Sciences humaines & sociales

  • Magellan

    Stefan Zweig

    • Paulsen
    • 17 Octobre 2021

    Fernand de Magellan, grand navigateur portugais du XVIe siècle, a une intuition géniale : on doit pouvoir contourner la barrière de l'Amérique et percer le passage du détroit antarctique pour rejoindre les très convoitées îles aux épices, les Moluques. Persuasif, il gagne la confiance du roi d'Espagne, Charles Quint, obtient cinq navires en piteux état, embarque une cohorte cosmopolite de 237 hommes et lève l'ancre le 20 septembre 1519. Tempêtes, mutineries, tensions à bord, épreuve du froid jalonneront l'épopée de ces navires.

    Magellan passe dans l'étroit boyau du détroit qui porte désormais son nom, et sort enfin de l'enfer pour entrer dans cet océan inconnu qu'il baptisera Pacifique.
    Il mourra victorieux 150 jours plus tard, dans l'eau tiède d'un récif des Philippines, percé de flèches, avant d'avoir rejoint le sud de l'Espagne.

  • Vide et plein : le langage pictural chinois

    François Cheng

    • Seuil
    • 2 Décembre 2021

    L'objet que se donne la peinture chinoise est de créer un microcosme, « plus vrai que la Nature elle-même » (Tsung Ping) : ceci ne s'obtient qu'en restituant les souffles vitaux qui animent l'Univers ; aussi le peintre cherche-t-il à capter les lignes internes des choses et à fixer les relations qu'elles entretiennent entre elles, d'où l'importance du trait. Mais ces lignes de force ne peuvent s'incarner que sur un fond qui est le Vide. Il faut donc réaliser le Vide sur la toile, entre les éléments et dans le trait même. C'est autour de ce Vide que s'organisent toutes les autres notions de la peinture chinoise. Riche de sa double culture, François Cheng nous donne les clés d'appréhension et de lecture de la peinture chinoise en la confrontant à notre tradition artistique occidentale.

  • Bleu. Histoire d'une couleur

    Michel Pastoureau

    • Seuil
    • 18 Octobre 2000

    L'histoire de la couleur bleue dans les sociétés européennes est celle d'un complet renversement : pour les grecs et les romains, cette couleur compte peu et est même désagréable à l'oeil : c'est une couleur barbare.
    Or aujourd'hui, partout en europe, le bleu est de très loin la couleur préférée (devant le vert et le rouge).
    L'ouvrage de michel pastoureau raconte l'histoire de ce renversement. en mettant l'accent sur les pratiques sociales de la couleur (lexiques, étoffes et vêtements, vie quotidienne, symboles) et sur sa place dans la création littéraire et artistique, il montre d'abord le désintérêt pour le bleu dans les sociétés antiques.
    Puis il suit la montée et la valorisation progressives des tons bleus tout au long du moyen age et de l'époque moderne. il insiste notamment sur les enjeux esthétiques, moraux et religieux liés à cette couleur, du xiie au xviiie siècle. enfin il met en valeur le triomphe du bleu à l'époque contemporaine, dresse un bilan de ses emplois et significations et s'interroge sur son avenir.
    Parler du bleu c'est nécessairement être conduit à parler aussi des autres couleurs.
    Celles-ci ne sont donc pas absentes du livre : le vert et le noir, auxquels le bleu fut parfois assimilé ; le blanc et le jaune, auxquels il a fréquemment été associé ou opposé ; et surtout le rouge, son contraire, son complice et son rival depuis le moyen age.

