes

    • Perrin
    • 3 Mars 2022

    Une vision renouvelée des conquistadors et de leur épopée qui a changé le monde.
    Les conquistadors, premiers explorateurs et colonisateurs de l'Amérique latine, sont devenus un sujet de légende et de cauchemars. À leur époque, ils ont été glorifiés en aventurier héroïques, propageant la culture chrétienne et contribuant à bâtir un empire comme le monde n'en avait encore jamais vu, pour le compte de l'empereur Charles Quint et de ses successeurs.
    Aujourd'hui, à l'inverse, ils sont devenus l'emblème de la cruauté et de l'exploitation. Ces hommes, parmi les premiers génocidaires, ont décimé les civilisations pluriséculaires des Aztèques et des Incas et commis des atrocités sans nom dans leur quête d'or et de gloire.
    Avec Les Conquistadors, l'historien mexicain Fernando Cervantes taille dans les couches sédimentées par le temps du mythe et de la fiction, démêle des idées reçues devenues des pseudo-vérités et immerge le lecteur dans le monde de l'impérialisme du Moyen Âge tardif.
    Une ingénieuse construction binaire rythme le livre, où les chapitres narratifs de cette épopée, depuis l'expédition fameuse de Christophe Colomb jusqu'aux dernières conquêtes des années 1540, alternent avec des chapitres de réflexion. Fort d'une immense quantité de sources -journaux, lettres, chroniques, pamphlets, traités, etc. -, Cervantes nous éclaire sur les idées qui animèrent ces explorateurs et leurs monarques commanditaires et redéfinit l'histoire de la conquête du Nouveau Monde.

    Une synthèse exceptionnelle, sur le fond comme par la forme, qui s'impose comme un futur classique.

  • En se livrant à un véritable réexamen d'ensemble, Pieter Judson montre pourquoi et comment l'empire des Habsbourg a pesé d'un tel poids, et sur une si longue période, du XVIe au XXe siècle, dans l'existence de millions d'Européens du centre du continent. Au-delà des divisions linguistiques, religieuses, régionales et historiques, des femmes et des hommes, citoyens ordinaires, ont tous éprouvé un attachement commun à « leur empire», tandis que des administrateurs, des soldats, des politiques et des universitaires élaboraient des solutions inventives aux défis de la gouvernance du deuxième État d'Europe. Au cours des décennies antérieures et postérieures à sa dissolution, certains observateurs ont pu dénigrer l'Empire des Habsbourg, y voyant un patchwork dysfonctionnel de groupes ethniques hostiles les uns envers les autres et une sorte de vestige impérial, une relique anachronique. Judson passe au crible leurs motivations et explique à quel point ces critiques d'arrière-garde se sont trompés.
    En rejetant cette conception qui réduisait l'empire à une série de chroniques fragmentaires de nations en devenir, cette révision audacieuse se penche sur les institutions communes qui ont réussi à combler ces différences et ces distances en apportant de la stabilité et du sens à cet empire tentaculaire. En soutenant la création de nouvelles écoles, de palais de justice, et de chemins de fer, ainsi que les progrès scientifiques et artistiques, les monarques de la dynastie ds Habsbourg ont cherché à ancrer leur autorité dans les cultures et les économies d'Europe centrale. La hausse du niveau de vie dans l'ensemble de l'empire a renforcé la légitimité du régime, les citoyens apprenant à utiliser les mécanismes administratifs en vigueur à leur avantage, au plan local. Les nationalistes ont pu développer des conceptions originales à partir de leurs différences culturelles dans le contexte des institutions impériales, mais tous ont revendiqué l'État des Habsbourg comme leur maison commune.
    Les alternatives adoptées pour gouverner un territoire mosaïque - ainsi que les problèmes insolubles qu'il n'a pu résoudre - ont laissé une empreinte durable sur ses États successeurs en Europe centrale. Ses leçons n'en restent pas moins importantes aujourd'hui à l'heure de la construction européenne.

  • à l'ombre de l'épée

    Tom Holland

    • Tempus/perrin
    • 25 Février 2021

    Comprendre les conditions historiques de la naissance de l'islam est en lien direct avec ce qui l'anime encore aujourd'hui. Aussi complexe que soit l'émergence de l'Empire arabe au VIIe siècle, berceau de la nouvelle religion, sa compréhension autorise un questionnement salutaire sur cette puissante civilisation, faite d'une multitude d'influences diverses. Loin des querelles théologiques qui entourent ces sujets, l'historien Tom Holland nous convie à un récit novateur, étayé par une documentation impressionnante.

