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  • Penser l'histoire de l'Afrique

    Francois-Xavier Fauvelle

    • Cnrs
    • 31 Mars 2022

    Retraçant un parcours de recherche qui l'a mené de l'Afrique du Sud au Maroc en passant par l'Éthiopie, François-Xavier Fauvelle fait ressortir les enseignements d'une histoire qu'il n'est plus permis de nier ou d'ignorer.
    Il pointe les défi s d'une documentation fragmentaire qui suppose d'employer fouilles archéologiques et écrits anciens, traditions orales et usages contemporains du passé, tout en déconstruisant les représentations héritées des siècles de la traite des esclaves puis du colonialisme.
    Apparaissent alors les richesses d'une histoire marquée par une singulière diversité d'économies, de langues, de croyances religieuses et de formations politiques.
    Réinscrite dans ses interactions avec les mondes extérieurs, cette histoire renouvelle notre compréhension des mondes africains anciens et permet de repenser les phénomènes globaux, tels ceux du Moyen Âge, à partir de l'Afrique.

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  • Retracer six siècles d'histoire de l'Europe en quelque 120 dates et plusieurs centaines de documents : tel est le défi que relèvent ces Chroniques.
    Loin d'inventorier les " grandes dates qui ont fait l'histoire ", cet ouvrage préfère mettre en lumière celles que l'on connaît moins. On y découvre, entre autres, l'adoption de l'écriture romaine dans l'imprimerie dès 1470, l'entrée de la tomate dans la cuisine européenne en 1613, l'exécution de la dernière sorcière en 1782, les luttes pour la diminution du temps de travail en 1817, le vote des femmes en Finlande en 1906, la première victime du mur de Berlin le 22 août 1961, le lancement de la fusée Europa II en 1971.
    Les historiennes et historiens - des techniques, du politique, de l'environnement, des idées, du genre, des arts, de l'économie - ici réunis, ont bien voulu se prêter à un exercice original : choisir un événement qui fait sens à l'échelle de l'Europe, puis, documents et repères chronologiques à l'appui, en faire le récit et rendre compte de ses résonances à travers le temps et l'espace.
    Une formidable plongée dans l'histoire longue de l'Europe à travers des figures marquantes, la circulation de savoirs, des innovations techniques ou artistiques, des tensions, conflits ou convergences. Une nouvelle façon de questionner ce qui fait date en histoire et de raconter l'Europe.

  • Kant et l'équivoque du monde Nouv.

    Kant et l'équivoque du monde

    Michaël Foessel

    • Cnrs
    • 12 Mai 2022

    « L'énigme, c'est précisément qu'il semble évident que le monde existe pour nous » : c'est à cette énigme que se confronte Kant dès ses premiers écrits. Tout au long de son oeuvre, le philosophe ne cesse de spécifier le rapport au monde, que ce soit du point de vue de la sensibilité, de la connaissance ou de la morale. Il ouvre ainsi un nouvel horizon pour l'homme, comme « habitant du monde ».
    Dans cet ouvrage, Michaël Foessel revisite la « maison Kant » dans ses coins et recoins, et met à l'épreuve la rationalité de l'édifice, dans une confrontation féconde entre Kant, Husserl et Heidegger.
    Une lecture forte et vivifiante.

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  • La survie des Juifs en France, 1940-1944

    Jacques Semelin

    • Cnrs
    • 10 Février 2022

    Comment et pourquoi 75?% des juifs ont-ils échappé à la mort en France sous l'Occupation, en dépit du plan d'extermination nazi et de la collaboration du régime de Vichy?? Comment expliquer ce taux de survie inédit en Europe, dont les Français ont encore peu conscience??
    Jacques Semelin porte un regard neuf et à hauteur d'hommes sur les tactiques et les ruses du quotidien qui ont permis aux persécutés d'échapper aux rafles et déportations. Au-delà du contexte international et des facteurs géographiques, politiques, culturels, il montre que les juifs ont trouvé en France un tissu social complice pour les aider, surtout à partir de l'été 1942, malgré l'antisémitisme et la délation.
    Entre arrestations et déportations d'une part, gestes d'entraide et pratiques de solidarité d'autre part, ce livre est tout sauf une histoire édulcorée des quelque 220?000 juifs toujours en vie en France à la fin de l'Occupation. C'est une histoire au plus près des réalités quotidiennes des persécutés juifs, français et étrangers, illustrée par les trajectoires d'individus ou de familles, dont le lecteur suit l'évolution de l'avant-guerre aux années noires.