  • Essais t.2

    Michel de Montaigne

    • Actes sud
    • 15 Septembre 1998
  • Vert. histoire d'une couleur

    Michel Pastoureau

    • Seuil
    • 17 Octobre 2013

    Aimez-vous le vert ? À cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s'en trouve presque autant pour détester le vert, tant chez les hommes que chez les femmes. Le vert est une couleur ambivalente, sinon ambiguë : symbole de vie, de sève, de chance et d'espérance d'un côté, il est de l'autre associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures. Le livre de Michel Pastoureau retrace la longue histoire sociale, artistique et symbolique du vert dans les sociétés européennes, de la Grèce antique jusqu'à nos jours. Il souligne combien cette couleur qui a longtemps été difficile à fabriquer, et plus encore à fixer, n'est pas seulement celle de la végétation, mais aussi et surtout celle du Destin. Chimiquement instable, le vert a symboliquement été associé à tout ce qui était instable : l'enfance, l'amour, la chance, le jeu, le hasard, l'argent. Ce n'est qu'à l'époque romantique qu'il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé, de l'hygiène et enfin de l'écologie. Aujourd'hui, l'Occident lui confie l'impossible mission de sauver la planète.

  • Essais t.3

    Michel de Montaigne

    • Actes sud
    • 15 Décembre 1998

    Publié huit ans après les autres, en 1588, le Troisième Livre donne corps au travail de réflexion caractéristique de l'essai, latent jusqu'alors dans l'armature des chapitres : la pensée présente se situe par rapport à l'écrit du passé et, sans le désavouer, le remet en question.
    Dès lors, et jusqu'à sa mort en 1592, Montaigne conduit ses investigations à partir de traces antérieures, par retours, croisements ou ramifications de " routes par ailleurs ". Sur l'Exemplaire de Bordeaux, document autographe d'une future édition, il inscrit méthodiquement les additions marginales à incorporer, et les marques du " langage coupé " qu'il invente pour accentuer les articulations insolites des propos.
    Il textualise ainsi son dialogue intérieur et en ratifie les doutes aussi bien que les plus énergiques témoignages, à l'adresse d'un lecteur qui, selon la formule de Jean-Yves Pouilloux, voudrait avec lui " commencer à penser véritablement ".

  • Entre 1954 et 1962, en Algérie, près d'un million et demi d'appelés du contingent se succèdent. Ils ont juste vingt ans. Beaucoup d'entre eux sont munis de petits appareils Kodachrome. Ils prennent des milliers de photographies en couleurs. Les voilà pour la première fois : 350 photos d'exception reconstituent les couleurs passées de l'Algérie. Ces images ne racontent pas la guerre ; elles révèlent une autre Algérie. Elles parlent des marches sans fin dans la chaleur de la Kabylie, des soldats devenus instituteurs, infirmiers ou policiers... Elles donnent à voir la vie des champs, les villages de pierres et de chaume, les bidonvilles, les plages d'Albert Camus, les écoles du Bled, les montagnes reculées et les déserts dignes de la Croisière jaune. Un album unique, comme une déclaration d'amour à l'Algérie.

  • Les Grandes Guerres ; 1914-1945

    Nicolas Beaupré

    • Belin
    • 20 Mai 2012

    Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • Parler de racisme, c'est parler d'une histoire-monde, celle de la xénophobie, de l'antisémitisme, des préjugés, de l'esclavage ou celle de la ségrégation. Mais c'est aussi parler d'images : la caricature, les objets, l'affiche politique ou de propagande, la publicité ou le tract, la photographie ou la peinture... Nombreux sont les supports qui ont véhiculé la représentation de l'« autre » comme un être inférieur, stigmatisé dans sa différence, que celle-ci soit ethnique, religieuse, culturelle ou sexuelle. Ils relèvent d'une culture visuelle qui a contribué pendant des siècles à façonner des relations tronquées, marquées par une violence pouvant aller jusqu'à l'extermination ou au génocide. En analysant près de 250 images, l'historien Pascal Blanchard et l'anthropobiologiste Gilles Boëtsch décryptent les différentes strates de cette haine de l'autre dans une perspective à la fois historique, culturelle et thématique. Car comprendre la construction de ce discours racial sur le temps long, c'est participer à sa déconstruction. Les auteurs donnent aussi la parole à une quinzaine de personnalités : chacune livre ici un éclairage à hauteur de sa propre expérience, de ses convictions et de ses engagements. Une saisissante histoire visuelle et mondiale du racisme pour en maîtriser désormais tous les codes et représentations.