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  • Histoire du monde t.1 ; les ages anciens

    ,

    • Tempus/perrin
    • 8 Novembre 2018

    Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, ce premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

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  • Histoire du monde t.2 ; du Moyen Âge aux temps modernes

    ,

    • Perrin
    • 11 Février 2016

    Raconter et décrypter l'histoire du monde, tel est le pari de cette oeuvre majeure, divisée en trois volumes. Ce deuxième tome, qui couvre mille ans, du VIe au XVIe siècle, s'ouvre sur l'émergence des cultures nomades des grandes plaines, pour se conclure sur les prémices de la domination européenne du monde. Si toutes les cultures ont déjà des points communs - citons l'agriculture de subsistance ou la place centrale des animaux, chevaux ou bétail -, aucune n'est encore en mesure de s'imposer et de transformer en profondeur les autres. Partout, le poids de la tradition reste énorme.
    Cette riche époque de diversité culturelle voit l'éveil de la sphère byzantine et du Japon, tandis que les carrefours de l'Eurasie centrale deviennent les principaux centres d'échanges mondiaux. La Chine des Qing et l'Inde moghole revitalisent quant à elles les anciens héritages. Mais ces dix siècles sont aussi marqués par l'apparition de deux acteurs majeurs : l'islam voit le jour et va bouleverser les équilibres régionaux, puis l'Europe, métamorphosée, lance ses vaisseaux sur tous les océans du globe.
    Au-delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans leur capacité à lier les cultures et les espaces entre eux. Roberts et Westad soulignent, par exemple, ce que Constantinople doit à l'hellénisme, ou expliquent le lien entre la naissance de la féodalité en Europe et les invasions barbares. A l'heure où les enjeux culturels, économiques, politiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, donne les clés de compréhension de la passionnante histoire de l'humanité.
     

  • Histoire de la guerre

    John Keegan

    • Tempus/perrin
    • 7 Mars 2019

    La guerre est-elle intrinsèquement liée à la culture humaine ? La réponse de John Keegan est sans appel : toutes les civilisations doivent leurs origines à la guerre. Et si l'on peut distinguer plusieurs traditions guerrières (orientale, musulmane et occidentale), il n'existe en dernière analyse plus qu'une seule culture militaire. Au rang des classiques sitôt parue, cette Histoire de la guerre en dresse l'évolution et les mutations, du néolithique à la fin du XXe siècle, à travers quatre grands thèmes qui sont autant d'âges : le temps de la pierre, de la chair, du fer et enfin du feu.

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  • Une ligne dans le sable

    James Barr

    • Tempus/perrin
    • 26 Septembre 2019

    Comment la France et la Grande-Bretagne se sont-elles partagé le Moyen-Orient ?
    À travers une analyse novatrice, James Barr montre que de 1916, date des accords Sykes-Picot, à 1948, tout a été mis en place pour dynamiter la région : la Syrie à feu et à sang, la montée des extrêmes terroristes, le statut de Jérusalem et la maîtrise du canal de Suez.
    Revenant sur le duel aussi venimeux que mal connu entre Londres et Paris, ce récit écrit d'une plume fluide s'attache aux protagonistes du conflit - politiques, diplomates, espions et soldats - et éclaire les problématiques passées et actuelles du Moyen-Orient.

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  • Civilisations

    Niall Ferguson

    • Tempus/perrin
    • 10 Septembre 2020

    Comment l'Europe de l'Ouest est-elle parvenue à partir du XVe siècle à prendre le dessus sur la Chine, l'Inde et l'Empire ottoman, alors au faîte de leur puissance, et à imposer au monde ses normes et son mode de vie ? Au coeur de son analyse, Niall Ferguson nous livre les six clés de cette réussite : la concurrence, source d'innovation ; la science, garante de la supériorité militaire ; le droit de propriété, pilier de la démocratie représentative ; la médecine, source de mieux-être collectif ; la société de consommation, moteur de l'industrialisation ; enfin, l'éthique du travail, ciment des institutions. En les parcourant une à une, il témoigne tout autant de son érudition que de ses talents de pédagogue.
    Mais demain ? Comment maintenir cette supériorité, quand le reste du monde a peu ou prou fait siennes les recettes du miracle occidental ? Comment empêcher que le déclin relatif de l'Occident ne devienne absolu et irréversible ? À ces questions, dont dépend notre devenir, l'auteur apporte sa réponse, qui ne manquera pas de faire débat : le principal ennemi de l'Occident n'est autre que lui-même. Il ne tient qu'à lui de retrouver son rang, en reprenant confiance dans la solidité et la supériorité de ses institutions.