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  • L'imaginé, l'imaginaire et le symbolique Nouv.

    En imaginant, l'homme peut rendre possible l'impossible : dans les mythes ou les religions, ce qui est imaginé n'est jamais pensé ni vécu comme imaginaire par ceux qui y croient. Cet imaginé-là, plus réel que le réel, est sur-réel.
    Si Lévi-Strauss affirme que « le réel, le symbolique et l'imaginaire » sont « trois ordres séparés », Maurice Godelier montre au contraire que le réel n'est pas un ordre séparé des deux autres. Les rites, objets et lieux sacrés ne témoignent-ils pas de la réalité de l'existence de Dieu, des dieux ou des esprits pour une partie de l'humanité ? Le symbolique déborde la pensée, envahit et mobilise le corps tout entier, le regard, les gestes, les postures mais aussi l'ensemble du monde : il est le réel.
    L'ouvrage nous entraîne au coeur stratégique des sciences sociales, car s'interroger sur la nature et le rôle de l'imaginaire et du symbolique, c'est vouloir rendre compte de composantes fondamentales de toutes les sociétés et d'aspects essentiels du mode d'existence proprement humain, des aspects qui forment une grande part sociale et intime de notre identité.

  • La sociologie réflexive de Pierre Bourdieu

    Marc Joly

    • Cnrs
    • 20 Janvier 2022

    Pierre Bourdieu (1930-2002) est le sociologue le plus important de la seconde moitié du xxe siècle. Son oeuvre demeure pourtant mal comprise, surtout en France, où elle fait l'objet de controverses toujours vives.
    Pour lui redonner toute sa portée et éclairer les débats, Marc Joly procède en trois temps. Il montre comment Bourdieu, dès le début des années 1960, s'est donné les moyens de refonder théoriquement la tradition sociologique européenne. Il interprète ensuite la puissance du cadre conceptuel « bourdieusien » - la triade habitus-champ-capital - à l'aune des caractéristiques historiques et épistémologiques de la sociologie entendue comme science sociale par excellence. Il examine, enfin, les résistances théoriques, idéologiques et politiques que la démarche scientifique de Bourdieu n'a cessé de susciter.
    De là une introduction originale au travail de Pierre Bourdieu autant qu'un plaidoyer vigoureux pour une épistémologie sociologique.

    Édition remaniée et mise à jour de Pour Bourdieu (2018).

  • Histoire de l'intime Nouv.

    Histoire de l'intime

    ,

    • Cnrs
    • 28 Avril 2022

    L'intime est au coeur de l'histoire du sujet en Occident. Fruit de conquêtes individuelles ou collectives, il devient depuis la Révolution française un enjeu politique majeur, considéré comme une menace par le pouvoir en place ou la société dominante. Ceux-ci entendent limiter et modeler cet espace privé selon des normes conformes à leurs valeurs, bien conscients des risques de développement de ces « jardins secrets ».
    Au cours des années 1970, l'intime, symbole de l'émancipation et de l'autonomisation des individus, devient un nouvel espace de lutte pour défaire l'étau qui a longtemps enserré nos corps. Revendiquer une intimité, c'est affirmer un moi et s'affranchir des tutelles et des mécanismes d'assignation. De la chambre conjugale aux cheveux, du rêve au tatouage, du journal personnel au clitoris, l'intimité n'a cessé de se reconfigurer en fonction de l'évolution des modes de vie. Mais l'émergence récente de technologies inédites bouleverse aujourd'hui le rapport au privé et à l'exposition de soi. L'ère du smartphone n'a-t-elle pas sonné le glas de l'intime ?

