Oh les beaux jours ; pas moi

Oh les beaux jours ; pas moi

À propos

Oh les beaux jours. Pièce en deux actes pour deux personnages, écrite en anglais entre 1960 et 1961. Traduite en français par l'auteur en 1962. La première représentation, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Winnie et Jean-Louis Barrault dans celui de Willie, eut lieu en septembre 1963 au Festival du Théâtre de Venise, où elle remporta un immense succès. Fin octobre 1963, la pièce fut reprise par ces mêmes acteurs à Paris au Théâtre de l'Odéon. Elle a figuré ensuite durant de très nombreuses années au répertoire de la Compagnie Renaud-Barrault. Première publication en anglais : Happy Days, New York, Grove Press, 1961. Première publication de la traduction française aux Éditions de Minuit en 1963. « Dans une étendue désertique d'herbe brûlée se dresse un petit mamelon aux pentes douces dans lequel Winnie est enterrée, d'abord jusqu'au-dessus de la taille. Winnie se souvient qu'en la voyant, un passant s'était demandé : " À quoi ça rime ? ... fourrée jusqu'aux nénés dans le pissenlit... ça signifie quoi ? » Cela rime avec la vie de tout être humain. Cela signifie le courage dont la personne humaine peut se montrer capable. Winnie est pleinement vivante, c'est-à-dire qu'elle endure stoïquement tout ce que vivre implique. Elle est l'incarnation même du courage qu'exige l'inéluctable déroulement de la vie, jour après jour « à perte de passé et d'avenir ». Envers et contre toutes les souffrances et les indignités du délabrement, il émane de Winnie une inébranlable volonté de dignité humaine : « Tiens-toi, Winnie », se dit-elle, « advienne que pourra, tiens-toi. » Certes, elle aurait tout lieu de sombrer dans des « bouillons de mélancolie », mais elle s'y refuse farouchement. Puisque vivre c'est continuer encore, autant perdurer « d'un coeur léger », dignité oblige. Elle s'est ainsi forgé l'art inépuisable de trouver dans la moindre babiole, dans l'événement le plus minime, une source de pétulant intérêt et de vif plaisir : « Ça que je trouve si merveilleux » ne cessera-t-elle de s'exclamer. L'apparente frivolité de son discours est, comme l'humour, la chatoyante politesse du désespoir. « Oh le beau jour encore que ça aura été... Encore un... Après tout. » L'humour de Samuel Beckett ne verse jamais dans l'amère dérision. Oh les beaux jours est une oeuvre infiniment tonique, puissante, tout à la fois drolatique et profondément bouleversante. » Edith Fournier Pas moi. Pièce en un acte pour une bouche, écrite en anglais. Première publication : Not I, Londres, Faber and Faber, 1973. Pré-publication de la traduction française par l'auteur dans la revue Minuit, n°12, 1975.

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Rayons : Littérature générale > Théâtre

  • EAN

    9782707345837

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    86 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    80 g

  • Distributeur

    Sodis

Samuel Beckett

Né à Foxrock le 13 avril 1906 Décédé à Paris, France le 22 décembre 1989 Fils d'une famille protestante aisée, Samuel Beckett passe sa jeunesse à Dublin. Mais c'est à Paris, où il rencontre James Joyce et des artistes d'avant-garde, qu'il vit surtout. Après la mort de son père, il écrit son premier texte, 'Murphy'. Pendant la guerre, il s'engage dans la Résistance et rejoint le Vaucluse où il écrit son deuxième roman, 'Watt', et invente la figure du 'clochard' que l'on retrouve constamment. Il retourne ensuite à Paris où il écrit des romans, 'Premier amour', 'Molloy'... et des pièces de théâtre, 'Eleuthéria'... C'est en 1953, lors d'une représentation de sa pièce 'En attendant Godot', qu'il acquiert sa renommé mondiale, consacrée par le prix Nobel en 1969. Samuel Beckett consacre la suite de sa carrière à des textes courts, à la traduction de ses textes et à la mise en scène de ses pièces. S'il écrit en français, c'est pour limiter l'usage de la langue. Son oeuvre, austère comme un monologue intérieur, exprime l'impossibilité de vivre en sachant la finitude de l'existence.

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