  • Habiter

    Michel Serres

    • Le pommier
    • 17 Novembre 2011

    Depuis l'embryon lové dans le ventre de sa mère, jusqu'aux métropoles qui couvrent la Terre de leurs lumières permanentes, les humains ont inventé de nombreuses façons d'habiter.
    Mais les animaux et, plus étonnant, les végétaux avaient déjà exploré de nombreux modes d'habitat. Michel Serres nous dévoile les secrets de ces architectures séduisantes et multiples, nous en montre le sens et les mots, et esquisse ainsi le monde de demain.

  • L'invention de Paris ; il n'y a pas de pas perdus

    Eric Hazan

    • Seuil
    • 27 Septembre 2012

    Places royales et faubourgs brumeux, enceintes, barricades et passages, c'est la trame serrée des quartiers parisiens qui organise cette déambulation proposée aux flâneurs des rues et des livres.

    On y voit naître, au rythme des enceintes successives, l'éclairage public, l'enfermement des pauvres et des fous, le numérotage des maisons, les terrasses des cafés et la police de proximité. Du Marais des Précieuses au XIe arrondissement des «branchés», on assiste aux migrations de la mode, à l'apparition de microvilles dans la ville, celles de Scarron, de Des Grieux, de Desmoulins, de Rubempré et de l'autre Lucien, Leuwen, celles de Gavroche, de Baudelaire et de Manet, d'Apollinaire, celles encore de Nadja, de Doisneau ou d'Anna Karina.

    Mais les vrais héros du livre, ce sont des anonymes, les architectes du désordre qui, de génération en génération, se sont transmis l'art d'empiler les magiques pavés, au faubourg Saint-Antoine en prairial an III, au cloître Saint-Merri en juin 1832, au clos Saint-Lazare en juin 1848, à Belleville en mai 1871, au quartier Latin en mai 1968, démontrant chaque fois - et plaignons ceux qui croient la série close - la force de rupture de Paris.

  • Les mondes d'Orsay

    Pierre Singaravélou

    • Seuil
    • 7 Octobre 2021

    La discipline historique est présente au musée d'Orsay depuis sa préfiguration : musée d'art, Orsay est aussi un musée qui donne à voir dans la diversité de ses collections une époque de révolutions, politiques, économiques, sociales, médiatiques, artistiques. C'est dans la continuité de ce lien originel entre histoire et histoire de l'art et pour rendre compte de cette période fondamentale aujourd'hui, que cet ouvrage, constitué de quatre-vingts notices, classées par ordre chronologique (du XIXe siècle au début du XXe), propose de réinsérer les collections du musée dans un contexte mondial. L'auteur propose un commentaire d'oeuvre célèbre ou méconnue (peinture, mobilier, sculpture, photographie...), suivant la méthode de l'histoire mondiale. Apparaîtront ainsi les grands mouvements qui traversent un monde bien plus connecté qu'on ne le croyait - hier et aujourd'hui. Une rubrique «Pour aller plus loin» associée à chaque notice rassemble des ouvrages de référence.

    Quelques exemples : Jean-Léon Gérôme, Jeunes Grecs faisant battre des coqs, 1846 ; Thibault, La Barricade de la rue Saint-Maur, 1848; Paul Gauguin, Palette de l'artiste, 1848-1903 ; Thomas Abiel Prior, La Reine Victoria inaugurant l'Exposition universelle, 1851-1886 ; Maxime Du Camp, Egypte moyenne. Le Sphinx vu de face, 1852 ; Lars Kinsarvik, Fauteuil, 1900 ; Cunio Amiet, Paysage de neige, 1904 ; Anonyme, Quatre hommes condamnés à la cangue, Pékin, 1905 ; Alfred Stieglitz, The Steerage, 1911 ; Anne Brigman, Dawn, 1912 ; Adolphe de Meyer, Nijinsky et une danseuse, 1914 ; Louise Abbema, Portrait de Sarah Bernhardt, 1921 ; François Pompon, Ours blanc, 1923-1933...