  • Histoire de la littérature française

    Albert Thibaudet

    • Cnrs
    • 10 Février 2022

    Chateaubriand, Hugo, Rimbaud, Flaubert, Mallarmé, Zola, Proust, Valéry... Publié pour la première fois en 1936, le chef-d'oeuvre d'Albert Thibaudet revisite un siècle et demi de littérature française à la lumière de la notion de génération.
    Loin de tout académisme, le grand critique de La Nouvelle Revue française tisse un réseau de relations d'une oeuvre à l'autre et dialogue avec les auteurs. Il combine cultures littéraire, philosophique et historique aujourd'hui trop souvent séparées. « Personne n'était mieux doué que lui pour l'art de créer des perspectives dans l'énorme forêt des Lettres », disait Paul Valéry.
    Ouvrage de référence pour de nombreux étudiants et lettrés, ce guide subtil est aussi une histoire de la France, nation littéraire.

  • La république laïque

    Jean Jaurès

    • Cnrs
    • 14 Avril 2022

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  • Le vestiaire des totalitarismes Nouv.

    Camicera nera des fascistes italiens ou chemises brunes des nazis, veste Mao ou béret étoilé du Che, foulard rouge des Komsomols en URSS ou bleu des Pionniers en RDA, krâma cambodgien : tous ces vêtements sont emblématiques des totalitarismes du XXe siècle. Symboles politiques, ils ont convoqué des imaginaires et véhiculé des idéologies.
    L'attention souvent scrupuleuse portée par les différents régimes - fascistes ou communistes - à la codification et à l'uniformisation des apparences invite à explorer toutes les facettes de ce langage du pouvoir.
    Témoin et instrument d'une volonté prométhéenne d'emprise et de contrôle, signe d'appartenance et de solidarité mais aussi de hiérarchie et de soumission, d'assujettissement et d'exclusion, le vestiaire a permis d'encadrer toutes les sphères de la vie sociale, d'exalter les valeurs et idéaux politiques, de donner à voir une communauté unie derrière son chef.
    Comment les populations ont-elles vécu l'obligation de porter telle ou telle pièce d'étoffe ? Quels furent les effets réels du port de ces vêtements ? Autant de questions permettant de comprendre davantage les processus d'embrigadement et d'oppression des populations, ainsi que leurs limites.

  • Documentation photographique n.8147 ; la condition des femmes de 1789 à nos jours Nouv.

    La condition des femmes : ce titre souligne qu'à partir d'un donné biologique, ces dernières ont été réunies dans une catégorie sexuée, impliquant des effets sociaux, politiques et culturels contraignants. Ce dossier analyse la complexité de cet «être femme», montre les Françaises en prise avec les grands enjeux de leur temps et propose de comprendre l'histoire des femmes en France depuis la Révolution jusqu'à nos jours, dans leur quotidien comme dans leurs combats.

    Yannick Ripa Professeure en histoire des femmes et du genre à l'université Paris 8.

    Françoise Thébaud Professeure émérite à l'université d'Avignon, revue Clio, Femmes, Genre, Histoire.

    La RÉvolution bouleverse la vie des femmes Être une femme en 1789 L'irruption des femmes dans la Révolution Le refus d'une citoyenneté passive La citoyenneté féminine controversée L'institutionnalisation de la différence des sexes Le XIXe siÈcle, entre traditions et mutations Des femmes assignées aux normes de genre Éveil et affirmation de la conscience de genre Le modèle féminin malmené La Commune était-elle féministe ?
    Des femmes contre la domination masculine «L'universalisme» républicain en question D'une guerre à l'autre 1914-1918 : mobilisation, épreuves, engagements «Années folles» : des femmes émancipées ?
    L'échec du suffragisme Les années noires au féminin Enfin électrices, mais...

    Sept dÉcennies glorieuses pour les femmes ?
    Les deux visages du baby boom Moulinex libère-t-il la femme ?
    Filles diplômées et femmes actives Le nouveau féminisme et ses combats L'Europe, une chance pour les femmes ?
    À l'assaut du politique Et maintenant...

