Léonard de Vinci ; réflexions sur l'esthétique léonardienne

Léonard de Vinci ; réflexions sur l'esthétique léonardienne

À propos

Au moment où Léonard de Vinci voit le jour en 1452, Florence est, depuis près d'un siècle, un vaste laboratoire d'expériences plastiques et scientifiques gravitant autour de la recherche de l'espace tridimensionnel. Longtemps l'apanage des philosophes et des mathématiciens, la perspectiva, ou science de la vision, se répand dans les milieux artistiques. Les artistes tentent de trouver une méthode géométrique pour projeter les quantités apparentes sur un plan géométrique. Avec la publication du De Pictura, de Leon Battista Alberti, en 1435, la perspectiva devient alors une théorie mathématique de la représentation artistique et porte le nom de perspectiva artificialis : rendre compte du réel et des apparences par le biais de la géométrie. Réflexions sur l'esthétique léonardienne est un essai sur les rapports entre la science et l'art, entre la théorie et la pratique dans l'oeuvre de Léonard de Vinci. Léonard de Vinci, qui a pensé esthétiquement la science et scientifiquement l'esthétique, a toujours mêlé les différentes branches du savoir dans sa quête de la perfection. Aucun artiste avant lui ne s'était acharné avec autant de passion à observer et à disséquer la nature pour en découvrir ses secrets. Pour Léonard le fondement de toute science se trouve dans l'expérience. L'expérience se réalise dans les mathématiques et les mathématiques composent la structure rationnelle et dernière de la réalité. Pour Léonard, la perspective n'est pas uniquement une recette d'atelier, déduite d'un système intellectuel, elle répond à toutes les expériences dans les domaines scientifiques et mécaniques.

Sommaire

Le contexte culturel et scientifique. I. LA PEINTURE EN TANT QUE SCIENCE. La pittura è cosa mentale. - Le rôle des mathématiques dans l'expérimentation. - Le beau : une réalité perfectionnée et ses limites. Le Paragone des arts. - Peinture/Poésie. - Peinture/Musique. - Peinture/Sculpture. L'oeil, fenêtre de l'âme et miroir de la perspectiva. - Anatomie du crâne pour localiser l'âme. - Physiologie de l'oeil pour définir le parcours des impressions visuelles : le rôle de la camera oscura. II. LES PERSPECTIVES DE LÉONARD. Léonard et la perspective albertienne ou perspectiva artificialis. - Les théories de l'intromission et de l'émission dans l'acte visuel. - Rayons et pyramides visuelles. - L'optique géométrique au fondement de la perspective artificielle. Le cas de la perspective curviligne ou synthétique. - Parallèles entre la mobilité du point, de la ligne et de l'oeil. - La diminution des grandeurs visuelles en fonction de l'angle visuel. - Les déformations latérales causées par l'angle visuel : le cas de l'anamorphose. Léonard et la perspective aérienne ou atmosphérique. - Les composantes de l'atmosphère. - Parallèles entre atmosphère et camera oscura. - L'atmosphère prouve que l'oeil ne connaît les limites d'aucun objet dans le lointain. - Les couleurs de l'atmosphère. III. À LA RECHERCHE DE L'ÉCLAIRAGE IDÉAL. La dialectique de l'ombre et de la lumière. - Le chiaroscuro. - Le sfumato. Les incidences de la lumière et de l'ombre sur la couleur et les reflets. - De la vraie couleur. - I riflessi, i lustri. La lumière particulière contre la lumière universelle. - Réactions de la pupille sous l'action de la lumière. - Parallèles entre pupille et atelier pour explorer le crépuscule. - Lumière particulière, lumière universelle ou lumière composée ? La peinture élevée au rang des sciences. Les manuscrits de Léonard de Vinci.

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  • EAN

    9782902302116

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    188 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    17 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    368 g

  • Distributeur

    Sodis

Infos supplémentaires : Illustré   Broché  

Rayons : Arts et spectacles > Généralités sur l'art > Biographies / Monographies

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