  • Le chat philosophe

    Kuen Shan Kwong

    • Archipel
    • 13 Novembre 2008

    Qu'ils soient joueurs ou hautains, contemplatifs ou curieux, qu'ils ronronnent de plaisir ou aient le poil hérissé, qu'ils soient assoupis ou prêts à bondir sur leur proie, les chats rassemblés dans ce recueil séduiront les amoureux de la gent féline.
    Kwong Kuen Shan, artiste chinoise, présente ici ses plus belles aquarelles. Élégantes et intemporelles, elles sont associées à des proverbes asiatiques, des extraits de poèmes de la dynastie Tang, des enseignements de la tradition zen ou à des citations de Confucius, Mencius et Lao Tseu.

  • La France des Lumières (1715-1789)

    Pierre-Yves Beaurepaire

    • Belin
    • 13 Septembre 2011

    NOUVEAUT Lettres / Sciences humaines ????????????????
















    Prsentation de l'ouvrage Les chapitres : ils forment un rcit, reprenant les grands thmes et les chronologies (dmographie, production, institutions, culture...).
    L'atelier de l'historien : le lecteur dcouvre la manire de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumire les sources historiques et les dbats d'historiens que la priode a engendrs. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repres chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des rfrences iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

    Prsentation de l'auteur Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne l'Universit de Sophia-Antipolis. Directeur du centre de la mditerrane moderne et contemporaine, il coordonne depuis 2009 le programme CITERE (Circulation, Territoires et Rseaux en Europe de l'ge classique aux Lumires).

    Points forts - La nouvelle collection de rfrence sur l'Histoire de France - Plus de 30 000 exemplaires vendus de la version prestige - Dans la mme collection ???????????????????????????????????????????????????

  • Patience du quotidien

    Cécilia Dutter

    • Salvator
    • 20 Janvier 2022

    Et si la patience était une vertu cardinale pour affronter le quotidien ? Difficile cependant pour l'homme moderne de la cultiver dans une société où souffrir est un gros mot, où la vitesse nous gouverne et où l'attente, perçue comme un affront à notre hyperactivité, justifie tous nos emportements. À la fébrilité qui nous habite s'oppose l'intelligence de la Vie, cours transcendant, sacré, où le temps n'a pas de prise. Ce recueil est dédié à la patience qu'il nous faudrait pour mieux aborder le quotidien et à celle que la Présence céleste nous témoigne, fidèle à chacun jusque dans ses ténèbres, car au sein de notre réalité, à travers nos fragilités et nos égarements, surgissent la grâce et la lumière.

  • Louis XIV

    Jean-Christian Petitfils

    • Perrin
    • 6 Novembre 2014

    Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV.

  • Le grand bêtisier de l'Histoire de France

    Alain Dag'Naud

    • Larousse
    • 21 Novembre 2012

      Des Gaulois à aujourd'hui, ce livre retrace l'histoire politique, économique, sociale et culturelle de la France dans des textes synthétiques et amusants, en insistant sur les erreurs commises par certains grands hommeou le ridicule de certaines situations.

    Plus de huit siècles d'histoire découpés en 27 chapitres, enrichis chacun d'une chronologie et d'un lexique des noms des personnages rencontrés. Les textes, truffés de jeux de mots évocateurs et amusants, sont accompagnés de citations souvent humoristiques et d'encadrés sur la vie quotidienne de nos ancêtres.

    Une découverte de la grande histoire de France à travers ses moments clés mais aussi des anecdotes, révélant des façons de voir et de se comporter qui aujourd'hui, rétrospectivement, nous paraissent drôles ou ridicules.