  • Communiquer, c'est négocier Nouv.

    Communiquer, c'est négocier

    Dominique Wolton

    • Cnrs
    • 28 Avril 2022

    La mondialisation, malgré ses promesses techniques infinies, n'a pas réduit nos difficultés à communiquer. Perdu dans les solitudes interactives, chacun cherche l'Autre, hélas, rarement au rendez-vous. Négocier. Cohabiter. Tout pour éviter l'échec de l'acommunication et le risque de guerre. L'Europe en est la paradoxale illustration. Jamais d'accord, mais toujours ensemble. La communication, on l'a rêvée parfaite, technique et immédiate, elle se révèle fragile, politique et humaine. La communication, au fond, c'est toujours le risque de l'Autre.

  • Aux origines du populisme : histoire du boulangisme (1886-1891)

    Bertrand Joly

    • Cnrs
    • 10 Février 2022

    Le boulangisme naît de la rencontre entre la droite monarchiste et l'extrême gauche radicale, unies derrière un général puis ministre rendu populaire par sa démagogie pittoresque, Georges Boulanger. Ce mouvement hétérogène et populiste, protestataire et antiparlementaire, menace sérieusement la Troisième République avant de s'effondrer.
    Cette période agitée de la fin du XIXe siècle présente d'étranges ressemblances avec la nôtre?: une situation de grande défiance de la base envers les élites, une conjoncture économique incertaine, une vive contestation du système dominant par ses exclus, des partis politiques divisés et paraissant impuissants. Le boulangisme lui-même s'avère plein d'enseignements sur l'efficacité de la démagogie, le pouvoir pervers de la communication politique quand la forme efface le fond, l'ascension aberrante d'un individu sans principes poussé par un clan d'arrivistes, le rôle ravageur de l'argent dans la politique et l'effet aveuglant de la haine pour un homme (Jules Ferry en l'occurrence), la puissance des médias, les alliances de fait entre opposants qui se détestent, enfin la faiblesse de la démocratie face à ses adversaires.
    Bertrand Joly reconsidère dans cette enquête magistrale et monumentale la question très controversée de l'identité du boulangisme, bonapartiste pour les uns, préfasciste pour d'autres, et peut-être plus que tout cela. Un premier populisme nationaliste??

  • « Plateau volant, motolaveur, purée minute », cette triade fait écho à la célèbre Complainte du progrès (Les Arts ménagers) de Boris Vian, diffusée au Salon des arts ménagers de 1956, dans laquelle le poète énumère avec humour les appareils plus ou moins fantaisistes qui envahissent le quotidien : repasse limace, atomixer, draps qui chauffent... Ce titre fait cependant référence à des objets qui ont véritablement figuré au Salon. Ils incarnent l'esprit d'invention et la projection dans la modernité qui ont toujours été sa marque de fabrique. À la croisée des sciences, de l'industrie et de l'esthétique, et au-delà de l'événement commercial, c'est bien une forme de révolution sociale que ce Salon a instaurée.
    Pendant soixante ans, le Salon des arts ménagers a accueilli des millions de curieux venus découvrir les nouveautés en termes d'équipement domestique, d'habitat, d'organisation et de confort du foyer. Dès son origine, les innovations présentées sont photographiées dans un but documentaire et publicitaire : des dizaines de milliers de clichés ont ainsi été produits, témoignant de l'importance du visuel dans la construction d'un imaginaire de l'intérieur idéal. La société entière défile au Salon, pour se montrer, pour présenter, pour revendiquer aussi, comme la suffragette et féministe Louise Weiss en 1936, qui sous forme de performance, y fait la cuisine pour que soit accordé le droit de vote aux femmes.
    Cette « visite » du Salon des arts ménagers, grande fête populaire et spectacle de la société de consommation en devenir, conduit à une réflexion sur nos pratiques quotidiennes et sur l'avenir de nos sociétés dites développées.

