La réclusion solitaire La réclusion solitaire
La réclusion solitaire La réclusion solitaire

La réclusion solitaire

À propos

«Quand nous arrivons en France, nos branches ne sont plus lourdes ; les feuilles sont légères ; elles sont mortes. Nos racines sont sèches et nous n'avons pas soif. Si je nous compare à un arbre, c'est parce que tout tend à mourir en nous et la sève ne coule plus. Tout le monde trouve "normal" ce déboisement sélectif. Mais que peut un arbre arraché à l'aube de sa vie? Que peut un corps étranger dans une terre fatiguée?» Voici le portrait d'un homme en exil. C'est un travailleur immigré. Il nous décrit la misère sociale, psychologique et sexuelle dont il est la victime quotidienne. À travers le récit de sa «réclusion solitaire», c'est l'attitude de nos sociétés occidentales face à l'immigration qui est mise à mal. Mais Tahar Ben Jelloun, en humaniste averti, s'insurge contre un danger plus grand encore. Il nous donne à voir où l'indifférence et le mépris de tout homme envers son semblable peuvent conduire.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782070459612

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    0.8 cm

  • Poids

    85 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Tahar Ben Jelloun

Écrivain franco-marocain connu depuis son prix Goncourt en 1987 pour La Nuit sacrée et son engagement contre le racisme en France.
Tahar Ben Jelloun est né en 1944 à Fès, mais il a passé son adolescence à Tanger. Il étudie la philosophie à Rabat. Ses études sont interrompues par un séjour forcé de 18 mois dans un camp militaire. C'est là qu'il commence à écrire. Il enseigne dans des lycées à Tétouan, puis à Casablanca où il collabore au Magazine Souffles.
En 1971, à la suite de l'arabisation de l'enseignement, il s'installe à Paris pour y poursuivre des études de sociologie. Au départ, le séjour ne devait durer que trois ans, juste le temps de faire une thèse de 3e cycle de psychiatrie sociale sur les troubles mentaux des immigrés hospitalisés, mais rapidement il se met à écrire. Il publie en 1972 un recueil de poésie, puis son premier roman l'année suivante Harrouda. Il collabore régulièrement au journal Le Monde.


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