  • Encombrement des espaces, netteté de la peau, intimité sensible, les critères anciens du propre et du sale ne sont plus ceux d'aujourd'hui. Des faits apparemment identiques ne déclenchent au fil du temps ni les mêmes appréciations ni les mêmes réactions : la transpiration collant à la peau, le cheveu supportant la vermine, l'odeur émanant des corps. La propreté de nos pères, celle de l'Europe classique par exemple, n'était pas la nôtre : elle pouvait exister sans le recours à l'eau, en favorisant quasi exclusivement l'apparence extérieure, l'habit. L'histoire du propre et du sale est ainsi celle d'un lent raffinement. Elle montre comment se fabriquent les seuils du goût et du dégoût. Leurs différences avec les nôtres réveillent la conscience de notre propre sensibilité. Cette histoire est aussi davantage. Elle montre encore comment s'enracinent au plus près des repères corporels, des différences marquantes entre les groupes sociaux. La dentelle blanche de l'aristocrate du Grand Siècle n'a aucun rapport avec le chanvre écru du laboureur. Non que cette différence soit celle de l'ustensile ou de l'accessoire. Elle est d'abord celle du corps. Elle révèle combien la distance sociale, devenue abîme, tient au sentiment de ne pas avoir le même corps. Cette histoire enfin plonge au coeur de la sensibilité culturelle. Le propre et le sale orchestrent un ordre immédiat du monde. Avec leurs changements temporels bascule, tout simplement, l'horizon des matérialités.

  • Le prince

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    • Nouveau monde
    • 25 Octobre 2012

    Conquérir le pouvoir ? Rien de plus simple, pour ceux que favorise la Fortune et qui acceptent d'être des créateurs d'Etats. Mais le conserver, voilà qui exige de la virtus. Car il faut conduire les hommes selon la nécessité d'un temps politique toujours incertain. Dans Le Prince, Nicolas Machiavel (1469-1527) expose cet art de gouverner en brisant les miroirs au prince des temps médiévaux. Il l'écrit en 1513, alors que le retour des Médicis l'éloigne de l'engagement républicain qui fut la passion d'une vie entièrement tournée vers l'action politique.
    Il l'écrit pour parer les coups et comprendre sa défaite. Non pour rêver de cités idéales, mais pour nommer avec exactitude la réalité du pouvoir, cet exercice habile de la domination. Provocateur, drôle parfois, mais toujours surprenant, Le Prince fut écrit en état d'urgence, la traduction de Jacqueline Risset restitue à sa langue son irrésistible vélocité. Car Le Prince file droit jusqu'à nous. Quelle que soit l'idée préconçue que l'on se fasse du "machiavélisme", on le lit toujours au présent.
    Aussi les commentaires que propose ici Patrick Boucheron visent en même temps à resituer le texte dans son temps historique d'incertitude politique et à le donner à lire dans sa capacité d'actualisation. Ce qui s'y joue ? Rien moins que l'idée de Renaissance. Cette édition illustrée tente de reconstituer la culture visuelle du temps de Machiavel. Peinture, sculpture, architecture, mais aussi objets plus ordinaires du cadre de vie princier, choisis et légendés par Antonella Fenech Kroke.
    Tout ici concourt à donner à voir l'éclat d'un moment où le prince se vivait comme le créateur d'un Etat considéré comme une oeuvre d'art.

  • Oeuvres complètes t.2

    Platon

    • Gallimard
    • 9 Mars 1943

    «Après la mort de son maître Socrate (399 av. J.-C.), Aristoclès s'exile pendant dix ans puis se rend en Sicile où il rencontre le pythagoricien Archytas. De retour à Athènes, il fonde l'Académie dont les jardins s'ornent de platanes : il prend peut-être alors le nom de Platon. Si le contenu de son enseignement oral ne nous est connu qu'indirectement, il nous reste fort heureusement les Dialogues, forme supérieure de divertissement intellectuel, que Platon compose comme autant d'images d'un album-souvenir, à feuilleter dans sa vieillesse. Il s'y montre à la fois rigoureux dialecticien, poète inventif créateur de mythes, et surtout metteur en scène de spirituels entretiens. Car il aimait tant le théâtre qu'à sa mort, on trouva sous son oreiller une édition de petites comédies en prose, les Mimes de Sophron.» Jean-Paul Dumont.