  • Une écologie des relations

    Philippe Descola

    • Cnrs
    • 19 Septembre 2019

    Considéré comme un des grands anthropologues français du XXe siècle, Philippe Descola réalise son premier terrain en Amazonie. En ethnographe, il vit des années durant au sein de la tribu des Jivaros Achuar, et observe les relations que ces Amérindiens entretiennent avec les êtres de la nature. En ethnologue, il montre que l'opposition traditionnellement établie en Occident entre nature et culture ne se vérifie pas chez les Achuar, qui attribuent des caractéristiques humaines à la nature. En anthropologue enfin, il définit quatre modes de rapport au monde que sont le totémisme, l'animisme, le naturalisme et l'analogisme permettant de rendre compte des relations de l'homme à son environnement.
    En un texte clair et didactique, Philippe Descola nous restitue les grandes étapes de son parcours et nous introduit de manière vivante à la pratique de l'anthropologie et à une « écologie des relations ».

  • Seuls quelques peuples au monde, devenus nations, peuvent se prévaloir d'une longévité multimillénaire, de l'Antiquité à nos jours?: ce sont les Chinois, les Indiens, les Iraniens, les Grecs, les Juifs et les Arméniens. Malgré des conquêtes, des assimilations partielles, ou des dominations coloniales, ces six peuples-monde de la longue durée ont réussi à maintenir - ou à restaurer - leur langue, leur culture et/ou leur spécificité religieuse, et à reconstituer un État indépendant. Chinois ou Iraniens se sont appuyés sur un vaste socle territorial et des dynasties successives. Grecs ou Indiens ont alterné morcellement politique récurrent et périodes d'unification impériale. Juifs ou Arméniens se sont très tôt dispersés dans l'espace méditerranéen et eurasien, puis mondial. Contrairement aux Égyptiens, aucun d'entre eux ne s'est transformé au contact de ses conquérants.
    Quels sont les facteurs qui contribuent à expliquer une telle longévité, un tel rayonnement et une telle résilience chez ces six peuples?? Une emprise territoriale, une masse démographique, une capacité à s'insérer au sein de réseaux d'échanges mondiaux?? Quel rôle ont pu jouer les religions, les structures sociétales, les institutions politiques, ou encore les langues dans la capacité qu'ont eue ces peuples à perdurer sur près de trois millénaires?? Leur comparaison devrait permettre de mieux appréhender la signification géohistorique de ce concept de «?peuple-monde de la longue durée?».


    Postface de Christian Grataloup.

  • Comment le genre construit la classe : masculanités et feminités à l'ère de la globalisation Nouv.

    Le 28 octobre 2008, la multinationale Molex Inc. annonce l'arrêt prochain de la production de connectique sur le site Villemur-sur-Tarn (acheté quatre ans plus tôt) et la délocalisation de l'activité en Asie du Sud-Est. En cette année marquée par la crise financière, 2 000 usines ferment leurs portes en France. Aussitôt, les salarié·es se mettent en grève, entamant un long conflit social, poursuivi ensuite sur le terrain judiciaire, qui parvient à capter l'attention des médias et des politiques.
    Cette enquête au long cours menée auprès des ouvriers et ouvrières, techniciens et administratives, contremaîtres et cadres de management français ou anglo-saxons aborde de front une question souvent laissée de côté : en quoi une telle mobilisation révèle, met en jeu et par certains aspects bouscule les masculinités et les féminités des actrices et des acteurs, ainsi que les relations nouées entre eux ? L'imbrication du genre et des classes sociales est ainsi mise en lumière, entre normes partagées, modèles convergents ou opposés, affirmation et transformations des rapports de pouvoir.
    À rebours des lectures qui voient dans l'attention aux rapports de genre une prise de distance avec les analyses en termes de classes, ce livre démontre combien elle peut au contraire enrichir l'explication sociologique - tant le genre construit la classe, et vice-versa.