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  • Histoire du monde

    ,

    • Tempus/perrin
    • 8 Novembre 2018

    Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, le premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

  • Incarnation de l'universalisme et du dépassement, New York est un terre de promesses qui, depuis 400 ans, attire les hommes du monde entier. Pour raconter l'histoire incroyable de cette polyglotte, il faut observer les différentes vagues d'immigrations successives et faire le récit des hommes qui les composent. Ainsi, Tyler Anbinder, revient tour à tour sur le destin des Protestants européens, des Irlandais, des Allemands, des Italiens qui, fuyant la misère qui sévissait dans leurs pays, vinrent bâtir avec leurs rêves la ville-monde par excellence. "New York, la ville des rêves" offre un condensé de l'histoire américaine : le lecteur y suit l'arrivée des premiers européens et le premier peuplement de l'île de Manhattan ; la domination néerlandaise jusqu'à ce que la Nouvelle-Amsterdam cède la place aux Anglais et prenne son nom définitif de New York ; la Guerre d'indépendance et la Guerre civile ; enfin le XXe siècle dans toutes ses grandeurs et ses drames. un livre fleuve pour une ville monumentale.

    City of Dreams est « un récit riche et gratifiant de l'histoire de New York dans ce qu'elle a de plus magistral : le passé et le présent de son immigration racontés de façon exhaustive. C'est un livre nécessaire pour tout lecteur - new-yorkais ou non - curieux de connaître cette prodigieuse spirale de migrations transformatrices qui a fait le spectacle grandiose et polyglotte qu'elle est en elle-même. », Philip Roth.

  • « C'est un document exceptionnel. Unique. Et presque inédit : depuis sa parution il y a plus de quatre-vingts ans, il n'a jamais été réédité en France. Durant plus de cinq cents jours, entre l'assassinat à Petrograd, en décembre 1916, de son prophète de malheur, Grigori Raspoutine, et la semaine précédant sa propre exécution, en juillet 1918, dans le sous-sol d'une maison d'Ekaterinbourg, en Sibérie occidentale, le tsar Nicolas II a tenu un journal presque quotidien. On y lit non seulement le témoignage anxieux d'un autocrate assistant, impuissant, à l'écroulement d'un empire séculaire dont il était le maître et le garant, mais aussi le récit froid, clinique [...], des derniers jours d'un père, d'un mari, d'un homme. Un homme blessé. Prisonnier. Humilié. Menacé. Condamné. Et bientôt assassiné. » Pour enrichir et mettre en valeur ce texte oublié, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique d'envergure. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue du percutant chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans son ouvrage Assassinés publié chez Perrin.

  • Comment la France et la Grande-Bretagne se sont-elles partagé le Moyen-Orient ? A travers une analyse novatrice, James Barr montre que, des accords Sykes-Picot, en 1916, à 1948, tout a été mis en place pour dynamiter la région : la Syrie à feu et à sang, la montée des extrêmes terroristes, le statut de Jérusalem et la maîtrise du canal de Suez en ont tour à tour été les détonateurs.
    Telles sont les répercussions d'un long face-à-face entre Londres et Paris dont la rivalité se cristallise autour de la question juive. D'un côté, les Anglais ont recouru aux sionistes pour contrecarrer les ambitions françaises au Moyen-Orient, conduisant ainsi à une escalade tragique de la tension entre Arabes et Juifs. De l'autre, les Français ont joué un rôle décisif dans la création de l'État d'Israël. Ils contribuèrent à organiser une immigration à grande échelle et une subversion violente et dévastatrice qui, en 1948, finit par engloutir un mandat britannique en déconfiture.
    Revenant sur le duel aussi venimeux que mal connu entre la Grande-Bretagne et la France, ce récit écrit d'une plume fluide s'attache aux protagonistes du conflit - politiques, diplomates, espions et soldats - et éclaire les problématiques passées et actuelles du Moyen-Orient.