  • Héros et légendes du Far West

    Farid Ameur

    • Les peregrines
    • 18 Octobre 2012

    Des rives du Mississippi à la côte Pacifique, la conquête de l'Ouest a oeuvré à la construction de la nation américaine et durablement imprégné les mentalités collectives.
    Célébrée par le septième art, elle symbolise l'une des plus grandes aventures humaines des temps modernes. De cette période ont émergé des figures légendaires qui hantent, aujourd'hui encore, notre imaginaire. Davy Crockett, Geronimo, Kit Carson, Buffalo Bill, ou Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane et les frères Dalton... Autant de personnages charismatiques dont l'histoire véridique, souvent méconnue, nous invite à entreprendre un voyage au coeur de la fabuleuse épopée du Far West.
    Enrichi d'une superbe iconographie mêlant photographies, tableaux et gravures d'époque, cet ouvrage nous fait revivre la conquête de l'Ouest à travers une succession de passionnantes biographies.
    Une histoire de courage, de violence, d'espoir et de conquête.

  • Histoire de France

    Jules Michelet

    • Citadelles & mazenod
    • 20 Mars 2013

    Ressusciter le passé, par le contact avec les sources et la passion des archives, et surtout par l'écriture : telle est l'ambition de l'Histoire de France de Michelet, un homme qui, disait Taine, écrit "comme Delacroix peint et comme Doré dessine". Les transformations de la sensibilité, l'imbrication de la vie privée et des affaires publiques, l'influence des enjeux financiers sur les événements politiques, la façon dont l'esprit et le style d'une époque se manifestent dans les oeuvres d'art, le rôle des modes, l'évolution des régimes alimentaires... tout est matériau pour raconter une Histoire dramatique, troublante, dans laquelle le lecteur est plongé un peu comme Fabrice à Waterloo, découvrant les événements en même temps que leurs acteurs : et l'on tremble à lire le récit de la folie du jeune Charles VI, l'on s'émeut de la destinée tragique de Charles le Téméraire,. l'on entre avec effroi dans la biographie de Damiens, l'auteur de l'attentat contre Louis XV... De cette fresque immense (dix-sept volumes), qui déroule l'histoire de France depuis les peuples barbares jusqu'à la veille de la Révolution française, cet ouvrage propose une sélection de moments, en guise d'initiation à une oeuvre comparable à La Comédie humaine, au cycle des Rougon-Macquart ou à la Recherche du temps perdu.

  • L'art de la guerre

    Sun Zi

    • Nouveau monde
    • 25 Novembre 2013

    La traduction française de ce premier traité de stratégie au monde, écrit il y a plus de 2 500 ans par le sage Sun Tzu, accompagnée de calligraphies en pleine page. Ce traité militaire dépasse la seule application guerrière et apporte des conseils pour régler ses différents du quotidien, apaiser les tensions psychologiques ou les relations professionnelles.

  • En 1913, paraissait le « Petit Lavisse » - l'Histoire de France pour le cours élémentaire du grand historien Ernest Lavisse. Réédité cinquante fois jusqu'en 1950, ce manuel fut la bible de notre école républicaine. Il s'inscrivait dans cette volonté pédagogique de faire aimer l'Histoire de France aux jeunes générations. Dimitri Casali a accepté de prolonger ce roman national jusqu'à nos jours pour s'inscrire en faux contre les manuels scolaires d'aujourd'hui qui offrent une vision réductrice de l'histoire.
    Il rend ainsi hommage à Lavisse convaincu que « l'histoire ne s'apprend pas par coeur, elle s'apprend avec le coeur ».

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