  • Les mèmes, ces images ou séquences d'images fixes ou animées, transformées et détournées, inondent le web et nos messageries. Personne n'y échappe. Ils circulent sur Internet, à la portée de tout un chacun, pour nous faire rire, pour critiquer ou donner à penser.
    Parfois regardée avec mépris, cette nouvelle manifestation de la pop culture recèle un monde complexe, qu'il faut pénétrer pour en saisir toute la richesse. Car si les mèmes sont des formes humoristiques, ils disent beaucoup sur le monde, l'actualité et sur nous-mêmes. Pas seulement pour se moquer, mais aussi pour dénoncer, pour soutenir une cause ou, tout simplement, exprimer nos peurs, comme on l'a vu pendant la pandémie.
    Populaire, proliférante et massive, la culture du mème méritait un décryptage. Avec son regard de sémiologue, François Jost en décortique la mécanique, nous en révèle les ressorts, les usages et leurs rôles social et politique.
    Une excursion passionnante dans notre quotidien numérique.

  • Les produits laitiers, et le fromage en particulier, font partie de notre alimentation et de notre culture. Ce passé fromager reste pourtant largement méconnu. Aujourd'hui, la France, qui se considère comme le «?pays du fromage?», ne connaît rien ou presque de son Antiquité fromagère, négligeant les tessons de faisselle trouvés en nombre dans les villae et les villes gallo-romaines.
    Alain Ferdière entreprend ici une brève et accessible synthèse centrée sur les provinces gauloises et couvrant l'Antiquité au sens large, du Néolithique jusqu'au VIIIe?siècle apr.?J.-C., autour de la Méditerranée. S'appuyant sur les découvertes archéo-logiques et les sources anciennes, il fait le point de nos connaissances sur les vaches, brebis et chèvres qui fournissaient le lait nécessaire, mais aussi sur les manières de faire, les équipements et les outils.
    Le tableau ici esquissé pose un premier jalon dans un domaine de recherche qui, grâce aux avancées scientifiques en biochimie et paléo-génétique, sera probablement bouleversé dans les années à venir.

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  • Plaisir et ennui, peur et espérance, enthousiasme et désespoir, bonheur et souffrance, toute la gamme des émotions dans leurs nuances et leurs combinaisons fait l'ordinaire du quotidien de la recherche savante - aujourd'hui comme hier, et quelles que soient les disciplines.
    Les chercheurs apparaissent alors non plus comme des machines à penser ou des personnes-idées dotées d'une voix impersonnelle, mais comme des êtres de chair et de sang opérant dans un univers saturé d'affects. Prendre en compte ces émotions, c'est restaurer une dimension de la science telle qu'elle se fait, en rappelant l'incidence qu'elles ont dans les rythmes de travail, dans l'engagement à la tâche, dans le devenir de collaborations et, bien sûr, dans la genèse, la production et la publication des oeuvres. C'est aussi, dans un monde professionnel qui s'est placé sous la bannière de la raison, donner à voir l'auteur, plus que dans sa subjectivité, dans sa profonde humanité.

  • Dénoncer les Juifs sous l'Occupation

    Laurent Joly

    • Cnrs
    • 16 Septembre 2021

    Omniprésente dans l'imaginaire lié à la France des années noires, la délation contre les juifs n'avait pourtant jamais fait l'objet d'une enquête approfondie. L'ouvrage de Laurent Joly vient combler cette lacune.
    Croisant approche institutionnelle et études de cas individuels, il examine tour à tour le rôle de la dénonciation dans les pratiques du commissariat général aux Questions juives, de la Gestapo, de la préfecture de Police et du journal Au Pilori. À partir de correspondances privées inédites, il fait également revivre le destin de victimes, telle Annette Zelman, dénoncée à la Gestapo par les parents de son fiancé non juif et déportée en juin 1942.
    Tout un pan de la vie et de la persécution des juifs à Paris est ainsi ressuscité?: des contextes sociaux conflictuels, des stratégies de sauvetage anéanties, des vengeances sordides se donnant libre cours jusqu'aux dernières heures de l'Occupation.
    La délation contre les juifs n'est pas ce phénomène de masse que l'on imagine communément. Instrument de la politique génocidaire des nazis, elle n'en a pas moins provoqué la mort de plusieurs milliers de femmes, hommes et enfants.

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