  • Histoire de l'Autriche

    Steven Beller

    • Perrin
    • 17 Mars 2011

    Petit pays prospère niché au coeur de l'Europe, l'Autriche moderne n'en possède pas moins une histoire riche et complexe, qui s'étend bien au-delà de ses frontières actuelles. Les Autrichiens d'aujourd'hui entretiennent un rapport compliqué à cette histoire, qu'il s'agisse de l'histoire multinationale de l'Empire des Habsbourg, ou de la période de 1938 à 1945, au cours de laquelle les Autrichiens ont été annexés par le IIIe Reich hitlérien. Le récit complet et passionnant de Steven Beller retrace la remarquable évolution de l'Autriche au gré de ses nombreuses transformations, tour à tour territoire frontalier allemand, entreprise dynastique, maison impériale, grande puissance d'Europe centrale, république manquée, province allemande, puis république réussie. Il dresse le portrait d'une nation faite de la superposition de tous ces héritages et de leurs différentes sources.

  • Histoire de la Pologne

    Jerzy Lukowski

    • Perrin
    • 11 Février 2010

    Puissance autrefois dominante du Centre et de l'Est européens, la Pologne, fondée au Xe siècle, a connu une histoire riche et dramatique. Théâtre d'une remarquable expérience de politique consensuelle à l'intérieur d'un périmètre recouvrant non seulement ses frontières actuelles, mais aussi la Lituanie, l'Ukraine et la Biélorussie, elle est effacée de la carte en 1795 par ses voisines : la Russie, l'Autriche et la Prusse. Pourtant elle parvient, grâce à Napoléon, à renaître sous la forme embryonnaire du grand-duché de Varsovie. Reniée par le congrès de Vienne, mais incarnant la cause des nationalités au XIXe siècle, la Pologne ressuscite en 1918 avant d'être de nouveau morcelée pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors que le pays survit en pays satellite de l'Union soviétique, un renouveau s'opère dans les années 1980 : la Pologne ouvre la voie du rejet du communisme et se réapproprie enfin son héritage chrétien et européen.

  • Histoire de la Prusse 1600-1947

    Christopher Clark

    • Perrin
    • 8 Janvier 2009

    De toutes les grandes puissances qui ont dominé l'europe du xviiie au xxe siècle, la prusse est la seule à avoir été rayée de la carte.
    Pourtant, sa place dans la mémoire des peuples reste considérable. pour le meilleur : ils lui doivent " l'invention " de la recherche moderne en histoire ; son système éducatif et son etat-providence ont été plus ou moins copiés partout. pour le pire : un militarisme expansionniste, soutenu par une machine de guerre industrielle et symbolisé par l'" officier prussien ", celui que churchill appelait le " claqueur de talons aux idées aussi raides que la nuque " et dont bismarck est pour nous la caricature.
    Dans un livre qui a fait date et a été retenu au nombre des meilleurs ouvrages 2006 en grande-bretagne et aux etats-unis, christopher clark retrace la gloire d'une nation qui a fait de sa faiblesse le moteur de son ascension et la chute d'une dynastie puis d'un etat jusqu'à la " déprussification " ordonnée en 1947.

  • Le premier empereur de Chine

    Jonathan Clements

    • Perrin
    • 20 Septembre 2007

    Du 13 septembre 2007 au 6 avril 2008, se tiendra au British Museum de Londres une exposition exceptionnelle consacrée à Ying Zheng qui devint le premier empereur de Chine sous le nom de Qui Shi Huangdi. A cette occasion et pour la première fois au monde, les soldats en terre cuite ensevelis avec lui sortiront de Chine pour être présentés au public européen.
    L'histoire de Ying Zheng tient du compte de fées et de la morale confucéenne. C'est sans doute pourquoi elle fascine les cinéastes - ainsi Chen Kaige dans L'Empereur et l'assasin -, les touristes qui arpentent la Grande Muraille édifiée sous son règne et les milliers d'admirateurs des soldats de l'armée de terre cuite qui veillent sur son dernier sommeil et font aujourd'hui partie du patrimoine mondial de l'humanité.
    Car le premier empereur de Chine, né en 258 avant notre ère des amours d'un prince et d'une concubine enlevée à son mentor, fut certes un guerrier capable de réduire à merci les six armées des royaumes rivaux.
    Mais il fut surtout un politique inspiré qui, en 221, s'autoproclama empereur en défiant les superstitions, l'histoire et la dynastie des Zhou, un despote à qui même les montagnes devaient obéir sous peine d'être rasées, un autocrate surveillant des plus nobles aux paysans des rizières tant il était hanté par les complots et la mort, enfin un administrateur hors pair, quitte à brûler les manuscrits irrévérencieux.

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